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Article de revue

Les échelles d’équivalence à l’épreuve des nouvelles configurations familiales

Pages 303 à 334

Citer cet article


  • Martin, H.
  • et Périvier, H.
(2018). Les échelles d’équivalence à l’épreuve des nouvelles configurations familiales. Revue économique, . 69(2), 303-334. https://doi.org/10.3917/reco.pr2.0114.

  • Martin, Henri.
  • et al.
« Les échelles d’équivalence à l’épreuve des nouvelles configurations familiales ». Revue économique, 2018/2 Vol. 69, 2018. p.303-334. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-economique-2018-2-page-303?lang=fr.

  • MARTIN, Henri
  • et PÉRIVIER, Hélène,
2018. Les échelles d’équivalence à l’épreuve des nouvelles configurations familiales. Revue économique, 2018/2 Vol. 69, p.303-334. DOI : 10.3917/reco.pr2.0114. URL : https://shs.cairn.info/revue-economique-2018-2-page-303?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/reco.pr2.0114


Notes

  • [1]
    Insee, Recensement de la population puis enquêtes annuelles de recensement.
  • [2]
    Un foyer monoparental avec un enfant âgé de plus de 14 ans doit disposer d’un revenu supérieur de 82 % (ou 149 % selon la variable retenue) à celui d’une personne seule pour atteindre le même niveau de vie ressenti.
  • [3]
    Selon la définition de l’Insee.
  • [4]
    Un bien est dit « collectif » si sa consommation est non exclusive et non rivale.
  • [5]
    En 2014, le niveau de vie médian s’établissait à 1 679 euros mensuels pour une personne seule, le seuil de pauvreté à 1 008 euros mensuels et le taux de pauvreté à 14,1 % de la population (Argouarc’h et Boiron [2016]). Ces chiffres sont calculés en utilisant l’échelle de l’OCDE modifiée.
  • [6]
    Pour plus de simplicité, les enquêtes sont notées enquêtes Budget de famille 2001, 2006, 2011.
  • [7]
    L’enquête de 2011 comporte également un sous-échantillon de ménages résidant dans les départements d’outre-mer.
  • [8]
    La plupart des enquêtes BDF portent exclusivement sur le territoire métropolitain, mais certaines d’entre elles, à l’image de l’enquête de 2011, incluent un échantillon de ménages résidant dans les départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion et Mayotte).
  • [9]
    Cette période a été raccourcie à une semaine lors de l’enquête de 2011.
  • [10]
    Par exemple il est possible qu’un parent seul ayant la garde de ses enfants s’appuie davantage sur la présence d’un adolescent pour garder l’enfant plus jeune, que ne le ferait un couple.
  • [11]
    Par exemple, un couple avec à sa charge un seul enfant de 26 ans sera considéré comme un couple sans enfant à charge.
  • [12]
    Lorsque ce niveau de vie dépasse un certain seuil, le ménage change de modalité de réponse aux questions sous-jacentes à ces variables.
  • [13]
    Pour les éditions 2001 et 2006 de l’enquête, le modèle estimé n’est pas exactement le même. En particulier, l’indicatrice pour les parents non hébergeant vivant seuls ne figure pas dans l’équation car l’information n’est pas disponible.
  • [14]
    Le taux d’effort est le rapport entre les dépenses du ménage liées à la résidence principale et les revenus du ménage.
  • [15]
    La pension alimentaire est complétée à hauteur de 104,75 €/mois pour un enfant (seuil de l’allocation de solidarité familiale en 2016) afin de garantir une aide financière minimum au parent assumant seul la charge de l’enfant.
Français

Cette contribution estime une échelle d’équivalence tenant compte de la situation spécifique des foyers monoparentaux et des parents non hébergeant vivant seuls. Les estimations s’appuient sur une approche subjective fondée sur l’appréciation qu’ont les ménages de leur propre niveau de vie. Les résultats indiquent que la situation des foyers monoparentaux est mal prise en compte par les échelles d’équivalence les plus utilisées. Les parents non hébergeant vivant seuls supportent, toutes choses égales par ailleurs, des dépenses supplémentaires d’environ un tiers de leur revenu disponible, par rapport aux personnes seules sans enfant à charge. Les échelles d’équivalence surestiment le niveau de vie des foyers monoparentaux et des parents non hébergeant vivant seuls, ce qui conduit à sous-estimer leur taux de pauvreté.
Classification JEL : D04, D02, I32, J18, J13.

Mots-clés

  • échelles d’équivalence
  • niveau de vie
  • nouvelles configurations familiales

Mots-clés éditeurs : échelles d’équivalence, niveau de vie, nouvelles configurations familiales


English

Equivalence scales challenged by new family configurations

Equivalence scales challenged by new family configurations

This paper estimates an equivalence scale that takes into account the specific situation of single parents and separated parents who do not live with their children. Estimates rely on a subjective approach based on the living standard perceived by households. Results indicate that the equivalence scales widely used in economic and institutional literature do not integrate the specific situation of single parents. Separated parents who do not live with their children face additional expenses relatively to single persons, everything being equal, for an approximate amount of one third of their disposable income. The equivalence scales overestimate the living standard of these two types of households and underestimate their level of poverty.

Keywords

  • equivalence scales
  • living standard
  • new family forms

Mots-clés éditeurs : equivalence scales, living standard, new family forms


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Date de mise en ligne : 16/03/2018

https://doi.org/10.3917/reco.pr2.0114

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