L’humanisme et la transfiguration
- Entretien avec Michel Maffesoli,
- Propos recueillis par Jean Moreau
- et Alexandre Dorna
Pages 27 à 34
Citer cet article
- Entretien avec MAFFESOLI, Michel,
- Propos recueillis par MOREAU, Jean
- et DORNA, Alexandre,
- Entretien avec Maffesoli, Michel.,
- et al.
- Entretien avec Maffesoli, M.,
- Propos recueillis par Moreau, J.
- et Dorna, A.
https://doi.org/10.3917/huma.292.0027
Citer cet article
- Entretien avec Maffesoli, M.,
- Propos recueillis par Moreau, J.
- et Dorna, A.
- Entretien avec Maffesoli, Michel.,
- et al.
- Entretien avec MAFFESOLI, Michel,
- Propos recueillis par MOREAU, Jean
- et DORNA, Alexandre,
https://doi.org/10.3917/huma.292.0027
Michel Maffesoli est professeur à la Sorbonne (Paris-Descartes, directeur du Centre d’étude sur l’actuel et le quotidien (CEAQ) et du Centre de recherche sur l’imaginaire (CRI-MSH).
1Humanisme : Votre dernier ouvrage s’appelle Le Temps revient. Formes élémentaires de la post-modernité. Qu’entendez-vous par ce dernier terme, dont vous êtes le théoricien ?
2Michel Maffesoli : Beaucoup de philosophes et de sociologues, en France, utilisent des formules alambiquées qui font florès pour qualifier le monde d’aujourd’hui : modernité seconde, modernité tardive, hyper-modernité, modernité avancée, etc. On peut égrener la liste à l’infini.
3Dans chacun de ces cas, soyons clair, il s’agit de sauver la modernité. Ma position si je l’exprime d’une manière brutale est simple : la maison brûle, on ne peut pas sauver les meubles. Il faut accepter cette situation et c’est en ce sens que je parle de post-modernité.
4Cela ne signifie pas pour autant que les valeurs modernes n’étaient pas intéressantes. Celles-ci s’élaborent avec le cartésianisme, la philosophie des Lumières, les grands systèmes sociaux du XIXe siècle. Elles ont bien fonctionné. Il faut reconnaître que les pièces maîtresses de l’architecture occidentale ont fait leur temps. La machine n’est plus efficace : elle se grippe.
5Pour le dire autrement, et reprendre une notion proposée par le sociologue Sorokin, les anciennes valeurs sont saturées : processus quasiment chimique qui rend compte de la déstructuration d’un corps donné, suivi d’une restructuration avec les éléments mêmes de ce qui a été construit. Peut-on penser que les lois sociales sont immuables quand on observe que les lois régissant la physique sont en perpétuelle mutation ? Cela n’est pas nouveau. Déjà, Anaximandre [1] faisait de l’indéterminé le principe de toute chose : genesis kai phthora : genèse et déclin. À quoi fait écho l’ésotérisme médiéval : solve et coagula : dissolution et re-coagulation, mutation et transmutation. Dans les années 1950, émerge ce que j’appelle la post-modernité. Quand quelque chose tombe, quelque chose renaît. Cela apparaît en architecture. Au triomphe de l’angle droit, du fonctionnalisme qu’illustre un Le Corbusier, ainsi que la triste monotonie des banlieues, commencent à succéder des constructions dont les « citations » vont être empruntées à des styles très divers : une porte gothique ici, une fenêtre romane là, un arc de cintre baroque ailleurs. Bref, métissage, diversité, patchwork caractérisent cette mosaïque post-moderniste.
6Depuis, dans maints domaines, on voit croître les traditions populaires, les modes vestimentaires ethniques, l’idée que chaque personne appartient à une ou plusieurs communautés. Ceci dit, pour le meilleur et pour le pire, avec les fanatismes religieux et les divers mimétismes hystériques.
7Humanisme : La modernité reposait sur une foi inébranlable en la Raison (parfois même déifiée), le Travail glorifié, le Progrès forcément indéfini et linéaire. On a cru ainsi que l’occidentalisation du monde apporterait les Lumières aux « sauvages » et la franc-maçonnerie a largement contribué à ce mouvement.
8Pour être provocateur : seriez-vous hostile à la Raison, à la glorification du Travail, au Progrès ?
9Michel Maffesoli : Mon opinion est plus nuancée. Sur le point essentiel que vous venez de souligner, effectivement, la tripode « Progrès, Travail, Raison », tels qu’on les concevait, est, d’une certaine façon, remise en question.
10Le grand mythe du Progrès, au XIXe siècle, le Travail conçu comme un impératif catégorique, une valeur essentielle (Kant l’a bien montré) et la systématisation de la Raison, pensée comme le moteur essentiel, ne sont plus ce qu’ils étaient…
11Humanisme : Sur fond de monothéisme…
12Michel Maffesoli : En effet, le monothéisme demeurait cette grande conception de Dieu. Ce modèle judéo-chrétien, voire ce providentialisme – même sécularisé – est encore à l’œuvre dans les discours officiels et l’action politique des élites modernes. Il est une exception occidentale. Là où je nuance votre propos, c’est pour dire qu’il ne s’agit pas pour autant de la fin du Progrès, du Travail, de la Raison.
13Premier point : le progressisme, certes, a fait son temps, mais, en même temps, on voit émerger la progressivité c’est-à-dire l’intégration d’éléments de la Tradition, quelque chose qui fait sédimentation, phénomène auquel la Maçonnerie aurait dû être attentive : n’est-elle pas une société progressive qui ne se confine pas dans le passé ?
14Deuxième point : le Travail où l’idée de travail – la grande valeur de naguère – se renouvelle et s’élargit en création. Il ne s’agit pas de nier le travail, mais de l’enrichir.
15Humanisme : On retrouve quelque peu l’idée du franc-maçon Paul Lafargue, quand, dans Le Droit à la paresse, il célébrait le travail libre.
16Michel Maffesoli : De la même façon que la progressivité est un enrichissement du progressisme, la créativité enrichit en effet la conception réductrice que l’on se faisait du travail.
17Troisième point : il en est de même en ce qui concerne la Raison : il ne faut pas s’y méprendre, je ne suis pas irrationaliste. Mais mes réflexions se situent dans la mouvance de la philosophie d’un grand penseur trop méconnu de la Maçonnerie française, Gilbert Durand [2] dont je fus le disciple et dont la méthode, compréhensive mythodologique plus qu’explicative, de la science de l’Homme, repère les répétitions, les métaphores que met en scène la dramaturgie de l’Art κoyal afin de lui donner du sens.
18Je me souviens que, toujours, il nous recommandait de nous méfier de l’irrationalisme. « L’imaginaire, ce n’est pas de l’irrationnel », ni une négation de la Raison. Cela m’a conduit à écrire un livre : Éloge de la raison sensible [3]. Il s’agit d’une conjonction d’éléments que l’on croyait séparés. Bref, très exactement de réunir ce qui est épars.
19C’est cela, pour moi, la post-modernité. Des valeurs qui ont marqué les trois siècles qui viennent de s’écouler se saturent, mais en même temps, il y a émergence d’autre chose que l’on trouve chez les jeunes générations.
20Je maintiens qu’à bien des égards, la Maçonnerie, dans sa tradition, a des éléments précieux pour penser cette émergence de la post-modernité et que, si elle le savait, elle pourrait actuellement jouer le rôle qu’elle a eu au XVIIIe et au XIXe siècle, d’accompagner un processus.
21Humanisme : Pourquoi n’y parvient-elle pas ?
22Michel Maffesoli : C’est un vrai problème qu’il lui revient d’élucider.
23Il y a un désaccord – au sens étymologique – un manque d’accord entre l’intelligentsia qui pense, qui a le pouvoir : celui de dire et de faire, c’est-à-dire la société officielle à tous les niveaux (enseignants, politiques, journalistes, protagonistes de la Maçonnerie) et la société officieuse, qui, elle, vit les nouvelles valeurs. Mon travail, depuis près de 40 ans, est d’être au contact de ces jeunes générations, de vérifier combien elles sont déjà dans la post-modernité, alors que la société officielle en est restée aux valeurs saturées de la modernité.
24Ce décalage entretient les valeurs de haine, de xénophobie et de racisme.
25Mon dessein, par mes interventions ou mes livres, est d’essayer que s’amenuise ce fossé, de trouver les mots pertinents de façon que la parole fondatrice – la Parole perdue – soit retrouvée.
26Humanisme : Comment interprétez-vous la crise actuelle et son impact dans la culture ?
27Michel Maffesoli : Le mot « crise » me semble ennuyeux. Il n’est pas de débat, de dîner en ville, de discours politique ou politicien sans qu’on entende prononcer ce mot qui est récurrent et sans doute vide de sens.
28J’aime revenir toujours aux étymologies. C’est pourquoi je rappelle que le sens grec de crisis signifie « jugement » : un jugement qui est porté sur ce qui cesse PAR ce qui arrive. Cessons de parler uniquement de crise politique ou de crise financière. Il s’agit plutôt d’un changement de paradigme ou, pour le dire à la manière de Michel Foucault, d’EPISTEME. Le phénomène est global.
29Le mot « crise », en grec a un second sens. Il signifie « passer au crible ». Il rappelle en quelque sorte le tamis qui permet d’évacuer la paille et de garder le bon grain. Dans cette perspective, la crise désigne la saturation mais aussi suppose le discernement qui permet de prendre acte de ce qui ne marche plus.
30Un tel phénomène sociétal a des conséquences sur la culture. On l’a vu précédemment quand j’ai évoqué le désaccord ou la distance qui existe entre la société officielle et la société officieuse.
31Humanisme : Depuis au moins deux siècles, s’est instauré un grand conflit entre la pensée holiste et la pensée rationaliste : Hannah Arendt en parle dans La Condition de l’homme moderne et la crise de la culture. Les Maçons sont-ils prêts à entendre cela ?
32Michel Maffesoli : Je suis à la fois d’accord et pas d’accord avec vous. Une crise se pose dès l’instant où naît une civilisation. Votre référence à Hannah Arendt est juste. On pourrait aussi citer Husserl.
33Sans doute peut-on dire qu’il y a déjà eu crise au XIXe siècle, mais il s’agit ici d’un problème de pondération. Aujourd’hui, ses éléments se sont accélérés. Quand quelque chose prend plus de poids, devient plus évident, cela signifie que la solution est proche. Ce n’est pas pour autant qu’on peut la définir ou la discerner, mais ma position est de faire davantage confiance à la base qu’au sommet, si je puis dire. À cet égard, ce qui s’est passé en Tunisie et en Égypte, ces derniers mois, est significatif. Le changement fut le résultat d’une sédimentation très lente, invisible, mais qui, soudain, fait apparaître une pensée et une réalité totalement différentes et que répercutent rarement les media qui « caquettent ». Quelque chose fait qu’on va entrer dans une autre manière d’être. À la verticalité qui structurait le monde d’hier avec ses hiérarchies, succède une horizontalité que j’ai évoquée dans Le Temps des tribus, Le Nomadisme et ses vagabondages initiatiques, Le Rythme de la vie, La Part du Diable, Le Réenchantement du monde, qui s’exprime notamment par le culte du corps, de la fête, du présentéisme et l’importance des réseaux – par exemple avec le rôle, pour le meilleur ou pour le pire, d’Internet dont l’importance n’est pas négligeable dans le processus auquel nous assistons. Il ne s’agit plus, dans le cadre d’une économie du salut, d’atteindre un salut individuel (ce qui est l’essence des religions sémites : la sotériologie, le salut à venir) mais de partager avec d’autres, les biens de cette Terre.
34Sur ce plan, je maintiens que les nouvelles valeurs et les nouvelles manières d’être qui en résultent – pour officieuses qu’elles soient – n’en sont pas moins réelles et que les nouvelles générations qui sont porteuses de l’avenir de notre société sont beaucoup plus généreuses qu’on ne le pense et font preuve d’une vitalité beaucoup plus forte qu’on ne le dit.
35Humanisme : Pourquoi le rappel d’une vision holistique, en sciences humaines et sociales est-il important ? En quoi l’holisme est-il plus compatible avec une démarche maçonnique ?
36Michel Maffesoli : Les deux grands concepts qui s’élaborent au XIXe siècle sont : le premier hégelien, de la séparation, et le second, freudien, de la Spaltung (la coupure, le clivage). Ils sont un indice intéressant de ce qu’a été notre manière de faire moderne : on a séparé la Nature et la Culture. On a séparé le Corps et l’Esprit. On a opéré une dichotomisation absolue.
37Humanisme : Et même parfois taxinomisé sans nuances, notamment avec les théories racialistes en ignorant que les frontières sont toujours poreuses et les classifications, pour être opératoires, non rigides mais quand il le faut, ouvertes.
38Michel Maffesoli : Précisons. Comme l’a bien montré, dans La Structure des révolutions scientifiques, Thomas Samuel Kuhn, philosophe et historien des sciences, cette attitude est le fondement même de l’analyse scientifique dont le propre est d’abord de disséquer, de séparer le tout en parties distinctes de manière à bien les saisir, à bien les comprendre. Cette conception a donné le développement technologique et c’est ce qui a construit la société moderne. Ce système ne fonctionne plus, il est devenu, en quelque sorte, pervers et a abouti à une « dévastation du monde », pour reprendre une formule heidegerienne. C’est pourquoi une nouvelle sensibilité apparaît – je préfère dire une conception holistique – qui rassemble les morceaux séparés. C’est ce que j’ai suggéré dans un petit livre intitulé Matrimonuim – Traité d’écosophie. En ce sens, la Maçonnerie peut avoir un rôle : réunir ce qui est épars, même si elle n’en est pas très consciente et si elle reste trop souvent dans une idée un peu ringarde du kantisme et du rationalisme. Gilbert Durand l’a expliqué : la juxtaposition d’interactions, la notion de réversibilité appartiennent au trésor maçonnique et sont des notions en phase avec l’air du temps On constate en effet que l’individualisme célébré hier est obsolète. Il a enfermé l’individu dans la forteresse de son esprit. Tel est le thème de mon ouvrage Le Temps des tribus [4]. Je préfère la notion de personne. Celle-ci est plurielle, porteuse des masques divers, alors que l’individu est « un », indivisible. Il est corrélatif à la société, alors que la personne est corrélative à la communauté et inaugure la « loi des frères ». Elle induit un déploiement de l’être que traduit bien l’expression actuelle quand les jeunes disent qu’ils s’éclatent. Elle tient compte non seulement d’une expression rationnelle mais aussi des affects, des émotions, de la corporéité du corps social et du corps individuel. Le rituel maçonnique prend bien en compte cette entièreté de l’être.
39En particulier le Maître, qui n’est pas un gourou au sens péjoratif du terme, devient un accompagnateur.
40Arthur Rimbaud, prophétiquement, soulignait cette réalité quand il rappelait que « je est un autre ». Sans doute demeure toujours le risque qu’émerge un chef charismatique et dominateur, mais persiste aussi la chance quand le Vénérable Maître fait montre d’une autorité distincte d’un pouvoir qui impose (en latin autoritas signifie « faire croître ») ; il gère les passions humaines, permet à chacun de découvrir la parole perdue et, au contraire du chef rationnel, ne pense pas à la place des autres.
41Humanisme : Vous rejoignez les observations de Pierre Clastres quand il montre comment, dans certaines sociétés amérindiennes sans État, l’effort constant est d’exorciser le pouvoir et de mettre un frein à l’opposition qui existe entre ceux qui détiennent la force par les armes ou la parole et les assujettis.
42Par ailleurs, que pensez-vous, en tant que sociologue de l’existence de groupes humains que la société ignore et rend presque « invisibles » : SDF, handicapés, exilés, etc. ?
43Michel Maffesoli : La réalité à laquelle vous faites allusion devrait être familière à la franc-maçonnerie. Elle-même n’est-elle pas une société initiatique, invisible, par conséquent, aux profanes ?
44J’ajouterai, comme sociologue, qu’on est dans une époque où ce qui est essentiel, c’est la société officieuse, celle qu’on ne voit pas et qui vit cependant sous nos yeux : la réalité historique est constituée par un fourmillement insaisissable d’actions individuelles que ne perçoivent guère les « officiels ».
45La sociologie formelle de l’Allemand Georg Simmel m’a beaucoup inspiré quand il explique qu’il faut être attentif à ce qu’il appelle le ROI CLANDESTIN (caché), d’une époque dont l’action est plus importante que celle du roi officiel qui ne fait qu’incarner les grandes institutions.
46On voit ainsi que la société actuelle est une juxtaposition de communautés, de « tribus ». Le sens métaphorique que je donne à ce terme m’a été souvent reproché parce qu’on l’a assimilé à des castes. De même, on a confondu, volontairement ou non, les diverses communautés auxquelles nous appartenons avec le communautarisme.
47Humanisme : Qu’entendez-vous par la transfiguration actuelle du politique ?
48Michel Maffesoli: Il faut cesser de croire ce qui vient de notre cerveau judéochrétien, à savoir l’idée qu’il y a LA CRÉATION et LA FIN.
49La tradition orientale – tout comme la notion de notre Orient mythique en Maçonnerie – pourrait nous aider à comprendre qu’il y a, dans la réalité, de l’impermanent et de la continuité, que la fin d’UN monde n’est pas la fin DU monde. C’est pourquoi la transfiguration du politique est féconde.
50Hier et même aujourd’hui, pour la majorité de nos contemporains, la politique est ce qui renvoie au lointain, à la société parfaite, à la société idéale. Alors que le politique, c’était d’abord vivre ici et maintenant dans la Cité (en grec, polis égale « cité »). La transfiguration que j’observe met l’accent sur ce qui est proche : la quotidienneté, le domestique, la maison, l’écologie, le voisinage, les comités de quartiers, la proxémie, c’est-à-dire le lieu que je partage avec d’autres et qui fait lien. Autrement dit, je crois en la diversité cohérente des différences. Elle implique des attitudes d’ajustement, ce que préconise traditionnellement la Maçonnerie avec son principe fondateur de tolérance. Elle devrait nous aider à remettre en cause un certain républicanisme réducteur qui veut uniformiser et confond l’unité dans la conformité (conception verticale qui repose sur la Loi des Pères) avec l’union dans la diversité (qui inaugure la Loi horizontale des frères).
51Même le mot « universalisme » si fréquemment employé en Maçonnerie me semble relever de la première conception, tandis que l’unicité souligne l’originalité de la seconde.
52Humanisme : Quelle est votre vision de la fraternité et de l’humanisme ?
53Michel Maffesoli : La formule de Saint-Exupéry : « Frère, loin de me léser, ta différence m’enrichit », inscrite dans le hall de l’hôtel de la rue Cadet, traduit cet humanisme intégral qui est le mien. Il prend en compte le processus concret par lequel se rapprochent des hommes, ce que j’appelle l’affrèrement, ainsi que la pluralité caractéristique de la post-modernité et repose sur l’idée d’une mosaïque dont chaque élément est spécifique par sa forme, sa couleur, etc. et qui, cependant se tient. Ainsi naît la RES PUBLICA qui s’oppose à un républicanisme dogmatique et reconnaît la cohérence dans la diversité ainsi que la conjonction des contraires.