Démocratie : zone à défendre !, Jean-François Bouthors, L’Aube, 2023, 112 p., 15 €
Pages 147 à 148
Citer cet article
- CHALIER, Catherine,
- Chalier, Catherine.
- Chalier, C.
https://doi.org/10.3917/espri.2312.0147
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- Chalier, C.
- Chalier, Catherine.
- CHALIER, Catherine,
https://doi.org/10.3917/espri.2312.0147
Il semble aujourd’hui indispensable de défendre le régime démocratique face à la montée de ses contrefaçons « illibérales » et à la fascination que continue d’exercer, sur beaucoup de gens, l’impitoyable réalité des régimes autoritaires, voire totalitaires. L’élan démocratique, qui a animé tant de peuples dans leur combat pour la liberté et pour l’égalité entre les citoyens, mais aussi pour une fraternité capable d’accueillir les étrangers, aurait-il disparu ? La réalité sombre de notre temps, la guerre en Ukraine et tant d’autres conflits plus lointains, que l’Europe aimerait tenir à distance, sont là pour nous rappeler la fragilité de la démocratie. N’est-ce pas vers elle pourtant que de si nombreux migrants tentent de venir, en dépit des dangers ? Jean-François Bouthors dresse le constat des périls internes et externes qui menacent la démocratie. Il avise aussi ceux qui plaident la cause d’un régime « illibéral » ou autoritaire, comme solution pour les affronter, du prix tragique à payer.
Il analyse d’abord le sens du mot « démocratie » (« pouvoir du peuple ») en référence à la Bible. Selon elle, le peuple se découvre avec la loi qu’il met en œuvre, en l’interprétant. En démocratie, le peuple se donne à lui-même cette loi, mais c’est bien cette loi qui le fait et le façonne. Ce serait là le sens de sa souveraineté. Opposer le « vrai peuple » (ethnie, héritier d’une culture, classe opprimée) à cette définition, comme le font certains aujourd’hui, constitue un contre-modèle…
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