Du côté des traductions
Pages 188a à 192
Citer cet article
- HÄHNEL-MESNARD, Carola,
- Hähnel-Mesnard, Carola.
- Hähnel-Mesnard, C.
https://doi.org/10.4000/11w1p
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- Hähnel-Mesnard, C.
- Hähnel-Mesnard, Carola.
- HÄHNEL-MESNARD, Carola,
https://doi.org/10.4000/11w1p
Notes
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[1]
Voir la note de lecture dans Germanica 71/2022 (https://journals-openedition-org.ressources-electroniques.univ-lille.fr/germanica/19162) et « l’invitation à lire » que Laurent Cassagnau a consacrée à la poétesse dans Germanica 68/2021 (https://journals-openedition-org.ressources-electroniques.univ-lille.fr/germanica/11184).
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[2]
Pour plus de détails, cf. « Barbara Köhler – Dans le double fond du langage » dans Carola Hähnel-Mesnard, La littérature autoéditée en RDA dans les années 1980. Un espace hétérotopique, Paris, L’Harmattan, 2007, p. 202-261.
Wolfgang Hilbig, Vieille écorcherie, suivi de Discours de présentation à l’Académie, traduit de l’allemand et postfacé par Bernard Banoun, Paris, l’extrême contemporain, 2024.
Barbara Köhler, Roulette allemande. Poèmes 1984 – 1989, traduit de l’allemand par Laurent Cassagnau, Paris, l’extrême contemporain, 2023.
Sarah Kirsch, Toutes-Fourrures. Une chronique, traduit de l’allemand, annoté et postfacé par Calann Heurtier, Paris, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’ENS-PSL, 2023.
Les lecteurs francophones peuvent se réjouir de la parution, en l’espace d’une année, de trois traductions importantes mettant à l’honneur un auteur et deux autrices diversement liés à la RDA. Ainsi, on peut enfin découvrir un récit magistral de Wolfgang Hilbig, cet ouvrier à l’improbable vocation d’écrivain qui n’a eu que très peu d’occasions de publier en RDA. Lorsqu’il la quitte en 1985 pour s’installer en République fédérale, elle restera toutefois le principal objet de ses écritures. Si on a pu lire en français, dès les années 1990, quelques récits et deux romans de Hilbig, puis en 2022 un choix de poèmes, il a fallu de la persévérance à son traducteur Bernard Banoun pour enfin publier cette Vieille écorcherie (Alte Abdeckerei), restée jusqu’ici à l’écart du public ne lisant pas l’allemand.
Ce récit, écrit et réécrit entre 1975 et 1990, fait partie des textes les plus denses de l’auteur. Alors que le narrateur se souvient d’avoir longé « un petit cours d’eau au-delà de la ville », « le temps d’un automne ou plus long encore », se met en place un récit circulaire, avec de nombreuses mises en abyme, où les souvenirs de ces mêmes excursions pendant l’enfance se mêlent aux perceptions du moment, incertaines, inquiétantes, irréelles…