Que savons-nous des entreprises africaines ?
Annales des Mines - Gérer & comprendre
2022/4 N° 150
98 pages
Citer ce numéro
Melchior d’Hondecoeter, A Pelican and other Birds near a Pool, Known as ‘The Floating Feather’, huile sur toile, vers 1680. Amsterdam, Rijksmuseum
« Au moment de notre enquête, l’association était l’un des intermédiaires majeurs sur le marché local du recrutement autour du projet (d’autant plus que le recrutement avait été retiré aux agences de placement). Les différentes stratégies employées l’ont dotée d’une position d’intermédiaire incontournable, au point de reconfigurer le champ de l’intermédiation autour du projet. »
Photo © Rijksmuseum
Bernard Eilers, Twee fotografen met camera op de Amstelveenseweg, diapositive, 1908. Amsterdam, Rijksmuseum
« Dès lors, le premier malentendu émerge lorsque les employés de la maison mère, banalisant la complexité du processus de transfert technologique, croient superficiellement ‟avoir servi les procédés techniques sur un plateau d’argent” à des partenaires africains qui, au contraire, dans leur réalité quotidienne, loin de toute forme de passivité, sont constamment engagés dans un travail actif d’adaptation, de bricolage et de réparation. En fait, ils sont contraints de devoir bâtir ex nihilo un environnement propice au fonctionnement de ces équipements complètement étrangers à leur milieu technique. »
Photo © Rijksmuseum
Paul Gauguin, graveur, L’univers est créé, estampe, entre 1893 et 1894. Paris, Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
« Les deux cas d’échecs présentés sont expliqués selon leurs propriétaires par l’effet de forces invisibles sur l’activité de l’entreprise. Ayimpam (2007) rapporte plusieurs cas d’échecs pour lesquels ‟le recours au religieux en général s’inscrit dans la même logique que le recours à la magie, car l’un et l’autre sont fondés sur la croyance que les forces invisibles peuvent influencer leur vie et leurs affaires” ».
Photo © Paris Musées / Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Anonyme, graveur, L’Amour du Temps passé, estampe, vers 1807. Paris, Musée Carnavalet, Histoire de Paris
« Si ces recherches sont cohérentes avec le nécessaire décentrement recherché et ne manquent pas d’apporter certains éclairages, elles reposent parfois sur la croyance qu’un centrage sur des valeurs ou des savoirs locaux (souvent hérités du passé) va garantir la pertinence et l’efficience des solutions proposées. Il faut éviter, dit Spivak, un ‟ethnocentrisme à l’envers”, fut-il motivé par la nostalgie d’une pureté passée antécoloniale, largement mythique d’ailleurs. »
Photo © Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris
Jan Brueghel (I), Latona and the Lycian Peasants, huile sur toile, vers 1605. Amsterdam, Rijksmuseum
« Les entrepreneurs que nous avons rencontrés savent qu’ils n’ont pas le droit d’exercer sans une autorisation administrative préalable. Selon eux, cette autorisation administrative ne fait que freiner leurs projets. Ils décident alors de faire abstraction de cette autorisation au début de leurs activités. Cependant, pour éviter les ennuis dès que les activités prennent de l’envergure, ils s’engagent dans la formalisation. »
Photo © Rijksmuseum
Photo du bâtiment principal de l’IME, campus Bonamoussadi
« L’Institut Supérieur de Management et de l’Entrepreneuriat (IME) de Douala est une business & engineering school privée, créée en mai 2010 et située dans un quartier périphérique de la ville. »
Photos © Emmanuel Kamdem (président du comité scientifique et pédagogique de l’IME)
Photo d’une salle de classe, cursus management
« Ce souci de la qualité de service se traduit au quotidien par la disponibilité d’infrastructures comparables, sinon meilleures par rapport à celles des établissements universitaires publics (bâtiments en propriété ou en location construits aux normes architecturales en vigueur dans le pays, salles de classe, bureaux administratifs, laboratoires informatiques, connexions téléphonique et Internet, etc.). »
Jacques Dumont, peintre, Allégorie en l’honneur de la publication de la paix d’Aix-la-Chapelle, le 13 février 1749, huile sur toile, en 1761, 18e siècle. Paris, Musée Carnavalet, Histoire de Paris
« Natif de cette zone forestière Fang-Beti-Pahouing et élevé à ces valeurs, Gervais Mendo Ze, le premier des dirigeants qui fait l’objet de notre étude, va pour ainsi dire incarner le type du ‟bon Évu”. Toute la vie de ce directeur général sera consacrée à représenter quotidiennement l’Évu positif de celui qui ‟fait du bien aux gens”, qui leur donne à manger (Godong, 2011). »
Photo © Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris