Déborder dans le cadre
- Par Camille Loriot
Pages 64 à 66
Citer cet article
- LORIOT, Camille,
- Loriot, Camille.
- Loriot, C.
https://doi.org/10.3917/huma.338.0064
Citer cet article
- Loriot, C.
- Loriot, Camille.
- LORIOT, Camille,
https://doi.org/10.3917/huma.338.0064
Les francs-maçons savent-ils faire la fête ? A se plonger dans la littérature « trois points », le doute survient. Le sérieux domine de toute évidence les travaux des sœurs et des frères, qu’il s’agisse de couper en quatre les fils du symbolisme ou de se hausser jusqu’aux grands problèmes de l’humanité. Les solutions restent souvent à trouver ; à tout le moins les esprits se sont-ils frottés aux sujets qui qualifient une vue plus panoramique que celle des profanes. Attention ! J’ai bien mis la pancarte « Humour » au fronton du Temple. Histoire de titiller ces femmes et hommes en habits noirs et gants blancs, corsetés dans un rituel qui semble avoir pour fonction d’enserrer des passions aux effets potentiellement volcaniques. Le cadre pourtant est si bien fixé que la fête pourrait s’y déployer sans débordement.
Les limites du jeu paraissent bien étroites. Une loge du Grand Orient de France organise des « parolades » lors des tenues formelles, comme celle de l’élection, souvent préparée à l’avance, du collège des officiers. Chacun est appelé à s’exprimer, pour donner un point de vue d’expert ou des approches drôles, voire loufoques, sur un sujet. Mais ce sujet reste très sérieux et les interventions nécessitent un solide travail préalable.
Il fallait être humoriste réputé comme Pierre Dac, Frère de la Grande loge de France, pour oser rire de ce qui se déroulait dans les ateliers. Ainsi a-t-il rédigé un rituel du premier degré symbolique de la Grande loge des voyous. En argot, bien sûr …