L’esprit du poète. Si Mohand Ou Mhand et la poésie kabyle d’aujourd’hui
Pages 273 à 283
Citer cet article
- SALHI, Mohand-Akli,
- Salhi, Mohand-Akli.
- Salhi, M.-A.
https://doi.org/10.3917/edb.025.0273
Citer cet article
- Salhi, M.-A.
- Salhi, Mohand-Akli.
- SALHI, Mohand-Akli,
https://doi.org/10.3917/edb.025.0273
Notes
-
[1]
L’Hocine Yahia est aussi auteur d’un deuxième recueil, Afraḍen bbul, publié au Québec.
-
[2]
Méziane U Muh est aussi auteur (de 1983 à 1989) de pièces théâtrales pour la chaîne II et, en 1993, d’une cassette de poèmes.
-
[3]
Remdane At Mensour est aussi auteur d’un recueil de poèmes, Tiγri, édité chez l’Harmattan en 1996. Il est aussi collecteur et transcripteur de poèmes traditionnels (Isefra n at zik). Récemment, il a publié une traduction du Coran aux Éditions Ziryab (Alger).
-
[4]
La poésie de Slimane Azem a bénéficié de plusieurs recueils. Le plus ancien, publié en 1984, est préfacé par Muhend Ou Yahia. Plus récemment, deux autres recueils sont édités. Il s’agit de Slimane Azem, le poète de Youssef Nacib (2001) et de Slimane Azem : le maître de la chanson berbère (2002).
-
[5]
Le texte issu de cette transcription porte l’intitulé suivant « Yellis ugellid » (Targit umedyaz, pp. 24-29).
-
[6]
Le texte rapportant le rêve (Yellis ugellid) s’achève par ce petit dialogue :
(...) Sliγ i wergaz-nni inna-yi-d :
– Wali-t kan ma d win tessnev.
Sneqdeγ, nniγ-as :
– D leεmeṛ ur ẓriγ argaz-agi.
– Inna-yi-d : d wagi d Si Muê-u-Mêend m’ad tkemmleḍ abrid-is.
Steṛḥmeγ fell-as, rniγ εuhdeγ-t ad kemmleγ deg webrid-s. (...). -
[7]
Les fragments de textes présentés dans cette étude sont écrits suivant les règles de la notation usuelle. Cependant certaines exceptions sont opérées pour des raisons proprement métriques. Par ailleurs, malgré les inconvénients qu’elle présente, la représentation typographique des textes est laissée telle que élaborée dans les recueils.
-
[8]
C’est le cas du texte Si Muḥend yenna-d.
-
[9]
Il s’agit du texte intitulé Ya laṭif. Ce dernier fait partie des premiers textes interprétés par Ait Menguellet.
-
[10]
Une autre présentation typographique, basée sur les unités intonatives, syntaxique et sémantique des vers, fait des textes de Si Mohand des tercets où chaque vers est composé de 19 syllabes. Le mètre est généralement 7-5-7-syllabe. De ce fait, le poème est, suivant cette conception, un poème isométrique avec un système complexe de rimes (interne et externe). La rime externe est toujours plate.
1 Cet article tente dans un premier temps de mettre en lumière les moyens utilisés par certains poètes kabyles contemporains de se positionner dans la lignée poétique de Si Mohand Ou Mhand (1845 ?- 1906) puis essaie d’expliquer les raisons qui ont favorisé cette filiation.
2 L’étude des traces intertextuelles avec la poésie attribuée à Si Mohand se fera sur un corpus composé de six recueils poétique publiés entre 1983 et 2002. Il s’agit des recueils suivants : Le pain d’orge de l’enfant perdu (Sherbrooke, 1983) de Arezki Meki, Targit umedyaz (Paris, 1988) de Meziane U Muh, War tamurt (Montréal, 1990) de L’Hocine Yahia [1], Lḥif yuran (Tizi-Ouzou, 2000) de Meziane U Muh [2], Agani (Alger, 2001) de Ramdane At Mensour [3] et de Aqriḥ de Rabah Larabi (Tizi-Ouzou, 2002). À ces recueils de la poésie écrite s’ajoute le répertoire de poèmes chantés par Slimane Azem [4]. Tous ces recueils font partie de la nouvelle poésie. Cette dernière prend forme par l’écriture et l’oralité médiatisée. Par ailleurs, elle entretient des rapports complexes (faits à la fois de rupture et de continuité) avec la poésie traditionnelle (cf. Salhi, 2002 ; Salhi 2004).
3 Les recueils de poèmes retenus dans cette étude font référence d’une manière implicite ou explicite à la poésie de Si Mohand. Par certains aspects textuels ou discursifs, les poètes étudiés ici tentent de se réclamer d’un « ancêtre poétique » et d’un « courant » poético-esthétique dans la lignée du grand poète kabyle.
4 Dans le récit autobiographique (Taḥkayt n Meẓyan, pp. 1-10) inséré dans son recueil Targit umedyaz, Méziane U Muh révèle (p. 7) qu’il a commencé à composer son premier poème en 1977 suite à un rêve dans lequel Si Mohand lui demandait de faire de la poésie. Dans ce rêve qu’il transcrit [5], Méziane U Muh raconte qu’on lui a présenté Si Mohand Ou Mhand, mort et allongé dans une pièce, en lui demandant de suivre sa voie [6]. Selon Méziane U Muh lui-même, c’est dans ce rêve que l’auteur de Targit umedyaz et de Lḥif yuran a fait la promesse de suivre la voie (poétique) tracée par Si Mohand. Dans l’introduction à son recueil, L’Hocine Yahia déclare que ses « poèmes se veulent un modeste témoignage de mon exil à vingt ans depuis bientôt vingt ans ! Ce dernier fut composé au summum d’une errance qui m’a conduit au Canada où je vis depuis bientôt dix ans. La plupart de ces vers furent composés à l’occasion de voyage de par le monde, parfois dans l’avion, parfois dans l’hôtel, lors de congrès scientifique » (p. 3). Ce type de témoignage sur l’exil et l’errance place son auteur dans une position de comparaison avec celui qui est connu et présenté comme étant le poète errant aux exils multiples.
5 Les procédés textuels utilisés pour établir une relation avec Si Mohand et/ou avec sa poésie sont multiples. Ils vont de la simple évocation à la reprise des schémas rhétoriques et du modèle métrique tout en passant par les expressions de reconnaissance et les citations.
Évocations, citations et hommages
6 Évoquer, citer et rendre hommage à Si Mohand n’est propre aux recueils étudiés ici. Nombrables sont les évocations dans la poésie écrite et/chantée. Dans les poèmes, on évoque le personnage de Si Mohand soit comme caution de réussite poétique soit comme force (langagière) capable d’élucider les situations inextricables.
7 Dans un texte chanté (A Si Muḥ U Mḥend a wi k-id-yerran), Slimane Azem fait appel à Si Mohand pour qu’il soit témoin de son siècle et du siècle présent (celui du poète-chanteur) ainsi que du future et de toutes leurs tares :
8 1.
9 Méziane U Muh va jusqu’à se réclamer explicitement de la lignée poétique de Si Mohand :
10 2.
11 Les poètes (-chanteurs) contemporains citent (avec ou sans variation) des vers ou des strophes de Si Mohand. Dans son recueil intitulé lḥif yuran, Méziane U Muh reprend de Si Mohand deux fragments dont le premier est légèrement remanié :
12 3.
13 La version originale attribuée à Si Mohand (si on peut la qualifier ainsi) est la suivante :
14 4.
15 Parfois, en citant Si Mohand, on le mentionne dans le discours citant :
16 5.
17 Par ailleurs, on compose, à l’image de Slimane Azem [8] et d’Ait Menguellet [9], des textes en assemblant des fragments poétiques attribués à Si Mohand.
18 Dans les textes où Si Mohand est évoqué, il est présenté comme le sage (d amusnaw, d lfahem, bab n ṣṣwab d lmeεqul, yessen yeẓra, etc.) qui comprend toutes les situations et capables de les expliquer :
19 6.
20 Les évocations, appels et autres mentions de Si Mohand dans les textes contemporains et modernes (qu’ils soient écrits ou chantés) ne sont pas fortuits. Ils indiquent la place particulière qu’on lui réserve. Ces évocations et mentions sont les indicateurs d’une considération sans faille. Ne chante-t-on pas :
21 7.
Les intertextes et les contextes thématiques
22 Les poèmes attribués à Si Mohand se caractérisent au plan de la disposition rhétorique par des oppositions structurantes du sens. Les dégradations de la situation personnelle, les bouleversements sociaux, les retournements de situations sont, entre autres, exprimés par des oppositions lexicales (autrui/moi, jadis/maintenant, etc.). Qu’elles soient d’ordre temporel ou situationnel, ces oppositions opèrent dans le texte mohandien un tissage sémantique régulateur et organisateur. En effet, les positions du lexique porteur de ces oppositions sont toujours les mêmes. Mammeri (1969) a bien analysé ces oppositions binaires tout en les expliquant du point de vue historique et sociologique.
23 Un autre procédé exprimant l’errance, l’instabilité et l’exil vécu par le poète se formalise par l’utilisation, généralement au début du poème, du présentatif aql-i, me voici, ou aql-aγ, nous voilà, (à la première personne du singulier ou à la première personne du pluriel).
24 Ces procédés d’opposition et de présentation sont tout simplement repris dans la majorité des recueils étudiés. On les observe chez Rabah Larabi, chez Meziane U Muh, chez Arezki Meki, chez L’Hocine Yahia et chez Slimane Azem.
25 8.
26 9.
27 10.
28 11.
29 Du point de vue métrique, la majorité des textes de Larabi, de Meki et de Méziane U Muh (dans Targit umedyaz) et une bonne partie de ceux de Remdane At Mensur sont, suivant leur présentation typographique adoptée dans les recueils, des neuvains. Ceux de Si Mohand sont présentés pareillement [10]. La qualité de la rime est la même ; elle est généralement suffisante. C’est cette concision formelle combinée à la profondeur sémantique des textes, qui rendent et élucident une complexité socio-historique particulière, qui fait que la poésie de Si Mohand est présentée dans la recherche en poésie kabyle comme étant la plus réussie et la plus originale.
30 Au plan thématique, on peut résumer les sujets abordés dans les poèmes de Si Mohand par les macro-thèmes du retournement de situation et de la contrariété. Ces contextes thématiques signifient parfois l’individu parfois la collectivité. Les différentes isotopies liées respectivement à l’expression de l’exil, à la perte de la fortune ou du statu social, à l’errance, à la déchéance individuelle ou sociale et enfin à la prière et à la résignation structurent ces macro-thèmes.
31 Le lexique relatif par exemple à la thématique de l’exil est abondant dans les poèmes respectivement de Arezki Meki, L’Hocine Yahia et Slimane Azem. Il est presque le même, quantitativement et qualitativement, que celui qu’on peut observer dans les poèmes de Si Mohand. L’existence de ce type de lexique dans leurs répertoires respectifs s’explique, entre autres, par leurs trajectoires individuelles. Ils ont tous vécu l’exil : L’Hocine Yahia au Canada, Meki et Azem en France. S’inspirer des poèmes de Si Mohand est facilité et favorisé dans ce cas par la similitude des trajectoires.
32 Les motifs du jardin ravagé et de l’aïd, chers à Si Mohand, sont repris par Méziane U Muh.
33 12.
34 13.
35 En somme, l’esprit de Si Mohand est fortement présent dans les textes contemporains, notamment dans les recueils de Meki, de Méziane U Muh, et de Larabi. Certains textes, notamment de ces deux derniers, sont, à plusieurs égards, des imitations (réussies) de ceux de Si Mohand.
Pourquoi Si Mohand ?
36 Malgré les précarités de l’oralité, Si Mohand est encore cité dans les discussions ; sa poésie est encore récitée. On continue à lui attribuer des poèmes ; on discute tel ou tel détail de sa biographie ; on tente de pénétrer son mythe.
37 Plusieurs facteurs expliquent la pérennité de la poésie de Si Mohand. Les plus importants sont, d’un côté, la profondeur et la concision de ses poèmes, et de l’autre, la remarquable opération, depuis un siècle, de collecte, de transcription et d’étude de ces derniers.
38 En effet, la vie même de Si Mohand est l’exemple typique de la déchéance individuelle et sociale. Les poèmes attribués à cet ancien taleb portent d’une manière ou d’une autre les traces de cette déchéance. Le « je » mohandien est en fait un moyen qui facilite l’appropriation de l’énoncé poétique par n’importe quel individu. Ce même « je » est en quelque sorte un médiat permettant le transfert du sens de l’instance, unique, de la création à des instances multiples d’énonciation. La communauté des récepteurs, contemporains ou postérieurs, de la poésie mohandienne se reconnaît dans la douleur et la souffrance énoncées dans les vers. De ce fait, le destin de Si Mohand n’est unique que par la création poétique qu’il a inspirée. En plus du fait que sa poésie est un miroir de la tragédie coloniale, elle constituait, et constitue encore, un sorte de thérapie verbale au bout de laquelle on espère arriver à oublier cette condition sociale de plus en plus dégradée ou, dans le cas échéant, apporter quelques éléments qui expliqueraient cette condition. « (...) Non seulement sa génération mais celles qui ont suivi se sont reconnues dans ces vers ; elles y ont même trouvé, en plus du plaisir esthétique, et si étrange que cela paraisse, des vertus singulières qui les ont aidées à vivre », écrit Mammeri dans son ouvrage sur Si Mohand (p. 24-25). Même décrié pour ses déviances et ses écarts par rapport aux convenances et aux mœurs, Si Mohand est approché et sollicité pour la force de son verbe. Dans sa poésie, il rappelle, à volonté, les temps heureux (asmi, zik, ya ḥesra) d’un passé, pourtant pas si loin, en les opposant à un présent (tura) où la richesse, la prospérité et la noblesse ont changé de camps (n wiyaḍ).
39 Les jeunes lecteurs ou auditeurs contemporains voient dans poèmes mohandiens un fonds de slogans politique à exploiter dans une quête identitaire accrue. Plusieurs vers ou fragments de vers sont repris, à l’image de « a nerreẓ wala a neknu », pour exprimer la détermination de cette jeunesse dans son combat identitaire et idéologique. Ceux plus âgés et, dit-on, plus sages trouvent les poèmes de Si Mohand un réservoir de maximes et de sentences comme, entre autres, « Ṛebbi, irad tuzzma tekfa » et « Nessen abrid nexḍa-yas ».
40 À un autre niveau, les publications dont a bénéficiées la poésie de Si Mohand sont nombreuses. Il y a lieu de remarquer que Si Mohand est le poète le plus étudié. Pas moins de quatre recueils (Boulifa, Feraoun, Mammeri, Adli) lui sont consacrés. Ces derniers couvrent un siècle de transmission et de collecte. Il n’est pas exagéré de mentionner que chaque génération de kabyles possède son propre livre de (et sur) Si Mohand. Les poèmes de ces derniers ont fait, totalement ou partiellement, l’objet de plusieurs recherches universitaires (entre autres Salhi, Sidi Saïd). On tente de comparer Si Mohand à d’autres poètes (certaines comparaisons sont vraiment osées). Rares sont les études sur la poésie kabyle qui ne le mentionnent pas.
41 Toutes ces conditions, valeur esthétique reconnue, profondeur sémantique et affective, collecte, transcription et étude des poèmes qu’on lui attribue font de Si Mohand le poète kabyle le plus présent à l’esprit. On le cite ; son texte est à la fois une illustration pertinente et un argument difficilement réfutable. On lui organise un centenaire durant toute une année. Et on annonce d’autres recueils et d’autres études.
42 L’ange a inspiré Si Mohand qui, à son tour, inspire les kabyles.
Références bibliographiques
- Adli, Younès, 2000, Si Mohand Ou Mhand : errance et révolte, [s.e.], Alger.
- At Mensur, Ṛemḍan, 2001, Agani, Alger : Ed. Zyriab.
- Azem, Slimane, 1984, Izlan : recueil de chants kabyles, [Paris] : Numidie-music.
- Bouamara, Kamal, 2004, Si lbachir Amellah (1861-1930) : un poète-chanteur célèbre de kabylie, Éditions Talantikit, Béjaïa.
- Boulifa, Si Ammar Ben Saïd, 1990, Recueil de poésies kabyles, Awal, Paris ; Alger.
- Chaker, Salem (Dir.), 2001, Hommes et femmes de Kabylie, Edsud, Aix-en Provence.
- Larabi, Rabah, 2002, Aqriḥ : tamedyazt, Tizi-ouzou.
- Mammeri, Mouloud, 1969, Les isefra de Si Mohand-ou Mhand, François Maspero, Paris.
- Mammeri, Mouloud, 1991, Culture savante culture vécue : Études 1938-1989, Ed. Tala, Alger.
- Mokhtari, Rachid, 2005, Slimane Azem, Allaoua Zerrouki chantent Si Mohand U Mhand : les isefra dans la chanson kabyle de l’exil, Éditions Apic, Alger.
- Meki, Arezki, 1983, Le pain d’orge de l’enfant perdu, Ed. Naaman.
- Nacib, Youssef, 1993, Anthologie de la poésie kabyle, Éditions Andalouses, Alger.
- Nacib, Youssef, 2001, Slimane Azem, le poète, Éditions Zyriab, Alger.
- Ould-Braham, Ouahmi, 2002, « Une biographie de Si Mohand est-elle possible ? Un poète kabyle du xixe siècle revisité », Études et Documents Berbères, no 19-20, pp. 5-41.
- Salhi, Mohand Akli, 1997, Éléments de métrique kabyle : étude sur la poésie de Si Mha Oumhand, Magister, Université de Tizi-Ouzou.
- Salhi, Mohand Akli, 1997, « Éléments de métrique kabyle : étude sur la poésie de Si Mha Oumhand », Anadi : revue d’études amazighes (du Club Scientifique en langue et culture amazighes du département de langue et culture amazighes, université de Tizi-Ouzou).
- Salhi, Mohand Akli, 2001, « La recherche en poésie kabyle : de l’utilité coloniale aux questionnements poétiques », Études berbères, Dymitr Ibriszimow et Rainer Vossen (éd.), Frankfurter Afrikanistische Blätter no 13, pp.143-152.
- Salhi, Mohand Akli, 2002, « La nouvelle poésie kabyle », Nouvelles études berbères : le verbe et autres articles, Actes du 2. Bayreuth-Frankfurter Kolloquium zur Berberologie, Kamal Naït Zerrad, Dymitr Ibriszimow et Rainer Vossen (ed.), pp. 147-157.
- Salhi, Mohand Akli, 2004, « La nouvelle littérature kabyle et ses rapports à l’oralité traditionnelle », La littérature amazighe : oralité et écriture, spécificités et perspectives, actes du colloque international, Aziz Kich (dir.), 2004, pp. 103- 121.
- Salhi, Mohand Akli, à paraître, « Cas d’utilisation métrique du nom », communication présentée au 3. Bayreuth-Frankfurter Kolloquium zur Berberologie, Frankfurt, juillet 2004.
- [Azem, Slimane], 2002, Slimane Azem : le maître de la chanson berbère, Éditions Mehdi, Tizi-Ouzou.
- U Muh, Mezyan, 1988, Targit umedyaz, Saint-Ouen : Ed. Abrid-a.
- U Muh, Mezyan, 2000, Lḥif yuran, [s.e.], [s.l.].
- Yacine, Tassadit, 1989, L’izli ou l’amour chanté en kabyle, Bouchène, Alger.
- Yahia, L’Hocine, 1990, Wer tamurt, Association culturelle berbère, Montréal.