Quelques poèmes recueillis au village d’Ighil-Wis (région d’Aokas, Petite Kabylie)
- Par Allaoua Rabhi
Pages 179 à 210
Citer cet article
- RABHI, Allaoua,
- Rabhi, Allaoua.
- Rabhi, A.
https://doi.org/10.3917/edb.013.0179
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- RABHI, Allaoua,
https://doi.org/10.3917/edb.013.0179
Notes
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[1]
Nous remercıons vivement MM. Bounfour et Chaker pour avoır accepté de relire le présent travail. C’est grâce à eux que cet article voıt le jour. L’ındicatıon du vıllage ne signifie pas que cette poésie n’est pas attestée aılleurs ; elle peut se présenter sous des varıantes diverses, selon le village, la famille ou l’individu. Les poèmes que nous présentons ici ont été chantés par deux vieilles femmes : la mère (pour la plupart) et la belle-mère de l’auteur du présent article.
-
[2]
Pour des raısons d’ordre méthodologique, certains problèmes prosodiques seront abordés dans une étude ultérieure
-
[3]
En l’occurence, la mère de l’auteur de la présente étude.
-
[4]
Dans les parlers de la région, le plurıel de ıtri “étoile” est ıtra et non itran comme ıl en est à l’échelle du berbère ; linguistiquement, ıl ne s’agit là que d’une variante morphologique, mais d’un point de vue socıolinguıstique, c’est un précıeux ındice de l’origıne géographique de cette production poétıque
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[5]
Il existe une varıante de ce poème (FDB, 88, 1965, p. 4) :
Uglan-is d iberkanen Acu d-bbfid d aewin-k yid-i
Dteu sois à mes côtés uqelwac 5 taerabt 1 d-ye.therwac a winna ssedhan wanac
quand '1l tonneru tel un bouc parla en arabe guttural toi qu1 as été séduit par les enfants.
Chacune des deux varıantes exprıme, au delà des dıfférences dans le lexique qui ınduisent des différences d’images (métaphores), la même idée : celle de l’image effrayante de malıklmut “l’ange de la mort” bıen que celuı-cı soıt sous-entendu et n’apparaisse qu’à travers l’indice de troısième personne Par ailleurs, ıl est ıntéressant de remarquer l’association sınistre de la noırceur (des dents ou des cheveux) et de la langue arabe, cette dernière jouıssant pourtant du statut de “langue du paradıs”. On retrouve aussı la même allusion à la langue arabe dans le poème recueilli par Nacıb (p. 139-140) :S \mathrm { ~ t a c r a b t ~ a ~ k ~ - i d - l a c i n ~ } \hspace { 2 c m } \mathrm { ~ a c u ~ d - t e b b ^ { \phi } i q ~ s o ~ m m ~ l y e r r ~? ~ }
En arabe ils s’adresseront à toi : Qu’as-tu apporté de celle (la vıe) qui t’a séduit ? On retrouve la même allusion dans FDB 74 (1962 : 59 troısıème poème) :\mathrm { L e c c a r - i s ~ t - t b e r k a n i n ~ } \qquad \qquad \qquad \qquad \qquad \qquad \mathrm { s ~ t a c r a b t ~ a ~ t - m a b e r ~ } -
[6]
εaṛafa est un des lieux saınts de l’islam que tout pèlerın est tenu de vısıter ; aussı la prıère dans ce lıeu demeure-t-elle le vœu de tout musulman.
-
[7]
Traductıon approxımative. Le terme problématıque est ttesrıf dont nous ne connaıssons pas le sens.
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[8]
Lwad lkuteṛ “le Fleuve de Nectar” est l’une des récompenses promises au bon musulman, dont il jouirait au paradıs.
-
[9]
Lıtt. : “la nuit du compte et de la punıtion”.
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[10]
Ou . yessuḥac (même signifïcatıon).
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[11]
N’ayant pas trouvé de variante qui aurait servi à la confrontation, nous ne savons si l’auteur de ce poème est véritablement une femme ou sı tout simplement le fémınin est dû au fait que ce poème a été chanté par une femme. Toutefois, nous avons relevé un poème dans FDB 88 (1965 : 42), masculın cette foıs-ci, dans lequel seul l’hémistiche 1 du deuxième vers (cqan-i medden ma nnan) est commun et dont le troisıème vers (wi ıbɣan lǧennet a lexwan isew qedran d ililı) faıt partie d’un poème que nous n’avons pas pu enregistrer.
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[12]
On en relève une varıante très proche dans FDB 88 (1965, p. 58), variante reprise par la chanteuse kabyle Djamila et chantée par Cherıfa, notamment pendant les veillées du Ramadhan.
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[13]
Nnuma “sommeıl” est un emprunt à l’arabe, en rapport avec la nuit par opposıtıon au ȷour (azal), emprunt, sans nul doute, de luxe dû au prestige dont jouit la langue arabe chez les poètes anciens de façon générale, car si l’on considère la contrainte liée à la rime, un terme aussi berbère que tanafa peut parfaitement rendre le sens de “sommeıl”, symbolıser la nuıt et assurer la rime
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[14]
On relève le même vers dans Nacib (p. 165) : ssefṛ usegg°as-a ıdul.
-
[15]
Icı, on faıt probablement allusıon à la tutelle assurée à Muhammad par son oncle Ɛabd-al-Mutṭalib
-
[16]
Il s’agit probablement du pays kabyle. C’est aınsı qu’icı les Génies du Pays (iɛessasen n tmurt) passent juste après le Prophète.
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[17]
Ccıx Muhend u Lḥusin est un saınt des Aıt-Ahmed, dans la Kabylie du Dȷurdȷura ; cf. M. Mammerı, inna-yas Ccix Muhend, Cheıkh Mohand a dit (cf. Bıbliographie).
-
[18]
Ou : ayyur l-lɛıd abeztuh. Voır varıante dans FDB 98 (1968 (ii). 81).
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[19]
Ou : iṛuh ɣel tala a dd-yagem (c’est cette dernıère qui est la plus probable : on peut, certes, faire la prière à la fontaine maıs on y puise de l’eau à coup sûr).
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[20]
Il existe deux variantes de ce poème dans FDB 96 (1967 : 93-94 et FDB 98 (1968 : 81). En outre ıl existe une variante dans FDB 96 (p. 93) d’un poème fait sur Ccix Muhend alors que dans notre corpus ce même poème est faıt sur Sidi Muḥend Ccrif. Par aılleurs, ce poème est chanté par Taos Amrouche et figure dans Chants berbères de Kabylie de J. Amrouche (p. 254).
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[21]
Dans les parlers locaux, taneqlett sıgnifie “plant d’arbre au stade de repiquage”, alors que dans beaucoup de parlers kabyles, il signıfıe “figuıer”.
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[22]
Ou : Sidi Muḥend U Lhusın.
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[23]
Ou : bɣan ad dekṛen kuyyass.
-
[24]
On retrouve la version “logique” de cette partıe du poème (cf. note 18).
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[25]
Cf. variante dans FDB 98, 1968 (II), p 103.
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[26]
Cf. variante dans FDB 96(1967, p. 93). mais d’un poème faıt sur Ccix Muḥend. Tandis que la variante relevée dans FDB 88 (1965, p. 55) a pour objet d’éloges Ccıx U-Belqasem (sur lequel nous ne disposons d’aucune informatıon) :
ACcix U-Belqasem lexwan-1s Win wer nezzul di ddunit deg
Ô Chkh Ou Belkacem Il inter pelle ses disciples Qui ne fait pas la prière ici-bas ay itbir balak wi-gšafian tazallit di laxert ad yay tiyrit Yef
sur | 'abandon de la
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[27]
Probablement : d azıdan yism-ik deg-gmi.
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[28]
Personne de ceux à qui ȷ’aı demandé n’a pu me donner le sens de Hamada.
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[29]
Cf.. variante dans FDB 98, p. 7, maıs d’un poème faıt sur Ccix Muḥend.
-
[30]
Sidi Abd-el-Kader el-Djilalı (el-Djilanı), de Dȷilan, son lieu de naissance, est un marabout enterré à Baghdad et très vénéré dans toute l’Algérıe ; c’est son nom que tous les mendiants invoquent dans les rues pour demander l’aumône (Hanoteau, 1868 : 89). … Moulay Abdelkader Jılani, sultan des saınts,… patron de Baghdad et fondateur de la Qadiriya (Derınenghem, 1954 : 102). On relève d’autres variantes de ces poèmes dans Chants berbères de Kabylie de J. Amrouche et dans les chants de T. Amrouche.
-
[31]
On relève la même idée dans Nacıb (p. 157) : Ziɣ d leɛzib tamurt-a.
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[32]
Dans ce poème, ttaɛa signifıe davantage “foi” que “soumıssıon” Il existe une variante de ce poème dans FDB, 88 (1965 : 47) :
Jemmeen-} at-hl-nneyya deg
Je m Elle traîne par terre Elle est récupérée par les fidèles deg-gul m-meddn ak' teyli wigad thubbd a Rebbi
que les gens ont délaissée ceux qui sont ainés de Dieu
On ne retrouve dans Amrouche (p. 68) que la deuxıème partıe du dernıer vers : … ma a aţ-ţrud a w’isɛan iẓrı. -
[33]
On relève une varıante de ce poème, bien que très éloıgnée, dans FDB 88 (1965 : 50) :
L'image contient du texte écrit en anglais. Le texte semble être un extrait ou un passage d'un livre ou d'un document. Le texte est disposé en plusieurs paragraphes, avec des phrases et des mots écrits en police standard. Le contenu du texte n'est pas clair en raison de la langue, mais il semble être un texte littéraire ou narratif. L'image ne contient pas d'autres éléments visuels ou graphiques, uniquement du texte.
A considérer la rime au nıveau de chaque “hémistiche”, cette variante est peut-être la plus orıginale. -
[34]
On relève une variante de ce poème dans FDB 88 (1965 : 50) :
L'image contient du texte en anglais qui semble être un exemple de texte de remplissage souvent utilisé pour tester les polices de caractères ou les mises en page. Le texte est disposé sur deux lignes. La première ligne contient des mots comme "Lyad-p" et "win ur nettzalla". La deuxième ligne contient des mots comme "ceban-t" et "syad am ilef". Le texte est écrit en police sans-serif et est noir sur un fond blanc. Il n'y a pas d'autres objets ou éléments discernables dans l'image. -
[35]
On relève une varıante de ce poème dans FDB 88 (1965 : 65) :
L'image contient du texte en anglais qui semble être un exemple de texte de remplissage utilisé pour tester la mise en page ou la typographie. Le texte est disposé sur deux lignes. La première ligne contient des phrases courtes et des mots qui ne forment pas de phrases cohérentes. La deuxième ligne est similaire à la première, avec des mots et des phrases courts qui ne créent pas de sens complet. Le texte est écrit en police sans-serif et est noir sur un fond blanc. La mise en page est simple, sans autres éléments graphiques ou visuels présents. -
[36]
Vers inaudıble.
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[37]
On relève une varıante de ce poème dans FDB 88 (1965 : 71) :
L'image montre un texte en noir et blanc. Le texte est écrit en police sans-serif et est disposé en plusieurs lignes. Le contenu du texte semble être en anglais, mais il est incompréhensible car il est écrit en caractères aléatoires. Il n'y a pas d'autres objets ou éléments discernables dans l'image. Le fond de l'image est blanc, offrant un contraste marqué avec le texte noir. L'image ne contient pas de couleurs, de formes ou d'actions spécifiques. Le texte est le seul élément présent dans l'image. -
[38]
On relève une variante de ce poème dans FDB 88 (1965 : 55) :
L'image contient du texte écrit en anglais et en arabe. Le texte en anglais semble être une liste de noms ou de titres, tandis que le texte en arabe semble être des versets ou des passages d'un texte religieux. Le fond de l'image est blanc, et le texte est noir. Il n'y a pas d'autres objets ou éléments visuels discernables dans l'image.
On en relève aussi une variante dans Amrouche (p. 252). -
[39]
On relève une variante dans Amrouche (p. 80, n° 11) :
L'image contient du texte en anglais disposé en deux colonnes. La première colonne contient des phrases comme "A yemmayahena yemma" et "Uruky d yiman-iw". La deuxième colonne contient des phrases similaires comme "ray-yw yezz' am tara" et "mi d-ufiy lejmec yefra". Le texte semble être des extraits ou des passages d'un livre ou d'un document, mais il n'y a pas d'autres éléments ou objets visibles dans l'image. -
[40]
Ou : fell-i ay tuta tiqqıt. La même idée exprimée à l’aıde des mêmes mots est dans le deuxième hénus-tıche du premier vers du poème 2 de la page 4 dans FDB 88 (1965).
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[41]
Cf. le poème 66.
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[42]
Ce poème a une varıante dans FDB 74 (1962. 65 : 1er poème) :
L'image montre un texte en noir et blanc avec des caractères qui semblent être des lettres déformées et des symboles. Le texte est disposé en plusieurs lignes, mais il est difficile de déchiffrer un sens cohérent en raison de la déformation des caractères. Le fond est blanc, offrant un contraste marqué avec le texte noir. L'image ne contient pas d'autres éléments ou objets discernables. -
[43]
Il existe une variante de ce poème dans FDB 74 (1962 : 71 : 1er poème) :
L'image contient du texte en anglais qui semble être un extrait de livre ou un passage écrit. Le texte est disposé en plusieurs paragraphes avec des lignes de caractères. Le contenu est composé de phrases et de mots qui ne sont pas clairement liés entre eux par un contexte ou une histoire discernable. Le texte est écrit en police standard et est lisible, mais il n'y a pas d'autres éléments graphiques ou visuels présents dans l'image. -
[44]
Cf. le poème 60.
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[45]
Il exıste une variante lointaine (sauf pour le premıer vers) dans FDB 74 (1962 : 67 : 3e poème) :
L'image montre du texte en anglais imprimé sur un fond blanc. Le texte semble être un extrait de livre ou un passage écrit, mais il est difficile de déchiffrer le contenu exact en raison de la résolution ou de la qualité de l'image. Le texte est disposé en plusieurs lignes, avec des mots et des phrases qui se succèdent. Il y a des espaces entre les mots et les lignes, ce qui suggère une mise en page typographique. Le texte est écrit en police sans-serif, ce qui lui donne un aspect moderne et clair. Il n'y a pas d'autres objets ou éléments visibles dans l'image, seulement le texte sur le fond blanc. -
[46]
Le sens de ce mot est ınconnu dans notre parler. Il n’existe pas dans le Dıctionnaire de Dallet. Le sens de la phrase ne peut être restıtué même si le sens des deux termes aṭar “pıed” et tazmammagt “sourire” est connu.
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[47]
On relève une varıante de ce poème dans FDB 88 (1965 : 38) :
L'image contient du texte écrit en caractères cyrilliques. Le texte semble être dans une langue non latine, probablement une langue caucasienne ou turque. Le texte est disposé en plusieurs lignes, chaque ligne contenant plusieurs mots. Le texte est écrit en police sans-serif et est noir sur un fond blanc. Il n'y a pas d'autres objets ou éléments graphiques dans l'image. Le texte est le seul contenu de l'image. -
[48]
Icı aussı le poème est chanté uniquement par les femmes, puısque yellı-m est celle quı chante.
-
[49]
Le sens de ce mot nous est ınconnu, absent du Dictıonnaıre de Dallet. Selon toute vraisemblance, il s’agıt là d’un arbre dont les fruits sont vantés.
1 On rassemble dans le présent travail un corpus de quelque quatre-vingt-treize poèmes pour la majorité religieux, le reste relevant soit du domaine affectif soit de l’exil. Il est difficile de parler ici d’une poésie d’auteur même si la quasi-totalité des pièces sont de la même facture – mêmes caractéristiques prosodiques, le mètre et la rime – car dans la mémoire collective, ils ne sont attribués à aucun poète. En effet, comparée aux différents recueils publiés par M. Mammeri (Les isefra, poèmes de Si Mohand ou Mhand, 1967 ; Poèmes kabyles anciens, 1980 ; Inna-yas Ccix Muhend [Cheikh Mohand a dit], 1989) et T. Yacine (Poésie berbère et identité : Qasi Udifella, héraut des At Sidi Brahem, 1987) pour ne citer que ceux-là, la présente anthologie ressemble davantage à L’Izli ou l’amour chanté en kabyle de Tassadit Yacine, aussi paradoxale que la comparaison puisse paraître. La comparaison peut être paradoxale puisque, aussi bien sur le plan de la prosodie que sur celui de la thématique, les deux recueils sont différents. En fait, leur identité réside dans le fait que l’auteur est anonyme. En dépit du caractère anonyme dudit auteur, la facture des poèmes – ceux religieux notamment – tend en tout cas à en démontrer l’existence.
2 Ce sont des poèmes connus de la plupart des vieilles qui les exécutent soit comme chant d’accompagnement des travaux – non domestiques banals mais d’art (tissage, filage, poterie, barattage du lait,…) –, des moissons-battages, soit pendant les veillées funèbres (qui sont moments forts et occasions de rassemblement pour les paysans kabyles) ; dans ces deux derniers cas, les hommes aussi chantent, en groupes alternants.
3 Le recueil est constitué exactement de quatre-vingt-treize pièces, des “sizains” pour la plupart, mais aussi des “quatrains” (quatre pièces), des “huitains” (deux poèmes) et un dizain. Mais il semble que ces cas particuliers de pièces de plus de six vers soient dus soit à une addition de vers supplémentaires provenant d’une autre pièce dont un vers ou deux auraient disparu de la mémoire de nos vieilles, soit à la perte par oubli d’une partie du poème lui-même. C’est probablement ce dernier cas qui est à l’origine de beaucoup de proverbes dont le (ou les) vers qui leur auraient donné naissance seraient ceux qui auraient particulièrement concentré l’attention par leur forme, concise et isométrique, facilement mémorisable et la cristallisation en eux de la totalité du sens.
4 Ceci revient à dire que l’on a généralement affaire à des sizains : ce qui nous permet de dire “sizains”, c’est la pause observée par les chanteuses entre chaque partie “heptasyllabique” (de sept syllabes) et le fait que ces parties sont au nombre de six. Ces sizains rappellent étrangement ceux de Yusef-U-Qasi (Mammeri, 1980) du point de vue formel (la rime notamment, car le mètre n’est pas toujours régulier chez ce poète de la fin du xviie siècle [Mammeri, 1980 : 66]).
5 Il est intéressant de noter que, contrairement au chant religieux du Djurdjura (Nacib : 9), la majeure partie des pièces ici recueillies sont caractérisées par un archétype prosodique qu’on peut schématiser ainsi [2] :
| 7a | 7b | (7 = sept syllabes ; les lettres a, b, c, d représentant le son final de chaque partie heptasyllabique) |
| 7c | 7b | |
| 7d | 7b |
6 En plus de la pause observée dans le chant par l’exécutant à la fin de chaque segment heptasyllabique, il arrive que, quand certains airs sont adoptés, le chant soit ponctué par un segment constitué par le nom d’Allah (répété trois fois, le tout formant approximativement sept syllabes).
Thématique
7 Comme nous l’avons dit ci-dessus, le thème principal de ce recueil est l’islam et la hantise de l’au-delà. On y exprime l’amour profond pour l’islam, donc pour Allah et son prophète Muhammad auxquels on adresse ses louanges, mais aussi – particularité de l’islam maghrébin – pour les saints aussi bien locaux (Ccix Mḥhend U Lḥusin, Sidi Muḥend Ccrif, Sidi Sɛid U Ɛbdeḷḷa) que les non maghrébins (ɛbdelqader Ljilali), qu’on glorifie, à qui on attribue des pouvoirs surnaturels conférés par Dieu et à qui on demande l’intercession auprès de Lui le jour du Jugement dernier ; c’est dire qu’à la limite ces saints locaux sont considérés comme des prophètes. Sur ce point précis, parmi les quinze marabouts implorés dans les chants du Djurdjura (Nacib : 14), seuls cheikh Mohand (de Taqa), Ben-Abderrahman (des Aït-Smaïl) et (p. 37) (de façon moins sûre) Sidi Saïd (des Izenaguen) figurent dans les pièces recueillies.
8 Dans les poésies traitant de l’au-delà – les poésies funèbres – on évoque « souvent l’ange de la mort qui, selon la croyance commune, viendra réveiller le mort dans sa tombe sitôt la dernière pelletée de terre jetée sur la sépulture. Ce qui caractérise cet ange dans les chants religieux [cf. poèmes 3, 65], c’est sa violence. Il apparaît comme un bourreau impitoyable, chargé de châtier les pécheurs avant le Jugement dernier » (Nacib : 9).
9 Comme souligné dans FDB 88 (1965 : 13), les termes de comparaison employés pour figurer l’au-delà sont :
- — la maison (véritable) originelle : aneṣli, à aménager,
- — les provisions de route : aɛwin, à emporter pour l’ultime voyage,
- — le marché où nous sommes censés faire ici-bas nos emplettes heureuses ou malheureuses.
11 Dans le cas des autres poèmes, dans lesquels on exprime sa douleur, sa complainte (toujours en tant que musulman(e)), il est question d’affection entre parents, entre la mère et son fils (exilé), la fille et sa mère, l’homme (maquisard) et sa famille, mais souvent sur un fond religieux. C’est pour cette raison que – bien qu’elle ne soit le plus souvent chantée que par des femmes (des vieilles en l’occurrence) – cette poésie est du domaine public, et est en fait la seule admise.
La langue de cette poésie
12 Beaucoup de remarques peuvent être faites sur la langue dans laquelle est dite cette poésie. Dans une région caractérisée par des parlers berbères particuliers, il est pour le moins étonnant de constater que la poésie est dite dans une langue différente. Cette constatation appelle deux hypothèses quant à l’origine géographique de cette production :
13 1 ° La première et la plus aisée est de dire que cette poésie aurait été produite en Grande Kabylie, région historique de foisonnement des poètes, et qu’elle a été diffusée à travers toute la Kabylie : cette hypothèse peut être corroborée par l’existence dans cette langue poétique de tournures syntaxiques tombées en désuétude et n’étant attestées que dans le registre des vieilles personnes :
- — La subordonnée relative avec un véritable pronom relatif : iss “à l’aide de quoi, duquel”, aɣel “vers quoi, vers lequel”, adeg “dans quoi, dans lequel”,…) et d’un certain lexique ; l’usage de la marque i de PN (prétérit négatif) dans les verbes à voyelle finale (61) alors qu’elle n’est pas attestée dans le parler quotidien, l’antéposition de l’indéfini kra (83, 84, 85, 86), alors qu’il est normalement postposé au nominal qu’il détermine, corroborent aussi cette thèse. L’existence de variantes (cf. corpus et notes) en Grande Kabylie peut être un indice en faveur de cette thèse. Une appropriation-adaptation de cette poésie dans les parlers locaux n’est pas à exclure, au vu du degré de divergence (aussi bien lexicale que syntaxique) de certaines variantes.
- — Des mots d’usage rare dans la pratique quotidienne : aẓekka (= leqbeṛ) “tombe” (13, 46, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 65, 66), gen (= ṭṭes) “dormir” (14, 20, 21), tisura (= lemfutaḥ) “clés” (16), taneqlett (= tagrurt) “figuier” (20, 21), timedlin (tiblaṭin) “dalles” (= 24, 56, 60), Ilem (= lfareɣ) “vide” (43), enɣ (= eɣɣ) “tuer” (47), ḥlu (= jji) “guérir” (50) et l’adjectif aẓidan (= imiẓid) “doux, sucré” (28), imensi (= lmeεceyya) “dîner” (86).
- — Un critère, des moins aisés, celui du “registre linguistique” de certaines pièces (religieuses ou non religieuses) et des vers (ou hémistiches) récurrents (entre autres les vers impairs de 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 92, 93).
15 Mais ce critère du lexique utilisé est peu convaincant : même si le lexique utilisé est actuellement tombé en désuétude, il est fort possible qu’à une date récente il fût d’usage courant, car vite compris par les locuteurs locaux et que la production de ces poésies soit antérieure au recul de ce lexique dans la région et à son remplacement par des emprunts à l’arabe (leqbeṛ pour aẓekka “tombe” ; lemfutaḥ pour tisura “clés” ; Imeɛceyya pour imensi “dîner” ; jusqu’à Ifares pour amnay “cavalier, agent de loi”) et parfois par un synonyme local (tiblaṭin pour timedlin “dalles”).
16 2° La deuxième hypothèse, l’opposée de la première, est celle de l’origine locale de cette production : beaucoup d’indices tendent à la corroborer ; ainsi :
- — L’emploi du féminin (10) alors que le masculin conviendrait mieux à une poésie édifiante. A ce niveau, et réagissant avec un certain retard, la vieille qui a chanté ces poèmes affirme que certains d’entre ceux-ci sont de Taous Lbour, une poétesse-chanteuse de Lbour, un village de la tribu des Ayt-Melloul, situé à l’ouest d’Ighil-Wis et distant de celui-ci de quelque cinq kilomètres. Selon la même personne [3], cette poétesse crée aussi bien qu’elle reprend les pièces déjà existantes. C’est là en fait un phénomène déjà connu, s’inscrivant dans la tradition des poètes-chanteurs comme Si Lbachir Amellah (cf. Bouamara, 1994).
- — L’usage de certains mots inconnus en Grande Kabylie (mais qui y sont peut-être attestés) : nuḥ (= ili) “être” (18), welli “rentrer” (22, 60,66), aqiṭan “cordelette en fils de laine” (24), tiwwa (= aɛrur) (37), ajedɛun (= aɛudiw) (47), ticṭit “traverse” (54), ccqa “claie tressée et faite d’inflorescences de diss” (idles “Ampelodesma tenax”), disposée entre les traverses et les tuiles d’une maison” (55), ddeffa (= lluḥ) “battant de porte” (59), hwa (= ṣubb) “descendre” (61 et 62), tajebbant (= timeqbeṛt) “cimetière” (61 et 62), timak-niwin “femelle du serpent” (61 et 62), alezzaz (= taẓẓelt) “coin” (66), agṭiṭ (= afṛux) “oiseau” (70et 72), sgumiɣ (= ur zmireɣ ara) “je suis incapable de…” (73), taceṭbubt “branchette” (77), le toponyme aweqqas “Aokas, centre semi-urbain situé à l’est de Bougie” (87, 88 et 89).
- — Quelques particularités morphologiques : le pluriel itra de itri “étoile” qui, partout ailleurs en Kabylie – ou dans tout le domaine berbère – est itran ; là, plus qu’ailleurs, la rime étant déterminante, on peut dire que le poème est local, puisque la rime est assurée par la variante locale du pluriel ; à moins que le poème ait subi une transformation profonde, à la limite de la création. Le morphème de passé ttuɣ “être” (au passé) (68) renforce cette hypothèse, son équivalent ili créant un déficit syllabique (hémistiche de 6 syllabes). La variantes métathétiques γmi de mɣi “germer” (7, 77) et ayekfi (akeffi) de ayefki “lait” (84) ne prouvent rien, les deux termes ayant même nombre de syllabes et même son final (i. e. même mètre et même rime).
18 Quoi qu’il en soit et au delà des particularités locales, incontestablement nous sommes en présence d’une koïné poétique, comme le montre Chaker (1984) ; en tout cas tout concourt à le démontrer : morphologie (le i du prétérit négatif), syntaxe (relative et relatif), lexique. En matière de lexique, en particulier, nous pouvons relever les mots suivants : tisura “clés”, amnay “cavalier”, intensi “dîner”, timedlin “dalles”, aẓekka “tombe”,… auxquels se substituent soit des mots locaux soit des emprunts à l’arabe, respectivement : lemfutaḥ, lfares, lmeɛceyya, tiblaṭin, leqbeṛ,…
19 Ce qui est important à souligner dans cette étude, c’est le foisonnement des variantes. A chaque occasion, à chaque consultation d’une nouvelle source, on découvre de nouvelles variantes, à telle enseigne qu’un poème donné recueilli à Ighil-Wis peut avoir jusqu’à trois variantes en Grande Kabylie, selon la localité, parfois selon la personne exécutant le chant. C’est dire qu’une étude aussi fouillée soit – elle n’est jamais exhaustive. Sans toutefois qu’il y ait sacrifice du fond à la forme, nous rejoignons Nacib qui, à propos de l’érosion de la version originale (du cas particulier des tiqsidin, longs poèmes hagiographiques), dit « Le trac, la mémoire défaillante et l’initiative imprévue lui [à l’auteur anonyme] font modifier tel ou tel, quand ce n’est pas un vers ou une strophe. Mais c’est surtout le passage d’une mémoire à une autre qui érode le récit primitif. Mutation innocente ou mutilation volontaire, il arrive que la version finale n’ait qu’une parenté lointaine avec son aïeule. En fait, le résultat n’est pas obligatoirement négatif : la suppression de formules moins esthétiques que les premières, l’addition d’images poétiques, la superposition d’idées nouvelles sont autant d’enrichissements qui contribuent à faire cheminer, dans le temps et dans l’espace, cette poésie spontanée » (Nacib : 27).
En guise de conclusion
20 Nous nous limiterons, pour le présent travail, aux matériaux collectés. Mais, nous sommes convaincus de l’existence d’autres poèmes que, pour diverses raisons, nous n’avons pu recueillir, et de variantes pour la plupart des pièces recueillies, que nous n’avons pu, non plus, vérifier. Au moment où nous achevons cette présentation, on pense aux chants religieux exécutés par les chanteuses Cherifa et Djamila et dont nous n’avons pas pu obtenir les albums. Une comparaison avec ces corpus d’un autre type pourrait être l’objet d’une étude ultérieure. Une étude biographique sur la poétesse-chanteuse Taous-Lbour et du recueil de ses poèmes s’imposera également à l’avenir.
21 Nous envisageons aussi – chose que nous n’avons pu mener dans la présente étude, pour des raisons méthodologiques et faute de place –, dans une étude ultérieure, d’aborder quelques problèmes de prosodie kabyle à travers les poèmes recueillis.
Le corpus
22 Nous avons opéré, dans le présent corpus, un classement thématique. Cependant, à l’intérieur d’un même thème, le classement est aléatoire. Les poèmes sont numérotés de 1 à 93 de façon à faciliter toute recherche et sous des rubriques correspondant au thème dans le poème indépendamment de la numérotation des poèmes. L’ordre matériel de la présentation des thèmes est indépendant du nombre de poèmes pour chaque thème ; les thèmes sont, en fait, classés par ordre d’importance décroissante, obéissant ainsi à une “logique” islamique qui caractérise l’islam populaire : Ṛebbi “Dieu”, Nnbi “le Prophète”, Ṣṣaliḥin “les saints” et les autres thèmes plus ou moins personnels. Le texte berbère est en italique alors que la traduction française, disposée juste après celui-ci, est en caractères romains. Nous avons essayé, autant que possible, de faire une traduction “agréable”, à la fois poétique et fidèle au texte original. Les poèmes sont annotés au besoin.
23 L’attention du lecteur doit être attirée sur l’absence de ponctuation dans la transcription de ce corpus : la division en parties visibles (hémistiches ou vers) avec une fin tout aussi visible nous a ainsi évité de surcharger le texte. C’est ainsi que la transcription du poème 10, par exemple, est :
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | ul εdileɣ lemzeyya |
| Ad xellṣeɣ tinefsit-iw | illan d lweḥdaneyya |
| Cqan-i medden ma nnan | nekk t-taxdimt f lawleyya |
24 au lieu de :
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi, | ul ɛdileɣ lemzeyya ; |
| Ad xellṣeɣ tinefsit-iw | illan d lweḥdaneyya. |
| Cqan-i medden ma nnan : | nekk t-taxdimt f lawleyya. |
25 Enfin, en cherchant dans FDB 88 (1965) et 74 (1962), nous avons trouvé une variante à des poèmes dont la version d’Ighil-Wis a été omise au moment de l’enregistrement phonique. C’est pourquoi nous avons présenté les deux variantes de ceux-ci à la fin du recueil, sous les numéros I et II.
Ṛebbi “Dieu”
26 1.
| Ṣebḥan-k a ɛaḍim ccan | ixleqn ayyur d yiṭṭij |
| Ixelq-ihen deg tegnaw | nnur akka ag-gettfeǧǧij |
| Dkeṛt ḷḷen a lmumnin | Ṛebbi d aḥnin yettfeṛṛij |
| Je rends Grâce à Dieu aux Vertus | Qui a créé le soleil et la lune |
| Il les a créés dans les cieux | leur lumière a chassé les ténèbres |
| Ô croyants ! louez Dieu | Lui est bon et indulgent |
Sebhan-k a zadim ccan Ixelq-ihen tegnaw Dkert lleh a Imumnin deg
Je rends Grâce à Dieu aux Vertus Il les a créés dans les cieux Ô croyants louez Dieu ixleqn ayyur d yittij Rebbi d ahnin yettferrij
Qui a créé le soleil et la lune leur lumière a chassé les ténèbres Lui est bon et indulgent
27 2.
| Ṣebḥan-k a ɛaḍim ccan | ixleqn ayyur d yetra [4] |
| ixelq-ihen deg tegnaw | nnuṛ akka ag-getteǧala |
| Dkeṛt ḷḷeh ya lmunin | Ṛebbi d aḥnin ag-gella |
| Je rends Grâce à Dieu Tout-Puissant | Qui a créé la lune et les étoiles |
| Ils les a créées dans le ciel | leur lumière a rempli le vide céleste |
| Louez Dieu Ô croyants ! | Lui est plein de bonté |
Sebhan-k a zadim ccan ixelq-ihen tegnaw Dkert !leh ya Imunin deg
Jerends Grâce à Dieu Tout-Puissant Ils les a créées dans le ciel Louez Dieu Ô croyants !
ixleqn ayyur d yetra nnur akka ag-gettegala Rebbi d ahnin ag-gella
Qui acrééla lue et les étoiles leur lumière a rempli le vide céleste Lui est plein de bonté
28 3.
| Ṣebḥan-k a ɛaḍim ccan | mi dd-iṛuḥ am usegna |
| Lecɛuṛ-is d iberkanen | s taɛṛabt ay dd-ittlaɛa |
| Qum ɛli-k a bunadem | a win tesɣefl ddenya [5] |
| Je rends Grâce à Dieu aux vertus illimitées | quand il vint tel un nuage |
| Avec ses cheveux noirs effrayants | il me parlait en arabe |
| Lève-toi être humain | toi qui as été séduit par la vie. |
Sebhan-k a €adim ccan Leceur-is d iberkanen Qum eli-k a bunadem mi dd-iruh am usegna s tacrabt ay dd-ittlaea a win tesyef] ddenya'
Je rends Grâce à Dieu aux vertus illimitées Avec ses cheveux noirs effrayants Lève-toi être humain il vint tel 11 nuage il me parlait en arabe toi as été séduit par la vie. quand qui
29 4.
| Ṣebḥan-k a lwaḥd llaṭif | lɣani d bab n tlufa |
| εenniɣ-dd s nnbi tteṣrif | d ṛebɛa g lxulafa |
| Kemml i wul ag-gettmenni | lwuquf deg Ɛaṛafa [6] |
| Je rends Grâce à l’Unique, le Raffiné | le Vertueux Qui fait et défait |
| Je demande l’intercession du Prophète | et celle des quatre califes |
| Exhaucez le vœu de mon cœur | celui de pouvoir prier à Arafat |
Sebhan-k a Iwahd llatif Kemml i wul ag-gettmenni
Je rends Grâce àlUnique; le Raffiné Je demande lintercession du Prophète Exhaucez le vœu de mon cœur
Iyani d bab n tlufa d rebea g Ixulafa Iwuquf deg le Vertueux Qu fait et défait et celle des quatre califes celui de pouvoir prier àArafat
30 5.
| Ṣebḥan-k a ɛaḍim ccan | lɣani d bab igenwan |
| εenniɣ-dd s nnbi tteṣrif | d Ccix Ben-εebdeṛṛeḥman |
| Ḥerz-aneɣ Ccix Ṭṭaher | a-ɣel a dd-ttẓuren lexwan |
| Je rends Grâce à Dieu Tout-Puissant | le Vertueux, Maître des cieux |
| Je demande l’intercession du Prophète [7], | du Cheikh Ben-Aberrahman |
| Préservez-nous le Cheikh Tahar | source intarissable pour les disciples |
Sebhan-k a zadim ccan Cenniy-dd s nnbi ttesrif Herz-aney Ccix Ttaher lyani d bab igenwan a dd-ttzuren lexwan a-yel
Je rends Grâce à Dieu Tout-Puissant le Vertueux, Maître des cieux Je demande lintercession du Prophète , du Cheikh Ben-Aberrahunan Préservez-nous le Cheikh Tahar source intarissable pour les disci
31 6.
| Ṣebḥan w1 ixleqn ljenna | mkull lḥaṛa treyyes |
| Ixleq lejnan d imxeḍḍer | ag-gebɣa wul atan deg-s |
| Tamemt g Lwad Lkuteṛ [8] | a Ṛebbi rezq-aneɣ yes-s |
| Je rends Grâce au Créateur du Paradis | aux palais somptueux |
| Et aux jardins verdoyants | lieu de satisfaction de tous les désirs |
| Dieu fasse que le miel du Fleuve | de Nectar soit notre lot. |
Sebhan w ixleqn ljenna Ixleq lejnan d imxedder Tamemt g Lwad Lkuter'
Je rends Grâce au Créateur du Paradis Et aux jardins verdoyants Dieu fasse que le miel du Fleuve mkull Jhara treyyes ag-gebya wul atan deg-s a Rebbi rezq-aney yes-s
somptueux palais lieu de satisfaction de tous les désirs de Nectar soit notre lot.
32 7.
| Aḥeqq lɛizza ṛ-ṛebbi | d ljetta ibedden at-teɣli |
| A tt-ičč wakal at-terku | ul tettɛawad at-teɣmi |
| Ssiraṭ yerqiq d lxiṭ | d aqeṭṭɛan am ujenwi |
| Iṭ 1-lḥisab w lɛiqab | zzat Ṛebb′ ala nɛeddi |
| Je jure par la Grâce de Dieu | que tout corps est voué à la chute |
| Que dans la terre il pourrira | et ne se régénérera plus |
| Le Sentier est aussi fin qu’un fil | aussi coupant qu’une lame |
| Le jour du jugement suprême [9] | devant Dieu nous passerons |
Aheqq leizza !-rebbi A tt-icž wakal at-terku Ssirat yerqiq d Ixit
Je jure par la Grâce de Dieu Que das la tene il pourrira Le Sentier est aussi fin quun fil Le jour du jugement suprêmes d ljetta ibedden at-teyli ul tetteawad at-teymi d aqettean am ujenwi zzat Rebb' ala needdi
que tout corps est voué àla chute et ne Se régénérera plus aussi coupant 'une lame devant Dieu nous passerons qu
Nnbi “le Prophète”
33 8.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | alef n mya u xemsin |
| Ṛṛuḥ a t-refden lemluk | aksum d lɛula n tweṭfin |
| A Muḥemmed wans-aneɣ | axxam d ajdid w t-nessin |
| Ma prière soit sur toi Ô Prophète | tant et tant defois |
| L’âme sera arrachée par les Anges | la chair sera le lot des fourmis |
| Ô Mohammed soit notre Compagnon | la nouvelle demeure |
| nous est inconnue |
Ad selliy fell-ak a nnbi Rruh a t-refden lemluk A Mulemmed wans-aney
Ma prière soit sur toi Ô Prophète L'âme sera arrachée par les Ô Mohammed soit notre Compagnon Anges alef n mya u xemsin aksum d leula n twetfin axxam d w t-nessin ajdid
tant et tant de fois la chair sera le lot des fourmis la nouvelle demeure nous est inconnue
34 9.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | alef n mya w ṛbeɛṭac |
| Ṛṛuḥ a t-refden lemluk | aksum d lɛula ibeɛɛac |
| A Muḥemmed wans-aneɣ | axxam d ajdid yessedhac [10] |
| Ma prière soit sur toi | un millier de centaines et quatorze fois |
| L’âme sera retirée par les Anges | et la chair sera le lot des insectes |
| Ô Mohammed assiste-nous | La nouvelle demeure est effroyable |
Ad selliy fell-ak a nnbi Rruh a t-refden lemluk A Mulemmed wans-aney alef n mya w rbeetac aksum d leula ibeeeac axxam d ajdid yessedhac?
Ma prière soit sur toi un millier de centaines et quatorze fois L'âme sera retirée par les Anges et la chair sera le lot des insectes Ô Mohammed assiste-nous La nouvelle demeure est effroyable
35 10.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | ul edileɣ lemzeyya |
| Ad xellṣeɣ tinefsit-iw | illan d lweḥdaneyya |
| Cqan-i medden ma nnan | nekk t-taxdimt f lawleyya [11] |
| Ma prière soit sur toi | modeste est ma prière |
| Ainsi je sauverai mon âme | pétrie par la solitude |
| Insignifiants sont les dires des gens | car honorée de servir les Saints |
Ad selliy fell-ak a nnbi Ad xellsey tinefsit-iw Cqan-i medden ma nnan
- Ma prière soit sur toi
- Ainsi je sauverai mon âme
- Insignifiants sont les dires des gens car honorée de servir les Saints
ul ediley lemzeyya illan d Iwehdaneyya nekk t-taxdimt f lawleyyalo modeste est ma prière pétrie par la solitude
36 11.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | d kečč ay d Ilsas n ddin |
| Ḥemleɣ wı idekṛen Ṛebbi | d kra wı iṭuɛen lwaldin |
| Wı isɛan leḥsan iḥerz-it | weḷḷeh timess w tt-yekcim |
| Iṭ 1-lḥisab w lɛiqab | wı ixdemn kra a dd-ibin |
| A sseɛd-ik a faɛl lxiṛ | zzat ṛebbi lɛalamin [12] |
| Ma prière soit sur toi Ô Prophète | tu es l’assise de notre religion |
| J’aime quiconque loue Dieu | et quiconque obéit aux parents |
| Quiconque a de la bonté qu’il | il ne sera point la proie |
| la préserve | du Feu |
| La nuit du jugement suprême | nous serons responsables |
| de nos actes | |
| Heureux celui qui aura fait du bien | devant le Maître de l’univers |
Ad selliy fell-ak a nnbi Hemley w' idekren Rebbi W' isean lehsan iherz-it
Ma prière soit sur toi Ô Prophète Jaime quiconque loue Dieu Quiconque a de la bonté qu'il la préserve La nuit du jugement suprême
Heureux celui qui aura fait du bien d kra w' itueen Iwaldin welleh timess w tt-yekcim w' ixdemn kra a dd-ibin zzat cebbi lealamin"
tu es Fassise de notre religion et quiconque obéit aux parents il ne sera la du Feu responsables de nos actes devant le Maître de F'univers point proie
37 12.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | bu nnuṛ yettecruruqen |
| Ass mi tlulet d aseɛdi | semman-ak nnbi lqasem |
| Feṛḥen lemluk deg-genwan | s ṭṭebl 1-lqedra kkaten |
| Ma prière soit sur toi Ô Prophète | aux lumières éblouissantes |
| Heureux le jour où tu es né | on t’a baptisé Prophète Destinateur |
| Tu as fait le bonheur des Anges | qui jouent du tambour |
| des deux | de la Providence |
Ad selliy fell-ak a nnbi Ass mi tlulet d aseedi Ferhen lemluk deg-genwan
Ma prière soit sur toi Ô Prophète Heureux le jour où tu es né Tu as fait le bonheur des des cieux Anges bu nnur yettecruruqen semman-ak nnbi Iqasem s ttebl [-Iqedra kkaten
aux lumières éblouissantes On t a baptisé Prophète Destinateur jouent du tambour de la Providence qui
38 13.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | deg-zal mačči dg nnuma [13] |
| A kk-isseqsi ɣef laxeṛt | d uẓekka amek yella |
| Ṣṣura a tt-iswaɣ wakal | qqimen iɣsan d limaṛa |
| Ma prière soit sur toi Ô Prophète | pendant l’éveil non dans un songe |
| Pour t’interroger sur l’au-delà | et sur la demeure éternelle |
| Notre visage sera défiguré dans la terre | et les os en feront la preuve |
Ad selliy fell-ak a nnbi A kk-isseqsi laxert Ssur' a tt-isway wakal yef d uzekka amek qqimen iysan d limara yella
Ma prière soit sur toi Ô Prophète pendant léveil non dans un songe Pour t 'interroger sur lau-delà et sur la demeure éternelle Notre visage sera défi guré dans la terre et les os en feront la preuve
39 14.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | a bab n sserr d imɣeṭṭi |
| Lexwan-ik deg lxucuɛ | cethan ad gnen maṭi |
| A wı iẓran udem-ik a nnbi | lfeṛḥ izdukkel imeṭṭi |
| Ma prière soit sur toi Ô Prophète | au charme pudique |
| Tes compagnons sont tristes | ils sont devenus insomniaques |
| Heureux celui qui verra ton visage | de joie il fond en larmes |
Ad selliy fell-ak a nnbi Lexwan-ik Ixucue A w' izran udem-ik a nnbi deg
Ma prière soit sur toi Ô Prophète Tes compagnons sont tristes Heureux celui verra ton visage qui a bab n sserr d imyetti cethan ad gnen mati lferh izdukkel imetti
au charme pudique ils sont devenus insomniaques de joie il fond en larmes
40 15.
| A yı-iɣaṭen d Muḥemmed | d ameẓẓyan ulɛad iẓumm |
| A wı a t-irran d ateẓdam | a t-ittawi deg-qelmun |
| ssefṛ useggas iṭul [14] | nettheḷḷat deg-s a leɛmum [15] |
| Je m’apitoie sur le sort | tout jeune avant d’avoir |
| de Mohammed | entamé le jeûne |
| Ah ! S’il pouvait m’être | |
| un porte-monnaie | qui ne me quitterait jamais |
| Le voyage d’un an est pénible | Ô (ses) oncles, prenez soin de lui |
Ay'-iyaten d Muhemmed A w' a t-irran d atezdam ssefr useggas itull
Je m'apitoie sur le sort de Mohammed Ah ! Sil pouvait m'être porte-monnaie Le voyage dun an est pénible d amezzyan ulead izumm a t-ittawi deg-qelmun netthellat deg-s a leemum"
tout jeune avant davoir entamé le jeûne ne me quitterait jamais Ô (ses) oncles; prenez soin de lui qui
41 16.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | ṣelliɣ f imawlan n tmurt |
| Tisura deg-gfassen-nnsen | mi dd-waɛan teldi tewwurt |
| Ɛenniɣ-dd ɣur-k a Ṛebbi | err-dd iɣriben al tamurt |
| Ma prière soit sur toi Ô Prophète | et sur les Saints du Pays [16] |
| Dans leurs mains ils ont les clefs | à leur signe les portes s’ouvrent |
| Je sollicite auprès de toi mon | Dieu le retour des exilés dans leur pays |
Ad selliy fell-ak a nnbi Tisura deg-gfassen-nnsen Cenniy-dd yur-k a Rebbi selliy f imawlan n tmurt mi dd-waean teldi tewwurt err-dd iyriben al tamurt
Ma prière soit sur toi Ô Prophète et sur les Saints du Paysls Dans leurs mains ils ont les clefs à leur les portes s'ouvrent Je sollicite auprès de toi mon Dieule retour des exilés dans leur pays signe
42 17.
| Ad ṣelliɣ fell-ak a nnbi | ṣellant ula d lemlaykat |
| Muḥemmed cariq n nnwaṛ | bu txitemt n gar tuyat |
| A dd-ɛenniɣ ɣur-k a Ṛebbi | sufɣ-aɣ leɛtab ɣel tafat |
| Ma prière soit sur toi O prophète | telle la prière des anges |
| Mohammed fleur scintillante | au sceau d’entre les épaules |
| C’est toi Dieu que je sollicite | transforme nos peines en lumière |
Ad selliy fell-ak a nnbi Muhemmed cariq n nnwar A dd-eenniy yur-k a Rebbi
Ma prière soit sur toi 0 Mohammed fleur scintillante Cest toi Dieu que je sollicite prophète sellant ula d lemlaykat bu txitemt n gar tuyat sufy-ay leetab tafat Yel
telle la des anges qU sceau dentre les épaules transforme nos peines en lumière prière
Ccix Muḥend U Lḥusin [17]
43 18.
| A Ccix Muḥend U Lḥusin | a win ituben g dduḥ [18] |
| Iṛuḥ ɣel tala a dd-iẓẓall [19] | yufa tiqqit ul tnuḥ |
| A tala ay nebɣa d aman | umma ddunit deg-s an-nṛuḥ |
| Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine | tôt tu t’es repenti |
| Parti faire la prière à la fontaine | il n’y trouva aucune goutte |
| Ô fontaine, nous voulons de l’eau | notre départ est imminent |
A Ccix Muhend U Lhusin Iruh A tal ay nebya d aman Yel
Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine Parti faire la prière à la fontaine Ô fontaine; nous voulons de Veau a win ituben g dduhl tiqqitul tnuh umma ddunit an-nruh yufa deg-s
tôt tu t' es repenti il n'y trouva aucune goutte notre départ est imminent
44 19.
| A Ccix Muḥend U Lḥusin | a win ituben meẓẓi [20] |
| Iṛuḥ ɣel tala a dd-iẓẓall | yufa tiqqit ul telli |
| A tala ay nebɣa d aman | umma ddunit d lfani |
| Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine | toi qui t’es repenti dès l’enfance |
| Parti faire la prière à la fontaine | il n’y trouva aucune goutte |
| Ô fontaine, nous voulons de l’eau | ce monde n’est pas éternel |
ACcix Muhend U Lhusin Iruh tal' a dd-izzall A tal' ay nebya d aman Yel
Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine Parti faire la prière à la fontaine Ô fontaine, nous voulons de Feau a win ituben mezzi 9 tiqqit ul telli umma ddunit d Ifani yufa
toi t es repenti dès lenfance il n 'y trouva aucune goutte ce monde n'est pas éternel qui
45 20.
| A Ccix Muḥend U Lḥusin | a bu leḥruz ɣel yiri |
| A w1 a kk-irran t-taneqlett | a kk-iẓẓu gar leḥwaṛi |
| Lexwan-ik xaqen ttrun | cethan ad gnen maṭi |
| Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine | aux talismans suspendus au cou |
| Ah ! si tu étais un plant d’arbre [21] | je te planterais entre nos maisons |
| Tes disciples pleurent de nostalgie, | du désir de te voir ne dorment point |
A Ccix Muhend U Lhusin A W' a kk-irran t-taneqlett Lexwan-ik xaqen ttrun a bu lehruz a kk-izzu gar lehwari cethan ad gnen mati yiri yel
Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine aux talismans sus 'pendus au cou Ah ! si tu étais un darbrezo je te planterais entre nos maisons Tes disciples pleurent de nostalgie, du désir de te voir ne dorment point plant
46 21.
| A Ccix Muḥend U Lḥusin [22] | a bu leḥruz ɣel wammas |
| A w1 a kk-irran t-taneqlett | a kk-iẓẓu zzat lḥaṛa-s |
| Lexwan-ik xaqen ttrun | cethan ad gnen kuyyass [23] |
| Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine | aux talismans autour de la taille |
| Si je pouvais te transformer | je te planterais devant |
| en plant, | ma maison |
| Tes disciples fondent en pleurs | ils sont devenus insomniaques |
A Ccix Muhend U Lhusin21 A w' a kk-irran t-taneqlett Lexwan-ik xaqen ttrun
Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine Si je pouvais te tr ansformer en plant
Tes disciples fondent en pleurs a bu lehruz wammas a kk-izzu zzat lhara-s cethan ad gnen kuyyass?z yel
aux talismans autour de la taille je te planterais devant ma maison ils sont devenus insomniaques
47 22.
| A Ccix Muḥend U Lḥusin | nefṛeḥ mi kk-nesɛa d lwens |
| Am win iḥuǧǧen iwella-dd | yerna yeqṭa-dd g Tunes |
| W1 iṭṭfen deg-fus-ik a Ccix | meḥṛum aksum-is g tmess |
| Ô Cheikh Mohan-Ou-Lhocine | que tu sois nôtre est notre fierté |
| Commè si nous avions fait | et nous étions |
| le pèlerinage | approvisionnés à Tunis |
| Quiconque embrasse ta main | sera préservé de l’enfer |
A Ccix Muhend U Lhusin Am win ihušgen iwella-dd W' ittfen deg-fus-ik a Ccix
Ô Cheikh Mohan-Ou-Lhocine Comme si nous avions fait le pèlerinage
Quiconque embrasse ta main nefreh mi kk-nesca d Iwens yerna yeqta-dd g Tunes mehrum aksum-is g tmess
que tu sois nôtre est notre fierté et nous étions approvisionnés à Tunis sera préservé de Fenfer
48 23.
| A Ccix Muḥend U Lḥusin | ayyur l-lɛid mi dd-yejba |
| iṛuḥ ɣel tala a dd-iẓẓall | yufa tiqqit ul tella |
| A tala ay nebɣa d aman | umma ddunit ɣas beṛka |
| Ô Cheikh Mohand-Ou-MLhocine | lune de fête qui fait son apparition |
| Parti faire la prière à la fontaine | il n ’y trouva aucune goutte |
| Ô fontaine nous voulons de l’eau | le monde d’ici-bas est dérisoire |
A Ccix Muhend U Lhusin iruh tala a dd-izzall A tal ay nebya d aman Yel ayyur 1-leid mi dd-yejba tiqqit ul tella umma ddunit Yas berka yufa
Ô Cheikh Mohand-Ou-MLhocine lune de fête fait son apparition Parti faire la prière à la fontaine iln 'y trouva aucune goutte Ô fontaine nous voulons de Feau le monde &'ici-bas est dérisoire qui
49 24.
| A Ccix Muḥend U Lḥusin | aqiṭan bu tecrurin |
| Iṛuḥ ɣel tala a dd-yagem [24] | yufa teččuṛ t-tiryalin |
| A tala ay nebɣa d aman | wamma laxeṛt t-timedlin |
| Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine | fil de laine aux ornements pendants |
| Parti puiser de l’eau à la fontaine | il y trouva plein d’argent |
| Ô fontaine nous avons besoin de ton eau, | autre chose n’est que fantasme |
A Ccix Muhend U Lhusin Iruh tala a dd-yagem? A tal ay nebya d aman aqitan bu tecrurin wamma laxert t-timedlin yufa
Ô Cheikh Mohand-Ou-Lhocine fil de laine aux ornements pendants Parti puiser de leau à la fontaine trouva dargent Ô fontaine nous avons besoin de ton eau, autre chose n'est que il y plein fantasme
50 25.
| Ccix-nneɣ ma yefqeɛ | a lexwan beɛɛdet fell-as [25] |
| Yezzuɣer nnziɛ am-mizem | akken ag-gɛeddel kull ass |
| A Ṛebbi a dd-ɛenniɣ ɣur-k | ǧeƐl-aneɣ g ṭṭariqa-s |
| Notre Cheikh quand il a l’ire | disciples, évitez-le |
| Il rugit comme un lion | ce sont là ses habitudes |
| Seigneur nous T’implorons | destine-nous dans sa voie |
Ccix-nney ma yefqee Yezzuyer nnzie am-mizem A Rebbi a dd-eenniy Yur-k
Notre Cheikh quand il a Fire Il comme 1 lion Seigneur nous T'implorons rugit akken ag-geeddel kull ass geel-aney g ttariqa-s
disciples; évitez-le ce sont là ses habitudes destine-nous dans sa voie
Sidi Muḥend Ccrif
51 26.
| A Sidi Muḥend Ccrif | itbir yulin f lḥaṛa |
| Al inehhu deg lexwan | a wladi ay telha ṭṭaɛa |
| W1 isɛan leḥsan iḥerz-it | laxeṛt-ines g ljenna |
| Ô Sidi Mohan-Cherif | pigeon qui se pose sur les toits |
| Qui prodigue conseils aux disciples | ô mes enfants ! l’obéissance est la meilleure des vertus |
| Qui a de la bonté qu’il la préserve | le paradis sera sa récompense |
A Sidi Muhend Ccrif Alinehhu lexwan W' isean lehsan iherz-it deg itbir yulin f Ihara 4 laxert-ines g ljenna
Ô Sidi Mohan-Cherif pigeon se pose sur les toits Qui prodigue conseils aux disciples ô mes enfants ! Fobéissance est la meilleure des vertus qui qu'il
Qui a de la bonté
la préserve le paradis sera sa récompense
52 27.
| A Sidi Muḥend Ccrif | tecbit itbir f tẓerbit [26] |
| Al inehhu deg lexwan | a wladi ay telha tẓallit |
| W1 isɛan leḥsan iḥerz-it | laxeṛt axiṛ n ddunit |
| Ô Sidi Mohand Cherif | tu es tel un pigeon sur une nappe |
| Quand tu formes tes disciples | ô mes enfants ! la prière procure la paix |
| Le vertueux doit se préserver du mal | l’au-delà vaut mieux que la vie d’ici-bas |
A Sidi Muhend Ccrif Al inehhu deg lexwan Wrisean lehsan iherz-it
Ô Sidi Mohand Cherif Quand tu formes tes disciples
Le vertueux doit se préserver du mal tecbit itbir f tzerbit2s wladi ay telha tzallit laxert axir n ddunit
tu es tel un pigeon sur une nappe ômes enfants ! la prière procure la la vie &ici-bas paix
53 28.
| Abrid (n) Ḥemmada yuli | tebɛen-t lexwan s uleɣwi |
| A Sidi Muḥend Ccrif | d aẓidan deg-gmi am-ɣelmi [27] |
| W1 iṭṭfen deg-gfus-ik a Ccix | u tit-teǧǧtit ad yeɣli |
| Le chemin des Hamada est escarpé [28] | les Khouans l’ont pris à la danse |
| Ô Sidi Mohand Cherif | ton nom est comme du miel dans la bouche |
| Quiconque embrasse ta main | tu ne l’abandonneras pas |
Abrid (n) Hemmada A Sidi Muhend Ccrif W' ittfen deg-gfus-ik a Ccix yuli
Le chemin des Hamada est escarpézz
Ô Sidi Mohand Cherif
Quiconque embrasse ta main tebeen-t lexwan $ uleywi d azidan deg-gmi am-Yelmi2 u tit-tešštit ad yeyli
les Khouans Font à la danse du miel dans Ia bouche tu ne Fabandonneras pas pris
54 29.
| A Sidi Muḥend Ccrif | ass l-ljemɛa aql-anɣ a dd-nas [29] |
| A dd-nẓur taxelwit-ik | a s-dd-nezzi d aqewwas |
| A Sidi Muḥend Ccrif | wi ibɣan lxiṛ qṭu-yas |
| Ô Sidi Mohand Cherif | vendredi nous nous rendrons chez toi |
| nous visiterons ton mausolée | nous ferons en un cercle autour |
| Ô Sidi Mohand Cherif | intercède en faveur de qui désire le bien |
A Sidi Muhend Ccrif A dd-nzur taxelwit-ik A Sidi Muhend Ccrif
Ô Sidi Mohand Cherif nous visiterons ton mausolée Ô Sidi Mohand Cherif a s-dd-nezzi d aqewwas wi ibyan Ixir qtu-yas
vendredi nous nous rendrons cheztoi IOUS ferons en un cercle autour intercède en faveur de désire le bien qui
εbelqader Ljilali [30]
55 30.
| A Ɛbelqader Ljilali | itbiren-ik uɣen lexla |
| Yeteṣtad-ihen uṛumi | izellu-hen g zzenqa |
| Tenɛeyyaṛt a Muḥemmed | yeqqel wuday d lexlifa |
| Ô Abdelkader El-Djilani | tes pigeons planent au-dessus des champs |
| Le chrétien qui les braconne | les égorge des les détroits |
| Ô Mohammad ! manifeste ta colère | les juifs ont le commandement |
A Cbelqader Ljilali Yetestad-ihen urumi Tenceyyart a Muhemmed itbiren-ik uyen lexla izellu-hen g zzenqa yeqqel wuday d lexlifa
Ô Abdelkader El-Djilani tes pigeons planent au-dessus des champs Le chrétien les braconne les égorge des les détroits Ô Mohammad manifeste ta colère les juifs ont le commandement qui
56 31.
| A Ɛbelqader Ljilali | iɛebden ṛebɛin sna |
| ɣas yiwen uṭar g lebḥeṛ | u s-tenna tnefsit beṛka |
| Netta iḥibb-it Ṛebbi | d sselṭan 1-lawleyya |
| Ô Abdelkader El-Djilani | toi qui as adoré Dieu quarante ans durant |
| Même s’il a un pied dans la mer | sa nature ne l’a trahi |
| Car Dieu l’aime | et le fait roi des saints |
Vas yiwen utar g lebher Netta ihibb-it Rebbi ieebden rebein sna u s-tenna tnefsit berka d sseltan
Ô Abdelkader El-Djilani toi as adoré Dieu quarante ans durant Même s'ila un dans la mer sa nature ne Fa trahi Car Dieu Faime et le fait roi des saints qui pied
Lamana “la missive”
57 32.
| Lamana a ṭṭir lamana | yewwi-tt igider g-ferr-is |
| Yekcem tamurt tanaṣlit | ziɣen wayi d leɛzib-is [31] |
| Tigert ma temlul teḥṭem | labudda a tt-imger bab-is |
| Lexdeɛ yekka-dd g tagmatt | gar leḥbab d iṭulan-is |
| Ô oiseau ceci est une missive | que l’aigle emporta sous son aile |
| Il pénétra le pays Vrai | car celui d’ici-bas n’est que provisoire |
| Tout champ arrivé à maturité | doit être moissonné |
| La traîtrise est l’œuvre des plus proches | entre frères, amis et alliés |
Laman' a ttir lamana Yekcem tamurt tanaslit Tigert ma temlul tehtem Lexdee yekka-dd g tagmatt yewwi-tt igider g-ferr-is ziyen wayid leezib-is labudd' a tt-imger bab-is lehbab d itulan-is gar
Ô oiseau ceci est une missive que Faigle emporta sous son aile Il pénétra le pays Vrai car celui dici-bas n'est que provisoire Tout champ arrivé à maturité doit être moissonné La traîtrise est Væuvre des plus proches entre frères, amis et alliés
58 33.
| Lamana a ṭṭir Iamana | awi d ubrid w-wasif |
| Sslam i k-nniɣ awi | ɣul Sidi Muḥend Ccrif |
| ℇn1 a dd-iɛjel s lmeɛṛuf | a ssyadi yewwṭ-anɣ lḥif |
| Ô oiseau ! ceci est une missive | tu prendras le chemin de la rivière |
| Fais parvenir nos salutations | à Sidi Mohand-Cherif |
| Demande-lui de nous sauver | nous avons amorcé le déclin |
Laman' a ttir lamana Sslam i k-nniy awi Cn' a dd-iejel s Imeeruf
Ô oiseau ! ceci est une missive Fais parvenir nos salutations Demande-lui de nous sauver awi d ubrid w-wasif Sidi Muhend Ccrif 4 ssyadi yewwt-any lhif Yul
tu prendras le chemin de la rivière à Sidi Mohand-Cherif HOUS avonS amorcéle déclin
59 34.
| Lamana a ṭṭir lamana | awi d ubrid ufella |
| Sslam i k-nniɣ awi | ɣul Sidi Sɛid U εbeḷḷa |
| Ꮛn1 a dd-iɛjel s lmeɛṛuf | a ssyadi niɣ neḍruṛa |
| Ô oiseau ! ceci est une missive | prends le chemin d’en-haut |
| Fais parvenir nos salutations | à Sidi Essaid-Ou-Abdallah |
| Demande-lui qu’il nous accorde | car notre souffrance est |
| sa bonté | sans pareille |
Laman' a ttir lamana Sslam i k-nniy awi {n' a dd-iejel s Imeeruf
Ô oiseau ! ceci est une missive Fais parvenir nos salutations Demande-lui 'ilnous accorde sa bonté qu awi d ubrid ufella Sidi Seid U Ebella a ssyadi niy nedrura Yul
prends le chemin den-haut à Sidi Essaid-Ou-Abdallah car notre souffrance est pareille
Ṭṭaɛa “la soumission”
60 35.
| A y1-iɣaṭen d ṭṭaɛa [32] | deg-gul m-medden teɣli |
| Tettexnunnus g lqaɛa | t-tamerẓagt am ulili |
| Teqqel ttuba t-timeeyyeṛt | tettrut a w1 isɛan iẓri |
| Je m’apitoie sur le sort de la foi | que les gens ont chassée de leurs cœurs |
| et la foulent à leurs pieds | amère telle le laurier-rose |
| L’adoration est devenue honte | que quiconque a des larmes les verse |
Tettexnunnus g Iqaea Teqqel ttuba t-timeeyyert
Je m'apitoie sur le sort de la foi et la foulent à leurs pieds
deg-gul m-medden teyli t-tamerzagt am ulili tettrut a w' isean izri que les gens ont chassée de leurs cœurs
amère telle le laurier-rose
- L'adoration est devenue honte que quiconque a des larmes les verse
61 36.
| Wi ibɣan ṭṭaɛa ifazen | iketteṛ ṣṣlaṭ ɣf nnbi |
| Ad ittbeɛɛid g medden | ula d iyan yettḥibbi |
| Ṭṭaɛa d ajgu iẓẓayen | refden-t irgazen l-lɛali |
| Qui veut une véritable foi | qu’il multiplie ses prières sur le Prophète |
| Diminue ses fréquentations | même avec ceux qui lui sont chers |
| La foi est un lourd fardeau | que seuls les hommes |
| de valeur supportent |
Wi ibyan ttaca ifazen Ad ittbeeeid g medden Ttaca d ajgu izzayen iketter sslat yf nnbi ula d iyan yetthibbi refden-t irgazen 1-leali
Qui veut une véritable foi qu'il multiplie ses prières sur le Prophète Diminue ses fréquentations même avec ceux lui sont chers La foi est un lourd fardeau que seuls les hommes de valeur supportent qui
Leɛfu “le Pardon”
62 37.
| A Ṛebbi teɛfut-iyi | teɛfut i baba d yemma |
| Baba ixeddem fell-i | imma tettaw1-i g tiwwa |
| A dd-ɛenniɣ ɣur-k a Ṛebbi | amkan-nnsen g ljenna |
| Dieu veuille me pardonner | pardonne à mes père et mère |
| Mon père sue pour moi | ma mère me porte sur son dos |
| Je t’en prie mon Dieu | fais que leur place soit au Paradis |
A Rebbi tecfut-iyi Baba ixeddem fell-i A dd-eenniy Yur-k a Rebbi
Dieu veuille me pardonner Mon sue pour moi Je ten prie mon Dieu père teefut i baba d yemma imma tettaw'-i g tiwwa amkan-nnsen g Ijenna
pardonne à mes et mère ma mère me porte sur son dos fais que place soit au Paradis père leur
63 38.
| Weḷḷahin ul uggadeɣ [33] | mi d kečč a Ṛebbi tellit |
| I wasmi lliɣ meẓẓi-iyi | ddiɣ dg zzhu d wuɣmiṭ |
| Tura ya Ṛebbi ndemmeɣ | ǧeɛl-i g widak mi teɛfit |
| Je jure que j’aurai crainte | puisque que Dieu existe |
| J’ai passé ma jeunesse | à goûter des plaisirs de la vie |
| Dieu, maintenant je me repentis | offre-moi ton Pardon |
Wellahin ul uggadey}? I wasmi Iliy mezzi-iyi Tura ya Rebbi ndemmey
Je jure que j' aurai crainte Jai passé ma jeunesse Dieu, maintenant je me repentis dg zzhu d wuymit gel-i g widak mi teefit ddiy
puisque que Dieu existe à goûter des plaisirs de la vie offre-moi ton Pardon
Taẓallit “la prière”
64 39.
| I winna un-nettẓalla [34] | cebbhen-t ssadat d ilef |
| M1 ala iɛeddi ɣf aman | memnuɛ-it ad iccucef |
| Winna semman-t d lbaxil | targa a s-rran tunef |
| Celui qui ne fait pas la prière | les Seigneurs le prennent pour un cochon |
| Quand il passe près de l’eau | il n’ose pas se laver |
| On le nomme “le paresseux “ | il a raté ce dont on lui a fait don |
[ winna un-nettzalla'3 M' ala iceddi Yf aman Winna semman-t d lbaxil
Celui ne fait pas la prière qui
Quand il passe de Feau On le nomme "le paresseux près cebbhen-t ssadat d ilef memnue-it ad iccucef targa a s-rran tunef
les Seigneurs le prennent pour un cochon iln 'ose pas se laver il a raté ce dont on lui a fait don
65 40.
| I winna un-nettẓalla | cebbhent ssadat d ikɛeb |
| Mi ala iɛeddi ɣf aman | ad isteɛmel ileɛɛeb |
| Winna semman-t d lbaxil | targa a s-rran tebɛed |
| Celui qui ne fait pas la prière | les Seigneurs le prennent pour un renard |
| Quand il passe près de l’eau | il fait semblant de jouer |
| On le nomme “le naïf” | il est loin de ce qu’on lui accorde |
66 41.
| A kkem-dd-ɛezzint a ddunit | ittaṭsan f win yesɛan |
| Ul ittẓalla ul ittzekki | ul isserbiḥ ayt uxxam |
| Iṭ l-lḥisab w lɛiqab | amkan-is g tmess iban [35] |
| Maudite sois-tu Ô vie d’ici-bas | toi qui te moques du nanti |
| Il ne fait la prière ni ne fait la zakat | ni non plus ne contente sa famille |
| Le jour du jugement suprême | il sera jeté en enfer |
67 42.
| Aql-i ttnaɣeɣ d nnaɛil | (… ?) [36] |
| Inna-yi at-teččet leḥṛam | taẓallit beṛka doyen |
| Nniɣ-as ɛahdeɣ ccix | siwa ma ddiɣ f isɣaren [37] |
| Je me bats contre Satan | … |
| Il me suggère défaire du mal | et d’abandonner la prière |
| Alors que moi j’ai prêté serment | jusqu’à mon ultime voyage |
Aql-i ttnayey d nnacil Inna-yi at-težžet lehram Nniy-as eahdey ccix
Je me bats contre Satan Il me suggère de faire du mal Alors que moi jai prêté serment
( ?)35 tazallit berka siwa ma f isyaren6 dayen ddiy et dabandonner la prière jusqu'à mon ultime voyage
Ljenna taḥnint “le paradis affectueux”
68 43.
| Ljenna taḥnint tettru | tuggad at-teqqim d ilem |
| Ljil-ayi (n) uṛumi | w1 iẓẓullen kra yendem |
| Letthan d ccṛab d ddexxan | qalil w1 illan d ineslem |
| L’affectueux Paradis se fende en pleurs | de peur de rester vide |
| Cette génération est chrétienne | de ceux qui ont regretté leur prière |
| Ils se lancent dans l’alcool et le tabac | les musulmans sont rares parmi eux |
Ljenna tahnint tettru Ljil-ayi (n) urumi Letthan d ccrab d ddexxan tuggad at-teqqim d ilem w' izzullen kra yendem w' illan d ineslem qalil
Laffectueux Paradis se fende en pleurs de peur de rester vide Cette génération est chrétienne de ceux ont regretté leur prière Ils se lancent dans Falcool et le tabac les musulmans sont rares parmi eux qui
Iseεdiyen d lbuxala “les heureux et les paresseux”
69 44.
| Ata iɛellem lefjer | s ubeḥri terna tagut |
| Widak tḥubbet a Ṛebbi | ahnayen ɛussen taggurt |
| Mačči am lbuxala | qqaren-as ulac lmut |
| C’est l’aube maintenant | avec la fraîcheur de la brume matinale |
| Ceux auxquels Dieu accorde son Amour | les voici au seuil de la porte |
| tandis que les paresseux (dorment) | nient l’existence de la mort |
Ata ieellem lefjer Widak thubbet a Rebbi
C'est Faube maintenant Ceux auxquels Dieu accorde son Amour s ubehri tema tagut ahnayen eussen taggurt qqaren-as ulac Imut
avec la fraîcheur de la brume matinale tandis que les paresseux (dorment
les voici au seuil de la porte nient Fexistence de la mort
70 45.
| Akken m1 ittɛellim lefjer | s ubeḥri yerna aṭu |
| Iyan tḥibbet a Ṛebbi | bdan theyyin luṭu |
| Mahi am lbuxala | qqaren-as tura a tt-neqṭu [38] |
| Aux premières lueurs du jour | avec fraîcheur mêlée au vent |
| Ceux auxquels Dieu accorde son Amour | commencent leurs ablutions |
| Pas comme les “naïfs” | qui remettent (leur prière) à plus tard |
Akken m' itteellim lefjer Iyan thibbet a Rebbi Mahi am Ibuxala
Aux premières lueurs du jour Ceux auxquels Dieu accorde son Amour Pas comme les naïfs s ubehri yera atu bdan theyyin lutu
avec' fraîcheur mêlée au vent commencent leurs ablutions remettent (leur prière) à plus tard qui
71 46.
Win izzullen isebbeh M' ala tawin f isyaren M' ala yawet uzekka Yel
Qui Dieu et le glorifie Il s'en va dans son cercueil Et arrivé dans sa tombe prie idehr-as-dd ubrid n rrbeh ad iteddu iferreh ad ceelen lemsabeh yaf
emprunte la voie du salut le cœur de bonheur on Faccueille avec des chandelles plein
Lqern-a “ce siècle”
72 47.
| Ad awen-ḥkuɣ a Lislam | aman g ccetwa qquren |
| Ajedɛun ikkat tismiṛt | udayen ffɣen-dd ad ɣiren |
| Ufiɣ tibbib d umiɛṛuf | zzin i lbaz a t-nɣen |
| Je voudrais vous raconter | le tarissement des sources en hiver |
| Le cheval se fait ferrer | et les juifs s’apprêtent à gouverner |
| La huppe et la chouette se mettent | à conspirer contre le faucon |
Ad awen-hkuy a Lislam Ajedeun ikkat tismirt Ufiy tibbib d umieruf aman g ccetwa qquren udayen ffyen-dd ad yiren zzin i lbaz a t-nyen
Je voudrais vous raconter Le cheval se fait ferrer La huppe et la chouette se mettent le tarissement des sources en hiver et les juifs s'apprêtent à gouverner à conspirer contre le faucon
73 48.
| Aql-i ṭeɛfeɣ werriɣeɣ | sekreɣ taqcuṛt am-mbelluṭ |
| Ddunit atta tuḥel | teḥlulli twella d aluṭ |
| Aql-aɣ g lqern-xmesṭac | ul tufit d w1 ala tedduṭ |
| Me voici maigre et pâle | ma peau se décolle telle le liège |
| Le monde se trouve dans l’impasse | fondu, il devient boue |
| Nous sommes au siècle quinzième | qui pourrions-nous fréquenter ? |
Ddunit atta tuhel Aql-ay g Iqern-xmestac
Me voici et Le monde se trouve dans limpasse Nous sommes au siècle quinzième pâle maigre sekrey taqcurt am-mbellut tehlulli twella d alut ul tufit d w'ala teddut
ma peau se décolle telle le fondu, il devient boue qui pourrions-nous fréquenter liège
Tindemmit “le remord”
74 49.
| A kk-ixdeɛ Ṛebbi a ṛṛay-iw | a dd-izzin did-1 am tara |
| Iṭṭij f lejba ad yeɣli | mačči d ayen a dd-nterra |
| Tura mi wkiɣ d iman-iw | ufiɣ lmejmeɛ yefra [39] |
| Que Dieu maudisse mon esprit | qui est tordu comme un sarment |
| Le soleil est sur le point de se coucher | et son coucher est irréversible |
| Maintenant que je me suis éveillé il | n’est plus rien que je puisse faire |
A kk-ixdee Rebbi a rray-iw Ittij f lejba ad yeyli Tura mi wkiy d iman-iw mažži d ayen a dd-nterra ufiy Imejmee 38 yefra
Que Dieu maudisse mon esprit est tordu comme un sarment Le soleil est sur le de se coucher et son coucher est irréversible Maintenant que je me suis éveillé il n'est plus rien que je puisse faire qui point
75 50.
Llah lhedd a Rebbi asmi ddiy d Imacayex Llah lhedd a ddunit y'-texdem tikl' utar-iw ttyilley ad yehlu wul-iw tura mi ššiy axxam-iw
Tout est dérisoire mon Dieu je suis victime de ma conduite Jai tenu compagnie aux clercs dans lespoir de soulager mon cœur ilest trop tard maintenant que je ne suis plus de ce monde
Tamettant “la mort”
76 51.
| Iceyyɛ-dd Ṛebbi lxiṛ-is | Iwfa-yi-dd ɣf tsumta |
| Asekkad yenṭeḥ g-jgu | lmut dg-i ay tella |
| Qqelt a lɣaci g ṭṭerf | at-tɛedd1 imma ay nebɣa |
| Dieu envoya sa miséricorde | qui me trouva adossé à un oreiller |
| Mes yeux rivés sur la poutre | étaient le signe de mon départ |
| Gens ! Frayez un passage | à ma mère que j’aime |
Iceyye-dd Rebbi lxir-is Asekkad yenteh g-jgu Qqelt a lyaci g tterf
Dieu envoya sa miséricorde Mes yeux rivés sur la poutre Gens ! Frayez un passage
Iwfa-yi-dd yf tsumta Imut dg-i ay tella at-teedd' imma ay nebya me trouva adossé à un oreiller étaient le signe de mon départ àma mère que j' aime qui
77 52.
| Iceyyɛ-dd Ṛebbi lxiṛ-is | iwfa-yi-dd ɣf usakku |
| Asekkad inṭeḥ g-jgu | lmut dg-1 ay tteddu |
| Qqelt a lɣaci g ṭṭerf | At-tɛeddi imma a yı-teɛfu |
| Dieu envoya sa miséricorde | qui me trouva sur le tapis |
| Mes yeux rivés sur la poutre | étaient le signe de ma mort |
| Gens ! Frayez un passage | à ma mère, |
| puisse-t-elle me pardonner |
Iceyye-dd Rebbi lxir-is Asekkad inteh g-jgu Qqelt a Iyaci g (terf
Dieu envoya sa miséricorde Mes yeux rivés sur la poutre Gens ! Frayez u passage iwfa-yi-dd yf usakku Imut ay tteddu At-teeddi imma a y-teefu dg-'
me trouva sur le tapis étaient le de ma mort à ma mère, qui signe puisse-t-elle me pardonner
78 53.
| Iceyyɛ-dd Ṛebbi lxiṛ-is | iwfa-yi-dd ɣf umeṭṛeḥ |
| Asekkad inṭeḥ g-jgu | lmut dg-1 ay tzeddeḥ |
| qqelt a lɣaci g ṭṭerf | at-tɛedd1 imma a yi-tsumeḥ |
| Dieu envoya sa miséricorde | qui me trouva alité |
| Mes yeux rivés sur la poutre | et la mort me pétrissait |
| Gens ! frayez un passage | à ma mère, |
| puisse-t-elle me pardonner |
Iceyye-dd Rebbi Ixir-is Asekkad inteh g-jgu qqelt a lyaci g
Dieu envoya sa miséricorde Mes yeux rivés sur la poutre Gens ! frayez w passage iwfa-yi-dd yf umetreh Imut ay tzeddeh at-teedd' imma a yi-tsumeh dg-'
me trouva alité et la mort me pétrissait à ma mère, qui puisse-t-elle me pardonner
79 54.
| Bnani-i lehl-iw axxam | axxam un-nesɛi ticṭit |
| Gran-iyi ddaw tmurt | tekkat-edd felli tiqqit [40] |
| A Ṛebbi ǧeɛl ssefṛ-iw | ass l-ljemɛa taṣebḥit |
| Les miens m’ont bâti une demeure | qui n’a pas de traverses |
| Ils m’ont enfoui dans la terre | où l’eau ruisselle sur moi |
| Dieu fais que mon voyage | se fasse un vendredi matin |
Bnani-i lehl-iw axxam Gran-iyi ddaw tmurt A Rebbi geel ssefr-iw
Les miens m 'ont bâti une demeure Ils m ' ont enfoui dans la terre Dieu fais que mon voyage axxam un-nesci tictit tekkat-edd felli tiqqit39 ass l-ljemea tasebhit
n'a pas de traverses où eau ruisselle sur moi se fasse un vendredi matin qui
80 55.
| Bnan-i lehl-iw axxam | axxam un-nesɛi ccqa |
| Gran-iyi ddaw tmurt | felli ay tuta lehwa |
| A Ṛebbi ǧeɛl ssefṛ-iw | d lexmis d ljamuɛa |
| Les miens m’ont bâti une demeure | qui n’a pas de toit |
| Ils m’ont enfoui dans la terre | où il pleut sur moi |
| Dieu fais que mon voyage | soit entre jeudi et vendredi |
Bnan-i lehl-iw axxam Gran-iyi ddaw tmurt A Rebbi gecl ssefr-iw
Les miens m'ont bâti une demeure Ils m 'ont enfoui dans la terre Dieu fais que mon voyage axxam un-nesci ccqa felli ay tuta lehwa d lexmis d ljamuea
n'a pas de toit où il soit entre jeudi et vendredi qui pleut
81 56.
| Lukan t-tirẓ1 ay rrẓeɣ | dili cudden-i s tuflatin |
| Lukan d laẓ ay lluẓeɣ | dil1 ay ččiɣ t-timẓin |
| Ag-guɛeṛ lweḥc uẓekka | m1 ala dd-rren timedlin |
| Si j’étais victime d’une fracture | on m’aurait fait des attelés |
| Si j’étais affamé | je me nourrirais d’orge |
| Que la tombe est terrifiante | une fois qu’on l’a |
| recouverte de dalles |
Lukan t-tirz' ay rrzey Lukan d laz ay lluzey Ag-gueer Iwehc uzekka
Si j' étais victime dune fracture Si j' étais affamé Que la tombe est terrifiante dili cudden-i $ tuflatin dil' ay žžiy t-timzin ala dd-rren timedlin
on m 'aurait fait des attèles je me nourrirais une fois 'on /a recouverte de dalles d'orge qu '
82 57.
| Lukan t-tirẓ1 ay rrẓey | dili cudden-iyi s lexyuṭ |
| Lukan d laẓ ay lluẓey | al dili ččiy abelluṭ |
| Ag-guɛeṛ lweḥc uẓekka | m1 ala (a) dd-cebḥen leḥyuṭ |
| Si j’avais une fracture | on m’aurait attaché |
| la main jusqu’à guérison | |
| Si j’étais affamé | je soulagerais ma faim avec des glands |
| Que la tombe est terrifiante | au moment où ses parois se resserrrent |
Lukan t-tirz' ay rrzey Lukan d laz ay lluzey Ag-gucer Iwehc uzekka
Si j'avais une fractur e
Si j' étais affamé Que la tombe est terrifiante dili cudden-iyi s lexyut al dili žžiy abellut m' ala (a) dd-cebhen lehyut
on m'aurait attaché la main jusqu'à guérison je soulagerais ma faim avec des glands au moment où ses parois se resserrrent
83 58.
| Menhu d wayi ɣel tewwurt | menhu d wayi ɣel tewwurt |
| Lukan d inebgi ṛ-ṛebbi | dilaq nɛedl-dd taṛbuyt |
| Mi d inebgi uẓekka | beqqaɛlaxiṛ a tamurt |
| Qui donc est au seuil de la porte | qui donc est au seuil de la porte ? |
| Si c’était un hôte ordinaire | on lui aurait préparé un repas |
| Hélas ! C’est l’ange de la mort | mon pays, je te dis adieu |
Menhu d wayi Yel tewwurt Lukan d inebgi r-rebbi Mi d inebgi uzekka
Qui donc est au seuil de la porte Si c'était un hôte ordinaire Hélas ! C'est Fange de la mort menhu d wayi tewwurt dilaq needl-dd tarbuyt beqqaclaxir a tamurt yel
donc est au seuil de la porte on lui aurait un repas mon pays; je te dis adieu qui pré paré
84 59.
Menhu d wayi yl ddeffa Mi d inebgi uzekka menhu d wayi yl ddeffa dili nheyya Imakla beqqaclaxir a dderyal
Qui donc est au seuil de la porte donc est au seuil de la porte Si c 'était un hôte ordinaire laurait invité à manger Hélas ! c'est Fange de la mort mes enfants; je vous dis adieu qui
85 60.
| A yemma lexla w-wul-iw | mi ttmeɣran ziɣ a yaɣzen |
| Aẓekka yenjeṛ yuli | timedlin kulci yezmem |
| Ag-guɛer lweḥc uẓekka | mi ala dd-wellin a yi-ǧǧen [41] |
| 0 mère mon cœur est ébranlé | on va creuser ma tombe |
| Quand on l’aura terminée | on la couvrira de dalles |
| Que la tombe est terrifiante | lorsqu’on m’aura abandonné |
A yemma lexla w-wul-iw Azekka yenjer yuli Ag-gueer Iwehc uzekka
0 mère mon cœur est ébranlé Quand on laura terminée Que la tombe est terrifiante mi ttmeyran ziy a yayzen timedlin kulci yezmem mi ala dd-wellin a yi-ggen40
On va creuser ma tombe on la couvrira de dalles lorsqu'on m 'aura abandonné
86 61.
| I dduṛ-a hwiɣ t-tjebbant | al ttweḥḥideɣ g Ṛebbi |
| Ufiɣ aẓekka d ajdid | ula t-tawwurt ul telli |
| Izerman timakniwin | izedɣ-it wul ul ibɣi [42] |
| Je passais un jour par le cimetière | et je méditai Dieu |
| La tombe vient d’être creusée | elle n’a aucune porte |
| Pleine de serpents | elle est habitée à contre-cœur |
azekka d ajdid Izerman timakniwin Ufiy
Je passais un jour par le cimetière La tombe vient dêtre creusée Pleine de ser pents al ttwehhidey g Rebbi ula t-tawwurt ul telli izedy-it wul ul ibyi 41
et je méditai Dieu elle n'a aucune porte elle est habitée à contre-cœur
87 62.
| I dduṛ-a hwiɣ t-tjebbant | al ttweḥḥiideɣ g-xellaq |
| Ufiɣ aẓekka d ajdid | u s-ǧǧan ula d ṭṭaq |
| Izerman timakniwin | izedɣ-it wul ul ixaq [43] |
| Je passais un jour par le cimetière | et je méditai le Créateur |
| Une tombe a été creusée | qui n’a aucune fenêtre |
| Pleine de serpents | le cœur l’habite malgré lui |
I ddur-a hwiy t-tjebbant azekka d ajdid Izerman timakniwin Ufiy
Je passais un jour par le cimetière Une tombe a été creusée Pleine de serpents al ttwehhiidey g-xellaq u izedy-it wul ul ixaq 42
et je méditai le Créateur n'a aucune fenêtre le cœur Fhabite mal lui qui gré
88 63.
Llah Ihedd a ddunit Helkey leh lak d arumi A tinefsit berka-kem
Mon dieu que la vie est dérisoire Je suis atteint dune maladie atroce
Mon âme te voici arrivée àton terme tasa d wul d ikeddaben qeddac d (alb a y'-ketben d azekka a kem-idumen
le cæur est un menteur qu'aucun taleb ne réussit à la tombe est ta demeure éternelle guérir
89 64.
| D acu d sseba 1-lmut-iw | d lehlak mi-gzad fell-i |
| Asekkad yenṭeḥ g-jgu | a lɛuqqal cehhedt-iyi |
| Ṛṛuḥ-iw yekka taggurt | a mm leɣrur tɣurt-iyi |
| La raison de ma mort | est la complication de ma maladie |
| Ma vue rivée sur la poutre | ô sages assistez à mon dernier souffle |
| L’âme a quitté le cœur | maudite vie tu m’as séduit |
D acu d sseba ]-lmut-iw Asekkad yenteh g-jgu
Rruh-iw yekka taggurt La raison de ma mort Ma vue rivée sur la poutre d lehlak mi-gzad fell-i a leuqqal cehhedt-iyi a mm leyrur tyurt-iyi
est la complication de ma maladie ô sages assistez à mon dernier souffle maudite vie tu m'as séduit
Yemma “ma mère”
90 65.
| A yemma ḥenna yemma | ziɣen ad mmteɣ lacekk |
| A y1-awin ɣl uẓekka | a yi-ǧǧen weḥdi ɣas nekk |
| A Muḥemmed fekkṛ-iyi | i s ala dd-wajbeɣ lmelk |
| 0 mère chérie | ma mort est imminente |
| On m’enfouira dans la tombe | et on m’y laissera tout seul |
| 0 Mohammed guide-moi | et aide-moi à répondre à l’ange |
A yemma henna yemma A y'-awin yl uzekka A Muhemmed fekkr-iyi
0 mère chérie On m 'enfouira dans la tombe 0 Mohammed guide-moi ziyen ad mmtey lacekk a is ala dd-wajbey Imelk
ma mort est imminente et on m 'y laissera tout seul et aide-moi àrépondre à Fange
91 66.
| A yemma ḥenna yemma | mi ttmeɣran ziɣ a y1-aɣzen [44] |
| Aẓekka yenjeṛ yuli | timedlin kulci yezmem |
| Mi dd-wellan a iy dd-refden | ad ṣellin f nnbi ɛzizen |
| A Muḥemmed wans-iyi | m1 ala dd-zemmn ilezzazen |
| Ô mère chérie | on me creusera ma tombe |
| Quand on l’aura terminée | on la couvrira de dalles |
| Lorsqu’on viendra m’y emmener | on priera sur le prophète valeureux |
| Ô Mohammed tiens-moi compagnie | quand l’étau se resserrera sur moi |
A yemma henna yemma Azekka yenjer Mi dd-wellan a iy dd-refden A Muhemmed wans-iyi yuli
Ô mère chérie Quand on laura terminée Lorsqu'on viendra m 'y emmener
Ô Mohammed tiens-moi compagnie mi ttmeyran ziy a y'-ayzen' timedlin kulci yezmem ad sellin f nnbi ezizen m' ala dd-zemmn ilezzazen
on me creusera ma tombe on la couvrira de dalles OI priera sur le prophète valeureux "étau se resserrera quand
92 67.
A yemma amek ala s-xedmey Asmi yi-ttuy g ddunit i wzekka ay'-dd-tekcem tiqqit ay stehziy g tzallit yehsel rruh n twayit
Mère comment ferai-je à ma tombe envahie par les eaux de pluie Quand j' étais de ce monde je me moquais de la prière Le jour du jugement suprême Fétau se resserre sur Fâme
93 68.
| A yemma amek ala s-xedmeɣ | i wẓekka a y1-dd-kecmen waman |
| Asmi yi-ttuɣ f ddunit | ay stehziɣ g remṭan |
| Iṭ l-lḥisib w lɛiqab | yeḥṣel ṛṛuḥ afuḥan |
| Mère comment ferai-je | à ma tombe qui sera pleine d’eau |
| Quand j’étais de ce monde | je me moquais du carême |
| Le jour du jugement suprême | l’âme maudite est dans l’impasse |
A yemma amek ala s-xedmey Asmi yi-ttuy f ddunit
Mère comment ferai-je Quand j' étais de ce monde Le jour du jugement suprême i wzekka a y'-dd-kecmen waman ay stehziy g remtan yehsel rruh afuhan
à ma tombe sera pleine d eau je me moquais du carême Fâme maudite est dans Fimpasse qui
94 69.
| Lukan tarewla g lmut | ad dduɣ d yemnayen |
| Ad dduɣ tikl1 useggas | g lebḥuṛ mebla ssfayen |
| Tarewla ulanida | ay iẓri-w ttru idammen [45] |
| Si je pouvais fuir la mort | dussé-je cavaler nuit et jour |
| Et, pendant des années, | traverser les océans |
| Hélas ! Je ne pourrai lui échapper | Ô mes yeux pleurez du sang |
Lukan tarewla g Imut Ad dduy tikl' useggas Tarewla ulanida
Si je pouvais fuir la mort Et, pendant des années, Hélas Je ne pourrai lui échapper ad dduy d yemnayen g lebhur mebla ssfayen ay izri-W ttru idammen 4
dussé-je cavaler nuit et jour traverser les océans Ô mes yeux pleurez du sang
Teṭra did-i “mon histoire est telle…”
95 70.
| A yemma teṭra did-i | am ugṭiṭ baba-s yemmut |
| Al ittejlaqa dg lεecc | ula wı a s-yawin lqut |
| Caylelleh ay ayt lɣut | a nnbi bedd-as ɣel tewwurt |
| Ô mère ! mon histoire est telle | celle de l’oisillon orphelin |
| Qui gémit de faim dans son nid | nul ne vient à son secours |
| je vous sollicite Ô gens de la Pitié | Ô prophète prends soin de lui |
A yemma tetra did-i Al ittejlaqa leecc Caylelleh ay ayt Iyut dg
Ômère ! mon histoire est telle Qui de faim dans son nid je vous sollicite Ô gens de la Pitié gémit am ugtit baba-s yemmut ula w' a s-yawin Iqut a nnbi bedd-as tewwurt Yel
celle de loisillon orphelin nul ne vient à son secours Ô prophète prends soin de lui
96 71.
A yemma tetra did-i Ut-ssiwten waman Yel
0 mère mon histoire est telle celle am ulyem tešga rrehla u t-man leemara letyur eedlen tameyra Yel
du chameau abandonné par la caravane
On la éloigné des deau et des lieux habités Quand les fauves s' apprêtèrent à le dévorer les rapaces firent la fête puits
97 72.
| Teṭra did-i a yemma | am ugṭiṭ d ubuεemmaṛ |
| Tikli teddun lwaḥi | tazmammagt teḥda [46] d uṭar |
| D aya win ixdemn lxiṛ | g lɛebd illan d anekkaṛ |
| Mère mon histoire est telle celle | de l’oiseau en compagnie du faucon |
| Alors qu’ils planent ensemble | ? |
| Ceci est le sort de tout bienfaiteur | face aux gens ingrats |
Tetra did-i a yemma Tikli teddun Iwahi D aya win ixdemn Ixir
Mère mon histoire est telle celle
Alors qu'ils planent ensemble Ceci est le sort de tout bienfaiteur am ugtit d ubucemmar tazmammagt tehda5 d utar g leebd illan d anekkar
de Foiseau en compagnie du faucon face aux gens ingrats
98 73.
| A yemma teṭra did-i | am win isebleɛn azrem |
| A t-idd-rreɣ sgumiɣ | a t-ǧǧeɣ tasa-w tegzem |
| A lecyax n ṭṭariqa | leɛnaya d kunw1 ay telzem [47] |
| Mère mon histoire est celle | de qui a avalé un serpent |
| Le rendre lui est impossible | le laisser lui serait fatal |
| O Saints de la Voie | mon salut est entre vos mains |
A yemma tetra did-i A t-idd-rrey sgumiy A lecyax n ttariqa
Mère mon histoire est celle Le rendre lui est impossible 0 Saints de la Voie am win isebleen azrem a leenaya d kunw' ay telzem+
de a avalé un serpent le laisser lui serait fatal mon salut est entre vos mains qui
99 74.
| A yemma teṭra did-i | am win iguǧǧen isufeṛ |
| Ikcem tamurt ul yessin | iǧǧa tin a dg ittneṣṣel |
| D wa ay d lḥal n ddunit | anida tnewweṛ at-tesṭer |
| O mère je suis tel | celui qui fait le voyage solennel |
| Pénètre dans des contrées inconnues | et quittant son pays natal |
| Mais qu’importe, c’est la vie | tout épanouissement prend fin un jour |
A yemma tetra did-i Ikcem tamurt ul yessin D wa ay dlhal n ddunit am win iguggen isufer igša tin a dg ittnessel anida tnewwer at-tester
0 mère je suis tel Pénètre dans des contrées inconnues Mais qu'importe; c'est la vie celui fait le voyage solennel et quittant son pays natal tout épanouissement prend fin un jour qui
Ul “le cœur”
100 75.
A kk-dd-eezzint ay ul-iw Ibya tazallit d nnbi A Rebbi šecl ssefr-iw
Pauvre de toi mon cœur Tu veuxprier aux côtés du prophète
Dieu ittalaben ag-geylayen tiyimit d Jebrayen ass
demande le cher et tenir compagnie àlarchange Gabriel ait lieu de vendredi à lundi qui plus
101 76.
| A kk-dd-ɛezzint ay ul-iw | iṭṭalaben ayen un-nella |
| Ibɣa taẓallit d nnbi | tiɣimit d lawleyya |
| A Ṛebbi ǧeɛl ssefṛ-iw | d lexmis d ljamuɛa |
| Pauvre de toi mon cœur | qui demande l’impossible |
| Tu veux prier aux côtés du prophète | et tenir compagnie à l’archange Gabriel |
| Dieu fasse que mon voyage | ait lieu de jeudi à vendredi |
A kk-dd-eezzint ay ul-iw tazallit d nnbi A Rebbi gecl ssefr-iw [bya
Pauvre de toi mon cœur Tu veux aux côtés du prophète prier
Dieu fasse que mon voyage ittalaben ayen un-nella tivimit d lawleyya
demande Fimpossible et tenir compagnie à Farchange Gabriel ait lieu de jeudi à vendredi qui
Lwaldin “les parents”
102 77.
| A taceṭbubt ucaruq | a dd-iɣmin deffir ssuq |
| Turu-dd lḥebb d acuraq | g lqaɛa yettecruruq |
| Lemḥibba m-medden ṛwiɣ | tinna 1-lwaldin d aḥaruq |
| O branchiole scintillante | qui pousse derrière la place du marché |
| Ses graines sont de couleur blanche | qui, tombées par terre, brillent |
| Si l’amour des gens est relatif | celui des parents ne tarit pas |
A tacetbubt ucaruq Turu-dd Ihebb d acuraq Lemhibba m-medden rwiy a dd-iymin deffir ssuq g Iqaca yettecruruq tinna 1-Iwaldin d aharuq
0 branchiole scintillante pousse derrière la du marché Ses graines sont de couleur blanche tombées par terre, brillent Si Famour des gens est relatif celui des parents ne tarit pas place qui qui
103 78.
| Aḥlil w1 isluɣen ulawen | terrṭ-as luṭa d asawen |
| Ṛebbi txemmt-as am uccen | ttbiɛen imeksawen |
| Malheur à quiconque brise les cœurs | Dieu rends-lui les chemins inaccessibles |
| Fais de lui un chacal | que les bergers poursuivent |
Ahlil w' isluyen ulawen Rebbi txemmt-as am uccen
Malheur à quiconque brise les cœurs
Fais de lui un chacal terrt-as luta d asawen ttbieen imeksawen
Dieu rends-lui les chemins inaccessibles
- que les bergers poursuivent
104 79.
| A yemma taxlalt n llqim | ma tfeqɛet eǧǧ g lḥeqq-im |
| Ḷḷah lḥedd a yemma | ad iqqel lxiṛ i yelli-m [48] |
| Mère, brindille d’olivier | prends ton mal en patience |
| Dieu est unique, mère | tu auras fait du bien pour ta fille |
A yemma taxlalt n Ilqim Llah Ihedd a yemma
Mère, brindille dolivier Dieu est unique, mère ma tfeqeet egš g Iheqq-im
prends ton mal en patience tu auras fait du bien pour ta fille
Ayyur (agujil) “la lune (l’orphelin)”
105 80.
| D acu a kk-iwɣen ay ayyur | deg tegnaw yuli-kk leɣyaṛ |
| Imeṭṭawen ugujil | m1 ala dd-ibedd ɣel wemnaṛ |
| Ttrut a baba d yemma | nekki un-nesɛa leqrar |
| Qu’as-tu donc Ô lune ? | dans le ciel tu parais triste |
| Les larmes sont le loi de l’orphelin | debout au seuil de la porte |
| Pleurez-moi, mes père et mère | moi qui suis abandonné à mon sort |
D acu a kk-iwyen ay ayyur Imettawen ugujil Ttrut a baba d yemma tegnaw yuli-kk leyyar m' ala dd-ibedd wemnar nekki un-nesea leqrar deg Yel
Qwas-tu donc Ô lune ? dans le ciel tu parais triste Les larmes sont le lot de Forphelin debout au seuil de la porte Pleurez-moi, mes père et mère moi qui suis abandonné à mon sort
106 81.
| D acu a kk-iwɣen ay ayyur | deg tegnaw yuli-kk leɣri |
| Imeṭṭawen ugujil | m1 ala yeqqim ɣel yini |
| Ttrut a baba d yemma | nekki un-nesɛa lwali |
| Qu’as-tu donc Ô lune ? | tu es couverte d’un voile épais |
| Les larmes sont le lot de l’orphelin | assis devant le foyer |
| Pleurez-moi, mes père et mère | moi qui n’ait plus de tutelle |
D acu a kk-iwyen ay ayyur Imettawen ugujil Ttrut a baba d yemma
Qu'as-tu donc Ô lune ? Les larmes sont le lot de Forphelin Pleurez-moi, mes père et mère tegnaw yuli-kk leyri m' ala yeqqim yini nekki un-nesea Iwali deg Yel
tu es couverte €un voile épais assis devant le foyer moi qui n'ait plus de tutelle
107 82.
| D acu a kk-iwɣen ay ayyur | deg tegnaw tuli-kk tagut |
| Imeṭṭawen ugujil | m1 ala dd-ibedd ɣel tewwurt |
| Ttrut a baba d yemma | wi ala yi-dd-ikfen lqut |
| Qu’as-tu donc Ô lune ? | dans le ciel tu es couvert de brume |
| Les larmes sont le lot de l’orphelin | quand il emplit la porte |
| Pleurez-moi, mes père et mère | qui pourra se charger de moi ? |
D acu a kk-iwyen ay ayyur Imettawen ugujil Ttrut a baba d yemma
- Qu'as-tu donc Ô lune ?
- Pleurez-moi , mes père et mère
tegnaw tuli-kk tagut m' ala dd-ibedd tewwurt wi ala yi-dd-ikfen Iqut deg Yel dans le ciel tu es couvert de brume quand il emplit la porte pourra se charger de moi qui
Amjahed “le maquisard”
108 83.
| Amjahed ddaw ččina | amjahed ddaw ččina |
| Mi dd-tɛedda kra n temɣart | tewwi-dd ibriq n lqahwa |
| Mačči d lqahwa ay bɣiɣ | xaqeɣ a w1 iẓran imma |
| Un maquisard était à l’ombre d’un oranger | (bis) |
| Quand passa une vieille | et apporta du café : |
| Ce n’est pas du café que je veux, | c’est ma mère qui me manque |
Mi dd-teedda kra n temyart Mažži d Iqahwa ay byiy
Un maquisard était à lombre dun oranger Quand passa une vieille Ce n'est pas du café que je veux, amjahed ddaw žcina tewwi-dd ibriq n Iqahwa xaqey a w' izran imma
(bis)
et apporta du café
c 'est ma mère me manque qui
109 84.
| Amjahed ddaw lxili [49] | amjahed ddaw lxili |
| Mi dd-tɛedda kra n temɣart | tewwi-dd ibriq ukeffi |
| Mačči d ayekf1 ay bɣiɣ | xaqeɣ a w1 iẓran lwali |
| Un maquisard était à l’ombre de… | (bis) |
| Quand passa une vieille | et apporta du lait |
| Je ne veux pas de lait | ce sont les miens qui me manquent |
110 85.
| Amjahed ddaw ṛṛemman | amjahed ddaw ṛṛemman |
| Mi dd-tɛedda kra n temɣart | tewwi-dd ibriq w-waman |
| Mačči d aman ay bɣiɣ | xaqeɣ a w1 iẓran imawlan |
| Un maquisard était à l’ombre d’un grenadier | (bis) |
| Quand passa une vieille | et apporta de l’eau |
| Ce n’est pas de l’eau que je veux | ce sont mes parents qui me manquent |
Amjahed ddaw rremman Mi dd-teedda kra n temyart Mažži d aman ay byiy amjahed ddaw rremman tewwi-dd ibriq w-waman xaqey a w' izran imawlan
Un maquisard était à Fombre d'un grenadier Quand passa une vieille Ce n'est pas de leau que je veux
(bis et apporta de leau ce sont mes parents me manquent qui
111 86.
| Amjahed ddaw tzemmurt | amjahed ddaw tzemmurt |
| Mi dd-tɛedda kra n temɣart | tewwi-dd imensi g tegdurt |
| Mačči d imens1 ay bɣiɣ | xaqeɣ a wẓ iẓran tamurt |
| Un maquisard était à l’ombre d’un olivier | (bis) |
| Quand une vieille passa | et apporta le dîner |
| Ce n’est pas du dîner que je veux | j’ai la nostalgie de mon pays |
Amjahed ddaw tzemmurt Mi dd-teedda kra n temyart Mažži d imens' ay byiy amjahed ddaw tzemmurt tewwi-dd imensi g tegdurt xaqey a wz izran tamurt
Un maquisard était à lombre d'un olivier Quand une vieille passa Ce n'est pas du dîner que je veux
(bis)
et apporta le dîner jai la nostalgie de mon pays
Aɣrib “l’exilé”
112 87.
| Akken mi-gehwa aweqqas | tiɣimit-is ɣel tewwurt |
| Aṣewwar ittṣewwir-it | iẓri-s yeɣleb taceṛcuṛt |
| Iddem tabalizt iṛuḥ | beqqaɛlaxiṛ a tamurt |
| Quand il descendit à Aokas | il s’assit devant la porte |
| Il se fit photographier | une cascade de larmes aux yeux |
| Il prit sa valise et partit | adieu mon cher pays |
Akken mi-gehwa aweqqas Asewwar ittsewwir-it Iddem tabalizt iruh
Quand il descendit à Aokas Il se fit photographier Il sa valise et prit partit tiyimit-is Yel tewwurt izri-s yeyleb tacercurt beqqaclaxir a tamurt
il s 'assit devant la porte une cascade de larmes aux yeux
113 88.
| Akken mi-gehwa aweqqas | tiɣimit-is f ukursi |
| Aṣewwar ittṣewwir-it | iẓri-s yeɣleb leḥmali |
| Iddem tabalizt iṛuḥ | beqqaεlaxiṛ a lwali |
| Quand il descendit à Aokas | il s’assit sur une chaise |
| Il se fit photographier | une crue de larmes aux yeux |
| Il prit sa valise et partit | adieu mes très chers parents |
Akken mi-gehw' aweqqas Asewwar ittsewwir-it Iddem tabalizt iruh
Quand il descendit à Aokas Il se fit photographier Il sa valise et partit prit tiyimit-is f ukursi izri-s yeyleb lehmali beqqaclaxir a Iwali
ils'assit su une chaise une crue de larmes aux yeux adieu mes très chers parents
114 89.
| Akken mi-gehwa aweqqas | tiɣimit-is f ṭṭabla |
| Aṣewwar ittṣewwir-it | iẓri-s yeɣleb tiregwa |
| Iddem tabalizt iṛuḥ | beqqaɛlaxiṛ a dderya |
| Quand il descendit à Aokas | il s’assit à une table |
| Il se fit photographier | des rigoles de larmes aux yeux |
| Il prit sa valise et partit | adieu mes enfants chéris |
Akken mi-gehwa aweqqas Asewwar ittsewwir-it Iddem tabalizt iruh
Quand il descendit à Aokas Il se fit photographier Il sa valise et partit prit tiyimit-is f ttabla izri-s yeyleb tiregwa beqqaclaxir a dderya
il s'assit à une table des rigoles de larmes aux veux adieu mes enfants chéris
115 90.
| Axxi ssalamuɛlikum | a iyan deg-durar ɛussen |
| S usekkad walan tamurt | s uṭar u t-idd-ɛfisen |
| A ssyadi ssrekbet w1 iɛyan | umma w1 inejmen fiḥel |
| Je vous salue bien bas | Ô gardiens des montagnes |
| Vous qui voyez le pays | sans jamais fouler son sol |
| Seigneurs ! faites monter les faibles | que les plus forts s’assument |
Axxi ssalamuglikum S usekkad walan tamurt A ssrekbet w' ieyan ssyadi
Je vous salue bien bas Vous vovez le pays Seigneurs ! faites monter les faibles qui a iyan deg-durar eussen s utar u t-idd-efisen umma w' inejmen fihel
Ô gardiens des montagnes jamais fouler son sol
116 91.
| Axxi ssalamuɛlikum | lmebdi g-mawlan n tmurt |
| Tisura deg-fassen-nnsen | mi dd-waɛan teldi tewwurt |
| Ḥelleɣ-k°n ḥelleɣ Ṛebbi | at-terrem iɣriben al tamurt |
| Je vous salue bien bas | en commençant par les gens du pays |
| Les clefs tenues dans leurs mains | ils ouvrent les portes à leur aise |
| Je viens vous solliciter | retournez-nous les exilés sains et saufs |
Axxi ssalamuglikum Tisura deg-fassen-nnsen Helley-k'n helley Rebbi
Imebdi g-mawlan n tmurt mi dd-waean teldi tewwurt at-terrem iyriben al tamurt
Je vous salue bien bas en commençant par les gens du pays Les clefs tenues dans leurs mains ils ouvrent les portes à leur aise Je viens vous solliciter retournez-nous les exilés sains et saufs
117 92.
| A w1 iddan d yetbiren | ad iṛuḥ am yedrimen |
| A dd-iḥewwes lpari | a dd-iẓer meṛṛa iɣriben |
| Heureux celui qui, | |
| en compagnie des colombes, | partirait tel de l’argent |
| Il visiterait Paris | et rendrait visite à tous les exilés |
A w' iddan d yetbiren A dd-ihewwes Ipari
Heureux celui en compagnie des colombes; Ilvisiterait Paris qui , ad iruh am yedrimen dd-izer merr' iyriben
partirait tel de largent et rendrait visite à tous les exilés
118 93.
| A wi iddan did-m a lehwa | ad iṛuḥ am lmanḍa |
| A dd-iḥewwes lpari | a dd-iẓer meṛṛa dderya |
| Heureux celui qui, | |
| en compagnie des pigeons, | partirait tel un mandat |
| Il visiterait Paris | et rendrait visite à nos enfants |
A wi iddan did-m a lehwa A dd-ihewwes Ipari
Heureux celui en compagnie des pigeons, Il visiterait Paris qui , ad iruh am Imanda a dd-izer merr' dderya
partirait tel un mandat et rendrait visite à nos enfants
Complément
119 I. Ighil-Wis
| Ay ul a tt-iddeyyiqen | ay tmeḥḥnet d iman-ik |
| Ẓẓall Ṛebbi teqqimet | terret lumuṛ i bab-ik |
| Iṭ 1-lḥisab w lɛiqab | zzat Ṛebbi d lfeɛl-ik. |
| Toi mon cœurqui te tourmentes | sache que tu es le seul perdant |
| fais tes prières et apaise-toi | le reste est l’œuvre de ton Maître |
| Le jour du jugement dernier | tu seras entre Lui et tes actes. |
Ay ul a tt-iddeyyiqen Zzall Rebbi teqqimet It ]-lhisab w leiqab
Toi mon cæur te tourmentes fais tes prières et apaise-toi qui ay tmehhnet d iman-ik terret lumur i bab-ik zzat Rebbi d Ifecl-ik.
sache que tu es le seul perdant le reste est F'æuvre de ton Maître tu seras entre Lui et tes actes.
120 FDB 88 (1965 : 44)
| Ay ul-iw ur ttxeyyiq | ay thelkeḍ d iman-ik |
| Eǧǧ lɛebd w’ibɣun yehdeṛ | k°ellef lumuṛ i bab-ik |
| S ani d as-yehwd a kk-yawi | ad isewweq di nnefɛ-ik |
121 Amrouche (p. 240)
| Ay ul-iw ur ţxeyyiq | ay tduṛṛeḍ d iman-ik |
| Eǧǧ lɛebd ag-gebɣu yini | kellef lumuṛ i bab-ik |
| Anida yebɣu a k-yawi | d nnefɛ-ik neɣ d ḍḍeṛṛ-ik |
122 II. Ighil-Wis
| A yemma lexla w-wul-iw | d nekk iṭwin am lmal |
| Al xeddmeɣ deg lecɣal-iw | lmut deg-1 ay tettektal |
| D acu wwiɣ ɣel laxeṛt-iw | siwa aqenduṛ d userwal |
| Ô mère, le néant atteint mon cœur | moi qui pais comme une bête |
| Alors que je vaque à mes occupations | je suis la cible de la mort |
| Je n’ai emporté pour ma vie future | que la robe et le pantalon |
A yemma lexla w-wul-iw Al xeddmey lecyal-iw D acu wwiy laxert-iw deg Yel
Ô mère, le néant atteint mon cœur Alors que je vaque à mes occupations Je n'ai emporté pour ma vie future d nekk itwin am Imal Imut deg-' ay tettektal siw? aqendur d userwal
moi comme une bête je suis la cible de la mort que la robe et le pantalon qui pais
123 FDB 74 (1962: 71 : troisième poème)
| A taṛwiḥt-iw a yelli | a tin ikessen am lmal |
| Telhaḍ d lx°edma d lecɣ°al | ma d aẓekka la d-issawal |
| A d-teǧǧeḍ lberǧ n ssima | at-tṛuḥeḍ s axxam b-b°akal |
124 FDB 88 (1965:15)
| A taṛwiḥt-iw a yelli | a tin yeksan am lmal |
| Telhaḍ d lxedma l-lec°ɣal | ma d aẓekka la dd-issawal |
| Acu tebb°iḍ d aɛwin-ik | m1 ara k-xeznen deg-g°akal. |
Bibliographie
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