Maurice Blanc (dir.), Vie quotidienne et démocratie
- Par Alain Faure
Pages 344 à 347
Citer cet article
- FAURE, Alain,
- Faure, Alain.
- Faure, A.
https://doi.org/10.3917/rfsp.452.344
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- Faure, A.
- Faure, Alain.
- FAURE, Alain,
https://doi.org/10.3917/rfsp.452.344
BLANC Maurice dir Vie quotidienne et démocratie Pour une sociologie de la transaction sociale Textes réunis et présentés par Maurice Blanc Marc Mormoni Jean Remy et Tom Storrie Paris Harmattan 1994 320 Logiques sociales
Cet ouvrage présente les actes de deux colloques organisés par Association internationale des sociologues de langue fran aise en mars 1992 Louvain et en juillet 1992 Lyon En trois parties et douze chapitres quatorze auteurs engagent un ambitieux questionnement sociologique pour réfléchir la fa on dont des groupes sociaux qui habitent sur un même territoire ou qui travaillent
Comptes rendus
dans la même entreprise parviennent à élaborer les compromis pratiques qui leur permettent de vivre ensemble malgré leurs conflits irréductibles» (p. 16). Notons d'emblée que le titre de l'ouvrage peut entraîner certains malentendus car, si le cœur des contributions appuie certes ses réflexions sur des exemples de la «vie quotidienne», il porte le plus souvent sur des situations professionnelles et ne traite que partiellement du rapport à la démocratie. En revanche, le sous-titre colle tout à fait au propos : chaque auteur tente de poser à partir de ses propres terrains de recherche les jalons d'une «sociologie de la transaction sociale» qui permette de valider, sur les plans méthodologique et théorique, une nouvelle appréhension des phénomènes sociaux. Naturellement, une telle entreprise nécessite de considérables précautions que les auteurs s'empressent de préciser en introduction: la notion de «transaction sociale» s'apparente à un paradigme en gestation et non à un concept, elle exige un travail programmatique d'approfondissement qui est loin d'être achevé, de nombreux malentendus méritent ainsi d'être combattus ou dissipés sur le plan scientifique, telle la trompeuse métaphore du marché, le risque d'une appréhension trop restrictive-ment économique et financière, ou encore certains a priori consensualistes…