Nécrologie : Jacques Faublée (1912-2003)
Pages 211 à 212
Citer cet article
- OULD-BRAHAM, Ouahmi,
- Ould-Braham, Ouahmi.
- Ould-Braham, O.
https://doi.org/10.3917/edb.022.0211
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- Ould-Braham, O.
- Ould-Braham, Ouahmi.
- OULD-BRAHAM, Ouahmi,
https://doi.org/10.3917/edb.022.0211
1 Nous avons la tristesse d’apprendre avec quelques mois de retard le décès de Jacques Faublée, un spécialiste de la langue et de la civilisation malgaches, connu aussi pour ses études sur l’Aurès berbérophone (les lecteurs de notre revue ont remarqué au moins deux de ses articles publiés en collaboration avec Thérèse Rivière). Il a été victime de la canicule d’Août 2003.
2 Jacques Faublée est né à Saint-Quentin le 24 mars 1912, il est le fils de Charles Émile Faublée et de Marguerite Évrard. Après des études secondaires suivies au lycée Henri Martin de cette ville, il entre en 1932 à l’École du Louvre tout en assistant à des cours de guèze et d’amharique à l’École pratique des hautes études. En 1933, le Musée d’Ethnographie de Trocadéro (actuel Musée de l’Homme) le recrute comme aide technique, dans la section Afrique. On lui confie l’inventaire et la mise sur fiche des objets de la collection malgache. Il se mit alors à étudier le malgache et le malais à l’École des langues orientales où il réussit à obtenir les diplômes requis en 1936 avec Hugues Berthier. Cette année là, le Musée le charge d’une mission ethnographique dans l’Aurès aux côtés de Thérèse Rivière, Germaine Tillion et Paulette Bary. En 1938, le ministère de l’Instruction publique, lui confie une mission de trois ans dans un autre horizon, chez les Bara de l’intérieur du Sud de Madagascar. En 1943, l’École des Langues’O lui confie la charge du cours de malgache tout en suivant dans le même établissement les cours de berbère d’André Basset. Il est titularisé Professeur de malgache en 1955, poste qu’il quittera lors de son départ à la retraite en octobre 1980. De son enquête chez les Bara, il en tire deux thèses importantes, dont Les Récits Bara, publiés à l’Institut d’Ethnologie. Ajoutons que la liste de ses travaux académiques est abondante.
3 Jacques Faublée était membre de plusieurs sociétés scientifiques : Académie malgache dont il l’honora de sa présence lors de sa 75e anniversaire, Académie des sciences d’Outre-mer, Groupe linguistique d’Études chamito-sémitiques, Société des Africanistes, Société de linguistique de Paris, etc.
a) Bibliographie sélective
4 De son importante bibliographie, on peut citer les travaux suivants :
- (En collaboration avec J. Leandri), « Noms indigènes des végétaux du Menabé septentrional », Bulletin du Muséum d’Histoire Naturelle, 1945, pp. 436-516.
- Introduction au Malgache, Paris, Maisonneuve, 1946.
- « Les Types et les Sociétés malgaches », Encyclopédie de l’Empire français. L’Encyclopédie Coloniale et Maritime. Madagascar, sous la dir. de Marcel de Coppet, Paris, Encyclopédie de l’Empire Français, 1947, t. I, pp. 63-74, phot.
- Récits bara, Paris, Institut d’Ethnologie, 1947, 542 pp., bibl. (« Travaux et Mémoires de l’Institut d’Ethnologie », XLVIII.)
- « À Madagascar : les villages bara. Site, migration, évolution », Revue de Géographie humaine et d’ethnologie, vol. 1, 1948, pp. 36-63, carte, fig., phot.
- (En collaboration avec Marcelle Faublée), « Pirogues et navigation chez les Vezo du sud-ouest de Madagascar », L’Anthropologie, t. 54, 1950, pp. 432-454, phot., dess.
- Les Esprits de la vie à Madagascar, Paris, P.U.F., 1954, 143 pp.
- (En collaboration avec Raymond Decary), « Contribution au folklore des populations côtières », Bulletin de l’Académie Malgache, nouv. série, t. 36, 1958, pp. 273-300.
- « Notes sur quelques points de droit coutumier du sud de Madagascar », in : Jean Poirier, dir., Études de droit africain et de droit malgache, Paris, Cujas, 1965, pp. 27-48.
- « Le Crocodile et l’animal sauveur interdit », in : Ethnologiques. Hommages à M. Griaule, Paris, Hermann, 1987, pp. 111-118.
- « Y a-t-il une ou des voix passives en malgache ? », Hommage à David Cohen, Maisonneuve et Larose, 2003,
b) Bibliographie « monde berbère »
- (En collaboration avec Marcelle Urbain-Faublée), « La vie des Aït Frah d’après le volume d’André Basset », Journal de la Société des Africanistes, t. XXXIV, 1964, pp. 85-116.
- (En collaboration avec Marcelle Urbain-Faublée), « Camille Lacoste, Traduction des Légendes et contes merveilleux recueillis par A. Mouliéras », L’année sociologique, vol. 16, 1965, pp. 305-307.
- « G. Camps, Berbères aux marges de l’Histoire, Toulouse, 1980 », Mondes et Cultures. Comptes rendus trimestriels des séances de l’Académie ses Sciences d’Outre-Mer, vol. 40, fasc. 2, 1980, pp. 528- 529.
- « Edmond Destaing (1872-1940) », Hommes et destins, Paris, Académie des Sciences d’Outre-mer, t. 4, 1981, p. 249.
- « Émile Masqueray (1843-1894) », Hommes et destins, Paris, Académie des Sciences d’Outre-mer, t. 7, 1986, pp. 333-334.
- « À propos de Thérèse Rivière (1901-1970) et de ses missions dans l’Aurès », Études et Documents Berbères, no 4, 1988, pp. 94-102, phot.
- (En collaboration avec Thérèse Rivière), « Les tatouages berbères dans l’Aurès », Études et Documents Berbères, no 6, 1989, pp. 60-72, carte, ill., phot.
- (En collaboration avec Thérèse Rivière), « Dans le sud de l’Aurès en 1935. Circoncisions, mariages et Hiji chez les Ouled Abderrahman », Études et Documents Berbères, no 8, 1992, pp. 63-77, phot.