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Vingt ans de prospection dans les Weppes, entre Deûle et Lys

Pages 63 à 74

Citer cet article


  • Herbin, P.,
  • Loridant, F.
  • et Louvion, C.
(2009). Vingt ans de prospection dans les Weppes, entre Deûle et Lys. Revue du Nord, 383(5), 63-74. https://doi.org/10.3917/rdn.383.0063.

  • Herbin, Patrice.,
  • et al.
« Vingt ans de prospection dans les Weppes, entre Deûle et Lys ». Revue du Nord, 2009/5 n° 383, 2009. p.63-74. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-du-nord-2009-5-page-63?lang=fr.

  • HERBIN, Patrice,
  • LORIDANT, Frédéric
  • et LOUVION, Christine,
2009. Vingt ans de prospection dans les Weppes, entre Deûle et Lys. Revue du Nord, 2009/5 n° 383, p.63-74. DOI : 10.3917/rdn.383.0063. URL : https://shs.cairn.info/revue-du-nord-2009-5-page-63?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rdn.383.0063


Notes

  • [*]
    Patrice Herbin, Frédéric Loridant et Christine Louvion, Conseil général du Nord, Service archéologique, HALMA – IPEL UMR 8164 (CNRS, Lille 3, MCC).
  • [1]
    Il convient de remercier et d’associer à cet article les membres de l’association et notamment MM. Y. Hoogardie et R. Hémeryck qui n’ont pas hésité à nous accorder de leur temps en assistant à chaque séance de travail et bien évidemment de rendre hommage à la qualité de leur travail. Nous tenons également à remercier G. Leman-Delerive (HALMA-IPEL UMR 8164 (CNRS, Lille 3, MCC) qui est à l’origine de ce projet, K. Bouche et M.-C. Michel (Centre archéologique de Seclin) pour leur disponibilité, D. Mathiot (Conseil général de la Moselle) et R. Ménard (Conseil général du Nord) pour leur collaboration.
  • [2]
    Loridant 1999, 2000.
  • [3]
    Leman-Delerive 2003.
  • [4]
    Revillion, Wozny 1994
  • [5]
    Delmaire 1996, p. 283 ; Révillion, Hannois 2003, p. 17.
  • [6]
    Revillion, Wozny 1994
  • [7]
    Martial 2001.
  • [8]
    Bourgeois et al. 2003.
  • [9]
    Herbin 2003a.
  • [10]
    Herbin 2001 ; Herbin, Loridant 2003.
  • [11]
    Revillion, Bouche 2003.
  • [12]
    Herbin 2002 ; Herbin, Loridant 2003.
  • [13]
    Blondiau et al. 2005.
  • [14]
    Blondiau et al. 2005.
  • [15]
    Corsiez, Willot 2007.
  • [16]
    Blondiau et al. 2001. La majorité des indications typologiques concernant la céramique commune sombre font référence à cet article.
  • [17]
    Deru 2005.
  • [18]
    Blondiau et al. 2005, fig. 22, n° 3.
  • [19]
    Praud et al. 2004.
  • [20]
    Herbin 2001.
  • [21]
    Calonne, Loridant 2003
  • [22]
    Herbin 2003b.
  • [23]
    Franchomme et al. 2003.
  • [24]
    Cette affirmation est à nuancer, du matériel lithique se retrouve couramment à l’époque proto-historique comme dans la fosse d’Escobecques (Loridant 1999).
  • [25]
    Bourgeois et al. 2003.
  • [26]
    Herbin, Loridant 2003.
  • [27]
    Loridant et al. 2009.
  • [28]
    Loridant 2004.
  • [29]
    Dessaux et al. 1998.

1Depuis une vingtaine d’années, des passionnés d’histoire et d’archéologie, Y. Hoogardie, R. Hémerick et les membres de l’association Hachdewep [1] (Histoire archéologique des communes de la Haute-Deûle et des Weppes) ont entrepris des prospections pédestres entre la Deûle et la Lys, à l’ouest de Lille. La zone prospectée couvre le territoire de trente-huit communes (fig. 1). L’action des prospecteurs aurait pu se limiter à ne conserver que les pièces les plus intéressantes pour alimenter un cabinet de curiosités privé. Au contraire, ces derniers ont travaillé très rapidement en collaboration avec des chercheurs, Germaine et Pierre Leman ainsi que Stéphane Révillion, devenu entre temps le responsable du Service municipal de Seclin. Et en lieu et place d’un cabinet de curiosités, l’intégralité du matériel a été déposé au Centre archéologique de Seclin, permettant ainsi aux archéologues de l’étudier. C’est ainsi que nous avons pu examiner le mobilier découvert dans une fosse gauloise à Escobecques ou celui d’une fosse gallo-romaine à Beaucamps-Ligny [2]. Ces deux exemples restent quelque peu exceptionnels puisqu’il s’agit d’ensembles clos fouillés lors du curage d’un fossé et de l’aménagement d’une mare aux canards, et sont donc assez faciles à exploiter. Généralement, ce type de découverte a fait l’objet de courtes notices ou d’articles. En parallèle à ces prospections, la politique de développement de cette « banlieue verte » de Lille comme la création de voies nouvelles (le doublement de la RN41 par exemple), la multiplication des lotissements et de zones économiques ont fait l’objet d’un suivi archéologique, sous forme de diagnostics ou de fouilles. L’ensemble de ces découvertes permet d’affiner la carte de l’occupation historique des Weppes mettant ainsi en exergue l’importance de l’occupation humaine entre Deûle et Lys, rivières nonchalantes au cours très mouvant.

Fig. 1

Localisation des prospections et des interventions archéologiques (données SRA et CAG 59)

Description de l'image par IA : Carte archéologique avec points de prospection et interventions dans le Nord de la France.

Localisation des prospections et des interventions archéologiques (données SRA et CAG 59)

2Dans le cadre des travaux menés au sein de l’équipe de recherches HALMA-IPEL UMR 8164 (CNRS, Lille 3, MCC) et plus particulièrement de l’atelier « Étude du terroir, la vallée de la Deûle » initié en 2002 par Germaine Leman-Delerive [3], il a été proposé d’inventorier le mobilier issu des prospections menées par l’association Hachdewep. Les premiers résultats ont été publiés dans la Revue du Nord en 2003 dans un dossier « Paléoenvironnement et occupation humaine dans la vallée de la Deûle ». L’approche géographique avait été développée et l’archéologie avait été abordée sous la forme d’un bilan historique et des perspectives à venir induites par le développement du territoire. Depuis, les travaux de l’atelier « vallée de la Deûle » ont porté sur l’identification du matériel ramassé lors des prospections de l’association Hachdewep soit 459 caisses. Nous nous sommes attachés à l’inventaire du matériel céramique, le matériel lithique ayant déjà fait l’objet d’une étude en 1994 par S. Révillion et L. Wozny [4], complétée dans le présent volume par l’étude de E. Lecher. Nous y avons aussi inclus le résultat des opérations archéologiques récentes afin de dresser un panorama le plus complet possible de l’occupation historique de ce terroir que nous appellerons par facilité les « Weppes » bien que géographiquement les Weppes correspondent au léger relief limitant les bassins versants séparant la Deûle et la Lys. Conscient que l’interprétation de données provenant de matériel de surface reste limitée, le but était avant tout d’établir une fourchette chronologique des lots les plus caractéristiques à l’image de ceux de Bauvin, et bien évidemment de cartographier de manière précise ces indices de sites.

1 – Les limites des prospections (fig. 1)

3L’association Hachdewep a, dans la mesure du possible, appliqué le plus sérieusement possible les méthodes utilisées dans les prospections pédestres : prospection en respectant un maillage, retour sur les zones prospectées, ramassage systématique de tout le matériel, localisation précise. Toutefois, l’ensemble du territoire des trente-quatre communes n’a pas été intégralement prospecté, champs inaccessibles, non labourés, prairies, petits bois... Néanmoins, les résultats semblent donner une image assez fiable de l’occupation des Weppes d’autant plus que les diagnostics archéologiques, notamment ceux fait lors de l’aménagement de la RN41 ont confirmé largement les observations faites en prospection. Parallèlement, Y. Hoogardie et R. Hémerick se sont aussi attachés à suivre les curages de fossés ou les travaux non soumis à une prescription archéologique, faisant ainsi quelques belles découvertes d’ensemble clos.

4Leurs recherches ont également été orientées par l’intérêt porté par les archéologues à certaines communes. L’exemple d’Houplin-Ancoisne est significatif à cet égard. La richesse du sous-sol de la commune mise en évidence dès la fin du xixe s. lors du creusement d’une tranchée d’adduction d’eau pour la ville de Lille [5], des fouilles ont mis au jour d’importantes occupations néolithiques et gauloises mais le grand nombre d’indices de sites découverts lors des prospections entreprises par l’association Hachdewep doit sans doute être discuté (cf. infra). De même, la vallée de la Deûle proprement dite n’a pas livré un nombre important d’indices (hors la zone d’Houplin-Ancoisne) de sites comparativement au plateau (Weppes). Or les diagnostics archéologiques y sont souvent positifs. L’accumulation de sédiments et les fluctuations de la rivière rendent certainement difficile la perception des sites en surface. Enfin, la carte des sites souligne une forte dichotomie entre la vallée de Lys et la vallée de la Deûle. Doit-on imputer ce constat sur le fait que ces zones ont été moins prospectées ? Peut-être, mais les diagnostics dans cette zone n’ont pas mis au jour beaucoup de sites. En tenant compte de ces limites, les résultats des prospections pédestres et ceux des diagnostics ou des fouilles archéologiques donnent un bon aperçu de l’occupation humaine dans une zone où coulent deux rivières paresseuses séparées par une légère éminence aux potentialités agricoles importantes.

2 – Méthodologie (fig. 1, tableau)

5En s’appuyant sur un inventaire général dressé par le Centre archéologique de Seclin, c’est au total 459 lots de matériel qui ont ainsi été examinés en présence des inventeurs afin de pouvoir, à l’aide de cartes IGN au 1/25000e, localiser de la manière la plus précise possible les zones de prospection et les sites potentiels. Chaque lot de matériel a été enregistré dans une base de données à références spatiales regroupant les champs suivants :

  • le lieu de découverte (nom de la commune, lieu-dit, coordonnées Lambert 1) ;
  • le numéro de caisse attribué par le Centre archéologique de Seclin ;
  • un complément d’information sur la nature du site.
Ce champ permet de préciser s’il s’agit d’un site remarquable riche en matériel, s’il a fait l’objet d’une opération archéologique ou encore si ce dernier a déjà été examiné dans le cadre de l’inventaire réalisé en 1994 [6] ;
  • la présence de mobilier lithique ;
  • pour la céramique, trois champs chronologiques volontairement larges ont été déterminés : la Protohistoire, l’époque gallo-romaine et les périodes médiévale et moderne. Chacune de ces périodes a été doublée par un champ complémentaire permettant le cas échéant d’indiquer les séquences chronologiques identifiées ;
  • le dernier champ rend compte de la nécessité d’une étude du matériel lorsque celui-ci est suffisamment caractéristique.

2.1 – Le matériel : aperçu général

6Pour la céramique, il n’est pas question dans cette note d’établir un catalogue exhaustif de tous les tessons, seul le site de Bauvin, particulièrement riche, a fait l’objet d’une étude plus complète ; d’autres lots sont numériquement importants et pourraient venir compléter des études ponctuelles occasionnées par exemple par des opérations de diagnostics ou de fouilles.

7Le matériel protohistorique (fig. 2) est assez rare puisque au total seuls onze indices de sites ont été identifiés. Par prudence, deux d’entre eux n’ont pas été datés car trop peu représentatifs (Hallennes-lez-Haubourdin « le Moulin Joyeux », Wicres « Les Quatre Chemins »). Le matériel le plus ancien (Hallstatt) provient de la commune d’Avelin « hameau du Marquet ». Les autres sites sont tous datés du deuxième Âge du Fer avec une prépondérance de sites datables de La Tène Ancienne (Beaucamps-Ligny, « Le Brûle » ; Herlies, « centre village » ; Illies « route d’Aubers » ; Wavrin, « Chemin du Buff »). À Houplin-Ancoisne, « Le Guillem », le matériel mis au jour peut appartenir aux répertoires de La Tène moyenne ou de La Tène finale. Les opérations archéologiques menées dans ce secteur ont démontré l’existence d’implantations humaines du Néolithique final [7], de La Tène ancienne [8] et de l’époque augustéenne [9]. Enfin, la commune de Wicres a livré du matériel datable de La Tène finale.

Fig. 2

Préhistoire et protohistoire (sites avérés et prospections)

Description de l'image par IA : Carte historique avec sites préhistoriques et prospections, symboles diversifiés.

Préhistoire et protohistoire (sites avérés et prospections)

8Si un certain nombre de lots peut être attribué à l’époque gallo-romaine (fig. 3) sans plus de précision, l’homogénéité de certains ensembles a permis de mettre en évidence des occupations s’échelonnant du ier au iiie s. avec une prépondérance de sites datés de la fin du iie et du iiie s. Les sites précoces sont finalement assez rares, peut-être parce que l’essentiel du matériel céramique non tourné et/ou achevé au tour lent présente des caractères proches des périodes antérieures. En dehors du lot de Bauvin « Derrière les Haies », cette catégorie est par contre peu représentée dans les lots du iie et du début du iiie s., alors que sa persistance jusqu’au iiie s. au sein de la vallée de la Deûle et plus au nord, en territoire ménapien, n’est plus à démontrer [10]. Si des occupations du Bas-Empire ont été fouillées à Seclin [11], aucun indice de site tardif n’a été décelé lors de ces prospections. Ce constat est à considérer avec prudence dans la mesure où certains types de céramiques tels la céramique commune sombre ou encore la sigillée argonnaise peuvent s’insérer dans des répertoires de la fin du ive s.

Fig. 3

Gallo-romain (site avérés et prospections)

Description de l'image par IA : Carte Gallo-romaine avec sites avérés et prospections, incluant des symboles pour les sites et les découvertes.

Gallo-romain (site avérés et prospections)

9Pour caractériser les occupations du ier et de la première moitié du iie s., la céramique gallo-belge s’avère un marqueur assez fiable. Dans les différents lots observés, il s’agit principalement de terra nigra souvent d’origine septentrionale. À Fromelles « L’Abbiette », elle est associée à de la céramique non tournée et/ou achevée au tour lent. On note la permanence de la terra nigra dans des lots datés du iie s. sans que l’on puisse déterminer s’il s’agit de matériel résiduel ou des témoins d’une occupation couvrant plusieurs siècles (Santes « Terre de Ligny » par exemple).

10L’essentiel du matériel ramassé lors de ces prospections peut être daté du milieu du iie au début du iiie s. À Wavrin « La Crête », le lot comporte de la céramique sigillée du Centre de la Gaule, de la céramique engobée de Cologne et quelques fragments de céramique à enduit rouge pompéien vraisemblablement produits aux Rues-des-Vignes. On notera également la présence de dolia, de mortiers et d’un fragment de vase à préhension. Ce dernier peut paraître anecdotique bien que ce type soit récurrent sur les sites gallo-romains de la vallée de la Deûle [12]. La catégorie la mieux représentée est la céramique commune sombre et notamment le pot à col tronconique et lèvre en crochet. Ce type de bord semble faire son apparition au cours de la deuxième moitié du iie s. [13]. On retrouve ce type de vase à Santes « Terres de Ligny » avec un décor de bandes lissées mais également à Herlies « Trou au sable » associé à une assiette à lèvre droite. À Illies « la ferme de Marly », le pot à lèvre en crochet est associé à une assiette à bord rentrant en céramique commune sombre reconnue sur un grand nombre de site daté du iiie s. (Noyelles-les-Seclin, Templemars [14], Brebières [15], ou encore en territoire nervien (type A10 [16]) et à quelques fragments de sigillée du Centre de la Gaule. Ces vases à lèvre en crochet se retrouvent également à Aubers associés à un Drag. 37 du Centre de la Gaule et à quelques fragments de sigillée argonnaise. La céramique commune claire semble moins bien représentée dans laquelle on trouve des productions en pâte « savonneuse » à Aubers « Les Becques » et une pâte qui rappelle les productions de Dourges à Wicres.

2.2 – L’exemple de Bauvin (fig. 4)

Fig. 4

Bauvin, « Derrière les Haies », céramique gallo-romaine

Description de l'image par IA : Dessins de céramiques gallo-romaines avec numéros et formes variées.

Bauvin, « Derrière les Haies », céramique gallo-romaine

11Le lot de matériel de Bauvin « Derrière les Haies » est sans doute l’un des plus riches. Toute catégorie confondue, le lot est composé de 2 737 tessons. 257 bords ont été repérés mais seuls 57 individus ont pu être identifiés. En effet, une grande partie des lèvres, essentiellement en céramique commune sombre tournée, est trop fragmentaire pour être déterminés avec précision.

12La céramique sigillée regroupe des productions du Sud dont un Drag. 18/31 (n° 1) et un Drag. 35/36, du Centre dont un Drag. 33 (n° 2), un Drag 35/36 et une coupelle Bet 42 (n° 3) et de l’Est de la Gaule dont un Drag. 33 (n° 4) et un Drag. 45.

13La céramique gallo-belge est uniquement représentée par de la terra nigra. Hormis quelques fragments d’origine champenoise, dont une assiette à paroi simple type A1 (n° 6), le reste du matériel de cette catégorie appartient au groupe de pâte septentrional. Il s’agit d’assiettes à parois simples type A1 (n° 7), à paroi interne concave à lèvre épaissie type A35 (n° 8), à paroi droite évasée et pincement interne type A36/A40 (n° 9) ainsi qu’un pot à col concave et lèvre effilée type P46 (n° 10). La céramique fine engobée et métallescente se limite à un seul fragment de céramique engobée sans doute d’origine argonnaise et à quatre fragments de céramique métallescente dont un gobelet Niederbieber 33 caractéristique des productions trévires (n° 5). La céramique à enduit rouge pompéien est représentée par trois bords de plats de type Blicquy 5/6 issus de l’officine des Rues-des-Vignes (groupe de pâte RDVA [17]).

14La céramique commune sombre est la catégorie la mieux représentée. Les formes basses regroupent des assiettes et des bols. Pour les assiettes, on note la présence d’individus à paroi concave (n° 12) ou oblique (n° 13), d’assiettes à lèvre en bourrelet rentrant (n° 13 et 14) ou débordant (n° 15). Un individu, à lèvre arrondie et paroi moulurée pourrait correspondre à un poêlon (n° 17). Trois bols ou jattes ont été identifiés. Il s’agit d’un bol à profil en « esse » (n° 18), d’un bol hémisphérique à lèvre en bandeau (n° 19) et d’un bol caréné à panse aplatie et lèvre horizontale (n° 20) à rapprocher d’un exemplaire découvert à Noyelles-les-Seclin [18]. Les autres formes sont des gobelets et/ou marmites à col tronconique possédant soit des lèvres rondes (n° 21 à 23) soit des lèvres en crochet plus ou moins prononcés (n° 24 à 26). De nombreux fragments de panse en céramique commune claire ont été ramassés mais les deux seules formes identifiées sont des cruches en pâte « savonneuse » de type Gose 377 (n° 28) et d’une cruche à lèvre en bandeau cylindrique (n° 29).

15Le répertoire de la céramique non tournée et/ou achevée au tour est marqué par la présence d’une assiette ou écuelle carénée à bord vertical (n° 30), d’un bol à bord rentrant (n° 31) et par les habituels vases à lèvre éversée (n° 32 à 35) avec tout de même une particularité pour le vase n° 33 qui possède une gorge sous la lèvre. Les dernières formes identifiées sont des dolia à lèvre en bourrelet épais rentrant (n° 36 et 37) et pouvant être souligné par des moulures (n° 36 et 37) ou à bord horizontal (n° 40). Malgré l’absence de bord, d’autres catégories de céramique ont également été reconnues. On peut ainsi noter la présence de fragments de céramique fine régionale B, de mortier, de deux types d’amphores dont de la Dressel 20 et un fragment d’anse de Gauloise 13 et de quatre fragments de godet à sel.

16Malgré la présence de céramique sigillée sud gauloise et de terra nigra assez fréquentes jusque dans le premier tiers du iie s. de notre ère, la majorité du matériel semble appartenir au répertoire des sites datés de la deuxième moitié du iie s. au milieu du iiie s. La présence de céramique sigillée du Centre de la Gaule et notamment d’une coupelle Bet 42 fréquente au iie s., de céramique sigillée argonnaise ainsi que de céramique engobée et métallescente plaident en faveur de cette datation. L’association de la céramique d’importation avec le répertoire de la céramique commune sombre (assiette à lèvre en bourrelet rentrant ou débordant, bol à panse aplatie et pot à lèvre en crochet) est cohérente puisque ces formes sont courantes sur les sites de la fin du iie-début iiie s. de la vallée de la Deûle (Noyelles-les-Seclin, Templemars ou encore Santes [19]). La céramique de Bauvin semble s’inscrire dans le schéma général des sites de la vallée de la Deûle pour cette époque. Cette hypothèse est renforcée entre autres par la présence d’un fragment décoré de casiers sur céramique commune sombre (n° 27), ornementation connue à Wattrelos, Ronchin ou encore à Villeneuve-d’Ascq dans des contextes datés de la fin du ier au milieu du iie s. [20], par la céramique modelée ou les quelques fragments de godets à sel identiques à ceux mis au jour à Noyelles-les-Seclin ou à Santes.

3 – Conclusions. Des terres densément occupées (fig. 1)

17Si on se base uniquement sur les prospections pédestres menées par l’association Hachdewep, on note une nette prépondérance des sites sur le plateau ; la vallée de la Deûle qui correspond à la zone sous les 25 m étant moins riche en indices d’occupation en dehors de l’aberration d’Houplin-Ancoisne. Or avec le développement de l’archéologie préventive, on s’aperçoit que ce fond de vallée est occupé très tôt et durablement. Au cours de la période néolithique, les populations se sont installées en bordure de rivière à Houplin-Ancoisne, une ferme « indigène » suivie par une occupation gallo-romaine a été fouillée à Annoeulin [21], des occupations gallo-romaines sont connues à Wavrin, Noyelles-les-Seclin et à Santes. Tous ces sites ruraux ont pu être observés à la suite de l’intervention d’une pelle mécanique et n’étaient, semble-t-il, pas détectables en surface. La cause est certainement liée aux fluctuations du lit et du niveau de la Deûle aux cours des siècles. D’ailleurs, une strate hydromorphe limoneuse grise très homogène a été aperçue à Annoeulin où elle recouvre l’ensemble du site fouillé. Le même phénomène a également été mis en évidence lors des fouilles des « Symphoriales » à Lille [22]. Houplin-Ancoisne semble échapper à ce constat. En effet, un nombre très important de sites a été repéré par Y. Hoogardie et R. Hémerick. Il est prouvé que la zone était densément occupée dès le Néolithique, bien que la multiplication des sites trouvés en prospection soit peut-être liée au creusement du Canal de Seclin ouvert en 1856 et à l’épandage des terres provenant des terrassements. Cette hypothèse semble d’ailleurs confortée par la localisation des découvertes, toutes situées le long de ce canal.

18Dans leur article sur l’exploitation d’un SIG pour les périodes néolithique et antique [23], les auteurs dont le travail portait essentiellement sur la vallée de la Deûle et non le plateau, envisageaient une occupation de la vallée alluviale plus importante que sur le plateau qui s’expliquerait sans doute par l’attrait qu’exercent la rivière et ses richesses faunistiques et floristiques. Cette conclusion est à nuancer. En effet, les découvertes de sites que ce soit par prospection ou par méthodes intrusives (les opérations préventives sur la RN41 qui passe sur le plateau des Weppes, en sont un bel exemple) sont denses sur le plateau et cela pour toutes époques, même si les traces d’industries lithiques qui sont un indice d’une occupation préhistorique [24] semblent moins nombreuses que dans la vallée. Certes, la rivière a attiré l’homme très tôt, mais sa présence sur le plateau est tout aussi importante et cela à toutes les époques, du Néolithique à l’époque médiévale.

Discrimination chronologique

19Même si l’origine du matériel impose une certaine prudence, l’inventaire du matériel figulin a permis de mettre en évidence des particularités chronologiques. L’occupation protohistorique est assez limitée et se retrouve indifféremment dans la vallée et sur le plateau, le cas d’Houplin-Ancoisne et ses liens avec le Mont Kemmel [25] étant exceptionnel. Pour les débuts de l’époque romaine, l’analyse de la céramique provenant des prospections et de celles provenant d’opérations archéologiques souligne l’absence de marqueur du début du ier s. ap. J.-C. Il paraît pourtant étonnant que les Weppes soient désertiques au début de l’Empire. D’autant plus que les fouilles réalisées à Annoeullin ont mis au jour une occupation de la fin du ier s. av. J.-C. suivie sans doute de l’implantation d’un établissement gallo-romain à la fin du ier s. ou dans le iie s. Probablement doit-on voir dans l’absence d’élément caractéristique du ier s. ap. J.-C., une absence de « romanisation » dans des régions situées aux confins de l’Empire. Cette hypothèse est confortée par la permanence en quantité non négligeable de céramique non tournée identique à celle utilisée au cours de La Tène finale et cela jusqu’au iie s. au moins, alors qu’un peu plus au sud, chez les Atrébates ou les Nerviens, les répertoires céramiques gallo-romains s’imposent rapidement. Une étude un peu plus large menée à partir de quelques ensembles céramiques bien datés avait permis d’envisager que la vallée de la Deûle ait été une limite, une sorte de « marche culturelle » entre les cités rapidement romanisées des Nerviens et des Atrébates au sud et celle des Ménapiens au nord, touchée par ce phénomène beaucoup plus tard [26]. Les progrès de la romanisation se traduisant entre autres par l’adoption des répertoires céramiques gallo-romains sensibles dans la zone qui nous retient dès la fin du ier s. alors que plus au nord, chez les Ménapiens, cette évolution ne se ressent que dans le iie s. voire la fin du iie s. L’exemple d’une fosse découverte récemment à La Bassée aux confins des Weppes montre qu’à la fin du iie s., la céramique non tournée est quasiment absente [27]. Plus curieux est l’absence de sites postérieurs au milieu du iiie s. Dans le matériel ramassé lors des prospections, aucun témoin du ive s. n’a été repéré, comme si cette zone avait été abandonnée. C’est un fait que d’une manière générale, les campagnes, mais également les villes, semblent moins densément occupées dans la seconde moitié du iiie s. À Bavay par exemple, le resserrement urbain est sensible dès le début du iiie s [28]. Pandémie de « peste », insécurité, baisse démographique et dans la zone qui nous concerne, changement au niveau hydrologique dû à une transgression, sont des raisons invoquées. Néanmoins, nous devons nous interroger sur notre actuelle capacité à pouvoir identifier en l’absence de marqueurs chronologiques fiables (céramique sigillée, monnaie…) une occupation de la seconde moitié du iiie s. Par ailleurs, si le territoire est moins densément occupé, les chances de repérer des sites sont plus faibles… Ces différentes observations expliquent sans doute aussi l’absence totale de témoins du Haut Moyen Âge, période durant laquelle les occupations sont très pauvres en matériel notamment céramique. Doit-on y voir une carence de l’archéologie ou un réel dépeuplement au début de l’époque médiévale ? Force est de constater qu’après cette période obscure, ce territoire est de nouveau densément occupé. La vallée connaît d’importants travaux d’assainissement [29] et le plateau voit l’apparition de nombreux villages et de fermes plus ou moins isolées.


Tableau

Inventaire simplifié des sites prospectés

Description de l'image par IA : Tableau comparatif de sites archéologiques avec des informations détaillées.
Description de l'image par IA : Tableau comparatif de sites archéologiques avec des colonnes pour le nom, l'identifiant, le nombre de caves, la période, le GR, et le MIM.
Tableau comparatif de sites avec identifiants, classements, localisations, et statuts de prospection.
Commune et lieu-dit Ident. Caisse n° Lith. Protoh. GR MM Allennes-les-Marais Le Grand Bois 300 X Annoeullin La Maisoncelle 171 X X Le Champ Gros 172 X X X 173 X X III X Flot De M. Denoyelle 174 X X III Le Marais Jesus site 22 471 X X Marais Parent site 24 471 X X Le Plat D’Allennes site 21 471 X site 36 471 X Le Plat D’Allennes site 21 475 X Aubers Le Haut Pomereau 108 X La Russie 154 X Les Becques 243 X X Houdringue 244 X X Le Nansant 245 X 249 X Fin II-III 250 X Fin II-III Les Becques 251 X Fin II-III 252 253 X 160 X X Le Haut Pomereau 254 301 X X Avelin Hameau Du Marquet 491 X Hallstatt Bauvin Riez A Joncs 209 X X II-III 210 X Riez A Joncs 211 X X X Derriere Les Haies 212 X X Derriere Les Haies 213 X X X Derriere Les Haies 214 X II-III Derriere Les Haies X X III X Derriere Les Haies 218 X X Riez A Joncs 220 X X Derriere Les Haies 221 X X Derriere Les Haies 222 X X Derriere Les Haies 237 X X site riche X III site 17 X II-III Beaucamps-Ligny Bonnier Alsourd 1 X Brule site riche 2 X Brule 3 X La Fresnoy 4 X Le Brule 5 X Terre De Ligny 6 X X Ruelle Du Cristal X Bonnier Alsourd 12 X Ruelle Du Cristal X Bonnier Alsourd 17 X Brule 18 X D62 19 X Le Petit Haubourdin 20 X III X Ruelle De Cristal 21 X Croix Pinchon 22 X X La Fresnoy 23 X Bonnier-Alsourd 25 X Le Haut Brule 26 X Chemin De Fer 27 X Lotissement Baccarat 28 X II X Le Haut Brule 29 X Ruelle Du Cristal 30 X X II-III X La Fresnoy 31 X Le Haut Champs 32 X Le Haut Champs 33 X Ruelle Du Cristal 34 X Ruelle Du Cristal 35 X X Le Brule 36 Ruelle Du Cristal 37 Chemin Du Buf 38 X 39 X X Terre De Ligny 40 X Terre De Ligny 41 X II-III 42 X Le Haut Champs 43 X Ruelle Du Cristal 44 X X Baccarat 45 X Ruelle Du Cristal 46 X II-III La Fresnoy 47 X Le Brule 48 X La Ferme Du Faux 49 X Terre De Ligny 62 X La Fresnoy 125 X X Commune et lieu-dit Ident. Caisse n° Lith. Protoh. GR MM Le Brule 302 X Au Moulin 303 X La Fresnoy 304 X X Ligny 305 X La Fresnoy 306 X 158 X 159 X 307 X 308 X II-III X Le Brule 362 X L.T.I X 309 X Ruelle Du Cristal 360 X La Fresnoy 361 X Billy-Berclau Le Marais 166 X X X 167 X X 168 X Le Baurain 169 X 170 X X X 233 X II-III 233 X X II-III X 234 X X X 237 X X II-III X X II-III 238 X X II-III 239 X II-III 240 X X 241 X site 1 (inv 1994) 470 X Le Gueulard site 3 470 X Le Marais D’Hollande site 4 470 X Le Marais D’Hollande site 47 470 X Don L’Enclos 441 X La Louviere site 23 (inv 1994) 441 X X II Emmerin Au Moulin Queu 109 X La Neuve Voie 110 X La Neuve Voie 111 X 112 X X 113X X Au Moulin Queu 114 X Le Plat A Joncs 115 X 116 X Au Moulin Queu 117 X 118 X Au Moulin Queu 162 X X Le Plat À Joncs site 15/16/44 461/465/ X X X 466 La Carperie site 49 (inv 1994) 461/464 X La Grande Platiere site 50 461/465 X Ghermanez site 43 461 X La Grande Platiere site 88 462 X X I-III 463 X X site 43 465 X La Cingle Jolee site 67 465/467 X Ennetieres-en-Weppes Le Blanc Coulon 106 X 107 X Le Village 161 X X 310 X La Cazerie 311 X Erquinghem-le-Sec 206 X X Fin De La Guerre 207 X 208 X 248 X X X Erquinghem-Lys fosse 203 X IIA X 204 X IA X Escobeques La Fin De La Guerre 442 X Fleurbaix L’Abbaye De La Boutillerie 250 X Fournes-en-Weppes Place Du Parvis 256 X 119 X Bas Flandres 120 X Bas Flandres 121 X X 122 X 123 X X X Rosembois 124 X X X Bas Flandres 126 X X 127 X X 128 X X X Le Long Du Pave 130 X X X Commune et lieu-dit Ident. Caisse n° Lith. Protoh. GR MM Petit Haubourdin 131 X Chemin Du Buf 132 X X X 133 X La Fresnoy 134 X La Fresnoy 135 X La Ferme Carnoy 136 X Le Chateau 137 X IIA Le Chateau 138 X IIA 139 X X Rosembois 142 X La Fresnoy 143 X X Le Buf 144 145 X X X La Ferme Carnoy 146 X X La Ferme Carnoy 147 Desprez 148 X X Chemin Du Buf 149 X X 150 X La Fresnoy 151 X 152 X X La Fresnoy 312 X X Le Château 153 X 141 X 256 Frelinghien 313 X Fromelles L’Abiette str. fossoyées 157 X IA L’Abiette 156 X II La Dreve D’Angressart 51 X X X Le Paradis 52 X X X La Dreve D’Angressart 53 X X II X La Dreve D’Angressart 54 X Le Chemin De La Ventie 55 X II X Les Rouges Bancs 56 X X X L’Abiette 57 X X II-III X Le Paradis 58 X X X Le Paradis 59 X X II X Le Hayon 60 X Le Hayon 246 X X L’Abiette 314 X X X Le Hayon 315 X X Fin II L’Abiette 358 X X Gondecourt Le Marais 242 X X II-III Le Bois Dieu 443 X X site 28 (inv 1994) 444/490 X X site 62 (inv 1994) 444 X 444 X X X site 54 (inv 1994) 445 X X X site 58 (inv 1994) X X site 59 (inv 1994) 449 X X X 450 X X Le Marais 451 X X La Pouillerie 452 X X II-III X 453 X II-III La Pouillerie 454 X X X II X Diag 2005 458 X LT I Hallennes-lez-Haubourdin Rn41 247 X IA 205 X Couture Du Moulin 198 X X I D’Hallennes 199X X Le Moulin Joyeux 200 X X 201 X Couture DuMoulin 202 X D’Hallennes Haubourdin Marais De Santes 224 X Marais De Santes 225 X X Les Olivaux 226 X Station D’Épuration 227 X X Station D’Épuration 228 X Les Olivaux 229 X Le Parc Des Hauts D’Haubourdin 230 X Cimetiere Militaire 231 X Station D’Épuration 232 X site 45 (inv 1994) 476/478/ X X 479/480 477 X La Rache 477 X X Herlies Trou Au Sable 257 X III Bas Champs 257 X III Commune et lieu-dit Ident. Caisse n° Lith. Protoh. GR MM 258 X L. T.I X X Herrin L’Écluse 316 X X X Houplin-Ancoisne site 61 du SRA 363 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 364 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 365 X X X La Pouillerie site 61 du SRA 366 X X X Le Marais De Santes site 61 du SRA 367 X X Le Marais De Santes site 61 du SRA 368 X X Le Marais De Santes site 61 du SRA 369 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 370 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 371 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 372 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 373 X X X Le Marais De Santes site 61 du SRA 374 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 375 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 376 X X X Le Marais De Santes site 61 du SRA 377 X X X Le Marais De Santes site 61 du SRA 378 X La Pouillerie site 61 du SRA 379 X X Le Marais De Santes site 61 du SRA 380 X Le Marais De Santes site 61 du SRA 381 X La Pouillerie site 61 du SRA 382 X X X 383 X 384X X X 385 X X La Pouillerie site 40 du SRA 386 X X Le Guihem 387 X X X La Pouillerie 388 X La Pouillerie 389 X X Le Guihem 390 X X La Pouillerie 391 X X La Pouillerie 392 X La Pouillerie 393 X X La Pouillerie 394 X Le Marais De Santes 395 X Tiers De Marais 396 X X Le Marais De Santes site 33 du SRA X X X La Pouillerie site 87 398 X X La Pouillerie site 41 en partie 399 X La Pouillerie site 37 (inv 1994) X X I-II X site 40 du SRA 402 X La Pouillerie site 41 403 X X site 86 404 X site 41 405 X La Pouillerie site 37 406 X X site 95 407 X X X site 94 408 X X X site 37 409 X X X Le Guihem site 79 410 X fin II-III site 81 X X site 48 413 X site 93 414 X site 91 415 X site 92 416 X X fin II-III site 92 417 X X X Le Guihem site 80 419 X III-I site 80 420 X site 80 421 X site 81 422 X sites 81 et 86 423 X site 48 (inv 1994) X X site 40 425 X X site 41 X site 34 (inv 1994) X site 91 428 X X site 91 429 X X X site 81 430 X X III-I La Pouillerie site 37 431 X X 432 X site34 X X X site 40 (inv 1994) X X X La Pouillerie site 31 (inv 1994) X X La Pouillerie site 32 (inv 1994) 435 X site 35 (inv 1994) 437 X X X site 32 (inv 1994) 435 X site 61 (inv 1994) 435 X site 64 (inv 1994) 435 X site 65 (inv 1994) 435 X X Houplines Courtembu 317 X 318 319 X X L’Epinette 320 X X Courtembu 321 X Les Longues Raies 322 X 323 X Courtembu 325 X X II X Commune et lieu-dit Ident. Caisse n° Lith. Protoh. GR MM Illies La Motelette 67 La Motelette 68 X X Lannoy 69 X Le Brûle Du Brul 70 X La Cliqueterie 71 X X Gravelin 72 X II-III Aventure 73 X X X Bouchaine 74 X La Motelette 75 X X Ferme De Mailly 76 X X X 77 X X Bois Des Malet 78 X X Cimetiere 79 X Le Bois Chombart 80 X X Gravelin 81 X X La Botte D’Or 82 X X Le Brûle Du Brul 83 X III 84 X X Les Auvillers 85 X Les Auvillers 86 X X Gravelin 87 X X X Bois Des Malet 88 Les Auvillers 89 X X La Motelette 90 X X Bois Des Malet 91 X X X Cd 141 Route D’Aubers fosse 155 X LT 1 Le Bois Chombart 163 X 259 X III 92 X X X Le Maisnil Le Haut-Quesnoy 327 X X Le Haut-Quesnoy 326 X X Loos 175 X 176 X Moulin Queue 177 X X L’Arbrisseau 178 X X 179 X La Croix De Pierre 180 X 181 X L’Epi De Soil 182 X 183 X La Croix De Pierre 184 X La Croix De Pierre 185 X Lorgies 260 X Marquillies Le Brûle Du Brul 164 X X X 165 X X X site 7 (inv 1994) 472/473 X La Bourse site 8 472/473 X X Haut De La Dame site 9 472/473 X site 5 473 X Le Tranaux site 6 473 X Provin La Ruine site 13 475 X La Ruine site 52 475 X X I-II Richebourg La Tourelle 261 X Sainghin-en-Weppes Le Bois Defriche 329 X Le Bois De Deseur X X II-III X Le Bois Defriche 188 X X X Le Château Cornu 189 X X Le Bois Defriche 190 X Le Bois Defriche 191 X X X Le Château Cornu 192 X X Le Bois Defriche 193 X Le Bois De Deseur 194 X X Le Bois Defriche 195 X X II Les Annois 196 X Les Annois 197 X X site 26 468/469 X X II-III Commune et lieu-dit Ident. Caisse n° Lith. Protoh. GR MM Le Bois De Deseur site 25 469 X X site 27 469 X X Santes 63 X II ? 63 X Claire Marais 61 X 61 X 61 X X 61 X X Terres De Ligny 61 X I-II La Rache 61 X X Claire Marais 61 X Terres De Ligny 66 X X X 64 Claire Marais 65 X Terre De Ligny 359 X Le Rosoir site 14 (inv 1994) 481 site 55 481 X site 56 481 X site 57 481 X site 53 482/483/484 X X 485/486/487 Petit Clair Marais site 12 488/489 X X II-III Seclin site 29 (inv 1994) 439 X X X site 30 (inv 1994) 439 X X X site 38 (inv 1994) 439 X Grand Marais 440 X X X Grand Marais 440 X Diag 2004 459/460 X I Sequedin 330 X Wavrin La Gite 331 X Les Wazieres 332 X X X 333 X Le Bourg 334 X X II ? X 335 X X X 336 X Ferme Du Bois 337 X X X De La Rive Marais De Coulin 338 X X X Le Château Du Bourg 339 X Croix Pinchon 340 X X ? Chemin Du Buf 341 X LT I La Gite 342 X II-III Chemin Du Buf 343 344 X 345 X X X Croix Pinchon 346 X II 347 348 X Marais De Coulin 349 X X 350 X Les Wazieres 352 X X 353 X site 2 (inv 1994) 474 X X X site 10 474 Marais De Lattre site 11 474 X Wicres 355 X X X Le Haut Champ 356 X X Les Quatre Chemins 93 X X Au Long Bonnier 94 X X 95 X III-IA Les Huit Bonniers 96 X X X Les Quatre Chemins X X Les Quatre Chemins 100 X X Les Quatre Chemins 101 X X Au Long Bonnier 102 X X Le Haut Champ 103 X Willy 104 Les Quatre Chemins 105 X 357 X

Inventaire simplifié des sites prospectés

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Mots-clés éditeurs : Âge du Fer, Deûle, occupation rurale, période romaine, prospections

Date de mise en ligne : 31/03/2013

https://doi.org/10.3917/rdn.383.0063