Article de revue

Proximités et interactions : une reformulation

Pages 233 à 249

Citer cet article


  • Bourdeau-Lepage, L.
  • et Huriot, J.-M.
(2009). Proximités et interactions : une reformulation. Géographie, économie, société, . 11(3), 233-249. https://shs.cairn.info/revue-geographie-economie-societe-2009-3-page-233?lang=fr.

  • Bourdeau-Lepage, Lise.
  • et al.
« Proximités et interactions : une reformulation ». Géographie, économie, société, 2009/3 Vol. 11, 2009. p.233-249. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-geographie-economie-societe-2009-3-page-233?lang=fr.

  • BOURDEAU-LEPAGE, Lise
  • et HURIOT, Jean-Marie,
2009. Proximités et interactions : une reformulation. Géographie, économie, société, 2009/3 Vol. 11, p.233-249. URL : https://shs.cairn.info/revue-geographie-economie-societe-2009-3-page-233?lang=fr.

Notes

  • [*]
    Adresse email : lblepage@ gmail. com
  • [**]
    Adresse email : huriot@ u-bourgogne. fr
  • [1]
    CNRTL : Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales. http:// www. cnrtl. fr/ definition/ proximité
  • [2]
    Dans le sens de métrique, une distance est une fonction non négative définie sur L2 (où L est l’ensemble des éléments de référence – lieux ou autres) et satisfaisant les conditions d’identité, de symétrie et d’inégalité triangulaire. La distance euclidienne, ou « à vol d’oiseau » est une métrique (Huriot et Perreur, 1990).
  • [3]
    On admet le terme de distance pour désigner des fonctions non négatives définies sur L2 et satisfaisant uniquement la condition d’identité. Cette distance est beaucoup plus générale qu’une métrique puisque la seule exigence est qu’entre deux éléments aux caractéristiques identiques, la distance soit nulle. Alors « la distance peut être vue seulement comme une représentation numérique de la séparation ou de la dissemblance entre les localisations » (Huriot, Smith et Thisse, 1989, 296) ou entre n’importe quelle autre caractéristiques d’objets ou d’individus.
  • [4]
    Traduction de Bourdeau-Lepage et Huriot.
  • [5]
    Au sens de North (1990), les institutions sont « les règles du jeu d’une société, ou les contraintes que les hommes se donnent en vue d’organiser les interactions humaines »
  • [6]
    L’expression de proximité organisée est très peu évocatrice de la nature de la proximité qu’elle désigne, mais nous la conservons en acceptant l’usage conventionnel, donc en partageant avec l’école de la proximité une proximité… organisée.
Français

Résumé

Ce papier réexamine la relation entre proximités et interactions à la lumière d’une reformulation des concepts de proximité en termes de coûts d’interaction. Nous partons de l’idée que la proximité, au sens générique, traduit la plus ou moins grande facilité d’interagir. Deux conséquences en résultent : (1) la proximité peut s’exprimer en termes de coûts ; (2) différentes formes de proximité correspondent à différentes modalités d’interaction et aux coûts qui leurs sont associés. Sur la base de ces prémisses et de l’examen des différentes déclinaisons du concept dans l’économie de la proximité et dans l’économie de l’agglomération, nous proposons de retenir quatre formes de proximités, dont trois restent proches de l’économie de la proximité, et l’une est entièrement nouvelle, la proximité géographique virtuelle.

Mots-clés

  • interactions
  • économie de l’agglomération
  • économie de la proximité
  • proximités géographiques permanente
  • temporaire et virtuelle

Mots-clés éditeurs : économie de l'agglomération, économie de la proximité, interactions, proximités géographiques permanente, temporaire et virtuelle


English

Proximities and interactions: a new formulation

Proximities and interactions: a new formulation

This paper revisits the relation between proximity and interactions, in the light of new thoughts on the concepts of proximity. We start from the idea that proximity, in the most general sense, reflects the easiness to interact. It results that: (1) proximity can be expressed in terms of costs; (2) different forms of proximity correspond to different modes of interaction and to the associated costs. On the basis of these premises and of the various forms of the concept in the economics of proximity and in the economics of agglomeration, we suggest to deal with four forms of proximity, three of them closely linked to the economics of proximity, and one entirely new: virtual geographical proximity.

Keywords

  • interactions
  • economics of agglomeration
  • proximity economics
  • permanent
  • temporary and virtual geographical proximities

Mots-clés éditeurs : economics of agglomeration, interactions, permanent, proximity economics, temporary and virtual geographical proximities


Date de mise en ligne : 01/01/2010

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