Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) rurales en France (1981-1998)
- Par Lydie Heurdier
Pages 91 à 127
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- HEURDIER, Lydie,
- Heurdier, Lydie.
- Heurdier, L.
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Notes
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[1]
Nous utiliserons le sigle ZP ou ZEP de manière indifférenciée. Nous ne développerons pas ce qui relève de l’histoire de l’éducation prioritaire et des différents sigles usités depuis 1981, ces aspects étant présentés dans l’introduction du dossier auquel cet article contribue.
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[2]
Citons cependant : Agnès Henriot-Van Zanten, L’école et l’espace local : les enjeux des zones d’éducation prioritaire, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1990 ; Lydie Heurdier, Vingt ans de politique d’éducation prioritaire dans trois départements français, thèse, sciences de l’éducation, université Paris 5, 2008, [en ligne] <https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/669976/filename/thA_se.pdf> (consulté le 10 novembre 2022).
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[3]
Le service ministériel chargé des évaluations et des statistiques a connu plusieurs appellations depuis les années 1980. Nous retenons dans le cadre de cet article le sigle DEP, en usage de 1987 à 1997 puis de 2003 à 2006. Depuis cette date, il s’agit de la DEPP, Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance.
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[4]
En particulier Laurent Davezies, économiste et professeur au Conservatoire national des arts et métiers : L’État a toujours soutenu les territoires, Paris, Éditions du Seuil, 2021 ; Jacques Lévy, Jean-Nicolas Faucille, Ana Povoas, Théories de la justice spatiale. Géographies du juste et de l’injuste, Paris, Odile Jacob, 2018 ; Jacques Lévy, Réinventer la France. Trente cartes pour une nouvelle géographie, Paris, Fayard, 2013.
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[5]
Laurent Rieutort, « La ruralité en France : des potentiels oubliés ? », Population & Avenir, no 731, 2017.
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[6]
Françoise Œuvrard (dir.), « Le système éducatif en milieu rural », Éducation & formations, no 43, 1995, p. 9-10.
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[7]
Ibid., p. 10.
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[8]
Françoise Œuvrard, « Les performances de l’école rurale : quelle mesure, dans quel objectif ? », Ville-école-intégration enjeux, no 134, 2003, p. 151-164.
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[9]
Ariane Azéma, Marie-Blanche Mauhourat, Mission ruralité, adapter l’organisation et le pilotage du système éducatif aux évolutions et défis des territoires ruraux, rapport d’étape no 2, no 2018-080, juillet 2018.
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[10]
Ariane Azéma, Pierre Mathiot, Mission Territoires et réussites, rapport remis le 5 novembre 2019 au ministre de l’Éducation nationale.
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[11]
Les choix opérés les premières années surprennent aujourd’hui. La déconcentration des décisions a conduit à classer des territoires d’une très grande hétérogénéité. Ainsi l’arrêté du recteur de l’académie de Rennes, signé le 22 mars 1982, classe en éducation prioritaire une zone rurale des Côtes-du-Nord, une zone rurale du Centre-Bretagne comprenant des communes de trois départements, une zone rurale dans le Morbihan, le canton de Retiers et le secteur de Tremblay en Ille-et-Vilaine, quatre quartiers (un à Brest, un à Lorient, un à Rennes et un à Saint-Malo), la ZUP de Quimper. Quelle cohérence d’ensemble, géographique ou administrative, entre une zone rurale très étendue, un secteur, un canton, un quartier ou une ZUP ? Très vite, les difficultés de fonctionnement de territoires trop vastes ou mal définis ont conduit à cibler plus précisément, voire à sortir du dispositif, certains « secteurs » (Archives personnelles de l’auteur).
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[12]
Lydie Heurdier, « De nouvelles sources offertes aux chercheurs en sciences sociales : les archives de la politique d’éducation prioritaire », Histoire de l’éducation, no 156, 2021, p. 215-226. Se reporter également à <https://archiveszep.hypotheses.org/> (consulté le 18 juin 2022).
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[13]
Par exemple, entre territoires urbains denses ou très denses, avec ou entre des villes moyennes provinciales, situées ou non dans des espaces industriels en déclin. Qu’y a-t-il de commun entre la ZEP de La Courneuve et celle de Saint-Dizier ? Entre une ZEP de Roubaix et une de Rennes ? Entre celle de Woippy et celle de Soyaux ? Le champ d’études est vaste dès que l’on s’intéresse à ce qui se met réellement en place localement, dans les établissements au plus près du terrain. Le cadrage national est insuffisant pour comprendre les transformations effectives de l’école française.
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[14]
Mission ruralité, op. cit. p. 19-20.
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[15]
Ariane Azéma, Marie-Blanche Mauhourat, « L’école rurale, entre tensions territoriales et enjeux scolaires », Administration & éducation, no 162, 2019, p. 43.
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[16]
« Les performances de l’école rurale… », art. cit., p. 163.
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[17]
Mission ruralité, op. cit., p. 1.
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[18]
Cécile Duquet-Métayer, Olivier Monso, « Une typologie des communes pour décrire le système éducatif », Note d’information, no 19-35, octobre 2019, p. 1. La DEP a publié également : Sylvain Maugis, « Six types de collèges différenciés par la population accueillie et la situation géographique », Note d’information, no 20-01, janvier 2020 ; Sylvain Maugis, Mustapha Touahir, « Une mesure d’éloignement des collèges », Note d’information, no 19-36, octobre 2019.
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[19]
Mission ruralité, op. cit., p. 1.
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[20]
Pour de plus amples développements, se reporter à <https://observatoire-education-territoires.com/> (consulté le 18 juin 2022).
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[21]
Pierre Champollion, Yves Alpe, Alain Legardez, « Dix ans de recherche sur le système éducatif en zones rurales et montagnardes : qu’avons-nous appris ? », in Angela Barthes, Pierre Champollion (dir.), L’enseignement scolaire en milieu rural et montagnard, t. 6, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2014, p. 65-78.
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[22]
Yves Alpe, Thierry May-Carle, « L’école rurale en France », in Ibid., p. 223-230.
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[23]
Jean-Luc Fauquet, « L’école rurale et les inégalités », in Ibid., p. 60.
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[24]
Pierre Champollion, « Inégalités d’orientation et territorialités au prisme de l’école rurale et de moyenne montagne française », Administration & éducation, no 171, 2021, p. 57.
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[25]
Yves Alpe, « Existe-t-il un “déficit culturel” chez les élèves ruraux ? », Revue française de pédagogie, no 156, 2006, p. 86.
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[26]
Archives nationales [désormais AN], 20160563/1, fonds Christian Join-Lambert.
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[27]
Circulaires du 1er juillet et du 28 décembre 1981.
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[28]
La première année, 700 zones prioritaires auraient été envisagées, comprenant 20 % des écoles primaires et des collèges, 15 % des élèves des écoles et collèges ; la seconde année, 363 ZP sont officiellement créées, soit environ 9 % des établissements du premier degré et 11 % du second degré. Cependant le pilotage étant déconcentré, les données peuvent différer de quelques unités entre national et académique. Jusqu’à l’instauration de la « prime ZEP » – le décret 90-806 du 11 septembre 1990 crée l’indemnité de sujétions spéciales –, qui oblige le ministère à disposer des listes exactes d’établissements classés, les différences ne sont pas rares.
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[29]
Les équipes mobiles académiques de liaison et d’animation (EMALA) ont été imaginées en 1976 par le Centre national de documentation pédagogique (CNDP). Elles interviennent auprès des maîtres et des élèves des classes isolées du milieu rural et montagnard.
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[30]
AD 76, 3079 W 67 : Note de service 81-239 aux recteurs, inspecteurs d’académie, préfets.
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[31]
AN, 20010023/1, Direction des écoles.
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[32]
Pour plus de précisions, se reporter à Lydie Heurdier, Vingt ans de politique…, op. cit., p. 76-113.
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[33]
Circulaire no 90-028 du 1er février 1990, « Mise en œuvre de la politique des zones d’éducation prioritaires pour la période 1990-1993 ».
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[34]
Par ailleurs, une mission de réflexion et de propositions sur l’école en milieu rural avait été créée par L. Jospin (ministre de 1988 à 1992). Dans le bilan de politique éducative établi en 1993, l’école, « à la fois comme service public et comme lieu de vie sociale, a un rôle important à jouer dans cette lutte [pour l’aménagement du territoire] ». La démarche décentralisée et expérimentale doit tendre à créer un réseau éducatif, avec des espaces culturels ruraux s’appuyant sur des écoles d’au moins trois classes et un collège (au moins huit classes, deux par niveau). AN 20160563/19, fonds Join-Lambert.
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[35]
Voir notamment Lydie Heurdier, Vingt ans…, op. cit., p. 637-647.
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[36]
Rapport à Monsieur le ministre d’État relatif aux zones d’éducation prioritaire, mission des inspections générales 1991-1992, juin 1992, p. 25.
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[37]
Circulaire du 26 janvier 1994, « Zones d’éducation prioritaires : aménagement du réseau ».
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[38]
Cité dans Lydie Heurdier, Vingt ans de politique…, op. cit., p. 210.
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[39]
Circulaire no 98-252 du 17 décembre 1998.
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[40]
AN, 20050107/16, note du 17 septembre 1998, Point rapide sur les travaux de redéfinition de la carte des ZEP et des REP dans les académies auxquelles nous demandons de rendre des allocations. Il s’agit des indemnités de sujétions spéciales (ISS).
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[41]
AN, 20110005/36, note du 21 juillet 1999, Mise au point de conventions avec les collectivités territoriales pour la constitution ou le renforcement de réseaux d’écoles rurales.
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[42]
Les critères pour la définir seraient : « la faible densité de population scolaire et une évolution démographique plutôt en déclin, une proportion élevée de classes uniques ou d’écoles à faibles effectifs, un faible nombre d’élèves au collège et une relative pauvreté de l’offre éducative (options, etc.) », Ibid.
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[43]
Il est cependant vraisemblable que le départ de Bernard Toulemonde et de Jean-Claude Émin de la DESCO n’a pas permis la mise en place de cette proposition.
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[44]
Note d’information, no 90-44, décembre 1990, p. 3.
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[45]
Note d’information, no 95-25, mai 1995, p. 4.
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[46]
Christian Cuvier, « La nouvelle carte de l’éducation prioritaire : une construction rationalisée », Éducation & formations, no 61, 2001, p. 41-59.
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[47]
Le concept de territorialité, « porteur d’identités, de représentations et de valeurs », pourrait s’appliquer. Pierre Champollion, « Inégalités d’orientation et territorialités… », art. cit., p. 49.
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[48]
Agnès Henriot-Van Zanten, L’école et l’espace local, op. cit., p. 50. Le recensement de 1982 dénombre dans le canton de Retiers : 34,6 % d’agriculteurs exploitants, 2,5 % de cadres et professions intellectuelles supérieures, 34 % d’ouvriers (p. 47) ; cependant, à la rentrée 1983, au collège public, ceux-ci représentaient 42 % des effectifs dans les classes de 6e et 5e selon les calculs de l’auteure, les enfants d’agriculteurs 19 %. Plus de la moitié de la population est sans diplôme, 21,3 % des hommes et 27,1 % des femmes ne possèdent que le certificat d’études (note 15, p. 57).
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[49]
Ibid. p. 192.
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[50]
Archives personnelles de l’auteur. Note du secrétariat général du rectorat de Rennes, « ZEP situation générale », 19 décembre 1996.
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[51]
AD 86, 2608 W 64.
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[52]
AD 16, 1443 W 67.
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[53]
Ibid.
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[54]
AD 86, 2608 W 65 : Note en date du 14 mars 1985.
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[55]
AD 86, 2608 W 65.
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[56]
Il s’agissait principalement des établissements Heuliez (carrosserie automobile). La population portugaise venue dans les années 1970 pour répondre aux besoins de main d’œuvre locale, représente aujourd’hui près d’un quart de la population communale.
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[57]
AD 86, 2444 W 30. Roumazières abrite un grand nombre de tuileries.
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[58]
AN, 19930636/3 : Courrier du recteur au cabinet du ministre, 26 mars 1982.
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[59]
Ibid. Compte rendu du groupe de travail sur les zones d’éducation prioritaires.
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[60]
La ZEP de Bellême sortira du dispositif en 1990 lorsqu’est créée la ZEP d’Alençon, déjà considérée comme zone sensible en 1982.
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[61]
Aux critères principaux s’ajoutent des indicateurs supplémentaires : retards à l’entrée en 6e, taux de passage de 5e en 4e et de 3e en second cycle long, poids des CPPN et CPA, pourcentage d’élèves étrangers ; part des boursiers, temps moyen passé hors du domicile, taux d’encadrement 6e et 5e.
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[62]
AN, 19930636/3 : Note relative aux zones prioritaires dans l’Orne, 4 mars 1982.
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[63]
AN, 19930203/2 : Rapport d’enquête sur les conditions d’application des circulaires des 1er juillet et 28 décembre 1981 relatives aux zones prioritaires dans l’académie de Caen, juin 1982, p. 25.
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[64]
AD 08, 1823 W 2 : Synthèse académique des ZEP, décembre 1985.
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[65]
Canton de Lusigny-sur-Barse (Aube), un collège et les écoles du secteur, soit 800 élèves ; Fismes (Marne), un collège et les écoles du secteur, soit 2 000 élèves ; Sermaize-les-Bains/Pargny-sur-Saulx (Marne), zone rurale avec une mono-industrie très localisée, un collège et les écoles de dix villages soit 1 000 élèves.
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[66]
AN, 19930636/3 : Courrier de Christian Forestier à Pierre-Yves Duwoye, chef de la mission de la planification, 18 octobre 1982.
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[67]
La commune est située à 50 km de La Roche-sur-Yon et de La Rochelle, à 20 km de Luçon. Le principal d’une commune voisine, Saint-Hermine, établit également une demande mais sans succès. Il décrit « un monde rural affaibli depuis 20 ans par le départ d’éléments dynamiques vers la ville à partir de ce Sud-Vendée peu industrialisé et déprimé économiquement. Cet isolement culturel est visible par l’utilisation encore fréquente du patois à l’intérieur du collège […] ». Le Sud-Vendée est considéré comme une région agricole en régression, avec un tourisme saisonnier. AD 85, 1711 W 9.
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[68]
AD 85, 1959 W 661.
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[69]
Archives privées de l’auteur, « Évaluation qualitative des actions conduites dans les zones prioritaires de l’académie de Toulouse », décembre 1985.
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[70]
C’est le cas à Saint-Amans-des-Cots (Aveyron) où « 12 postes ont été occupés par 40 enseignants différents de 1977 à 1982 dont 12 seulement pendant au moins deux ans ».
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[71]
AD 31, 6813 W 52.
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[72]
AD 31, 6662 W 85.
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[73]
AD 31, 6813 W 52.
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[74]
Ibid.
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[75]
AD 31, 6452 W 53, « Analyse de la situation des ZEP dans l’académie de Toulouse », 1996. Document établi pour la réunion avec les inspecteurs généraux le 26 septembre 1996.
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[76]
Lydie Heurdier, Vingt ans de politique…, op. cit., p. 235-241.
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[77]
AD 86, 2444 W 30 : Note au recteur du 8 octobre 1994.
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[78]
AD 86, 1858 W 5 : Note de l’IA de la Vienne à destination du cabinet de Ségolène Royal, 6 novembre 1998.
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[79]
C’est la plus petite ZEP de France : 389 élèves sont scolarisés au collège et dans trois écoles en 1999 (477 en 1993-1994) ; en 1988-1989, on compte 48 % de retard en fin de CM2, 30 % des élèves de troisième vont en seconde générale. Pour de plus amples informations, voir AD 85, 1959 W 661 et AN, 20050107/10.
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[80]
AD 85, 1959 W 518.
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[81]
Ibid. Courrier du 20 février 1998.
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[82]
AD 85, 1959 W 661.
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[83]
Cette ZEP très étendue mériterait un développement particulier, rendu possible par trois versements récents consultables aux Archives de la Nièvre : 2051 W, 2052 W et 2053 W.
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[84]
AN, 19930203/2 : Rapport de synthèse sur les zones prioritaires de l’académie de Dijon, 10 juin 1982.
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[85]
Le collège de Saulieu apparaît parfois dans les premiers documents.
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[86]
« Le gel des actions en 86 et l’arrêt en 1993 ont eu un effet catastrophique sur la dynamique des personnels. [...] décision non motivée [qui] a donné une image négative de l’administration (alors que les indemnités étaient toujours versées) ». État des lieux 1998, Archives du collège Claude Guyot, non versées. Cette ZEP fonctionnait en autonomie avec un conseil de zone se réunissant trois fois par an entre 1982 et 1993. Il comprenait le principal, l’IEN, le conseiller général, le maire du chef-lieu, quatre directeurs d’écoles, le coordonnateur, le conseiller d’orientation, la directrice du centre social, la mission locale, des assistantes sociales, deux parents.
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[87]
Voir aussi AD 58, 2053 W 2. Les équipes locales d’animation de chaque ZP présentent leur ébauche de projet lors de la réunion départementale du 23 février 1982.
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[88]
Saint-Saulge, Saint-Amand-en-Puisaye, Dornes en sus de Château-Chinon-Montsauche. Le secteur de Chatillon-en-Bazois apparaît comme appartenant à la ZEP du Morvan dans certains documents, sans que son classement soit confirmé.
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[89]
AD 71, 4197 W 1 : Synthèse du Forum académique de l’académie de Dijon, 7 mai 1998.
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[90]
En 1998, « l’AREC est perçue comme trop étendue, répartie sur deux circonscriptions du 1er degré, difficile à gérer et à fédérer. La structuration en secteurs et en bassins pédagogiques est perçue comme une réponse à ce problème ». Archives du rectorat de Dijon, AI 529, Relance 1998.
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[91]
AD 58, 2051 W 1 : Courrier de la rectrice au DESCO, 28 septembre 1998.
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[92]
Viviane Isambert-Jamati, « Les choix éducatifs dans les zones prioritaires », in Les savoirs scolaires, Paris, L’Harmattan, 1995, p. 169-195.
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[93]
La catégorisation utilisée par les administrateurs n’est pas plus discutée par V. Isambert-Jamati que par la DEP.
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[94]
Note de service 81-305 du 24 août 1981. Plus ambitieux que les anciens projets d’actions éducatives et culturelles (PACTE), les PAE sont pensés comme un nouveau moyen de lutter contre l’échec scolaire. Ils doivent être « un élément important du projet éducatif de l’établissement et conduire à développer l’autonomie, l’initiative, la pluridisciplinarité et l’ouverture des collèges et lycées ». Ils supposent un travail en équipe, la concertation, le partenariat avec « tous ceux qui ont des responsabilités en matière éducative ».
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[95]
Pierre Champollion, « Inégalités d’orientation et territorialités… », art. cit., p. 54.
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[96]
Jean-Jacques Arrighi, « Les jeunes dans l’espace rural : une entrée précoce sur le marché du travail ou une migration probable », Formation-emploi, no 87, 2004, p. 73 ; « Le maintien des filières professionnelles et de l’apprentissage apparaît essentiel à la survie dynamique des zones rurales », ibid., p. 76.
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[97]
AD 85, 1711 W 9 : Recueil d’informations sur les actions développées en zones prioritaires, 7 janvier 1985.
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[98]
Agnès Henriot-Van Zanten, L’école et l’espace local, op. cit., p. 199.
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[99]
Patrice Caro, Emmanuel Faivre, Frédéric Grosjean, « La territorialisation des politiques scolaires : l’exemple des collèges du bassin de Gap », Annales de géographie, t. 115, no 650, 2006, p. 448.
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[100]
Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), L’expérimentation des territoires éducatifs ruraux (TER) dans les académies d’Amiens, Nancy-Metz et de Normandie, Note d’étape, juillet 2021. L’objectif est de « constituer un réseau de coopérations autour de l’école comme point d’ancrage territorial, au service d’un projet éducatif porteur d’ambition pour les élèves et leurs familles et vecteur de rayonnement pour le territoire lui-même. […] les territoires éducatifs ruraux doivent en définitive traduire de manière concrète la participation de l’École au projet d’aménagement et de développement des territoires » (p. 29).
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[101]
AN, 20050107/12. Notamment, académie de Toulouse, ZEP de Cazaubon, Puy-L’Êvêque, Lauzerte.
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[102]
Ariane Azéma, Pierre Mathiot, Mission territoires et réussites, op. cit., p. 19 et 21.
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[103]
AN, 19930636/3, Centre de recherche de l'éducation spécialisée et de l'adaptation scolaire (CRESAS) : Note relative à la mise en place des ZEP, 12 mars 1982.
En 1981, la création des zones d’éducation prioritaire a concerné des territoires en prise avec des difficultés sociales et scolaires, qu’ils soient urbains ou ruraux. Il s’agissait de lutter contre l’échec scolaire grâce à un projet interdegrés et partenarial, élaboré après un diagnostic établi collectivement par les acteurs locaux. Le choix d’intégrer dans le dispositif des établissements ruraux a varié dans l’espace et le temps, selon les académies et les départements. Depuis la relance de cette politique en 1998, il reste peu de territoires ruraux classés sans pour autant que les problèmes initiaux aient été résolus. La politique conduite par les autorités déconcentrées a oscillé entre mesures classiques de soutien à la ruralité et projets privilégiant les liaisons interdegrés et les partenariats liés au classement en éducation prioritaire. Les exemples choisis dans huit académies illustrent l’hétérogénéité des processus décisionnels et des classements, mais également les contenus privilégiés dans les projets de zone, notamment l’importance des actions artistiques et culturelles. La création d’une ZEP a pu être considérée comme une opportunité pour dynamiser et développer le territoire.
- scolarisation
- administration de l’éducation
- territoires ruraux
- zone d’éducation prioritaire
Mots-clés éditeurs : administration de l’éducation, scolarisation, territoires ruraux, zone d’éducation prioritaire
Rural priority education zones in France (1981-1998)
In 1981, the creation of Educational priority areas (zones d’éducation prioritaires, ZEP) involved areas, both urban or rural, with social and educational problems. The aim was to address the issue of low academic achievement through a multi-layered partnership project, which was developed following an analysis carried out jointly by local stakeholders. The decision as to whether to include rural establishments in the programme varied in different places and at different times, from one education authority or département to another. Since the policy was relaunched in 1998, few rural areas are still classified, although the initial problems have not been resolved. The decentralised authorities’ policy has fluctuated between traditional measures to support rural areas and projects that prioritise multi-layered links and partnerships related to priority education classification. The examples chosen from eight education authorities illustrate the heterogeneity of decision-making processes and classifications, but also the preferred content in the priority zone projects, particularly the importance of artistic and cultural activities. The creation of a ZEP could be seen as an opportunity to energise and develop the region.
- educational administration
- schooling
- rural areas
- priority area
Mots-clés éditeurs : educational administration, priority area, rural areas, schooling
Date de mise en ligne : 30/05/2023