La Suisse dans la crise financière
- Par Joëlle Kuntz
Pages 204 à 206
Citer cet article
- KUNTZ, Joëlle,
- Kuntz, Joëlle.
- Kuntz, J.
https://doi.org/10.3917/espri.1007.0204
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- Kuntz, J.
- Kuntz, Joëlle.
- KUNTZ, Joëlle,
https://doi.org/10.3917/espri.1007.0204
La Suisse a mieux supporté la crise financière de 2008 que ses conséquences politiques et institutionnelles sur le système national. La bonne santé économique générale du pays, en particulier son faible endettement, a permis de limiter les chocs directs. En revanche, la structure de l’industrie bancaire a dévoilé de redoutables inconvénients : deux banques, Ubs et Crédit suisse, ont atteint des dimensions telles qu’en cas de crise grave, la petite Suisse peut ne pas être en mesure de leur porter secours et se retrouver entraînée tout entière dans leur éventuelle faillite. En 2007 déjà, le vice-président de la Banque nationale avait averti des risques encourus par les banques, en particulier par les plus grandes, si elles n’augmentaient pas leurs fonds propres et si elles continuaient de se comporter comme si rien ne pouvait leur arriver. Discours prémonitoire : en avril 2008, l’Ubs était prise dans le filet des subprime avec en plus une accusation par les autorités américaines d’avoir incité ses clients à frauder le fisc. La crise américaine de l’Ubs allait devenir la crise financière et politique de la Suisse.
En octobre 2008, le gouvernement a adopté, à la suite de l’Europe, un paquet de mesures de stabilisation. En plus d’une garantie aux épargnants destinée à ramener la confiance, le plan visait essentiellement à protéger le pays des risques de l’exposition de l’Ubs à la crise américaine, évaluée à quelque 42 milliards de dollars. La Banque nationale a débarrassé l’Ub…
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