Article de revue
Le deuxième choc de l'économie de la culture
Pages 111 à 125
Citer cet article
- BENGHOZI, Pierre-Jean,
- Benghozi, Pierre-Jean.
- Benghozi, P.-J.
https://doi.org/10.3917/espri.1107.0111
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- Benghozi, P.-J.
- Benghozi, Pierre-Jean.
- BENGHOZI, Pierre-Jean,
https://doi.org/10.3917/espri.1107.0111
Notes
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Directeur de recherche Cnrs, professeur à l’École polytechnique (Paris). Pôle de recherche en économie et gestion de l’École polytechnique. Chaire Innovation et régulation des services numériques. Avec la gracieuse autorisation des organisateurs de la conférence sur cinquante ans d’action publique en matière de culture au Québec (Montréal, avril 2011).
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[1]
Pierre-Jean Benghozi, « Mutations et articulations contemporaines des industries culturelles », dans Xavier Greffe (sous la dir. de), Création et diversité au miroir des industries culturelles, Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, Deps/La Documentation française, 2006, p. 129-152.
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[2]
Olivier Donnat, les Pratiques culturelles des Français à l’ère numérique, Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, Deps/La Découverte, 2010, 282 p.
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[3]
Philippe Bouquillon, « Industries, économies créatives et technologies d’information et de communication », Tic & Société, 2010, vol. 4, no 2.
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[4]
Walter R. Stahel, “The Functional Economy: Cultural and Organizational Change”, Science & Public Policy, Londres, 1986, vol. 13, no 4, p. 121-130.
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[5]
Au point d’ailleurs que des artistes comme AC/DC en viennent à refuser tout téléchargement au motif que la commercialisation individualisée de chaque morceau remet en cause le caractère global du projet artistique d’un CD conçu pour être écouté dans la continuité.
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[6]
Les spectacles du Cirque du Soleil ou les comédies musicales telles que Mamma Mia en sont des illustrations emblématiques
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[7]
Ce que d’aucuns appellent les Pure Players.
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[8]
Déjà clairement observable lors des sorties de films du mercredi ou à la rentrée littéraire de septembre.
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[9]
Voir dans des registres très différents, les dizaines ou centaines de chaînes fournies par les bouquets de télévision ou bien l’évolution des salles de cinéma vers les multiplexes.
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[10]
On parle d’effet « podium » ou star system : Sheerwin Rosen, “The Economics of Superstars”, American Economic Review, 1981, n° 71, p. 845-858 ; Françoise Benhamou, l’Économie du star system, Paris, Odile Jacob, 2002, 367 p. ; Pierre-Jean Benghozi et Thomas Paris, “The Economics and Business Models of Prescription in the Internet”, dans E. Brousseau et N. Curien, Internet Economics, Cambridge University Press, 2007, p. 291-310 ; Frédéric Martel, Mainstream. Enquête sur cette culture qui plaît à tout le monde, Paris, Flammarion, 2010, 457 p.
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[11]
Phénomène connu fréquemment sous le nom de « longue traîne » : Chris Anderson, The Long Tail. Why the Future of Business is Selling Less of More, New York, Hyperion, 2006, 256 p. ; Pierre-Jean Benghozi et Françoise Benhamou, Longue traîne : levier numérique de la diversité culturelle ?, Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, Deps, coll. « Culture prospective », 2008-1, octobre 2008 ; id., “The Long Tail: Myth or Reality?”, International Journal of Art Management, 2010, vol. 12, no 3, p 43-53.
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[12]
Cette dynamique correspond à ce que l’on qualifie souvent du terme d’économie de l’attention, de la prescription ou de la recommandation.
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[13]
Pierre-Jean Benghozi et Thomas Paris, “Authors’ Rights and Distribution Channels: An Attempt to Model Remuneration Structures”, International Journal of Arts Management, 1999, vol. 1, no 3 ; Philippe Chantepie et Alain Le Diberber, Révolution numérique et industries culturelles, Paris, La Découverte, 2005, 122 p.
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[14]
Pierre-Jean Benghozi, Laurent Gille et Alain Vallée, “Innovation and Regulation in the Digital Age: A Call for New Perspectives”, dans B. Preissl et al. (eds), Telecommunication Markets: Drivers and Impediments, Springer, 2009, p. 503-525.
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[15]
Les droits de propriété littéraire et artistique permettent ainsi de stimuler la création en fournissant aux contributeurs des revenus significatifs en cas de succès, sans alourdir pour autant, en amont, la charge des producteurs.
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[16]
La tentation d’appropriation des productions d’amateurs se retrouve chez les supports de diffusion traditionnels, mais de manière désormais adaptée. Ainsi, les sites des journaux d’information multiplient, à côté des articles de journalistes et des dépêches d’agence, les liens avec des blogs ou des espaces de commentaires alimentés par les lecteurs et contribuant à nourrir la richesse de leur site ; de même, les chaînes de TV multiplient-elles les programmes et émissions reposant sur l’utilisation de vidéos amateurs (magazines d’information, vidéo-gags, téléréalités).
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[17]
Ces dernières années, Hollywood a par exemple été touché par de fortes grèves (notamment des scénaristes) correspondant à une prise en compte jugée non satisfaisante des débouchés, si ce n’est des recettes, associés aux nouveaux médias.
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[18]
André Nicolas, État des lieux de l’offre de musique numérique, Paris, Observatoire de la musique, 2009, 27 p.
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[19]
Il faut relever que cette démultiplication de l’offre se traduit aussi par une augmentation considérable de la consommation culturelle globale : c’est particulièrement net pour la musique et l’audiovisuel.
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[20]
Les « fermes de contenus » (Demand Media ou Associated Content par exemple) constituent des sites accumulant les articles commandités en anticipant, par des algorithmes, les aspirations des internautes.
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[21]
Voir le débat récemment né en France sur le « prix unique du livre numérique ».
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[22]
Ces dernières années, plusieurs procès ont ainsi été intentés à des plates-formes telles que Youtube par des producteurs vidéo ou des chaînes de télévision (pour la mise en ligne par des internautes de films non autorisés) ou par des sociétés d’auteurs (pour la rémunération des créateurs de vidéos en ligne).
Français
Le premier choc du numérique était celui de la concurrence du gratuit lié à la dématérialisation des biens culturels. Aujourd’hui, le défi est celui de la valorisation des contenus non plus pour eux-mêmes mais dans le cadre d’offres culturelles plus larges dont les modèles économiques se démultiplient. Les biens culturels peuvent-ils encore relever du marché ?
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