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Recherches Préhistoriques dans la Région de Amoura (Djelfa, Atlas Saharien oriental)

Pages 141 à 150

Citer cet article


  • Rabhi, M.,
  • Aberkane, K.,
  • Bellahreche, H.
  • et Belkacemi, S.
(2016). Recherches Préhistoriques dans la Région de Amoura (Djelfa, Atlas Saharien oriental) Ikosim, 5(1), 141-150. https://doi.org/10.3917/ikos.005.0141.

  • Rabhi, Merouane.,
  • et al.
« Recherches Préhistoriques dans la Région de Amoura (Djelfa, Atlas Saharien oriental) ». Ikosim, 2016/1 n° 5, 2016. p.141-150. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-ikos-2016-1-page-141?lang=fr.

  • RABHI, Merouane,
  • ABERKANE, Karim,
  • BELLAHRECHE, Hocine
  • et BELKACEMI, Samir,
2016. Recherches Préhistoriques dans la Région de Amoura (Djelfa, Atlas Saharien oriental) Ikosim, 2016/1 n° 5, p.141-150. DOI : 10.3917/ikos.005.0141. URL : https://shs.cairn.info/revue-ikos-2016-1-page-141?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ikos.005.0141


1 Nous présentons dans cet article les résultats préliminaires du projet intitulé « Peuplement humain pléistocène et holocène de la région de Amoura (Djelfa, Atlas Saharien) ». Ce projet de recherche initié en 2013 consiste à engager des travaux de prospections, sondages et éventuellement des fouilles archéologiques dans la vaste région de Amoura, d’une superficie de 800 km2. Trois campagnes de prospections ont été programmées entre juin et octobre 2013 et deux sondages ont été réalisés dans un remplissage d’une cavité karstique. Les travaux de fouilles archéologiques ont été lancés à partir de 2014.

Présentation de la zone d'étude

2 Le présent projet fait suite à de nombreuses visites de terrain depuis 2002. Nous avons mené plusieurs missions de reconnaissance dans cette région pour nous rendre compte de son potentiel archéologique et à partir de 2008, elle a fait l’objet d’un intérêt particulier vus sa situation géographique et ses atouts tant géologiques qu’environnementaux propices à une occupation humaine préhistorique. Amoura fut donc programmée dans tous les stages pédagogiques pour les étudiants en Préhistoire de l’Institut d’archéologie.

3 A partir de 2013, nous avons lancé un programme d’investigations archéologiques dans cette région. Plusieurs campagnes de prospections ont été menées dans des zones présélectionnées grâce à une étude cartographique et deux sondages archéologiques ont été ouverts dans un remplissage karstique identifié par nos soins en 2002. Dans un site préhistorique en grotte inédit, les sondages ont mis au jour plusieurs niveaux archéologiques.

Situation géographique

4 Située au sud-est de Djelfa, la commune de Amoura est localisée sur le flanc sud de Djebel Bou Kahil, longue crête montagneuse qui fait partie de l'Atlas saharien oriental et qui domine la cuvette de Messad comme un immense et inaccessible château-fort (Fig. 1). Ses coordonnées géographiques sont les suivantes : longitude (3°52’9"), latitude (34°21’16").

Contexte géologique et caractéristiques naturelles

5 La région de Amoura présente un intérêt géologique majeur en raison de la présence au milieu même du village d'empreintes de pas de dinosaures. Du point de vue historique, c'est l’un des plus anciens sites à empreintes de dinosaures connus dans le monde. Outre la présence de ces ichnites de dinosaures, le site de Amoura présente également une excellente coupe du Crétacé dont les couches vont du Barrémien au Turonien (Laghouag et al., 2011). Cette coupe comporte parfois des cavités karstiques dues sans doute à un phénomène d’érosion hydrochimique et hydraulique ainsi qu’un réseau hydrographique essentiellement souterrain (Fig. 2). L'une d'elles à remplissage quaternaire a retenu notre attention et a fait l’objet d’un sondage puis d’une fouille archéologique.

6 En plus de l’aspect géologique particulier, Amoura est un joyau naturel avec un grand potentiel touristique. Surplombant l’immense plaine qui sépare Djebel Boukahil de Djebel Es-Senn, l’ancien village de Amoura est traversé par l’oued Amoura qui alimentait à la fois les habitants en eau potable tandis que l’agriculture artisanale est à l’origine des jardins luxuriants qui ont fait la renommée du village. La situation géographique plus que favorable ainsi que l’abondance des ressources naturelles font de Amoura une région attractive qui explique l’occupation humaine depuis la Préhistoire.

Fig. 1

Position géographique de Amoura et limites de la commune. (Extrait de la carte topographique, feuille Djelfa NI-31-XVI, 1/200.000).

Description de l'image par IA : Position géographique de Amoura et limites de la commune. (Extrait de la carte topographique, feuille Djelfa NI-31-XVI, 1/200.000).
Description

Position géographique de Amoura et limites de la commune. (Extrait de la carte topographique, feuille Djelfa NI-31-XVI, 1/200.000).

Historique des recherches

7 Cette région reste archéologiquement méconnue à l’exception de quelques notes sur une station à gravures rupestres découverte par De Villaret en 1965 (Lhote, 1984 : 201), et qui représentent deux éléphants gravés attribués à la période naturaliste de style Tazina (Hachid, 1983 : 145). Cette donnée fut relayée par certains auteurs dans leur rétrospective sur l’art rupestre atlasique et son contexte, sans pour autant signaler la présence de sites archéologiques témoignant d’une occupation humaine préhistorique dans cette région (Roubet & Amara, 2015). Lhote a noté du silex taillé dispersé en surface, non loin de la station abritant les deux gravures, sans aucune autre indication (Lhote, 1984, p. 202). Les cavités karstiques creusées dans les formations du Crétacé n’ont pas suscité la curiosité des chercheurs, aucune expertise n’a été tentée pour tester les niveaux quaternaires de remplissage des grottes et des abris. La région de Amoura reste donc vierge de toute recherche archéologique, les découvertes qui se feront dans le cadre de ce présent projet relèveront donc de l’inédit.

Fig. 2

Coupe figurative du Djebel Boukahil (Le Mesle & Peron, 1880).

Description de l'image par IA : Coupe figurative du Djebel Boukahil (Le Mesle & Peron, 1880).
Description

Coupe figurative du Djebel Boukahil (Le Mesle & Peron, 1880).

Sélection des zones d’étude

8 Pour répondre aux problématiques qui gravitent autour du peuplement humain préhistorique dans cette région de l’Atlas saharien oriental qui s’étend sur une superficie d’environ 800 km2, nous avons opté pour une méthodologie de recherche basée sur l’échantillonnage de zones d’étude représentatives de cette unité géographique, géomorphologique et géologique. Les critères de choix ont fait l’objet d’une réflexion approfondie basée sur une recherche bibliographique et une étude de la cartographie, photos aériennes et photos satellitaires. Pour la première phase du projet, trois zones à prospecter ont été sélectionnées qui répondent à des critères essentiellement géographiques. La zone 1 est d’une surface de 6,3 km2 ; c’est une dépression délimitée par deux lignes de crêtes qui s’étend nord-ouest/sud-est. La zone 2 est d’une superficie de 29 km2 ; elle englobe le village de Amoura et la zone sud constituée du bassin versant et de la plaine de Messad. La zone 3 n’a pas encore été prospectée à cause de restrictions sécuritaires, sa superficie est d’environ 26 km2 et se situe à l’est de Amoura (Planche III).

Résultats préliminaires

La prospection archéologique

9 Nous avons abordé la prospection archéologique dans les zones sélectionnées avec des objectifs précis qui sont la localisation des sites archéologiques, leur description, l’exécution d’échantillonnages pour l’identification culturelle et la prise de photos, et enfin leur géo-référencement. La prospection permet donc de collecter les informations et de les structurer en banques de données archéologiques et géographiques. L’utilisation des Systèmes d’Information Géographique (SIG) offre l’avantage de synthétiser, de rendre visible et d’assembler de nombreuses données de manière rapide et dynamique, et de les représenter sur des supports cartographiques numériques de différents types (cartes thématiques, cartes prédictives, modèles numériques de terrain...). La cartographie devient de fait un élément d’analyse indispensable, mais aussi une méthode efficace de catalogage.

10 La prospection archéologique par échantillonnage de transects appliquée dans le cadre de cette étude a permis de localiser 18 sites archéologiques avec différentes concentrations de matériel archéologique (Fig. 3 et 4). À partir des types de sites et des restes archéologiques (densité et cohérence), nous avons distingué parmi les zones prospectées :

  1. Les sites archéologiques définis en tant que tels à partir de la concentration et de la cohérence du matériel retrouvé ;
  2. Les aires avec les vestiges archéologiques dispersés ;
  3. Les aires sans vestige archéologique.

12 Pour chaque site répertorié, quelle que soit son importance, nous avons relevé nombre d’informations sous forme de fiche technique standardisée. Ces données sont les suivantes :

  • Numéro d’inventaire
  • Le positionnement GPS (X, Y et Z)
  • Conditions météo (pour la précision du GPS)
  • Accessibilité
  • Surface du site
  • Fonction actuelle du site
  • Statut juridique
  • Description du site (géologie, géomorphologie, pédologie)
  • Type de site (faciès culturel)
  • Description du contenu du site (types de vestiges étudiés)
  • Concentration des artefacts (grande, moyennement grande, diffuse…)
  • Les risques (naturels, anthropiques)
  • N° photos.
  • Observations.

14 Le matériel recueilli pour étude puis remis (préciser où), a fait l’objet d’un diagnostic préliminaire afin de définir la chronologie des sites. Le matériel céramique et lithique le plus significatif a été photographié. Une base de données sous plateforme Microsoft Access est en cours d’élaboration pour une gestion globale de l’information archéologique spatialisée.

15 Les sites répertoriés par la prospection archéologique sont de différentes natures et importances. Leur appartenance chrono-culturelle ainsi que leur répartition spatiale sont les seuls critères d’interprétation dans cette phase préliminaire de l’étude.

16 Faute d’une analyse géomorphologique de la région qui pourrait nous renseigner sur les formations superficielles, nous nous sommes basés sur nos constatations personnelles pour essayer de proposer une interprétation sur la répartition spatiale des sites découverts.

17 Les deux zones prospectées sont de natures différentes du point de vue formations sédimentaires. La zone 1 est caractérisée par une topographie très accidentée avec des pentes abruptes creusées par des cours d’eau, ce qui favorise l’érosion, donc le transport des sédiments et par conséquent le charriage des vestiges archéologiques tout en expliquant le nombre réduit de sites découverts dans cette zone ou le caractère diffus des vestiges découverts. Six sites à différentes concentrations ont été répertoriés dont trois appartenant au Néolithique (lato senso), un site renfermant des éclats larges indiquant le mode 2 (Acheuléen) ; nous y avons découvert en 2010 plusieurs bifaces, certains érodés.

Fig. 3

Zones prospectées et sites découverts (Google Earth).

Description de l'image par IA : Zones prospectées et sites découverts (Google Earth).
Description

Zones prospectées et sites découverts (Google Earth).

Fig. 4

Zones prospectées et sites découverts. Modèle Numérique d’élévation (ArcGis 9.3).

Description de l'image par IA : Zones prospectées et sites découverts. Modèle Numérique d’élévation (ArcGis 9.3).
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Zones prospectées et sites découverts. Modèle Numérique d’élévation (ArcGis 9.3).

18 La zone 2 prospectée, quant à elle, a révélé la présence de 12 concentrations de vestiges, dont 5 pourraient représenter des sites de surface. La plupart d’entre eux appartiennent au Néolithique ; certaines concentrations d’industrie lithique sont diffuses et n’offrent pas d’indices culturels. Trois sites sont attribuables sans aucun doute à l’industrie du mode 2.

Le sondage archéologique

19 Dans le cadre de cette étude, nous avons estimé nécessaire d’approfondir notre exploration en exécutant un sondage archéologique dans une cavité karstique à remplissage détritique se situant aux environs immédiats du village de Amoura. L’objectif majeur de ce sondage est dicté par le besoin d’élucider la nature du peuplement préhistorique, sachant que Amoura recèle des richesses environnementales et naturelles remarquables (sécurité, climat, eau, sol) qui ont fait d’elle un lieu propice pour un campement humain durable ou temporaire, notamment durant la période holocène qui parait être la plus représentée si l’on prend en compte les résultats de la prospection.

Fig. 5

Plan de la grotte d’Amoura.

Description de l'image par IA : Plan de la grotte d’Amoura avec grille et entrée marquée, zone sondée en gris.
Description

Plan de la grotte d’Amoura.

20 Positionnée sur une falaise d’environ 30 mètres de hauteur, cette cavité creusée dans du calcaire cénomanien et d’accès difficile, mesure 19 mètres de profondeur et une moyenne de 7 à 8 mètres de largeur ; elle s’oriente nord-ouest/sud-est (315°) (Planche II ; Fig. 1). Nous avons procédé à la réalisation d’un sondage dont l’emplacement a été dicté, non pas par un choix méthodologique, mais plutôt par des aléas pratiques (Fig. 5). Le sondage a consisté d’abord à décaper mécaniquement la couche supérieure constituée essentiellement de sédiments meubles très fins, de pierres, de restes récents d’animaux, ainsi que d'une quantité considérable d’excréments d’oiseaux.

21 Le sondage a été réalisé sur deux carrés de 1 m2 chacun et d'une profondeur de 30 cm, soit un volume de sédiment retiré d’environ 0,6 m3 (2 x 1 x 0.3 m). Un intérêt particulier a été porté sur à stratigraphie du remplissage ainsi qu'aux artefacts récupérés. Le décapage a été exécuté avec minutie en utilisant toutes les techniques de la fouille traditionnelle avec relevé stratigraphique et documentation des coordonnées cartésiennes (X, Y et Z) de chaque objet archéologique découvert.

Stratigraphie partielle

22 Un échantillonnage préliminaire a été exécuté sur les différentes couches pour procéder à des analyses sédimentologiques. Plusieurs unités stratigraphiques ont été identifiées (Planche II ; Fig. 2) ; elles seront affinées ultérieurement :

  • Couche 0 : Couche superficielle encroûtée, sujette aux piétinements et à l’érosion. Elle mesure 6 cm d’épaisseur, de couleur marron clair, elle est composée de sable limoneux carbonaté, cailloux, de quelques pierres angulaires, ainsi que de restes osseux et végétaux récents ; cette couche est d’un moindre intérêt archéologique.
  • Couche 1 : Elle se compose de limon argileux avec quelques pierres angulaires et peu de restes de végétaux. Cette couche est de couleur jaunâtre à marron jaunâtre ; elle est moins compacte que la couche précédente et son épaisseur est de 9 cm.
  • Couche 2 : Couche de limon argileux-sableux, de couleur semblable à la couche 1, elle se compose aussi d’une poche cendreuse dense de couleur marron très foncé à noirâtre. Les pierres et les restes végétaux sont quasi absents ; elle est épaisse de 5 cm.
  • Couche 3 : De texture limono-argileuse semblable à la couche 2, mais avec une déviation de la couleur vers un jaune vif, elle contient aussi une poche cendreuse. Son épaisseur atteint 9 à 10 cm et semble continuer vers le bas.

Les données archéologiques

24 L’opération de sondage menée dans la grotte de Amoura a été concluante vu le nombre considérable d’artefacts récoltés dans un volume de sédiments n’excédant pas 0,6 m3 : plus de 1168 objets, dont 474 objets lithiques et 670 ossements dont la plupart sous forme de fragments d’os. Quelques tests d’œufs d’autruche et des restes de carapaces de tortues ont été aussi récupérés, ainsi que de rares restes de coquilles d’escargots.

25 Une analyse préliminaire a été faite sur l’ensemble du matériel récupéré, les tableaux qui suivent résument cette analyse :

Fig. 6

Nombre d’objets par type et par carré.

Type d’objetCarré H5Carré H6Total
Industrie lithique290184474
Os58387670
Tessons de poterie527
Tests d'œuf d'autruche10414
Restes d'escargot213
Total8902781168
Description de l'image par IA : Quatre carrés, chacun contenant un type différent d'objet : un cercle, un triangle, un carré et un losange.

Nombre d’objets par type et par carré.

Fig. 7

Nombre d'objets lithiques par type et par carré.

Type d’industrie lithiqueCarré H5Carré H6Total
Nucleus42529
Produits de débitage24373316
Fragments4386129
Total290184474
Description de l'image par IA : Nombre d'objets lithiques par type et par carré.

Nombre d'objets lithiques par type et par carré.

Discussion

26 Sur la base des résultats préliminaires du sondage, nous pouvons d’ores et déjà affirmer qu’il s’agit d’un niveau d’occupation s’étendant sur un intervalle de temps allant du Paléolithique supérieur au Néolithique pouvant même atteindre le post-Néolithique, couvrant donc le Pléistocène tardif et l'Holocène (Fig. 8).

27 L’identification culturelle du niveau archéologique sondé dans la grotte reste une des problématiques majeures de notre projet, compte tenu de la complexité des documents récupérés et en l’absence de datation absolue. On a noté la présence de poterie et de tests d’œuf d’autruche non décorés, ainsi que d’une industrie osseuse et de quelques restes d’escargots. Quant à l’industrie lithique, elle se caractérise par un débitage orienté vers la production d’éclats et l’absence de lames et lamelles, en appliquant deux techniques principales : la percussion directe au percuteur dur et la percussion directe au percuteur tendre, sans avoir recours au débitage par pression. L’absence des microlithes géométriques ne fait que compliquer ce constat.

28 L’analyse faunique, qui a le privilège de posséder des critères discriminants quant à une possible appartenance au Capsien typique ou au Néolithique (présence/absence de restes d'animaux domestiques), pourra nous renseigner sur le modèle de comportement et de peuplement ainsi que sur l’interaction de la biocénose. Il serait aussi intéressant de réaliser des études comparatives des séries lithiques issues de la grotte de Amoura avec celles appartenant aux deux faciès régionaux du Néolithique, à savoir le Néolithique de tradition capsienne (Roubet, 1968 ; 1979) et le Néolithique saharien (Aumassip, 1970 ; 2003), vu la position géographique du site qui se situe à la limite sud-ouest du fief des populations capsiennes « néolithisées » et à la frontière nord du Bas-Sahara connu pour son Néolithique saharien (Aumassip, 1986).

29 La recherche sur l’attribution culturelle des documents préhistoriques de la grotte de Amoura pourra aussi s’orienter vers un des faciès locaux identifiés dans des sites d’Algérie orientale et du Sud-Ouest tunisien.

Conclusion

  • Les travaux de prospection ont permis l’identification de plusieurs sites préhistoriques dans la région de Amoura dont un site en grotte, attestant d’une occupation humaine dès le Paléolithique inférieur.
  • Les sondages ouverts dans la cavité karstique ont livré un matériel archéologique abondant, laissant supposer une certaine fréquence d’occupation humaine. Les niveaux supérieurs ont une affinité néolithique et post-néolithique.

31 Le projet de fouille est de ce fait opportun et pourrait répondre à certaines problématiques qu'il a préalablement posées.

Fig. 8

1 : Paléolithique inférieur (Zone1) ; 2 : Paléolithique inférieur (Zone2) ; 3 : Echantillons d’artefacts mis au jour par le sondage : (a)-(b) Industrie lithique ; (c)-(d) Ossements ; (e) Tests d’œuf d’autruche, fragments de coquilles ; (f) Tessons de poterie, carapaces de tortue.

Description de l'image par IA : 1 : Paléolithique inférieur (Zone1) ; 2 : Paléolithique inférieur (Zone2) ; 3 : Echantillons d’artefacts mis au jour par le sondage : (a)-(b) Industrie lithique ; (c)-(d) Ossements ; (e) Tests d’œuf d’autruche, fragments de coquilles ; (f) Tessons de poterie, carapaces de tortue.
Description

1 : Paléolithique inférieur (Zone1) ; 2 : Paléolithique inférieur (Zone2) ; 3 : Echantillons d’artefacts mis au jour par le sondage : (a)-(b) Industrie lithique ; (c)-(d) Ossements ; (e) Tests d’œuf d’autruche, fragments de coquilles ; (f) Tessons de poterie, carapaces de tortue.

Nous tenons à remercier l’Institut d’archéologie d’Alger, les autorités locales notamment le wali de Djelfa, l’APC de Amoura, la direction de la Culture de la wilaya de Djelfa ainsi que la population locale de Amoura.
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Mots-clés éditeurs : Acheuléen, Algérie, Amoura, Atlas Saharien, Néolithique, Préhistoire, Prospection, Protohistoire, Sondage

Date de mise en ligne : 30/01/2025

https://doi.org/10.3917/ikos.005.0141