Compte rendu

Au commencement du monde. Drago Jančar Traduit par Andrée Lück Gaye, Phébus, 2024, 320 p., 22,50 €

Pages 153 à 155

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  • Bressler, S.
(2024). Au commencement du monde. Drago Jančar Traduit par Andrée Lück Gaye, Phébus, 2024, 320 p., 22,50 € Esprit, Juin(6), 153-155. https://doi.org/10.3917/espri.2406.0153.

  • Bressler, Sylvie.
« Au commencement du monde. Drago Jančar Traduit par Andrée Lück Gaye, Phébus, 2024, 320 p., 22,50 € ». Esprit, 2024/6 Juin, 2024. p.153-155. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-esprit-2024-6-page-153?lang=fr.

  • BRESSLER, Sylvie,
2024. Au commencement du monde. Drago Jančar Traduit par Andrée Lück Gaye, Phébus, 2024, 320 p., 22,50 € Esprit, 2024/6 Juin, p.153-155. DOI : 10.3917/espri.2406.0153. URL : https://shs.cairn.info/revue-esprit-2024-6-page-153?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/espri.2406.0153


Pour ce nouveau livre, le huitième à être traduit en français, le Slovène Drago Jančar revient dans sa ville natale, la cité industrielle de Maribor, donnant une tonalité autobiographique au croisement entre construction d’un univers intime et création d’un nouvel ordre social. Comme « toute vie qui commence est un nouveau monde », le récit de Danijel, évoquant les événements qui ont marqué sa sortie de l’enfance et défini l’homme qu’il est devenu, est aussi celui d’un monde qui panse les plaies de la guerre et dessine les contours d’un avenir autre.
Drago Jančar situe son roman dans sa période de prédilection – les années autour de la Seconde Guerre mondiale – et reste fidèle aux thèmes forts de son œuvre : description de la vie des gens ordinaires, combat pour le droit à une expression sans contrainte et la liberté des peuples, attention portée à la complexité des croyances de toutes sortes, dénonciation des allégeances extrêmes et des actes souvent contradictoires qu’elles engendrent, répercussions des conflits à travers les générations, nécessité de préserver une part d’innocence et de confiance en autrui.
Mais, pour les rendre sensibles, il n’a plus recours à une forme de violence crue comme dans Et l’amour aussi a besoin de repos (Phébus, 2018) ou à la prédominance d’un climat obscur, à l’image de celui d’Aurore boréale (L’Esprit des péninsules, 2005), il ne privilégie pas davantage une narration chronologique, semblable à celle qui, dans La Fuite extraordinaire de Johannes Ot…


Date de mise en ligne : 19/06/2024

https://doi.org/10.3917/espri.2406.0153

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