Article de revue

Lecture(s) de quelques manuscrits liés à la confrérie al-Raḥmaniyya

Pages 119 à 135

Citer cet article


  • Bala, S.
(2016). Lecture(s) de quelques manuscrits liés à la confrérie al-Raḥmaniyya. Études et Documents Berbères, 35-36(1), 119-135. https://doi.org/10.3917/edb.035.0119.

  • Bala, Sadek.
« Lecture(s) de quelques manuscrits liés à la confrérie al-Raḥmaniyya ». Études et Documents Berbères, 2016/1 N° 35-36, 2016. p.119-135. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-etudes-et-documents-berberes-2016-1-page-119?lang=fr.

  • BALA, Sadek,
2016. Lecture(s) de quelques manuscrits liés à la confrérie al-Raḥmaniyya. Études et Documents Berbères, 2016/1 N° 35-36, p.119-135. DOI : 10.3917/edb.035.0119. URL : https://shs.cairn.info/revue-etudes-et-documents-berberes-2016-1-page-119?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/edb.035.0119


1La contribution se voudra une description de quelques manuscrits liés à l’invocation (al-dhîkr) de la confrérie soufie, al-râhmaniyya al-khalwâtiyya al-suhrawardiyya. Parmi ces manuscrits figure le texte d’al-hadra (présence divine) de Sîdî Mḥammad Ibn ‘Abd al-Raḥmân, al-Azharî, fondateur de cette ṭarîqa au xviiie siècle, le chant Nûr al-a'yân (lumière des notables) d’al-Shâykh Bâsh Tarzî en arabe parlé, et des poèmes de chants soufis de Kabylie dont celui du célèbre al-Ḥâj Ss‘îd Ivaḥriyen.

2Obtenus auprès des khwans (littéralement frères en Dieu et adeptes de la confrérie al-rahmâniyya), ces manuscrits constituent un support privilégié du patrimoine immatériel et spirituel de cette confrérie.

3Seule une précaution d’ordre méthodologique d’un regard de l’intérieur permet de saisir les identités réelles de ces matériaux et leurs circulations dans des milieux restreints. Les états spirituels (aḥwâl), la nature souvent allusive du discours soufi et le respect des règles de convenances (adâb) régissant la vie des novices, et la présence du maître éducateur (al-shâykh al-murabbî) en sont les éléments essentiels de matrice globale, qu’est la spiritualité. Cette réalité étant admise est énoncée clairement chez les spécialistes et dans la littérature liée au soufisme. On a pu le constater et le vivre à travers notre expérience de travail sur le genre hagiographique et notamment dans notre thèse sur le récit de voyage d’al-Warthîlânî Sîdî al-Ḥusîn (Bala, 2008).

4Cette position, quelque peu confessionnelle, confortera mieux notre lecture du manuscrit, et permettra un meilleur accès au manuscrit, et une jonction entre spiritualité et codicologie.

5Une vision large et prospective rendrait service au traitement du patrimoine et contribuerait à sa conservation.

6L’accès, la notation, la circulation et quelques éléments significatifs de ces objets constituent l’essentiel de notre contribution. On peut citer à cet effet Henri-Jean Martin (2001 : 417-418) : « La ‘‘lecture’’ d’un texte est le résultat de la confrontation de l’acquis personnel de chacun avec les données qui lui sont proposées, sous forme d’une suite de signes symboliques. Les hommes d’un milieu ou d’une époque réagissent donc, face notamment aux œuvres littéraires, autant en fonction de la culture dans laquelle ils se trouvent immergés que de leur expérience personnelle ».

7La genèse, le secret, l’art et la technique du manuscrit feront l’objet d’une étude ultérieure.

Présentation du matériau – Les informateurs

8Cette présentation concerne deux éléments jugés importants : les informateurs et les corpus. Ils sont en nombre réduits et choisis parmi un ensemble beaucoup plus important.

9Le corpus à présenter est choisi parmi un ensemble de manuscrits collectés auprès de certains informateurs privilégiés.

10Le premier de nos informateurs est Djamel-Eddine Mechehed, archiviste, codicologue, responsable et détenteur du fond documentaire de la famille Ulaḥbib de la région kabyle de Beni Ouartilane. Il est un auteur bien connu de plusieurs articles et ouvrages, dont un catalogue de manuscrits islamiques (2004) et un ouvrage de manuscrits de Kabylie (2010). Outre le manuscrit d’al-ḥadhra qu’il a mis à notre disposition, il nous a été d’une grande utilité dans l’identification d’autres documents similaires.

11Le deuxième informateur est Meḥal Abdelḥamid de la région kabyle de d’Iâzzouguen. C’est un adepte de la ṭariqa al-Raḥmâniyya. C’est par son intermédiaire que nous avions eu accès à plusieurs copies de manuscrits à la fois riches et diversifiés. Figurent dans cette matière brute, des textes en langue kabyle et en arabe parlé, dont une copie du texte al-ḥadhra. Son avis aussi sur les documents en notre possession a été précieux.

12Le troisième informateur est originaire de Sîdî Aïch, de la région de Béjaïa. Il est l’un des khwans de la zâwiya de Taghrast d’al-Shâykh Muḥand al-Sâ‘îd Ibn Saḥnûn. Il s’agit d’al-Ḥâj Braham Asharshûr. Il a mis à notre disposition deux documents ou livres en cahier – ou encore codex selon la terminologie de Henri-Jean Martin (2001 : 417) –, de poèmes d’al-Ḥâj Ss‘îd, l’un est original, l’autre est une copie d’un autre manuscrit.

Le corpus

13Il est constitué, faut-il le rappeler, des manuscrits suivants : al-hadhra (présence divine) de Sîdî Mḥammad Ibn ‘Abd al-Raḥmân, nûr al-ayân (lumière des notables) d’al-Shâykh Bâsh Tarzî de Constantine, icewwiqen (chant d’invocation soufis) et adekker (chant mystico-religieux).

14Voici quelques informations sur ces textes :

15– Al-Ḥadhra (présence divine) : ce texte en arabe est constitué de deux pages dont la première figure dans l’ouvrage (Mechehed, 2010 : 127) et est intitulé Salât al-raḥmâniyya (littéralement prière d’al-rahmâniyya), de la collection Afniq al-Shâykh al-Mûhûb. Selon le témoignage de D-E. Mechehed, il date de la deuxième moitié du xixe siècle pour la simple raison que la fondation de cette collection est réalisée à ce moment-là. Concernant le copiste, il est anonyme. La seule mention sur l’identité de celui-ci figure sur la seconde page où son auteur attire l’attention du lecteur sur d’éventuelles erreurs dans la translittération du texte pour la bonne raison qu’il n’est pas lettré (al-Ḥadhra : 02), selon sa plume. Cela se confirme par le caractère oral de la langue utilisée dans le document : une infraction aux règles de bon usage de la langue arabe pour certains, mais un moyen d’accès et d’invocation plus accessible pour d’autres.

16L’auteur de cette invocation est Sîdî Mḥammad Ibn ‘Abd al-Raḥmân al-Azharî au xviie siècle. Elle est conçue comme une prière quotidienne pour les novices et comporte des prières et des invocations. Ses vertus sont multiples et ses règles d’invocation sont strictes et obéissent aux règles de convenances prescrites par les maîtres soufis, dont la présence du maître ou du cheikh. Ce n’est pas n’importe quel maître, mais un maître éducateur (murshid), qui accompagne le novice ou le cheminant (sâlik) et le guide dans sa voie et sa progression spirituelle. Son invocation par le novice est soumise à l’avis et à l’autorisation de son maître.

17– Nûr al-ayân (lumière des notables) : il s’agit d’une copie d’un long poème de dix-neuf sixains étalés sur quatre pages et écrits en caractères latins. Le poème est d’al-Shâykh Bâsh Tarzî. Il date de 1829, selon le témoignage d’al-Shâykh Muhand al-Sâ‘îd, chef du groupe des khwans de la région Ivahriyan d’Azzeffoun, qui tient cette information d’al-Shâykh al-Azharî fondateur d’une récente zâwiyya à la ville algérienne de Djelfa, selon son témoignage. Le copiste n’est pas mentionné, ni même d’ailleurs la date de sa réalisation.

18Il est fort probable que le document copié remonte aux années vingt du siècle dernier, si l’on se fie au papier registre utilisé et à la notation adoptée. La copie nous est parvenue par le biais de notre informateur Abdelḥamid Meḥal.

19Il est aussi fort probable que son auteur soit al-Shâykh Mustafa Bâsh Tarzi, le commentateur d’al-Mandhûma al-rahmâniyya de Sîdî ‘Abd al-Raḥmân Bâsh Tarzî. C’est le personnage le plus important en plus de ce dernier, de cette chaîne rahmani de l’est algérien. Cela se confirme dans ce qui y est sur le site internet d’al-zâwiyya d’al-Shâykh Bâsh Tarzî (2008) de Constantine : « Le commentateur du compendium rahmani, cheikh Mustapha Bash Terzi né à Alger et mort en 1836 (1252 H.) à Constantine où se trouve son mausolée, était une référence pour ses pairs en jurisprudence mais aussi en sciences occultes et alchimiques telles que la manipulation des chiffres et des lettres. Il occupa le poste prestigieux de mufti de Constantine et grand cadi de cette réputée métropole de l’islam. Il donnait le prêche de vendredi dans les plus importantes mosquées de la ville telles que la mosquée dite du souk des gazelles, mosquée de la Casbah et mosquée de Sidi al-Kettani ».

20Voici le premier sixain en même temps refrain tel qu’il est dans le texte :

Besmilleh nabdits nane chade
Oua salats aî la mouhamed
Salalahou aîlike la bede
Chafiî al aîsiane
Nache kare fî sidi mhammid
Benaîbd arahmane

21Voici notre retranslitération :

(Besmelleh bdit nanshad
Wa sslatla muhammad
Salla Allâhlîh labad
Shafîal-syân
Nashkare fî Sîdî Mhammad
BanAbd al-rahmân)

22Le sixain de la fin est :

Aghfir la na ia louahid
Ou mats sidi na mou ha mide
Akhalqa i kouane
Bijhahi djimiî mane iou red
Oua rouki î soudjdane
Amin amin ia rabi li aîlamine

23Voici notre retranslitération :

(Ghfar lanâ yâ wâhad
Ummât Sidnâ Muhammad
A khâlaq lakwân
Bi jâhi man awad
Wa al-rukâwa al-sujdân
Amîn, amîn, yâ Rabb al-alamîn)

24Nous avons assisté à plusieurs reprises à l’invocation de ce poème soufi et avec des progressions mélodiques différentes, par les khwans des Ivaḥriyen et des Iazzouguen.

25Ce chant est invoqué par le passé un peu partout en Algérie, et nous avons retrouvé ses traces dans l’ancienne ville de Béjaïa. Il ponctue même des scènes d’al-hadhra des ravis en Dieu (majadîb).

26Il est aussi à signaler que nous disposons d’une copie en version Word et en caractères arabes de ce poème. Nous l’avons obtenue auprès d’un novice lors d’une visite au saint Sîdî Mansûr des Aïth Djennad, un certain premier mai 2011. Elle est un peu différente du manuscrit déjà cité qui reste plus cohérent du moins sur le plan du sens.

27– Adekker (chant mystico-religieux) : constitué d’un document que nous avons scanné en soixante six pages. Nous y avons eu accès à celui-ci par le biais d’al-Ḥâj Braham Asharshûr en décembre 2011, la veille de la célébration de la fête de ‘ashûrâ à la zâwiyya de Tifrit Ath al-Ḥâj, à Tizi Ouzou, en présence des cheikhs actuels de la confrérie al-Raḥmâniyya de Tizi Ouzou et de Béjaïa. Il s’agit d’al-Ḥâj al-Sâ‘îd Ibn Sâlaḥ et de ‘Abd al-‘Azîz Sharikhî. Ce sont deux personnages connus par leur piété et leur intégrité spirituelle. Ils représentent les relais actuels de cette chaîne initiatique et spirituelle. Informé de sa possession de documents d’al-Ḥâj al-Ss‘îd, une fois sollicité, le personnage les a d’abord mis à ma disposition et m’a chargé de faire des copies à ces mêmes cheikhs et aux gens présents. Il nous a laissé aussi le choix de pouvoir les décrire. J’ai pu ainsi accéder au matériau en question.

28Selon le témoignage du propriétaire du manuscrit, il est d’al-Ḥaj Ss‘îd Ivaḥriyen du village Alma Gashtûm. Il l’a eu de la main de Kerrouche Hadi dont le nom est mentionné sur la couverture du manuscrit (voir en annexe). Le document est dédié à al-Tâhar Ayth ‘Isa, (p. 66), par ce même d’al-Ḥaj Ss‘îd en 1936, lors de sa visite pieuse (ziyyâra) à la zâwiya d’al-Shâykh Muḥand al-Ssa‘id Ibn Saḥnûn de Taghrast située en région kabyle Ath Waghlîs.

29L’appartenance des poèmes du manuscrit au grand répertoire poétique d’al-Ḥâj Ss‘îd Darâji est presque unanime.

30Cet avis réconforte celui de son propriétaire, mais ce qui ne fait pas de consensus, c’est le copiste. La présence selon un de nos informateurs, d’un registre langagier typiquement bougiote dans le texte, compromet cette jonction entre auteur et copiste des poèmes. Cette position, en l’absence d’exemples, ne trouve pas les arguments de sa véridiction dans l’immédiat.

31Cette hypothèse réconforte largement la nature anonyme du copiste. Une comparaison de l’écriture du document avec un texte écrit de la main d’Al-Hâj Ss‘îd confirmerait ou infirmerait les deux hypothèses.

32– Poèmes de chants religieux (isefra udekker) : le document est constitué de plusieurs centaines de sixains en langue kabyle et d’un poème en arabe dialectale attribué au poète religieux al-Hâj Mḥand Ath al-Ḥusîn (1900- 1992) de Djam‘a Saharij en Kabylie. Nous avons eu accès à une copie du document de plus de deux milles sixains par l’intermédiaire d’Abdelḥamid Meḥal d’Iazzouguen.

33Nous avons repris comme exemple le poème intitulé Besmelleh a nebda nfetteḥ d’al-Ḥâj Ss‘îd Darraji (Ivehriyen).

34Voici le premier sixain tel qu’il est écrit par le copiste dont nous ignorons l’identité temporairement :

Bismi alah anevdou an fetsah
Adnaghr ekhra edh guel founoun
Wits celin fenvi yerbah
Yesardh ed nouvis mehoun
Dhel vagh k a Rabi edh guesmah
Meneagh gueth loufay gheroun

35Voici notre retranslitération :

[Besmelleh a nebda nfetteḥ
A d-ngher kra g lfunun
W ittṣellin f nnbi yerbeḥ
Yessared ddnub-is meḥḥun
Ḍelbegh-k a Ṛebbi g ssmaḥ
Menagh g tlufa yḍerrun]

Description des documents

36Les documents présentés sont de l’arabe parlé et du kabyle. Ils sont notés en caractère arabe et en latin.

37L’intérêt de ce genre de matériau est multiple : couvrant des périodes historiques différentes et offrant aussi de la matière première au linguiste, au littérateur, au philologue et à l’anthropologue de façon particulière.

38La notation du berbère par exemple, n’est pas univoque. Elle a traversé historiquement plusieurs étapes et ne semble pas aujourd’hui aussi faire l’unanimité par l’enjeu qu’elle représente. L’ignorance des manuscrits de ce genre, et l’éloignement parfois des élites des réalités de la société berbère est certainement à l’origine de cette distorsion. L’engouement pour une langue standard, la normalisation, et l’effacement des identités des locuteurs sont les marques manifestées de cette effectuation. Ce programme hypothétique est à l’œuvre dans l’enseignement et les institutions chargées de la promotion de la langue. Une autre perspective serait salutaire.

39Les manuscrits représentent en partie les traces des étapes de l’exploration de la langue, de coexistence de deux notations de celle-ci en caractères arabes et latins.

40Commençons par exemple par le latin. Il y a en premier lieu la période exploratrice dans le champ de la lexicographie berbère. L’écriture adoptée fait souvent l’amalgame entre les unités de la langue. On le voit clairement dans le manuscrit du chant Nûr al-ayan.

41Cette effectuation revêt un aspect utilitaire. Elle est portée en particulier par des missionnaires dont l’objectif était de rendre des comptes à l’administration coloniale de l’époque. C’est, faut-il le mentionner, le début de contact entre notre culture et la culture française.

42Delà se pose le problème de transcription ! Comment le résoudre ?

43La vision utilitaire de rendre compte au pouvoir en place de la vie des sujets, a fait donc que la réflexion sur la langue est reléguée au second plan. L’assimilation de la langue berbère aux règles de la langue française au niveau de l’écrit, est l’un des signes manifestés de cette position. Cette période va approximativement de 1880 à 1920.

44Derrière cette époque vient l’étape ethnographique où l’on tente de respecter les unités de la langue. Ces mêmes unités sont notées comme elles le sont dans la réalité. C’est le cas du poème du chant Besmelleh a nebda nfetteḥ d’al-Ḥâj Ss‘îd Darâji (Iveḥriyen).

45L’écrit ne s’est pas développé de façon autonome et ne s’est pas inscrit dans une perspective de réflexion linguistique tempérée. Cela est à l’origine du problème de l’économie dans l’écrit durant toute la période allant approximativement de 1910 à 1950.

46Pour le cas de l’arabe, il s’est créé aussi un amalgame entre l’arabe et les dialectes berbères, mais en l’absence d’inventaires et d’intérêts spécifiques à celle-ci dans les milieux berbérisants, la question reste ouverte.

Conclusion

47Cette présentation rend compte de la richesse du patrimoine manuscrit en Algérie et de sa faible exploration. Le manuscrit est à la fois riche, diversifié et est susceptible de briser certaines positions relatives à l’histoire, à la culture et à l’anthropologie du monde arabo-berbère. Il peut faire aussi l’objet en plus d’un examen philologique, d’un examen sémiologique et linguistique. Une codicologie conjuguée à une visée interdisciplinaire nous aiderait à mieux saisir le manuscrit et son identité.

48Concernant le patrimoine spirituel d’al-rahmâniyya, il est souvent transmis oralement du moins en ce qui concerne l’enseignement et l’initiation des novices. Il y a aussi ce qui est à l’état manuscrit détenu par des personnes ou des institutions comme les zâwiyas et qui reste inexploré. Par exemple, beaucoup de lettres dont des testaments (wasâya) de Sîdî Mḥammad sont méconnues du large public, y circulent chez des personnes rattachées à des zâwiyas, comme celle d’al-Ḥamlâwiyya, de Sîdî Sâlam, à l’est algérien, ou celle d’al-‘Uthmâniyya à Tolga pour ne citer que cela.

49Il va de soi qu’un inventaire de manuscrits rendrait énormément service à la société et aiderait à une meilleure appréhension de cette matière culturelle et cultuelle. Pour ce faire, une banque de données et une numérisation de manuscrits doivent être opérationnelles, à l’exemple de ce qui se fait aussi bien à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord que dans d’autres établissements d’enseignement et de recherche. De même qu’un meilleur essor doit être réservé à ce support culturel et identitaire intéressant à plus d’un titre.

Al-Ḥadhra de Sîdî Mḥammad Ibn ‘Abd al-Raḥmân al-Azharî.

Description de l'image par IA : Manuscrit ancien avec écriture arabe cursive sur papier jauni. Description de l'image par IA : Page jaunie avec écriture arabe cursive, texte centré, quelques taches visibles.

Al-Ḥadhra de Sîdî Mḥammad Ibn ‘Abd al-Raḥmân al-Azharî.

Nûr al-A‘yân (ainsi que les trois reproductions suivantes).

Description de l'image par IA : Page jaunie avec écriture manuscrite en arabe, numérotée de 1 à 4, avec des lignes et des paragraphes distincts. Description de l'image par IA : Une page jaunie avec du texte manuscrit en arabe. Description de l'image par IA : Page jaunie avec texte manuscrit en arabe, lignes numérotées de 14 à 16. Description de l'image par IA : Page jaunie avec texte manuscrit en arabe. Écriture cursive, lignes numérotées 12 et 19 visibles.

Nûr al-A‘yân (ainsi que les trois reproductions suivantes).

Couverture du manuscrit de chants mystico-religieux de type adekker attribués à Sî al-Ḥâj Ss‘îd Darâjî (Ivaḥriyen), suivi de la dernière page du manuscrit.

Description de l'image par IA : Couverture jaunie d'un manuscrit avec texte arabe, date 1936, et titre en bas.

Couverture du manuscrit de chants mystico-religieux de type adekker attribués à Sî al-Ḥâj Ss‘îd Darâjî (Ivaḥriyen), suivi de la dernière page du manuscrit.

Description de l'image par IA : Papyrus ancien avec inscriptions en écriture cursive. Deux morceaux superposés, le haut avec du texte, le bas presque vide.

Page d’un poème mystique Besmelleh a nbda nfetteḥ de Sî al-Ḥâj Ss‘îd Darâjî (Ivahriyen)

Description de l'image par IA : Page d'un poème mystique avec texte manuscrit en arabe.

Page d’un poème mystique Besmelleh a nbda nfetteḥ de Sî al-Ḥâj Ss‘îd Darâjî (Ivahriyen)

Références bibliographiques

  • Aissani, Djamil & Mechehed, Djamal Eddine, Manuscrits de Kabylie de la collection Ulahbib, Alger, CNRPAH. 2010.
  • Bacha, Ahmed, www.rahmaniaconsatantine.dz, 2008.
  • Bala, Sadek, Soufisme et voyage : lAlgérie du dix-huitième siècle à travers al-Rîhla al-warthîlâniyya de Sîdî al-Husîn al-Shârîf al-Warthîlânî (1125-1713/m.1193 ou 1194- 1779), thèse de doctorat, université Marc Bloch, Strasbourg II, 2008.
  • Mechehed, Djamal Eddine, Fahras al-makhtûtât al-islâmiyya bî maktabat al-Shâykh al-Mûhûb-Û-Laḥbîb al-khâsa, Bijâya, al-Jazâir, Muassasat al-Furqân lî al turâth al-islâmî, Londres, 2004.

Date de mise en ligne : 02/02/2020

https://doi.org/10.3917/edb.035.0119