Élections allemandes : une bonne et une mauvaise nouvelles
- Par Jan-Werner Müller,
- Publié par Project Syndicate le 27 septembre 2021, cet article est traduit de l’anglais par Jonathan Chalier
Pages 27 à 29
Citer cet article
- MÜLLER, Jan-Werner,
- Publié par Project Syndicate le 27 septembre 2021, cet article est traduit de l’anglais par CHALIER, Jonathan,
- Müller, Jan-Werner.,
- et al.
- Müller, J.-W.,
- Publié par Project Syndicate le 27 septembre 2021, cet article est traduit de l’anglais par Chalier, J.
https://doi.org/10.3917/espri.2111.0027
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- Müller, J.-W.,
- Publié par Project Syndicate le 27 septembre 2021, cet article est traduit de l’anglais par Chalier, J.
- Müller, Jan-Werner.,
- et al.
- MÜLLER, Jan-Werner,
- Publié par Project Syndicate le 27 septembre 2021, cet article est traduit de l’anglais par CHALIER, Jonathan,
https://doi.org/10.3917/espri.2111.0027
Bien que la composition du prochain gouvernement de l’Allemagne ne soit pas encore connue, on peut déjà tirer quelques leçons des résultats des élections législatives. La plus importante est que les partis traditionnels peuvent réussir sans flatter les populistes ni courir après les mouvements d’extrême droite.
Commençons par la mauvaise nouvelle : aux élections législatives, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a subi des pertes, mais il a tout de même recueilli plus de 10 % des suffrages. Malgré des querelles intestines constantes et des scandales à répétition, le Parti confirme son inscription durable dans le paysage politique allemand. Mais la bonne nouvelle est que les élections ont fait mentir diverses idées reçues concernant l’extrême droite : les démocraties occidentales ne sont pas condamnées aux guerres culturelles ; les grandes coalitions entre le centre gauche et le centre droit ne renforcent pas nécessairement les extrêmes politiques ; et les partis sociaux-démocrates peuvent réussir sans flatter les passions hostiles à l’immigration ou à l’islam.
Pour de nombreux fins observateurs, la politique contemporaine des économies développées se caractérise par une lutte entre les libéraux cosmopolites et les adeptes d’une communauté plus « enracinée » (pour employer la formule la plus neutre possible). Bien qu’on puisse comprendre certains conflits selon un clivage plus ou moins simpliste entre ceux de « partout » (anywhere) et ceux de « quelque part »…
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