Collaborer : mode ou impératif ?
- Par Éric Brunelle
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Citer cet article
- BRUNELLE, Éric,
- Brunelle, Éric.
- Brunelle, É.
https://doi.org/10.3917/riges.403.0006
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Eric Brunelle
Eric Brunelle
1À écouter les experts, il semblerait que collaborer soit, de nos jours, un impératif organisationnel. Un incontournable que toute entreprise qui cherche à tirer profit de ses activités, à se démarquer stratégiquement, j’oserais même dire à survivre, doit parvenir à instaurer. Compte tenu des paradoxes de la collaboration en entreprise, la question se pose : est-ce vraiment possible ? Si oui, comment y parvenir ? Existe-t-il des limites à la collaboration ? Est-ce toujours une bonne chose de collaborer ?
2Dans tous les cas, il est vrai que nos organisations doivent relever de nombreux et nouveaux défis qui exigent de la collaboration : accroître la productivité et l’innovation en s’appuyant sur des technologies toujours plus complexes et plus sophistiquées ; mettre à profit des forces vives provenant autant de l’intérieur que de l’extérieur de l’organisation et, surtout, implantées partout sur la planète ; soutenir le partage continuel des talents individuels au bénéfice des objectifs du groupe ; favoriser une culture de confiance tout en cherchant à être compétitif, et j’en passe !
3Utopie ? Pas si on regarde le nombre grandissant d’organisations amenées à collaborer, à co-créer et à adopter des communautés de pratique. De nombreuses entreprises y parviennent avec brio tandis que d’autres en ont fait le cœur de leur modèle d’affaires. Pensons à IDEO, la firme de codesign la plus célèbre au monde (www.ideo.com), ou, plus près de chez nous, à la Société des arts technologiques, qui travaille avec l’hôpital Sainte-Justine à l’humanisation des soins. Une culture de la collaboration semble émerger de partout !
4Nous pouvons maintenant croire à la fin des leaders omniscients et omnipotents. L’avenir semble plutôt appartenir à ceux qui sont capables de partager et de cultiver cet esprit de collaboration, que ce soit avec leurs employés, avec leurs partenaires ou même avec leurs clients. C’est la chaîne de valeurs entière qui est revue. Pour y parvenir, il faut des gens capables d’abattre les silos et de repenser les règles régissant les relations de travail et la gestion des ressources humaines.
5Voilà un important défi à relever pour les organisations modernes et pour leurs gestionnaires !
6Bonne lecture !