Laïcité et neutralité dans le sport : un combat universel pour l’émancipation
Pages 87 à 92
Citer cet article
- GASPARINI, William
- et NERVI GASPARINI, Josiane,
- Gasparini, William.
- et al.
- Gasparini, W.
- et Nervi Gasparini, J.
https://doi.org/10.3917/huma.343.0089
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- Gasparini, W.
- et Nervi Gasparini, J.
- Gasparini, William.
- et al.
- GASPARINI, William
- et NERVI GASPARINI, Josiane,
https://doi.org/10.3917/huma.343.0089
Notes
-
[1]
Le 29 mai 2023, à l’issue de son match contre Aleksandar Kovacevic, Novak Djokovic qui ne cache pas ses penchants nationalistes, écrivait sur la caméra du court, « Le Kosovo, c’est le cœur de la Serbie ! » faisant référence aux tensions dans les Balkans.
-
[2]
Voir Ne jamais baisser la garde. Entretien avec Frédéric Thiriez, p. 74 du présent dossier.
-
[3]
Voir Penard E., Le « peuple du livre » à l’épreuve du « judaïsme du muscle » : les communautés juives de France et le sport (fin XIXe-1948), Thèse de doctorat de l’université de Rennes 2.
-
[4]
Sagaert C., « L’utilisation des préjuges esthétiques comme redoutable outil de stigmatisation du juif », Revue d’anthropologie des connaissances, 2013/4 (Vol. 7, n° 4), p. 971-992
De par la place qu’il occupe dans l’espace médiatique lors des grandes
compétitions internationales et du fait de la démesure des masses
financières engagées, le sport est devenu l’instrument incontournable
du soft power de groupes de pression et d’États bien déterminés à faire valoir leurs
intérêts propres et leur vision de la société.
La vive contestation de l’attribution au Qatar du Mondial de football, l’âpre
débat autour de l’exclusion des athlètes russes des Jeux olympiques et paralympiques
(JOP) de 2024, l’éviction de l’équipe israélienne de cricket des compétitions
internationales témoignent que le monde du sport n’est pas un isolat mais, au
contraire, qu’il participe des grands enjeux géopolitiques.
Les acteurs sportifs prennent eux-mêmes part à ces luttes d’influence, quelquefois
sans être conscients de ce qui se joue, en affichant sur les terrains ou sur les réseaux
sociaux leurs préférences idéologiques, communautaires ou religieuses. En sont
des exemples récents les déclarations du tennisman serbe Novak Djokovic sur le
Kosovo, la condamnation pour incitation à la haine du footballeur niçois Youcef
Atal qui avait relayé la vidéo d’un prédicateur appelant à « un jour noir pour les
Juifs » ou la mise en examen et l’expulsion de Turquie du footballeur israélien
Sagiv Jehzekel accusé d’avoir publiquement dédié aux victimes du 7 octobre le
but qu’il venait de marquer pour son club (Antalyaspor).
Nous sommes loin du discours coubertinien idéaliste et émollient sur un sport
neutre, gage de fraternité et de concorde…