Michael Amaladoss, Jésus asiatique . Traduit de l’anglais par Anaïs Boutot. Presses de la Renaissance, 2007, 284 pages, 20 €
- Par Michel Fédou
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Citer cet article
- FÉDOU, Michel,
- Fédou, Michel.
- Fédou, M.
https://doi.org/10.3917/etu.075.0555ad
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- Fédou, M.
- Fédou, Michel.
- FÉDOU, Michel,
https://doi.org/10.3917/etu.075.0555ad
1 Le livre pose d’emblée deux thèses. L’une est que Jésus, souvent considéré comme « Occidental », doit être davantage reconnu comme « Asiatique ». L’autre est que le chemin d’une telle reconnaissance est avant tout celui d’images et de symboles bien ancrés dans les traditions de l’Asie. L’auteur recueille donc un certain nombre d’entre eux pour les appliquer à Jésus : le sage, la voie, le gourou, l’avatar, le serviteur, le danseur… La démarche implique certes que soit maintenue, dans chaque cas, l’originalité irréductible de Jésus. Mais le livre ne cherche pas d’abord à comparer Jésus à d’autres figures religieuses de l’Asie ; il montre plutôt comment l’attention aux images et symboles asiatiques offre un accès renouvelé aux récits évangéliques. Le lecteur pourra à bon droit nuancer la formule sur « l’approche grecque qui est dichotomique », ou celle sur le paradigme « une personne/deux natures » qui, même s’il est vrai, simplifie la réalité et la rend abstraite. Mais cela ne devrait pas l’empêcher de goûter le beau livre de M. Amaladoss, un livre plein de saveur évangélique et qui atteste la fécondité d’une méditation sur Jésus dans le contexte spécifique de l’Asie.
2 Michel Fédou