L'État et l'éducation en Europe occidentale. Comparaison et jeux de miroirs
- Par Philippe Savoie
Pages 5 à 17
Citer cet article
- SAVOIE, Philippe,
- Savoie, Philippe.
- Savoie, P.
https://doi.org/10.4000/histoire-education.2492
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- Savoie, P.
- Savoie, Philippe.
- SAVOIE, Philippe,
https://doi.org/10.4000/histoire-education.2492
Notes
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[1]
Jean-Michel Chapoulie, L’école d’État conquiert la France. Deux siècles de politique scolaire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010.
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[2]
L’État et l’éducation, 1808-2008, colloque international organisé à Paris (La Sorbonne et École normale supérieure), du 11 au 13 mars 2008, par les universités Paris IV et Lille III et le Service d’histoire de l’éducation (INRP-ENS), sous la direction scientifique de Jean-Noël Luc et Philippe Savoie.
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[3]
Robert D. Anderson, « Centralisation et décentralisation dans la formation des élites en France et en Grande-Bretagne à l’époque contemporaine », infra p. 39-58.
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[4]
Voir la « Notice historique sur les Universités » qui ouvre le premier numéro de l’Almanach de l’Université impériale. Année 1810, Paris, Brunot-Labbé, p. 21-51.
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[5]
Ce qui n’empêche pas les professeurs et régents de l’Université de Paris de s’en réclamer. Voir Boris Noguès, Une archéologie du corps enseignant. Les professeurs des collèges parisiens aux XVIIe et XVIIIe siècles (1598-1793), Paris, Belin, 2006, p. 35-37.
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[6]
Philippe Savoie, « Aux origines de la professionnalisation ? La genèse du corps enseignant français », Éducation et Sociétés, no 23, 2009/1, p. 13-26. Dans le prochain numéro spécial d’Histoire de l’éducation sur l’État et l’éducation, un article d’Yves Verneuil analysera, à cet égard, les réformes du Conseil supérieur de l’instruction publique sous la Troisième République.
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[7]
Philippe Savoie, « Création et réinvention des lycées (1802-1902) », in Pierre Caspard, Jean-Noël Luc et Philippe Savoie (dir.), Lycées, lycéens, lycéennes. Deux siècles d’histoire, Lyon, INRP, p. 59-71 (notamment p. 62-63).
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[8]
L’ouvrage d’Eugène Rendu, M. Ambroise Rendu et l’université de France, Paris, Fouraut et Dentu, 1861, a installé cette filiation dans l’historiographie, dont Ambroise Rendu fait en 1816 un argument en faveur de l’Université. A. Rendu, Observations sur le discours prononcé à la Chambre par M. Murard de Saint-Romain concernant l’instruction publique et l’éducation, 2e édition augmentée d’un supplément contenant le parallèle des deux Universités de France et de Turin, Paris, H. Nicolle, mars 1816, 34 + 56 p. Voir aussi l’analyse critique d’Alphonse Aulard, Napoléon Ier et le monopole universitaire. Origine et fonctionnement de l’Université impériale, Paris, A. Colin, 1911, p. 157-159.
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[9]
Constitutions et règlemens de l’université de Turin, Recueil de lois et règlemens concernant l’instruction publique depuis l’édit de Henri IV jusqu’à ce jour, t. III, Paris, Brunot-Labbé, 1814, p. 193-273.
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[10]
Voir le Compte rendu aux Chambres assemblées, Par M. Rolland, des différents Mémoires envoyés par les Universités sises dans le Ressort de la Cour, en exécution de l’Arrêt des Chambres assemblées, du 3 septembre 1762, relativement au plan d’Etude à suivre dans les Colleges non dépendans des Universités, & à la correspondance à établir entre les Colleges et les Universités. Du 13 Mai 1768. Paris, P. G. Simon, 1769.
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[11]
Marie-Madeleine Compère, Du collège au lycée (1500-1850), Paris, Gallimard/Julliard, 1985, p. 19-30.
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[12]
R. D. Anderson, art. cité.
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[13]
Willem Frijhoff, « Exception française, normalité hollandaise ? Questions sur l’évolution comparée du système universitaire autour de la création de l’Université impériale », infra, p. 19-37.
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[14]
R. D. Anderson, art. cité.
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[15]
Rita Hosfstetter, « La Suisse et l’enseignement aux XIXe-XXe siècles. Le prototype d’une “fédération d’États enseignants” ? », infra, p. 59-80.
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[16]
Antonio Viñao, « État et éducation dans l’Espagne contemporaine (XIXe-XXe siècles) », infra, p. 81-107.
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[17]
Rogério Fernandes et Maria Cristina Menezes, « L’enseignement secondaire dans le cadre du “Pombalisme” », Paedagogica Historica, vol. XL, no 1-2, avril 2004, p. 45-56.
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[18]
A. Viñao, art. cité.
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[19]
Dominique Julia, « La naissance du corps professoral », Actes de la recherche en sciences sociales, no 39, 1981, p. 175-205 ; Les trois couleurs du tableau noir. La Révolution. Paris, Belin, 1981.
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[20]
R. D. Anderson, art. cité.
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[21]
A. Viñao, art. cité.
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[22]
Luciano Pazzaglia, « La dimension constitutionnelle de l’éducation du Statuto albertino de 1848 à la constitution républicaine de 1948 », infra, p. 100-122. On renverra ici à l’article de Mariella Colin, « Les livres de lecture italiens pour l’école primaire sous le fascisme (1923-1943) », Histoire de l’éducation, no 127, juillet-septembre 2010, p. 57-94, qui montre, à travers l’iconographie, la montée progressive de la propagande fasciste et militariste à l’école.
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[23]
L. Pazzaglia, art. cité.
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[24]
A. Viñao, art. cité.
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[25]
R. Anderson, « The idea of the Secondary School in Nineteenth-Century Europe », Paedagogica Historica, Vol. XL, no 1-2, avril 2004, p. 93-106.
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[26]
Robert Anderson fait d’ailleurs partie des précurseurs de cette lecture nouvelle de l’histoire éducative française au XIXe siècle. Cf. R. D. Anderson, Education in France, 1848-1870, Oxford, Clarendon Press, 1975.
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[27]
Rita Hofstetter, art. cité.
La publication récente d’un important ouvrage de Jean-Michel Chapoulie a remis l’État au cœur d’une historiographie française de l’éducation qui s’était, depuis quelques décennies, largement affranchie de sa longue propension à lire l’histoire éducative depuis le point de vue du sommet. Mais, loin de renouer avec une conception verticale du développement de la scolarisation, cet ouvrage montre au contraire la multiplicité des lieux où s’est opérée la conquête de la France par l’École d’État, l’importance de ce qui se joue aux échelons intermédiaires de l’administration, dans les établissements et dans les villes, et la diversité des acteurs impliqués dans ce processus de longue durée. C’est dans cet esprit équilibré et attentif à la pluralité des échelles que s’inscrit ce numéro spécial qui fait de l’État enseignant – ou au moins de l’État acteur de l’action éducative – son sujet central.
Le bicentenaire du décret du 17 mars 1808 qui, en organisant l’Université impériale, a consacré la mainmise de l’État sur l’enseignement et posé les bases de l’institution scolaire française, a fourni l’occasion en mars 2008 d’un colloque international sur « L’État et l’éducation, 1808-2008 ». Il ne s’agissait pas d’élever un monument symbolique à la gloire du génie français en matière d’enseignement et d’organisation administrative, ni d’expier les excès et déplorer les travers légendaires de l’institution scolaire française. Ce colloque voulait avant tout considérer l’État enseignant comme un objet historique, revisiter les catégories – centralisation, étatisation, uniformité, corporatisme – qui servent souvent à le caractériser dans le cas français et proposer une comparaison internationale…