La présence des langues de moindre diffusion sur le web Numérisations, normes et recherches
Pages 212 à 214
Citer cet article
- DOURARI, Abderrezak,
- OULD-BRAHAM, Ouahmi
- et SALEH, Imad,
- Dourari, Abderrezak.,
- et al.
- Dourari, A.,
- Ould-Braham, O.
- et Saleh, I.
https://doi.org/10.3917/edb.031.0212
Citer cet article
- Dourari, A.,
- Ould-Braham, O.
- et Saleh, I.
- Dourari, Abderrezak.,
- et al.
- DOURARI, Abderrezak,
- OULD-BRAHAM, Ouahmi
- et SALEH, Imad,
https://doi.org/10.3917/edb.031.0212
1La présence des langues de moindre diffusion sur le web : numérisations, normes et recherches a été le titre d’un colloque, à l’initiative du CNPLET (Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight, MEN, Alger), dirigé par Abderrezak Dourari, et le Laboratoire Paragraphe (université Paris 8, Saint-Denis), dirigé par Imad Saleh.
2L’événement eut lieu à Boumerdès (à l’est d’Alger), les 26, 27 et 28 avril 2012. Et il est le prolongement des trois workshops : (1) juin 2010 sur « la dictionnairique de langues de moindre diffusion (le cas du tamazight) » ; (2) mai 2009 sur « la normalisation, la numérisation et le e-learning » ; (3) juin 2008 sur « les TICE et les méthodes d’enseignement/apprentissage des langues ». Ces rencontres, toutes les trois, se sont tenues à Tipaza (Algérie).
3Aujourd’hui, l’un des moyens les plus sûrs, pour la conservation et le développement des langues de faible diffusion et de fonctionnalité sociale réduite, est la confection de bases lexicales, et de corpus d’expressions de tous ordres compatibles avec une utilisation informatisée. L’apprêtement de ces corpus à un traitement automatique est une tâche fondamentale, se situant à l’intersection des préoccupations de l’informaticien et du linguiste, dont on ne peut faire l’économie à l’âge de l’Internet et de l’informatique systématisés. C’est sur la base d’une analyse linguistique sérieuse que pourra se réaliser une extraction automatique réussie des données selon le besoin fixé.
4Ce workshop a fait, d’une part, l’état des lieux sur les présences de langues de moindre diffusion et sur les difficultés affrontées sur le web aux niveaux numérisations, normes et recherches des contenus textuels et, d’autre part, proposera des solutions éventuelles pour diffuser ces langues.
I. Liste des auteurs, avec nom d’institution et titre de la communication
- Ramdane Achab (Paris) & Hocine Sadi (Université d’Evry) : Le lexique français-berbère de mathématiques.
- Fatsiha Aoumer (Université de Béjaïa) : L’offre audiovisuelle amazighe (kabyle) sur les réseaux numériques. Description, organisation et exploitation.
- Omar Belkheir (Université de Tizi-Ouzou) & Saliha Ibri (Université de Tizi-Ouzou) : L’image de soi à travers les sites Web : le cas du kabyle.
- Farouk Bouhadiba (Université d’Oran) : Projet d’un lexique électronique dans la problématique des langues dites minoritaires en Algérie : le cas du tourisme.
- Saïd Chemakh (Université de Tizi-Ouzou) & Malika Sabri (Université de Tizi-Ouzou) : Cours de tamazight par Internet. Problèmes et propositions.
- Salam Diab-Duranton (Université Paris 8) : Le syriaque. État des lieux et perspectives.
- Jacques Ducloy (DRRT Lorraine, Nancy) : Session 1 / A la découverte des wikis ; Session 2 / conférence : les réseaux de wikis pour le multilinguisme et la multi-culturalité.
- Mohammed Hassoune (École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, Lyon) : Traitement automatique de la langue arabe et ses applications au sein de l’équipe SILAT : De la recherche scientifique à la valorisation industrielle.
- Boukhlil Guemide (Université de Jijel) : Using ICT to improve local dialect of Béchar.
- Henri Hudrisier (Université Paris 8) : Proposition pour la création d’un groupe TEI berbère fédérant la mise en chantier d’un sous-ensemble de balises spécifiques assurant la qualité d’interopérabilité des ressources linguistiques spécifiques.
- Issouf Mody (Niamey) : Problématique de balisage des dictionnaires : cas du dictionnaire nigérien bilingue tamajaq-français destiné à l’enseignement bilingue tamajaq-français.
- Ouahmi Ould-Braham (Université Paris 8 & MSH Paris Nord) : Histoire d’une initiative récente : la Bibliothèque numérique berbère.
- Mohamed Outahajala (IRCAM, Rabat) : & Lahbib Zenkouar (École Mohammedia d’ingénieurs, Maroc) : Etiquetage grammatical de l’amazighe marocain en utilisant les techniques d’apprentissage supervisé.
- André Savage (Aix-en-Provence) : L’Internet au service du peuple touareg : rendez-vous au puits.
- Kaldoun Zreik (Université Paris 8) : Multilinguisme : l’éternelle question.
II. Recommandations
6Il s’agit ici de faire des recommandations réalistes. Elles sont les suivantes :
- Pour nous, il est de bon sens de maintenir et de développer la coopération scientifique et technique entre institutions académiques du Sud et du Nord, mais aussi les relations Sud-Sud.
- Dans la mesure où le CNPLET (Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight) est, comme son nom l’indique, voué à la linguistique et à la pédagogie de tamazight, cet organisme placé sous l’égide du MEN a pris délibérément le parti de travailler avec d’autres partenaires ayant pour souci l’étude et la promotion des langues de moindre diffusion.
- Plus spécifiquement, en vue d’appréhender la langue tamazight (et ses différentes variétés) nous nous devons utiliser des approches qui on fait leurs preuves et des outils suffisamment mis à niveau.
- Parmi ces outils qui ont émergé au cours de nos travaux, ici à Boumerdès, nous avons la Text Encoding Initiative (TEI) et le Wiki, à même de gérer des ressources linguistiques ; et parmi les thèmes qui ont pointé lors des interventions, la question des Corpus (leur collecte, leur traitement et leur diffusion) et celle des Manuscrits, anciens ou récents, ont été récurrentes. Tous ces thèmes méritent toute notre attention, dans la mesure où ils vont être au service de nos différentes langues.
- Aussi, pourrait-on faire un effort en faveur des langues en danger par l’archivage numérique, l’étude et la diffusion des ressources.
- Enfin, il conviendrait de placer la langue de moindre diffusion, quelle qu’elle soit, dans le concert de la diversité linguistique et culturelle, de la société de démocratie et de justice. Aussi, pour le cas de l’Algérie, une création d’un Institut des langues serait une idée forte intéressante et tout à fait indiquée.