Compte rendu

L’homme, le Bien, le Mal, Axel Kahn et Christian Godin, Stock, 2008

Page IV

Citer cet article


  • Sourbier-Pinter, L.
(2008). L’homme, le Bien, le Mal, Axel Kahn et Christian Godin, Stock, 2008. Inflexions, 9(2), IV-IV. https://doi.org/10.3917/infle.009.0273d.

  • Sourbier-Pinter, Line.
« L’homme, le Bien, le Mal, Axel Kahn et Christian Godin, Stock, 2008 ». Inflexions, 2008/2 N° 9, 2008. p.IV-IV. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-inflexions-2008-2-page-IV?lang=fr.

  • SOURBIER-PINTER, Line,
2008. L’homme, le Bien, le Mal, Axel Kahn et Christian Godin, Stock, 2008. Inflexions, 2008/2 N° 9, p.IV-IV. DOI : 10.3917/infle.009.0273d. URL : https://shs.cairn.info/revue-inflexions-2008-2-page-IV?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/infle.009.0273d


Description de l'image par IA : Couverture de livre avec texte en français : "L'Homme. Le Bien, Le Mal" d'Azriel Kahn et Etienne Caron.

1 Au cours d’un débat sans concession, Axel Kahn, biologiste et généticien, actuellement président de l’université Paris Descartes et Christian Godin, philosophe enseignant à l’université de Clermont-Ferrand, tentent de poser la question du Bien et du Mal.

2 Dans cet ouvrage, dont le sous-titre annonce « une morale sans transcendance » les auteurs s’interrogent pour répondre à ces questions : la quête d’une éthique à vocation universelle n’est-elle pas illusoire ? A-t-on besoin de Dieu pour fonder une morale, pour élaborer les règles du vivre-ensemble ? Qu’est-ce qui distingue la morale de l’éthique ? L’une n’aide-t-elle pas à reconnaître ce qui est bien de ce qui est mal alors que l’autre est synonyme d’un dilemme à résoudre, d’incertitudes ? En se regardant agir, l’homme acquiert son sens moral et l’humanité ne peut émerger que dans la société grâce à l’observation, l’échange, la reconnaissance, le miroir déformant de l’autre. De ce regard, l’homme est dépendant. Il est aussi le seul à inventer l’inhumanité, à imaginer l’effet de la violence de ses actes sur sa victime et d’en éprouver du plaisir. Pour le Bien et pour le Mal, l’homme est lui parce que l’autre est là aussi. Pour agir de façon « raisonnable et humaine » l’être humain qui se désire libre doit s’habituer à penser à lui-même, à ses semblables, à leur avenir commun.

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Date de mise en ligne : 21/06/2019

https://doi.org/10.3917/infle.009.0273d