Le culte de saint Léger d'Autun, Saint-Vaast d'Arras et les Pippinides à la fin du VIIe siècle
- Par Charles Mériaux
Pages 691 à 710
Citer cet article
- MÉRIAUX, Charles,
- Mériaux, Charles.
- Mériaux, C.
https://doi.org/10.3917/rdn.391.0691
Citer cet article
- Mériaux, C.
- Mériaux, Charles.
- MÉRIAUX, Charles,
https://doi.org/10.3917/rdn.391.0691
Notes
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Charles Mériaux, maître de conférences, Université Lille Nord de France, UDL 3, CNRS UMR 8529 IRHiS, membre junior de l’Institut universitaire de France.
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[1]
Les Passiones vitaeque sanctorum aevi Merovingici constituent les t. III-VII de la série des Scriptores rerum Merowingicarum [désormais : SSRM] de la collection des Monumenta Germaniae Historica [désormais : MGH], publiés à Hanovre et Leipzig entre 1896 et 1920 ; sur Bruno Krusch, voir J.-M. Hannick, « Krusch (Bruno) », Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, t. 29, 2007, col. 898-901. — À l’origine de cet article, il y une réflexion collective entreprise lors de la traduction des deux premières Passions de saint Léger par le groupe HagHis (« Hagiographie et Histoire : atelier français de recherches sur l’hagiographie médiévale ») dont je veux bien sûr remercier tous les participants : Noëlle Deflou-Leca, Bruno Dumézil, Stéphane Gioanni, Monique Hincker, Monique Janoir, Sylvie Joye, Klaus Krönert, Nathalie Verpeaux et Anne Wagner. Les réflexions développées ici ont aussi fait l’objet d’une première présentation lors d’un atelier réuni à la Villa Vigoni les 17-19 septembre 2009 dans le cadre du projet international « Expertise des textes hagiographiques mérovingiens dans leurs plus anciennes versions manuscrites » dirigé par Monique Goullet. Je dois beaucoup aux suggestions qui m’ont été faites à cette occasion par François Dolbeau, Marieke Van Acker et Martin Heinzelmann auxquels j’associe Soline Kumaoka, Cécile Treffort et Brigitte Boissavit-Camus.
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[2]
L’hagiographie mérovingienne à travers ses réécritures, M. Goullet, M. Heinzelmann et C. Veyrard-Cosme éd., Ostfildern, 2010 ; pour une étude emblématique de ces questions, voir M. Goullet, « Conversion et passion d’Afra d’Augsbourg. Réouverture du dossier et édition synoptique des versions longue et brève », Revue bénédictine, t. 121, 2011, p. 94-146.
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[3]
Bruno Krusch avait imaginé que le texte n’était transmis que sous la forme d’un remaniement composé à Saint-Éloi de Noyon dans le premier tiers du viiie siècle : cf. C. M. M. Bayer, « Vita Eligii », Reallexikon der Germanischen Altertumskunde, t. 35, 2007, p. 461-524 dont j’ai rendu compte dans « Du nouveau sur la Vie de saint Éloi », Mélanges de science religieuse, t. 67-3, juilletseptembre 2010, p. 71-85.
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[4]
E. Ewig, Die Merowinger und das Frankenreich, 4e éd., Stuttgart, 2001, p. 160-172 ; S. Lebecq, Nouvelle histoire de la France médiévale, t. I, Les origines franques (ve-ixe siècle), Paris, 1990, p. 172-176 ; I.Wood, The Merovingian Kingdoms (450-751), Londres/New York, 1994, p. 224-238 ; P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France. History and Hagiography (640-720), Manchester/New York, 1996, passim.
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[5]
D’autant plus qu’abondent d’excellentes études et notices, parmi lesquelles on retiendra surtout H. Leclercq, « Léger, d’Autun », Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, t. VIII-2, 1950, col. 2460-2493 ; J.-C. Poulin, « Saint Léger d’Autun et ses premiers biographes (fin viiemilieu ixe siècle), Bulletin de la société des antiquaires de l’Ouest, 4e série, t. 14, 1977, p. 167-200 ; S. Kumaoka, « Autour des évêques de Poitiers au viie siècle », ibid., 5e série, t. 12, 1998, p. 185-222 ; P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 193-215.
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[6]
Malay-le-Grand : dép. Yonne, arr. Sens, cant. Sens Sud Est ; cf. Die Urkunden der Merowinger, C. Brühl et Th. Kölzer éd., dans MGH, Diplomata regum Francorum e stirpe merovingica, Hanovre, 2001, t. I, n° 122, p. 312 (original conservé) ; sur le concile de Malay, voir H. Mordek, « Bischofsabsetzungen in spätmerowingischer Zeit. Justelliana, Bernensis und das Konzil von Mâlay (677) », dans Papsttum, Kirche und Recht im Mittelalter. Festschrift für Horst Fuhrmann zum 65. Geburtstag, id. éd., Tübingen, 1995, p. 31-53 qui édite une collection canonique vraisemblablement rassemblée pour l’occasion. Je ne comprends pas pourquoi l’auteur, après d’autres, date le concile de 677 alors que le diplôme a été donné le 15 septembre de la 5e année du règne de Thierry III, ce qui doit correspondre à l’année 679 comme l’indique d’ailleurs le dernier éditeur de l’acte ; pour la chronologie des derniers souverains mérovingiens, je me fonde sur M. Weidemann, « Zur Chronologie der Merowinger im 7. und 8. Jahrhundert », Francia, t. 25, 1998, p. 177-230.
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[7]
J.-C. Poulin, « Saint Léger d’Autun », op. cit. (n. 5), p. 197 ; I. Wood, The Merovingian Kingdoms, op. cit. (n. 4), p. 236-237 ; P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 211.
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[8]
Les autres sources le concernant sont peu nombreuses et dépendent manifestement des Passions, il s’agit du Liber historiae Francorum (B. Krusch éd., dans MGH, SSRM, t. II, Hanovre, 1888, p. 215-328, c. 45, p. 317-319), repris par le premier continuateur de la chronique dite de Frédégaire (ibid., c. 2, p. 169). Il faut aussi mentionner les canons d’un synode diocésain concernant la discipline monastique, ajoutés à la collection canonique Vetus Gallica : cf. Les canons des conciles mérovingiens (vie-viie siècles), J. Gaudemet et B. Basdevant éd. et trad., Paris, 1989, t. II, p. 587-591 et surtout H. Mordek et R. E. Reynolds, « Bischof Leodegar und das Konzil von Autun », dans Aus Archiven und Bibliotheken. Festschrift für Raymund Kottje zum 65. Geburtstag, H. Mordek éd., Francfort/Main, 1992, p. 71-92. La lettre à sa mère Sigrada ainsi que son testament sont de toute évidence des apocryphes carolingiens ; ils ont été réédités par H. Rochais à la suite du Liber scintillarum de Defensor de Ligugé (Turnhout, 1957, respectivement p. 504-508 et 513-516).
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[9]
B. Krusch, « Die älteste Vita Leudegarii », Neues Archiv, t. 16, 1890, p. 565-596 ; Passiones Leudegarii episcopi et martyris Augustodunensis, B. Krusch éd., dans MGH, SSRM, t. V, Hanovre/Leipzig, 1910, p. 249-361 et ibid., t. VII, 1920, p. 845-846 pour des addenda ; la Passion d’Autun est traduite en français dans F. Guizot, Collection des mémoires relatifs à l’histoire de France [t. II], Paris, 1823, p. 325-371 et en anglais dans P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 215-253.
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[10]
Distinction reprise par la Bibliotheca hagiographica latina, Bruxelles, 1898-1901, p. 721-722 et son Novum Supplementum, Bruxelles, 1986, p. 528-529 qui attribuent aux trois Passions les numéros 4850 (A), 4851-4852 (B) et 4853 (C).
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[11]
Ce légendier, dont le modèle est le Passionnaire hispanique, avait aussi retenu l’attention de Bruno Krusch en raison de la présence de nombreux textes rares : voir, en plus de la description de J. Dufour, La bibliothèque et le scriptorium de Moissac, Paris, 1972, p. 147-148, les compléments bibliographiques donnés par M. Goullet, « Conversion et passion d’Afra d’Augsbourg », op. cit. (n. 2), p. 102, spéc. n. 27 et 29.
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[12]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 260.
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[13]
Sur Ansoald, voir en dernier lieu, S. Kumaoka, « Autour des évêques de Poitiers », op. cit. (n. 5), p. 209-222.
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[14]
B. Krusch, « Die älteste Vita », op. cit. (n. 9), p. 576.
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[15]
Ibid. (« ein dürftiger Auszug »).
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[16]
Ibid., p. 590-592 ; les arguments de Bruno Krusch sont encore repris par P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 207-208.
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[17]
Il ne lui attribue d’ailleurs même pas le titre de Passio tertia qu’il réserve à la biographie composée par le moine Fruland de Murbach au xie siècle.
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[18]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 259.
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[19]
Analecta Bollandiana, t. 11, 1892, p. 104-110.
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[20]
L’un et l’autre se sont intéressés à la Passion d’Ursin qu’ils considèrent comme authentique : M. Banniard, Viva Voce. Communication écrite et communication orale du ive au ixe siècle en Occident latin, Paris, 1992, p. 256-258 ; id., « La longue Vie de saint Léger : émergences culturelles et déplacements de pouvoir (viie-xe siècle) », dans Langages et peuples d’Europe : cristallisation des identités romanes et germaniques (viie-xie siècle), id. éd., Toulouse, 2002, p. 29-45 ; M. Van Acker, Ut quique rustici et inliterati hec audierint intelligant. Hagiographie et communication verticale au temps mérovingiens (viie-viiie siècles), Turnhout, 2007, p. 146-165 ; cf. aussi W. Berschin, Biographie und Epochenstil im lateinischen Mittelalter, t. II, Merowingische Biographie. Italien, Spanien und die Inseln im frühen Mittelalter, Stuttgart, 1988, p. 69-72.
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[21]
H. Rochais, éd. cit. (n. 8), p. vii-xi.
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[22]
M.-Th. Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule, t. II, Les noms latins ou transmis par le latin, Paris, 1972, p. 113 relève un grand nombre de dérivés du nom d’Ursus et rappelle qu’ils sont aussi très représentés sur les inscriptions de l’Antiquité tardive.
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[23]
H. Rochais, éd. cit. (n. 8), p. xi.
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[24]
C. Treffort, Mémoires carolingiennes. L’épitaphe entre célébration mémorielle, genre littéraire et manifeste politique (milieu viiie-début xie siècle), Rennes, 2007, p. 196-200 et 327 ; ead., « La dalle funéraire dite d’Ursinus à Ligugé. Contribution à l’épigraphie carolingienne », Revue historique du Centre-Ouest, t. 6, 2007, p. 265-276.
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[25]
J.-C. Poulin, « Saint Léger d’Autun », op. cit. (n. 5), p. 178-182 ; M. Heinzelmann, « L’hagiographie mérovingienne : panorama des documents potentiels », dans L’hagiographie mérovingienne à travers ses réécritures, op. cit. (n. 2), p. 51.
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[26]
Je partage ainsi l’opinion prudente de S. Kumaoka, «Autour des évêques de Poitiers », op. cit. (n. 5), p. 201, n. 92.
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[27]
J.-C. Poulin, « Saint Léger d’Autun », op. cit. (n. 5), p. 172-178.
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[28]
Ibid., p. 173-174 : le c. 35 présente le martyre de Léger puis une doxologie ; le c. 36 développe le châtiment des meurtriers, la découverte du corps de Léger par la femme du comte Chrodobert, puis son ensevelissement dans un oratoire ainsi que des miracles avec une nouvelle doxologie ; le c. 37 revient sur la révélation faite au desservant, la mort d’un envoyé d’Ébroïn puis la mort d’Ébroïn.
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[29]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 260.
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[30]
Voir supra n. 11.
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[31]
Analecta Bollandiana, t. 11, 1892, p. 107.
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[32]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 320-321 : In pago enim Caturnino, quibusdam enim fidelibus poscentibus, et praecipue petitionibus Herminane abbatisse, qui hoc opusculum inpatienter inter ceteros nobis conpulit scribendum, de sanctis quae comitabantur virtutibus relationem veram misit memoratus Audulfus, ubi inseruit, quod a multitudine non valere scribere, solomodo dum deferetur, quant, cooperante Domino, viderat miracula coruscare ; sed adserens, in quo viderat, ad magnitudinem rei in scribendum volumen psalmorum excedere. Nos vero, quod per eandem relationem cognovimus, audire desiderantibus breviter intimamus.
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[33]
Marieke Van Acker nous a d’ailleurs confirmé que le style du récit de la translation différait sensiblement de celui de la Passion d’Ursin.
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[34]
G. Philippart, Les légendiers latins et autres manuscrits hagiographiques, Turnhout, 1977, p. 52 et p. 69.
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[35]
B. Bischoff, Die südostdeutschen Schreibschulen und Bibliotheken in der Karolingerzeit, t. II, Wiesbaden, 1980, p. 121 (n° 78).
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[36]
En attendant la publication de la thèse d’habilitation de Max Diesenberger, Predigt und Politik im frühmittelalterlichen Bayern, on consultera les articles qu’il a consacrés à la réception de l’hagiographie franque en Bavière au tournant des viiie-ixe siècles : « How collections shape the texts : rewriting and rearranging Passions in Carolingian Bavaria », dans Livrets, collections et textes. Études sur la tradition hagiographique latine, M. Heinzelmann éd., Ostfildern, 2006, p. 195-224 ; « Der Cvp 420 – die Gemeinschaft der Heiligen und ihre Gestaltung im frühmittelalterlichen Bayern », dans L’hagiographie mérovingienne à travers ses réécritures, op. cit. (n. 2), p. 219-248 et « Hagiographie et réforme en Bavière au tournant des viiie-ixe siècles » à paraître dans Médiévales.
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[37]
M. Gaillard, « Remarques sur les plus anciennes versions de la Passio et de l’Inventio des saints Fuscien, Victoric et Gentien (manuscrits Paris, BNF, lat. 12598 et Wien, ÖnB, 371) », dans Parva pro magnis munera. Études de littérature tardo-antique et médiévale offertes à François Dolbeau par ses élèves, M. Goullet éd., Turnhout, 2009, p. 397-409, aux p. 402-403.
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[38]
Je remercie Stéphane Gioanni avec qui j’ai longuement échangé sur ce point. – À certains endroits, les leçons du légendier de Vienne s’approcheraient davantage du texte primitif comme lorsque sont mentionnés au c. 28 les priores optimates là ou le fragment de Moissac donne des potiores obtimates, ce qui paraît redondant. Ces observations amènent à souligner le parti pris de Bruno Krusch (éd. cit. [n. 9], p. 270) qui a exclusivement relevé dans A des altérations « mérovingiennes » de la langue sans mettre en évidence les corrections, pourtant tout aussi importantes, au regard du texte donné par C.
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[39]
C’est en tout cas l’avis de M. Heinzelmann, « L’hagiographie mérovingienne », op. cit. (n. 25), p. 51 n. 105 qui évoque un texte « peut-être encore mérovingien ».
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[40]
J.-C. Poulin, « Saint Léger d’Autun », op. cit. (n. 5), p. 198-200 ; H. Leclercq, « Léger », op. cit. (n. 5), col. 2489-2490 ; Missale Gothicum, éd. E. Rose, Turnhout, 2005, p. 312-316 et 512-515 (édition de la missa sancti Leudegarii martyris).
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[41]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 346-348 : Tunc perlatum est cum laude in palatio, quod multis diebus ab emulo latuit absconso. Erat enim ibi multitudo magnorum maxima, episcoporum scilicet ac procerorum. Qui dum conlationem de sancto martire inter se haberent et admirarentur, quod de eo audiebantur, tunc vir vitae sanctitatis Ansoaldus urbis Pectavensis antestis verbum intulit, dicens : « Utinam daretur mihi optio, quia notum est meum esse parentem et ex parrochia mihi commissa ad honoris processit gratiam, vel eius corpuscolum habere meruissem mecum ». Ibi enim aderat Hermanacharius pontifex, qui ei successerat in episcopatum sui Agustidunense urbe, et ipse ait : « Iure mihi datur huius viri Dei corpus, quoniam iustum est, ibi eum requiescere, ubi fuit episcopus ». Tunc etenim Vindicianus praesul Adrabatensis, in cuius fuerat diocise interfectus, dicitur respondisse : « Nequaquam ita fiat, ut vos, sancti pontifices, locuti estis ; sed mihi donetur facultas huius beati corpus habere, quoniam huic loco datus est, in quo dignatur requiescere ». Adstante vero cunctorum turba praesulum, decernentes, ut ieiunia et orationibus in hoc conflicto fierint, ut per hoc dignaretur Dominus ostendere, in cuius diocise iure deberetur requiescere. Haec audientes, adquieverunt decretum, et facta oratione cum ieiunio, in tribus parvis epistolis definitione scripta, super altare positis, ut, transacta oratione, per eos Dominus declararet, in cuius sorte hoc sanctum beati martyris corpusculum perveniret. In crastina vero die, oratione completa ac missarum sollemnia consummata, unus ex ministris iussus a pontificibus manum incognita subter pallam posuit et cognitio veritatis in manu sua pervenit. Videntes cuncti, qui huic expectaculo aderant, cognoscentes adclamaverunt Ansoaldi pontificis esse iustitiam, quoniam huius regi (rei dans la plupart des manuscrits) epistolae apparuisse declarabatur, quod veraciter teneretur ; reus, i (masc.) désigne manifestement ici une partie en cause dans un procès.
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[42]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 322.
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[43]
Il aurait été difficile à un moine postérieur d’introduire le nom de cet évêque, attesté certes dans les souscriptions de deux actes donnés en 674/675, mais qui n’apparaît ensuite dans la documentation narrative qu’aux xe-xie siècles : cf. C. Mériaux, Gallia irradiata. Saints et sanctuaires dans le Nord de la Gaule du haut Moyen Âge, Stuttgart, 2006, p. 369-370 ; Vindicien mourut en 713 selon le Chronicon Vedastinum composé à Saint-Vaast d’Arras autour de l’an mil (G. Waitz éd., dans MGH, Scriptores [désormais : SS], t. XIII, Hanovre 1881, p. 677-709, ici p. 699).
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[44]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), c. 24, p. 347 ; cette forme est aussi attestée dans le colophon de la collection canonique irlandaise de Cambrai (Cambrai BM 679, fol. 75r), copiée dans la seconde moitié du viiie siècle sous l’épiscopat d’Albéric, episcopus urbis Camaracinsium et Adrabatinsium ; cf. D. Muzerelle, Manuscrits datés des bibliothèques de France, t. I, Cambrai, Paris, 2000, p. 87.
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[45]
Sus-Saint-Léger : dép. Pas-de-Calais, arr. Arras, cant. Avesnes-le-Comte ; Gesta episcoporum Cameracensium, L. Bethmann éd., dans MGH, SS, t. VII, Hanovre, 1846, p. 393-489, l. I, c. 21, p. 409 (l’auteur situe curieusement le lieu in confinio Cameracensis episcopii et Morinensis alors qu’il se trouve à la frontière du diocèse d’Amiens).
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[46]
Lucheux : dép. Somme, arr. Amiens, cant. Doullens ; cf. J.-F. Nieus, Un pouvoir comtal entre Flandre et France. Saint-Pol (1000-1300), Bruxelles, 2005, p. 216-222 et B. Delmaire (avec la collab. de B. Ghienne), Saint-Léger de Lens au Moyen Âge d’après le compte de fabrique de 1473-1474, Lens, 2006, p. 12-13.
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[47]
Grégoire de Tours, Dix livres d’histoires, B. Krusch et W. Levison éd., dans MGH, SSRM, t. I-1, Hanovre, 1951, l. I, c. 48, p. 32-34 ; sur cet épisode dont Sulpice Sévère ne dit rien dans sa Vie de saint Martin, voir M. Carrias, « Étude sur la formation de deux légendes hagiographiques à l’époque mérovingienne. Deux translations de saint Martin d’après Grégoire de Tours », Revue d’histoire de l’Église de France, t. 58, 1972, p. 5-18.
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[48]
On verra ainsi les inventaires de D. Harmening, Superstitio. Überlieferungs- und theoriegeschichtliche Untersuchungen zur kirchlich-theologischen Aberglaubensliteratur des Mittelalters, Berlin, 1979 et B. Filotas, Pagan survivals, superstitions and popular cultures in early medieval pastoral literature, Toronto, 2005 ; dans son traité De sortibus, Thomas d’Aquin († 1274), se fondant notamment sur Proverbes 18 (« Le sort met fin aux querelles et décide entre les puissants »), autorise le tirage au sort lorsqu’il s’agit de procéder à un partage (sors divisoria) et, dans une moindre mesure, de prendre une décision (sors consultoria), mais il condamne sans réserve la sors divinatoria (je remercie Jean-Patrice Boudet de m’avoir éclairé sur ce point).
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[49]
Comme le rapportent l’auteur de la Passion d’Autun et Ursin : éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 318-320 et 344-345.
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[50]
I. Wood, The Merovingian Kingdoms, op. cit. (n. 4), p. 238.
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[51]
L’auteur ne cache pas non plus que le monastère Saint-Symphorien – dont Hermenaire était abbé et auquel lui-même semble aussi avoir appartenu – fut un foyer de contestation contre l’évêque, peut-être, si l’on en juge par la rigueur des canons du synode d’Autun, en raison de la réforme de la vie monastique qu’il aurait tenté d’imposer (cf. H. Mordek et R. Reynolds, « Bischof Leodegar », op. cit. [n. 8], p. 82-83) ; comme le remarquent P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 214, c’est bien la conjonction de ces deux oppositions, au palais et dans sa cité, qui eut raison de Léger.
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[52]
C’est la raison pour laquelle le portrait d’Ébroïn apparaît parfois nuancé comme le suggèrent P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 201-206.
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[53]
L’expression est souvent utilisée, par exemple par I. Wood, The Merovingian Kingdoms, op. cit. (n. 4), p. 226 et 230 et M. Van Acker, Ut quique rustici, op. cit. (n. 20), p. 148 suivie par M. Heinzelmann, « L’hagiographie mérovingienne », op. cit. (n. 25), p. 51.
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[54]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 282 ; selon Bruno Krusch, deux manuscrits de la classe C donneraient la première phrase d’une réponse d’Hermenaire au prologue de l’auteur (ibid., p. 283) : cf. B. Krusch, « Die älteste Vita », op. cit. (n. 9), p. 575 et J.-C. Poulin, « Saint Léger d’Autun », op. cit. (n. 5), p. 177.
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[55]
Comme le supposent I. Wood, The Merovingian Kingdoms, op. cit. (n. 4), p. 226 ainsi que P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 200 et 206.
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[56]
Ainsi, au c. 10, éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), p. 292-293, l’auteur présente-t-il un Childéric ivre avant la célébration de Pâques et hurlant dans la cathédrale à la recherche de Léger.
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[57]
S. Kumaoka, « Autour des évêques de Poitiers », op. cit. (n. 5), passim.
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[58]
H. Platelle, Le temporel de l’abbaye de Saint-Amand des origines à 1340, Paris, 1962, p. 48-52.
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[59]
Écoivres : dép. Pas-de-Calais, arr. Arras, cant. Dainville, com. Mont-Saint-Éloi ; Gesta episcoporum Cameracensium, éd. cit. (n. 45), l. I, c. 27, p. 412 et l. I, c. 28, p. 413 (pour la sépulture de Vindicien au Mont-Saint-Éloi à quelques centaines de mètres du centre du domaine).
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[60]
Annales Vedastini, éd. B. von Simson, dans MGH, Scriptores rerum Germanicarum in usum scholarum, Hanovre/Leipzig, 1909, p. 40-82, à la p. 62 ; sur les sources de l’histoire de Saint-Vaast avant l’an mille, voir K. H. Krüger, Königsgrabkirchen der Franken, Angelsachsen und Langobarden bis zur Mitte des 8. Jahrhunderts. Ein historischer Katalog, Munich, 1971, p. 194-205 et T. Herrmann, « Historisch-diplomatische Untersuchungen zur Frühgeschichte der Abtei St-Vaast (Vedastus) in Arras », Archiv für Diplomatik, t. 51, 2005, p. 49-125 qui reconnaît, malgré la confusion de sources, l’importance des années 680 dans le développement du monastère (spéc. p. 69).
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[61]
Cartulaire de l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras rédigé au xiie siècle par Guimann, E. Van Drival éd., Arras, 1875, p. 15 (capite… quod hactenus apud nos reservatur) et 106 ; sur cet inventaire de reliques, voir, en dernier lieu, J.-P. Gerzaguet, « Tempête pour un crâne. Conflit pour une relique à l’abbaye Saint-Vaast d’Arras. Péripéties et enjeux (1166-1194) », Revue du Nord, t. 87, 2005, p. 727-751 à propos du chef de saint Jean-Baptiste.
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[62]
Cartulaire de l’abbaye de Saint-Vaast, op. cit. (n. 61), p. 15-17 (donne ensuite la copie d’un faux diplôme au nom de Thierry III ; cf. Die Urkunden der Merowinger, op. cit. (n. 6), t. I, n° 114, p. 292-295).
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[63]
Chronicon Vedastinum, éd. cit. (n. 43), p. 696-698 ; les initiatives de Vindicien et de Thierry III sont aussi soulignées par la Vita de l’évêque Aubert de Cambrai rédigée au début des années 1020 : cf. C. Mériaux, « Hagiographie et réforme à Cambrai au début du xie siècle : la Vita Autberti et son auteur », dans Zwischen Niederschrift und Wiederschrift. Hagiographie und Historiographie im Spannungsfeld von Kompendienüberlieferung und Editionstechnik, éd. R. Corradini, M. Diesenberger et M. Niederkorn-Bruck, Vienne, 2010, p. 335-352, aux p. 345-346.
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[64]
Chronicon Vedastinum, éd. cit. (n. 43), p. 696 : Et ut alter apostata Iulianus Detianas renovans persecutiones ; Passio prima, éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), c. 16, p. 298 : Ebroinus Iuliano similis qui vitam fi(n)ctam monachorum tenuit ; la comparaison avec l’empereur Julien est assez rare dans les sources médiévales ; on notera que les deux textes l’utilisent différemment : alors que la Passion compare Ébroïn à Julien car il aurait simulé la vie monastique à Luxeuil (comme Julien dissimulait ses convictions païennes), le Chronicon assimile Ébroïn à Julien en raison des persécutions qu’il fit subir aux Francs ; cf. L’empereur Julien de l’histoire à la légende (331-1715), R.Braun et J. Richer éd., Nice, 1978.
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[65]
Comme le note H. Krüger, Königsgrabkirchen, op. cit. (n. 60), p. 202, Léger ne figure pas parmi les saints en l’honneur desquels Alcuin composa des inscriptions pour des autels à la demande de l’abbé Radon ; mais on peut penser que cette liste donnait les noms de saints dont l’abbaye possédait des reliques, ce qui ne pouvait être le cas de saint Léger ; cf. Clavis des auteurs latins du Moyen Âge. Territoire français (735-987), t. II, Alcuin, M.-H. Jullien et F. Perelman dir., Turnhout, 1999, p. 393-409.
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[66]
Series abbatum Sancti Vedasti Atrebatensis, O. Holder-Egger éd., dans MGH, SS, t. XIII, Hanovre, 1881, p. 382 ; Chronicon Vedastinum, éd. cit. (n. 43), p. 696 et 699 (aucune des données chronologiques produites par ces sources ne sont tout à fait concordantes) ; au début des années 740, Saint-Vaast est tenu par un propinquus de Charles Martel en même temps que Saint-Wandrille : cf. Gesta sanctorum patrum coenobii Fontanellensis, P. Pradié éd. et trad., Chronique des abbés de Fontenelle, Paris, 1999, c. VII, p. 90.
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[67]
Avec Matthias Becher, je penche pour un fils de Sigebert III adopté par Grimoald : M. Becher, « Der sogenannte Staatsstreich Grimoalds. Versuch einer Neubewertung », dans Karl Martell in seiner Zeit, J. Jarnut, U. Nonn et M. Richter éd., Sigmaringen, 1994, p. 119-147 ; sur cette affaire, voir aussi J.-M. Picard, « Church and politics in the seventh century : the Irish exile of King Dagobert II », dans Ireland and Northern France ad 600-850, id. éd., Dublin, 1991, p. 27-52 et S. Kumaoka, « Autour des évêques de Poitiers », op. cit. (n. 5), p. 186-188.
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[68]
Liber historiae Francorum, éd. cit. (n. 8), c. 46, p. 319-320.
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[69]
Annales Mettenses priores, éd. B. de Simson, Hanovre/Leipzig, 1905, p. 5 ; P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 194, n. 8 montrent que l’auteur des Annales suit la compilation des Passions de saint Léger ; sur ces Annales, voir ibid., p. 330-370 (avec la traduction anglaise des premiers chapitres) ainsi que Y. Hen, « The Annals of Metz and the merovingian past », dans The uses of the past in the early Middle Ages, id. et M. Innes éd., Cambridge, 2000, p. 175-190.
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[70]
Contra J.-C. Poulin, « Saint Léger d’Autun », op. cit. (n. 5), p. 172 qui pense que l’auteur du légendier avait déjà sous les yeux un texte incomplet.
-
[71]
P. Fouracre et R. Gerberding, Late Merovingian France, op. cit. (n. 4), p. 215.
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[72]
Lettres, II, 9 repris par saint Ouen dans la Vita Eligii, II, 3.
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[73]
Éd. B. Krusch, op. cit. (n. 9), c. 1, p. 283.
Résumé
L’article propose un nouvel examen du dossier hagiographique de saint Léger d’Autun, une grande figure de l’histoire du royaume mérovingien du viie siècle et l’un des principaux protagonistes de la lutte que se livrèrent les aristocrates neustriens et bourguignons dans les années 660-670. Assassiné sur ordre du maire du palais Ébroïn en 679, il fut très vite l’objet d’un culte dont le succès reposa sur les différentes biographies qui lui furent alors consacrées. Cette étude revient plus particulièrement sur la troisième d’entre elles, longtemps considérée comme une compilation sans grande valeur des deux premières (rédigées respectivement à Autun et à Saint-Maixent, en Poitou), mais qui pourrait témoigner de l’intérêt que l’on portait à saint Léger au monastère Saint-Vaast d’Arras à la fin du viie siècle.
Mots-clés
- Léger (saint)
- hagiographie
- Arras
- monastère Saint-Vaast
- Mérovingiens
- Pippinides
Mots-clés éditeurs : Arras, hagiographie, Léger (saint), Mérovingiens, monastère Saint-Vaast, Pippinides
Saint Léger of Autun’s Cult, Saint-Vaast’s in Arras and the Pippinides at the End of the viith Century
Saint Léger of Autun’s Cult, Saint-Vaast’s in Arras and the Pippinides at the End of the viith Century
The paper proposes a review of the hagiographic file of Saint Léger of Autun, a major figure in the history of the Merovingian kingdom in the viith century and one of the major protagonists of the struggle the Neustrian and Burgundian aristocrats waged against one another in the years 660-670. Assassinated under the orders of mayor of the palace Ebroin in 679, he quickly became the object of a cult whose success rested on the various biographies dedicated to his life at the time. The present study focuses more particularly on the third biography, long regarded as a compilation without real value of the first two (written respectively in Autun and in Saint-Maixent, in the Poitou), but which could illustrate the interest felt for saint Léger in Saint-Vaast’s monastery in Arras at the end of the viith century.
De cultus van de heilige Leger van Autun, Sint-Vaast in Arras et de Pippinieden, op het einde van de 7de eeuw
De cultus van de heilige Leger van Autun, Sint-Vaast in Arras et de Pippinieden, op het einde van de 7de eeuw
De auteur brengt een nieuw onderzoek in verband met het heiligenleven van Sint-Leger van Autun, een belangrijke figuur in de geschiedenis van het merovingisch koninkrijk in de 7de eeuw en een van de voornaamste protagonisten in de strijd tussen de neustrische en bourgondische aristocraten in de jaren 660-670. Hij werd vermoord op bevel van de paleismeier Ébroïn in 679. Er ontstond snel een cultus waarvan het succes rustte op verschillende biografieën die toen over hem verschenen. In deze studie komt vooral de derde biografie ter sprake. Zij werd lange tijd beschouwd als een compilatie zonder veel waarde van de twee vorige (resp. opgesteld in Autun en door de heilige Maixant in Poitou). Zij getuigt wel van de belangstelling voor de heilige Leger in de abdij van Sint-Vaast in Atrecht op het einde van de 7de eeuw.