Origines des fables et fables des origines dans l’Histoire des deux Indes. Diderot dialoguant avec Fontenelle et Voltaire
- Par Muriel Brot
Pages 221 à 251
Citer cet article
- BROT, Muriel,
- Brot, Muriel.
- Brot, M.
https://doi.org/10.3917/rfhip1.052.0221
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- Brot, Muriel.
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https://doi.org/10.3917/rfhip1.052.0221
Notes
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[1]
Une première version de ce texte, moins annotée, a paru, sous le titre « Diderot, Raynal et l’historiographie des origines dans l’Histoire des deux Indes », Le Monde français du dix-huitième siècle, vol. 3, n° 1, 2018. https://doi.org/10.5206/mfds-ecfw.v3i1.1688.
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[2]
Guillaume-Thomas Raynal, Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, sous la direction d’Anthony Strugnell, abrégée en HDI dans la suite des notes, Ferney-Voltaire, Centre international d’étude du xviiie siècle, 2012, t. I, p. 23. Publiée sans nom d’auteur lors de sa première édition en 1770, augmentée et rééditée sous le nom de Raynal en 1780, l’HDI est un ouvrage collectif composé par une équipe de collaborateurs dirigée par l’abbé Raynal qui en était une sorte de rédacteur en chef. Diderot y a beaucoup contribué, particulièrement pour la troisième édition de 1780 que nous citons dans cette étude. Voir la présentation de l’HDI dans l’« Introduction générale » de l’édition, ibid., p. XXVII-LII.
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[3]
Bernard de Fontenelle, Sur l’histoire, Œuvres complètes, Paris, Fayard, 1989, t. III, p. 169.
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[4]
Ibid., p. 176 et 178.
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[5]
HDI, t. I, p. 25.
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[6]
Ibid., p. 386.
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[7]
Ibid., p. 42.
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[8]
Ibid., p. 484.
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[9]
Ibid., p. 352.
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[10]
Ibid., p. 290.
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[11]
Ibid., p. 302.
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[12]
Ibid.
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[13]
Ibid., p. 290.
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[14]
Voir Chantal Grell, « Nicolas Fréret, la critique et l’histoire ancienne », dans Nicolas Fréret, légende et vérité, textes réunis et présentés par Chantal Grell et Catherine Volpilhac-Auger, Oxford, Voltaire Foundation, 1994, p. 51-71.
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[15]
Voir Carlo Borghero, La certezza e la storia : Cartesianesimo, pirronismo e conoscenza storica, Milan, Franco Angeli, 1983 ; id., « Les philosophes face à l’histoire : quelques discussions sur la connaissance historique aux xviie et xviiie siècles », dans Pratiques et concepts de l’histoire en Europe : xvie-xviiie siècles, édité par Jean-Michel Dufays et Ch. Grell, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 1990, p. 73-83 ; Béatrice Guion, Du bon usage de l’histoire : histoire, morale et politique à l’âge classique, Paris, H. Champion, 2008, p. 467-483.
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[16]
Bernard de Fontenelle, De l’origine des fables, Œuvres de monsieur de Fontenelle, Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, 1754, t. II, p. 176 et 192.
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[17]
Voltaire, La Philosophie de l’histoire, édité par J. H. Brumfitt, The Complete Works of Voltaire, Genève, Musée et Institut Voltaire, University of Toronto Press, 1969, vol. 59, p. 89.
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[18]
Diderot, Pensées détachées. Contributions à l’Histoire des deux Indes, édité par Gianluigi Goggi, Sienne, Studi sull’illuminismo, 1976, t. I, p. 3. Le fragment est inséré dans le chapitre i du livre XIX de l’HDI.
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[19]
Ibid., p. 4.
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[20]
HDI, livre I, p. 52. Voir les notes 139 à 157, p. 51-54, sur les sources du passage et la réécriture de Diderot. Nathaniel Brassey Halhed (1751-1830) travaillait au Bengale pour la Compagnie des Indes.
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[21]
Ibid.
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[22]
Ibid., p. 53.
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[23]
Ibid., p. 54.
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[24]
Voir Edoardo Tortarolo, « L’euthanasie de la chronologie biblique », dans Les philosophes et l’histoire au xviiie siècle, sous la direction de Muriel Brot, Paris, Éditions Hermann, 2012, p. 221-245.
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[25]
HDI, t. I, p. 40.
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[26]
Ibid., p. 366, note 105. Il s’agit du Voyage aux Indes orientales de Jean-Henri Grose, Londres, 1758, p. 221-231.
-
[27]
Ibid., p. 366-367.
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[28]
Ibid., p. 71.
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[29]
Ibid.
-
[30]
Diderot, Salon de 1767, Œuvres complètes, Paris, Édition Hermann, 1990, t. XVI, p. 202 ; et Supplément au voyage de Bougainville, Œuvres complètes, ibid., 1989, t. XII, p. 607 et 629.
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[31]
HDI, t. I, p. 71.
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[32]
Ibid., p. 54.
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[33]
Ibid., p. 290.
-
[34]
Ibid., note 181.
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[35]
Ibid., p. 416.
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[36]
Sur ces débats, voir Claudine Poulouin, Le temps des origines : l’Eden, le Déluge et « les temps reculés », de Pascal à l’Encyclopédie, Paris, H. Champion, 1998, p. 189-212, 351-368, 513-529.
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[37]
Voltaire, Remarques sur l’histoire, Œuvres historiques, édité par René Pomeau, Paris, Gallimard, 1957, p. 44 (Bibliothèque de la Pléiade).
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[38]
Voltaire, Nouvelles considérations sur l’histoire, Œuvres historiques, p. 48.
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[39]
Sur le concept de « civilisation », voir Bertrand Binoche, « Civilisation : le mot, le schème et le maître-mot », et Céline Spector, « Science des mœurs et théorie de la civilisation de L’Esprit des lois de Montesquieu à l’École historique écossaise », dans Les équivoques de la civilisation, sous la direction de Bertrand Binoche, Seyssel, Éditions Champ Vallon, 2005, p. 9-17 et 136-160.
-
[40]
Les études consacrées à la civilisation de la Russie au xviiie siècle sont si nombreuses que je m’en tiendrai aux principales publications qui éclairent la polémique traitée ici. Elles présentent d’ailleurs la bibliographie détaillée du domaine. Sur Diderot, la Russie et l’Histoire des deux Indes, voir Georges Dulac, « Diderot et la civilisation de la Russie », dans Denis Diderot (1713-1783), édité par Anne-Marie Chouillet, Paris, Aux Amateurs de livres, 1985, p. 161-171 ; id., « Diderot et le concept de civilisation », Dix-huitième siècle, n° 29, 1997, p. 353-373 ; id., « Diderot et “le mirage russe” : quelques préliminaires à l’étude de son travail politique de Pétersbourg », dans Le mirage russe au xviiie siècle, édité par Sergueï Karp et Larry Wolff, Ferney-Voltaire, Centre international d’étude du xviiie siècle, 2001, p. 149-192 ; Gianluigi Goggi, « Diderot et l’abbé Baudeau : les colonies de Saratov et la civilisation de la Russie », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, n° 14, 1993, p. 23-83 ; Diderot, Pensées détachées ou Fragments politiques échappés du portefeuille d’un philosophe, textes établis et présentés par G. Goggi, postface de G. Dulac, Paris, Éditions Hermann, 2011, voir notamment p. 73-100, 201-204, 209-219 ; et C. Spector, « Science des mœurs et théorie de la civilisation de L’Esprit des lois de Montesquieu à l’École historique écossaise », Les équivoques de la civilisation, op. cit., p. 147-153.
-
[41]
Bernard de Fontenelle, Œuvres diverses, La Haye, Gosse et Neaulme, 1729, t. III, p. 357-376 ; voir p. 357 et 373.
-
[42]
Ibid., p. 363.
-
[43]
Voir Cl. Poulouin, « De l’origine des fables ou de l’esprit humain dans l’une de ses plus étranges productions », dans Fictions de l’origine, 1650-1800, sous la direction de Christophe Martin, Paris, Éditions Desjonquères, 2012, p. 65-72.
-
[44]
Sur la genèse du mythe pétrovien, voir Albert Lortholary, Le mirage russe en France au xviiie siècle, Paris, Éditions Contemporaines, 1951, p. 9-76 ; Diego Venturino, « Fontenelle, la modernité et le temps présent. L’éloge de Pierre le Grand », Revue Fontenelle, n° 6/7, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2010, p. 35-50.
-
[45]
Voltaire, Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand, édité par Michel Mervaud, avec la collaboration d’Ulla Kölving, Christiane Mervaud et Andrew Brown, The Complete Works of Voltaire, Oxford, Voltaire Foundation, 1999, vol. 46, p. 250-251.
-
[46]
Ibid., p. 510.
-
[47]
Ibid., p. 385.
-
[48]
Ibid., partie I, chap. vi, p. 563.
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[49]
Sur Voltaire et le rôle civilisateur du tsar, voir M. Mervaud, « Les Anecdotes sur le czar Pierre le Grand de Voltaire : genèse, sources, forme littéraire », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n° 341, Oxford, Voltaire Foundation, 1996, p. 89-126.
-
[50]
Voltaire, Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand, op. cit., p. 99, 134, 178, 220 et 387.
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[51]
Voir la lettre du 7 août 1757 de Voltaire à Ivan Chouvalov, The Complete Works of Voltaire, op. cit., 1971, vol. 102, p. 120-121. Sur Voltaire et l’historiographie de Pierre Ier, voir M. Mervaud, « Les Anecdotes sur le czar Pierre le Grand de Voltaire : genèse, sources, forme littéraire », art. cit. ; Chr. Mervaud, « La perception voltairienne de l’autre et de l’ailleurs dans l’Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand », Revue Voltaire, n° 1, travaux rassemblés par Sylvain Menant, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2001, p. 27-38.
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[52]
Jean Chappe d’Auteroche, Voyage en Sibérie fait par ordre du roi en 1761, édité par M. Mervaud et Madeleine Pinault Sørensen, Oxford, Voltaire Foundation, SVEC, 2004 : 03, 2 vol.
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[53]
HDI, t. I, livre V, chap. xix à xxiii, p. 519-540.
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[54]
Voltaire, Anecdotes sur le czar Pierre le Grand, édité par M. Mervaud, The Complete Works of Voltaire, op. cit., 1999, vol. 46, p. 79. Voir aussi p. 223 et 385.
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[55]
HDI, t. I, p. 520, 522 et 528.
-
[56]
Ibid., p. 531.
-
[57]
Ibid., p. 528.
-
[58]
Ibid., p. 527 et 532.
-
[59]
Ibid., p. 532.
-
[60]
Sur Diderot et Catherine II, voir G. Dulac, « Le discours politique de Pétersbourg », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, n° 1, Paris, Aux Amateurs de livres, octobre 1986, p. 32-58 ; et « Dans quelle mesure Catherine II a-t-elle dialogué avec Diderot ? », dans Catherine II et l’Europe, sous la direction d’Anita Davidenkoff, Paris, Institut d’études slaves, 1997, p. 149-161.
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[61]
HDI, t. I, p. 533.
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[62]
Ibid., p. 537.
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[63]
Voir le détail des sources et de leur circulation dans G. Goggi, Pensées détachées ou Fragments politiques échappés du portefeuille d’un philosophe, op. cit., p. 73-100, particulièrement p. 79-81.
-
[64]
David Hume, « Sur l’origine des sciences et des arts », dans Essais moraux et politiques, traduits de l’anglais de Mr Hume, seconde édition, Œuvres de Mr Hume, Amsterdam, Schneider, 1764, t. I, p. 255-256.
-
[65]
HDI, t. I, p. 537 et 539.
-
[66]
Voir l’importance de cette chronologie et la récurrence de ces termes dans G. Goggi, Pensées détachées ou Fragments politiques échappés du portefeuille d’un philosophe, op. cit., p. 79, 81, 83-84, et 99.
-
[67]
D. Venturino, « Fontenelle, la modernité et le temps présent. L’éloge de Pierre le Grand », art. cit., p. 43.
-
[68]
HDI, t. I, p. 533.
-
[69]
Ibid., p. 534.
-
[70]
Ibid., p. 539.
-
[71]
Voltaire, Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand, op. cit., p. 185, 390-396, 409-410.
-
[72]
Ibid., p. 400-410.
-
[73]
Voir G. Goggi, article « Amériques », Dictionnaire général de Voltaire, sous la direction de Raymond Trousson et Jeroom Vercruysse, Paris, H. Champion, 2003, p. 28-33.
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[74]
HDI, t. I, p. 533. C’est moi qui souligne.
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[75]
Sur Voltaire, Diderot et l’histoire, voir Muriel Brot, « Histoire et progrès dans l’Histoire des deux Indes », dans Poétique de la pensée : mélanges offerts à Jean Dagen, édité par S. Menant, Philippe Sellier, B. Guion et Susana Seguin, Paris, H. Champion, 2006, p. 153-165 ; et G. Goggi, « Grimm et Diderot face à l’œuvre historique de Voltaire (et en particulier à l’Essai sur les mœurs) dans la Correspondance littéraire », Revue Voltaire, n° 5, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2005, p. 209-226.
-
[76]
Voir les lettres à Damilaville du [19 octobre 1760] et à Sophie Volland du 20 octobre [1760], Correspondance, édition établie par Laurent Versini, Paris, Robert Laffont, 1997, p. 264-265 et 274-275 (Bouquins).
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[77]
Voir Cl. Poulouin, « De l’origine des fables ou de l’esprit humain dans l’une de ses plus étranges productions », art. cit., p. 69.
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[78]
Ibid.
-
[79]
Voltaire, Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand, op. cit., p. 100.
-
[80]
Lettre de Voltaire à Frédéric II de Prusse, janvier 1738, (D1426), Correspondance, édité par Théodore Besterman, notes traduites de l’anglais et adaptées par Frédéric Deloffre, Paris, Gallimard, 1978, t. I, p. 1068 (Bibliothèque de la Pléiade).
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[81]
HDI, t. I, p. 302-304.
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[82]
Ibid., p. 304 ; voir la note 221 pour la source de cette description du Bisnapore et la contribution possible, mais non attestée, de Diderot à ce passage.
-
[83]
Ibid., p. 303-304.
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[84]
Voir B. Guion, Du bon usage de l’histoire, op. cit., p. 517-547.
Histoire de la colonisation depuis le xve siècle jusqu’aux années 1760-1770, inspirée par le rationalisme historique de Fontenelle et de Voltaire, l’Histoire des deux Indes de l’abbé Raynal s’intéresse doublement aux origines des nations : sur le plan historiographique, pour dénoncer les fables et les impostures qui dénaturent l’histoire ; sur le plan politique, pour mettre au jour, et tenter d’infléchir, les processus économiques et philosophiques qui bloquent l’évolution des sociétés.
The Fables’ Origins and the Fables about Origins in the Histoire des deux Indes : Diderot’s Dialogue with Fontenelle and Voltaire
A history of colonisation from the 15th century to the years 1760–1770, inspired by Fontenelle’s and Voltaire’s historical rationalism, Abbé Raynal’s Histoire des deux Indes is doubly interested in the origins of nations : historiographically, in order to denounce the fables and impostures that distort history ; politically, so as to bring to light, and attempt to influence, the moral, economic and philosophical processes that block the evolution of societies.
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