Présentation du dossier
Les sciences de l’information en Suisse : un secteur dynamique
- Par Florence Burgy
- et Benoît Epron
Pages 8 à 12
Citer cet article
- BURGY, Florence
- et EPRON, Benoît,
- Burgy, Florence.
- et al.
- Burgy, F.
- et Epron, B.
https://doi.org/10.3917/i2d.212.0008
Citer cet article
- Burgy, F.
- et Epron, B.
- Burgy, Florence.
- et al.
- BURGY, Florence
- et EPRON, Benoît,
https://doi.org/10.3917/i2d.212.0008
I – La formation
Florence BURGY
Florence BURGY
1Le dossier commence par la formation dans le domaine. À la fois en phase avec différents secteurs d’activité et matrice des évolutions à venir, la formation initiale et continue en sciences de l’information doit répondre en permanence à cette double temporalité.
Benoit EPRON
Benoit EPRON
2Pour traiter de cette question, nous avons largement sollicité la filière en Information documentaire de la Haute école de gestion de Genève, acteur central de la formation dans ce domaine pour la Suisse romande. Les contributions abordent ainsi la refonte du Bachelor en Information documentaire (SABATINI CHOQUARD et SCHNEIDER), l’évolution du Master en Sciences de l’information (MAKHLOUF SHABOU, NICOLET et PELLETIER) ou encore les formations dans le domaine de la veille (MADINIER et HAESEN). Ces trois articles témoignent de la nécessité d’évolution quasi-permanente des formations en sciences de l’information pour accompagner au mieux l’évolution de la discipline.
II – Les réseaux
3L’organisation politique et linguistique de la Suisse (un État fédéral d’un peu plus de 8,5 millions d’habitants parlant quatre langues nationales) est le terreau fertile de structures et de projets organisés par et pour un fonctionnement en réseau.
4Ainsi, pour le monde associatif (GORIN) comme pour le soutien aux bibliothèques publiques (VOISARD) l’enjeu est celui de la mutualisation et du fonctionnement en réseau.
5Cette approche se retrouve dans le développement de deux infrastructures de services destinées aux bibliothèques : Swisscovery (MARTY et KÜSSOW) et RERO ILS (ERKEN et PRONGUÉ). Ces deux outils participent à la mise en réseau à grande échelle des bibliothèques suisses pour offrir aux usagers le meilleur niveau de service possible.
6Enfin, le projet MEMO (JOVIGNOT), à Fribourg, illustre très bien les logiques de coopération puisqu’il regroupe des institutions de langues (français et allemand) et de cultures professionnelles différentes (bibliothèques et ludothèque) pour soutenir une politique culturelle forte.
III – Des projets innovants
7Nous avons enfin voulu illustrer le large registre des innovations mises en œuvre dans le cadre de projets de recherche appliquée dans le domaine des sciences de l’information en Suisse.
8Ces projets s’inscrivent dans des champs très variés des sciences de l’information. Le projet de la Kunstbibliothek de la Fondation Sitterwerk (BIEDERMANN) et les projets discutés lors de la téléconférence du 22 janvier 2021 sur l’adaptation des horaires des bibliothèques publiques (BURGY) visent à adapter les services proposés par les bibliothèques à l’évolution des pratiques et des modes de vie des différents publics visés.
9Les projets de numérisation menés par la Bibliothèque nationale pour la presse (REGAMEY) ou ceux pilotés par le Bodmer Lab pour un fonds exceptionnel de livres et de manuscrits précieux (DAVID et SUCIU) partagent la même logique de valorisation d’un patrimoine unique en développant des approches et techniques innovantes.
10Enfin, le projet DLCM (BURGI et MAKHLOUF SHABOU) vise à mettre au service des chercheurs suisses une infrastructure complète et efficace pour gérer les données de la recherche.
11L’ensemble de ces projets permet de mieux appréhender la richesse et la judicieuse combinaison d’innovation et de pragmatisme des projets de recherche appliquée développés dans le champ des sciences de l’information en Suisse.
12Nous espérons que ce dossier permettra au lectorat suisse et étranger de mieux appréhender la dynamique des sciences de l’information suisses.
13Bonne lecture, viel Spass beim Lesen, buona lettura, buna lectura !