De la cité antique au diocèse médiéval. Quelques observations sur la géographie ecclésiastique du Nord de la Gaule mérovingienne
- Par Charles Mériaux
Pages 595 à 609
Citer cet article
- MÉRIAUX, Charles,
- Mériaux, Charles.
- Mériaux, C.
https://doi.org/10.3917/rdn.351.0595
Citer cet article
- Mériaux, C.
- Mériaux, Charles.
- MÉRIAUX, Charles,
https://doi.org/10.3917/rdn.351.0595
Notes
-
[*]
Charles Mériaux, maître de conférences en histoire du Moyen Âge, Université de Reims, département d’histoire, 57, rue Pierre Taittinger, 51096 Reims cedex.
-
[1]
Sur la perception de la frontière pendant le haut Moyen Âge voir les contributions rassemblées dans Grenze und Differenz im frühen Mittelalter, W. Pohl et H. Reimitz éd., Vienne, 2000 et The Transformation of Frontiers. From Late Antiquity to the Carolingians, eid. et I. Wood éd., Leyde, 2000, mais ces études abordent peu le problème des frontières « intérieures ». Pour les circonscriptions civiles du haut Moyen Âge, voir U. Nonn, Pagus und comitatus in Niederlothringen. Untersuchungen zur politischen Raumgliederung im früheren Mittelalter, Bonn, 1983.
-
[2]
Flodoard, Historia Remensis ecclesiae, éd. M. Stratmann, Hanovre, 1998 (Monumenta Germaniae historica [désormais cité MGH], Scriptores [désormais cité SS], 36), l. II, ch. 18, p. 173-174 ; sur cette rencontre, voir G. Fournier, « La mise en place du cadre paroissial et l’évolution du peuplement » dans Cristianizzazione ed organizzazione ecclesiastica delle campagna nell’alto Medioevo : espansione e resistenze, Spolète, 1982, t. 1, p. 495-563, aux p. 536-537. Toujours selon Flodoard (l. III, ch. 21, éd. cit., p. 281), Hincmar intervint dans un conflit similaire entre Rothade II de Soissons et Erpuin de Senlis dans les années 860.
-
[3]
Sur tout ceci, on trouvera d’abondantes références dans J. Semmler, « Zehntgebot und Pfarrtermination in karolingischer Zeit » dans Aus Kirche und Reich. Studien zu Theologie, Politik und Recht im Mittelalter. Festschrift für Friedrich Kempf, H. Mordeck éd., Sigmaringen, 1983, p. 33-44.
-
[4]
S. J. De Laet, « Les limites des cités des Ménapiens et des Morins », Helinium, t. 1, 1961, p. 20-34 ; B. et R. Delmaire, « Les limites de la cité des Atrébates (nouvelle approche d’un vieux problème) », Revue du Nord, t. 72, n° 288, 1990, p. 697-735 ; R. Delmaire, « Ciuitas Morinorum, pagus Gesoriacus, ciuitas Bononensium », Latomus, t. 33, 1974, p. 265-279 ; A. Dérolez, « La cité des Atrébates à l’époque romaine. Documents et problèmes », Revue du Nord, t. 40, n° 160, 1958, p. 505-553 ; G. Faider-Feytmans, « Les limites de la cité des Nerviens », L’Antiquité classique, t. 21, 1952, p. 338-358 ; P. Leman, « Aux confins méridionaux de la cité des Ménapiens », Revue du Nord, t. 49, n° 195, 1967, p. 721-739. Le lecteur trouvera dans ces études les justifications du tracé des frontières reportées sur la carte ci-jointe.
-
[5]
J’ai volontairement limité les références aux sources et à l’immense bibliographie sur le sujet. Le lecteur pourra en prendre connaissance dans ma thèse de doctorat intitulée La formation des diocèses septentrionaux de la Gaule du vie au xe siècle (Arras/Cambrai, Tournai et Thérouanne). Mission, topographie chrétienne et culte des saints, Université de Lille 3, 2001, dont les conclusions ont été présentées dans C. Mériaux, « Christianisation et organisation de l’espace dans le Nord de la Gaule du haut Moyen Âge » Bulletin de la Mission historique française en Allemagne, t. 38, 2002, p. 207-224.
-
[6]
R. Delmaire, « Ciuitas Morinorum… », op. cit. (n. 4).
-
[7]
C’est ce que pensait A. C. F. Koch, « Le territoire… », op. cit. (n. 4) dont l’avis n’a pas été suivi par S. J. De Laet, « Les limites… », op. cit. (n. 4), p. 31.
-
[8]
C’est précisément ce qu’on fait B. et R. Delmaire, « Les limites… », op. cit. (n. 4).
-
[9]
Voir sur ce point Dom J. Dubois, « La carte des diocèses de France avant la Révolution », Annales ESC, t. 20, 1965, p. 680-691.
-
[10]
Voir ainsi les propositions de P. Leman, « Aux confins… », op. cit. (n. 4) qui n’ont pas été suivies par B. et R. Delmaire, « Les limites… », op. cit. (n. 4), p. 714-716.
-
[11]
R. Delmaire, « Ciuitas Morinorum… », op. cit. (n. 4), p. 277-278.
-
[12]
B. et R. Delmaire, « Les limites… », op. cit. (n. 4), p. 716-719.
-
[13]
En attendant la publication prochaine du fascicule de la Topographie chrétienne des cités de la Gaule consacré aux cités de Belgique Seconde, on pourra se reporter aux études suivantes : J. Lestocquoy, « L’origine des évêchés de la Belgique seconde », Revue d’histoire de l’Église de France, t. 32, 1946, p. 43-52 ; J. Dumoulin et J. Pycke, « L’évangélisation de la Belgique Seconde du iiie au vie siècle. État de la question » dans Recueil d’études d’histoire hainuyère offertes à Maurice-A. Arnould, J.-M. Cauchies et J.-M. Duvosquel éd., Mons, 1983, t. 1, p. 439-461 ; C. Pietri, « Remarques sur la christianisation du Nord de la Gaule (ive-vie siècles) », Revue du Nord, t. 66, n° 260, 1984, p. 55-68 ; L. Pietri, « La christianisation de la Belgique Seconde (IVe-VIe siècles) » dans La Picardie, berceau de la France. Clovis et les derniers Romains, 1500e anniversaire de la bataille de Soissons (486-1986), Amiens, 1986, p. 173-189 ; M. Weideman, « Die kirchliche Organisation der Provinzien Belgica und Germania vom 4. bis zum 7. Jahrhundert » dans Willibrord, zijn wereld en zijn werk, P. Bange et A. G. Weiler éd., Nimègue, 1990, p. 285-316 ; les pages que le père de Moreau a consacrées à ce sujet dans son Histoire de l’Église en Belgique, t. 1, La formation de la Belgique chrétienne, Bruxelles, 2e éd., 1945 conservent toute leur valeur.
-
[14]
J. Lestocquoy, « L’origine des évêchés… », op. cit. (n. 13), p. 49 ; C. Pietri, « Remarques… », op. cit. (n. 13), p. 60 ; voir également dans ce sens R. Kaiser, « Bistumsgründungen im Merowingerreich im 6. Jahrhundert » dans Beiträge zur Geschichte des Regnum Francorum. Referate beim wissenschaftlichen Colloquium zum 75. Geburtstag von Eugen Ewig (28 mai 1988), R. Schieffer éd., Sigmaringen, 1990, p. 9-35, aux p. 31-33.
-
[15]
J. Dubois, « Les listes épiscopales, témoins de l’organisation ecclésiastique et de la transmission des traditions », Revue d’histoire de l’Église de France, t. 62, 1976, p. 9-23, à la p. 18 ; l’auteur peut ainsi écrire (p. 17) que Superior « eut certainement des successeurs ».
-
[16]
Jonas de Bobbio, Vita Vedastis, éd. B. Krusch dans MGH, Scriptores rerum merowingicarum [désormais cité SRM], t. 3, Hanovre, 1896, p. 406-413.
-
[17]
Ch. Pietri, « Remarques… », op. cit. (n. 13), p. 61-63 ; P. Leman, « Topographie chrétienne d’Arras au vie siècle : la Vita Vedastis et les données de l’archéologie », Revue du Nord-Archéologie, t. 77, 1995, p. 169-184.
-
[18]
Chronicon Vedastinum, éd. G. Waitz dans MGH, SS, t. 13, Hanovre, 1881, p. 677-709, à la p. 684 : Civitates igitur Atrebata atque Cameracus renovatae gratiae in Christo sorores fuere, tali antiste [Vedasto] decoratae atque desponsatae ; cette position peut se comprendre sous la plume d’un moine arrageois, attaché à l’indépendance de sa cité et de son monastère, mais on note qu’elle était aussi partagée par les Cambrésiens : voir les Gesta episcoporum Cameracensium, éd. L. Bethmann dans MGH, SS, t. 7, Hanovre, 1846, p. 393-489, l. I, ch. 7, p. 406. Sur tout ceci, voir désormais L. Kéry, Die Errichtung des Bistums Arras, 1093/1094, Sigmaringen, 1994, p. 211-226.
-
[19]
BM Cambrai, ms 679, fol. 75 r° ; cf. D. Muzerelle et alii, Manuscrits datés des bibliothèques de France, t. 1, Cambrai, Paris, 2000, p. 87.
-
[20]
Vita Gaugerici prima, éd. B. Krusch dans MGH, SRM, t. 3, Hanovre, 1896, p. 652-658.
-
[21]
Ursin de Ligugé, Passio Leudegarii, éd. B. Krusch dans MGH, SRM, t. 5, Hanovre/Leipzig, 1910, p. 323-356, ch. 24, p. 346-348 ; Gesta, op. cit. (n. 18), l. I, ch. II, p. 21-28, p. 409-413.
-
[22]
Sur ce privilège copié dans le Chronicon Vedastinum et dans le Cartulaire de Guiman, voir J.-F. Lemarignier, « L’exemption monastique et les origines de la réforme grégorienne » dans id., Structures politiques et religieuses dans la France médiévale. Recueil d’articles rassemblés par ses disciples, Rouen, 1995, p. 285-337, aux p. 332-337.
-
[23]
En 717, lors de la réaction neustrienne qui suivit la mort de Pépin II (714), les Neustriens s’empressèrent de nommer un de leurs fidèles, Hadulf, abbé de Saint-Vaast : voir à ce propos J. Semmler, « Zur pippidinisch-karolingischen Sukzessionskrise (714-723) », Deutsches Archiv, t. 33, 1977, p. 1-36, aux p. 16-17.
-
[24]
Concilia Galliae, a. 511 – a. 695, éd. C. de Clercq, Turnhout, 1963 (Corpus Christianorum. Series latina, 148A), p. 161 et 168.
-
[25]
Jonas de Bobbio, Vita Columbani abbatis discipulorumque eius, éd. B. Krusch, Ionae vitae sanctorum Columbani, Vedastis, Iohannis, Hanovre/Leipzig, 1905 (MGH, Scriptores rerum germanicarum in usum scholarum), p. 144-294, l. II, ch. 8, p. 245.
-
[26]
Pseudo-Frédégaire, Chronicarum libri IV cum continuationibus, éd. B. Krusch, MGH, SRM, t. 2, Hanovre, 1888, p. 1-193, l. IV, ch. 20, p. 128 ; ch. 37-38, p. 138 ; ch. 76, p. 159 ; sur les limites de ce duché, voir E. Ewig, « Die fränkischen Teilreiche im 7. Jahrhundert (613-714) » dans id., Spätantikes und fränkisches Gallien. Gesammelte Schriften (1952-1973), H. Atsma éd., Munich/Zürich, 1976-1979, t. 1, p. 172-230, aux p. 148-151 et M. Rouche, « Remarques sur la géographie historique de la Neustrie (650-850) » dans La Neustrie. Les pays au nord de la Loire de 650 à 850, H. Atsma éd., Sigmaringen, 1989, t. 1, p. 1-22, aux p. 6-7.
-
[27]
Vita Amandi prima, éd. B. Krusch dans MGH, SRM, t. 5, Hanovre/Leipzig, 1910, p. 428-449, ch. 13, p. 437.
-
[28]
C. Mériaux, « Thérouanne et son diocèse jusqu’à la fin de l’époque carolingienne. Les étapes de la christianisation d’après les sources écrites », Bibliothèque de l’École des chartes, t. 158, 2000, p. 377-406.
-
[29]
Vita Audomari, Bertini et Winnoci, éd. W. Levison dans MGH, SRM, t. 5, Hanovre/Leipzig, 1910, p. 753-775, par exemple ch. 4, p. 755.
-
[30]
Cf. supra n. 25.
-
[31]
Gallia Christiana, t. X, Instrumenta, Paris, 1751, col. 398 : Quod ecclesia Beatae Mariae, quae in urbe Bolonia sita est, sedes episcopalis et ecclesia cathedralis ab antiquis temporibus posita est ; on ne perdra pas de vue que cet acte n’est connu que par des copies et éditions modernes : cf. D. Haigneré « Cartulaire [factice] de l’église abbatiale Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer », Mémoires de la Société académique de l’arrondissement de Boulogne-sur-Mer, t. 13, 1882-1886, p. 95-360, n° iii, p. 96-97. Concernant la tentative de fondation d’un diocèse à Boulogne au début du xiie siècle, voir L. Milis, « Beroering omtrent Bisdomssplitsingen in Vlaanderen in de Jaren 1112-1113 » dans Pascua Mediaevalia. Studies voor Prof. J. M. De Smet, R. Lievens, E. Van Mingroot et W. Verbeke éd., Leuven, 1983, p. 5-14. Au xixe siècle et dans la première moitié du xxe siècle, l’espoir d’une restauration du diocèse (supprimé à la Révolution) provoqua une nouvelle flambée d’études « historiques ». Si polémique soit-elle, la meilleure présentation reste celle du chanoine O. Bled, « Boulogne a-t-il été évêché avant le xvie siècle ? », Mémoires de la société des antiquaires de la Morinie, t. 31, 1912-1913, p. 7-49. Il conviendrait d’exploiter un jour l’ensemble de ce dossier.
-
[32]
Concilia Gallia, a. 314 – a. 506, éd. C. Munier, Turnhout, 1963 (Corpus Christianorum. Series latina, 148), c. 9, p. 146.
-
[33]
La lettre est traduite et commentée dans M. Rouche, Clovis, Paris, 1996, p. 462-469.
-
[34]
Grégoire de Tours, Dix livres d’histoires, trad. R. Latouche, t. 2, Paris, 1963, l. VI, ch. 38, p. 60.
-
[35]
La lettre est citée et commentée dans J. Durliat, « Les attributions civiles des évêques mérovingiens : l’exemple de Didier, évêque de Cahors (630-655) », Annales du Midi, t. 91, p. 237-254, aux p. 238-239.
-
[36]
O. Pontal, Histoire des conciles mérovingiens, Paris, 1989, p. 253.
-
[37]
J’en ai donné quelques aperçus dans C. Mériaux, « Aux origines lointaines des paroisses en Gaule du Nord. Quelques observations sur la christianisation du diocèse de Cambrai (vie-viiie siècles) », Les cahiers de Saint-Michel de Cuxa, t. 30, 1999, p. 171-180.
-
[38]
Passio Maxellendis prima, éd. H. Bevenot, Acta sanctorum [désormais cité AA SS] Belgii selecta, t. 3, Bruxelles, 1785, p. 580-587.
-
[39]
G. Despy, « Un dossier mystérieux : les origines de Bruxelles », Bulletin de l’Académie royale de Belgique. Classe des Lettres, 1997, fasc. 1-6, p. 241-303, aux p. 245-247.
-
[40]
Vita Hucberti, ch. 3 et 11, citée par M. Van Uytfanghe, « La vallée de l’Escaut et de ses affluents à l’époque mérovingienne : le témoignage des textes » dans De merovingische beschaving in de Schaldevallei, A. Van Doorselaer éd., Courtrai, 1981, p. 23-63, p. 55.
-
[41]
Sur ce point, je renvoie une fois pour toutes à É. de Moreau, « La Vita Amandi prima et les fondations monastiques de saint Amand », Analecta Bollandiana, t. 67, 1949, p. 447-464 ; pour les fondations gantoises, voir désormais G. Declercq et A. Verhulst, « Gand entre les abbayes et la fortification comtale » dans Gand. Apologie d’une ville rebelle, J. Decaevele éd., Anvers, 1989, p. 37-59 aux p. 39-44 ; les traditions concernant l’église d’Anvers sont connues par plusieurs pièces copiées au xiiie siècle dans le Liber Aureus d’Echternach : voir, pour aller vite, A. Verhulst, « The origins and early history of Antwerp (7th-12th centuries) » dans id., Rural and Urban Aspects of Early Medieval Northwest Europe, Aldershot, 1992, n° xiv [33p.], aux p. 7-9.
-
[42]
H. Platelle, Le temporel de l’abbaye de Saint-Amand des origines à 1340, Paris, 1962 ; A. Verhulst, De Sint-Baafsabdij te Gent en haar grondbezit viie-xive eeuw. Bijdrag tot de kennis van de structuur en de uitbating van het grootgrondbezit in Vlaanderen tijdens de Middeleeuwen, Bruxelles, 1958 ; G. Declercq, Traditievorming en tekstmanipulatie in Vlaanderen in de tiende eeuw. Het Liber Traditionum Antiquituus van de Gentse Sint-Pietersabdij, Bruxelles, 1998 ; id. et A. Verhulst, « Gand entre les abbayes… », op. cit. (n. 41), p. 37-40.
-
[43]
Dans sa Vita Rictrudis (éd. D. Papebroch dans AA SS maii, t. 3, Anvers, 1680, p. 81-88), Hucbald de Saint-Amand, au tout début du xe siècle, tend à attribuer à Amand seul l’initiative de la fondation de Marchiennes (ch. 16, p. 86), mais il semble qu’il faille davantage rechercher les origines de cet établissement dans la première communauté rassemblée à Hamage par la grand-mère d’Adalbaud, nommée Gertrude (ch. 9, p. 82).
-
[44]
Je rejoins ici les conclusions de R. Le Jan, « Monastères de femmes, violence et compétition pour le pouvoir dans la Francie du viie siècle » dans ead., Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, 2001, p. 89-107.
-
[45]
Hucbald, Vita Rictrudis, éd. cit. (n. 42), ch. 24, p. 86 ; B. et R. Delmaire, « Les limites… », op. cit. (n. 4), p. 732.
-
[46]
Vita Silvini, éd. J. Bolland dans AA SS maii, t. 7, Anvers, 1688, p. 29-32, ch. 20, p. 31 ; à défaut d’une monographie satisfaisante, on se reportera à A. de Cardevacque, Histoire de l’abbaye d’Auchy-les-Moines, Arras, 1875.
-
[47]
A.-M. Helvétius, « Sainte Aldegonde et les origines du monastère de Maubeuge », Revue du Nord, t. 74, 1992, p. 221-237 ; ead., Abbayes, évêques et laïques, une politique du pouvoir en Hainaut au Moyen Âge (viie-xie siècles), Bruxelles, 1994, p. 60-75.
-
[48]
Vita Aldegundis prima, éd. J. Mabillon dans AA SS Ordinis Sancti Benedicti, t. 2, Paris, 1669, p. 807-815, ch. 4, p. 808 et ch. 14, p. 811-812 ; Anson de Lobbes, Vita Ursmari prima, éd. W. Levison, MGH, SRM, t. 6, Hanovre/Leipzig, 1913, p. 453-461, ch. 4, p. 458-459.
-
[49]
État de la question sur ce sujet dans R. Noël, « Deux grandes forêts du Nord de la Gaule franque : la Silua Arduenna et la Carbonaria » dans Clovis. Histoire et mémoire, M. Rouche éd., t. 1, Paris, 1997, p. 631-668.
-
[50]
Sur cette fonction : H. Frank, Die Klosterbischöfe des Frankenreiches, Münster, 1932, spéc. p. 33-38 et 97-103.
-
[51]
A. Dierkens, Abbayes et chapitres entre Sambre et Meuse (viie-xie siècles). Contribution à l’histoire religieuse des campagnes du haut Moyen Âge, Sigmaringen, 1985, p. 91-132.
-
[52]
Ibid., p. 149-150.
-
[53]
B. de Gaiffier, « Attestations anciennes sur le culte de s. Rombaut », Sacris Erudiri, t. 26, 1983, p. 51-55.
-
[54]
Platelle, « Une chronique inconnue de l’abbaye de Saint-Amand », Revue du Nord, t. 37, n° 148, 1955, p. 217-226, p. 224 : Hic etiam Gislebertus cum esset episcopus Noviomensis et Tornacensis abbatiam Marcianensem cum aliis ecclesiis que erant de suo episcopio pro ecclesia Sancti-Martini supra Scarb sitam, que ad diocesim Atrebatensem seu Cameracensem pertinebat, concambiavit ut villa ex integro responderet abbati et monachis ; sur Gislebert, voir id., Le temporel…, op. cit. (n. 43), p. 53-54.
L’organisation du Nord de la province ecclésiastique de Reims a pris, à l’époque mérovingienne, la forme de regroupements d’anciennes cités romaines sous l’autorité d’un seul évêque (Arras et Cambrai, Noyon et Tournai, Boulogne et Thérouanne) que les historiens ont interprétés comme une adaptation à une société encore mal christianisée. Cet article propose de montrer que d’autres facteurs ont pu jouer, comme le souci de la monarchie du royaume franc de Neustrie de s’assurer un meilleur contrôle de la région au sortir de la guerre civile (613). Ce que l’on peut savoir des limites entre les différents diocèses mérovingiens montre néanmoins que, dans les marges, les frontières restaient largement à définir. Cette situation a pu profiter à des fondations monastiques de l’aristocratie à la recherche d’une certaine indépendance.
Mots-clés
- frontières des cités antiques et des diocèses médiévaux
- christianisation et organisation ecclésiastique du Nord de la Gaule
- Atrébates
- Ménapiens
- Morins
- Nerviens
- Diocèses d’Arras
- Cambrai
- Tournai et Thérouanne
Mots-clés éditeurs : Atrébates, Cambrai, christianisation et organisation ecclésiastique du Nord de la Gaule, Diocèses d'Arras, frontières des cités antiques et des diocèses médiévaux, Ménapiens, Morins, Nerviens
From Antique City to Mediaeval Diocese. A few Observations on the Ecclesiastical Geography of the North of Merlovingian Gaul
From Antique City to Mediaeval Diocese. A few Observations on the Ecclesiastical Geography of the North of Merlovingian Gaul
The organization of the north of the ecclesiastical province of Reims took the shape, in Merlovingian times, of the uniting of ancient Roman cities under the authority of a single bishop (Arras and Cambrai, Noyon and Tournai, Boulogne and Thérouanne) that historians have interpreted as an adaptation to a society still ill christianized. This paper aims at showing that other factors may have played a part, as the concern of the monarchy of the Frankish kingdom of Neustria to ensure a better control of the region just out of the civil war (613). What we can understand of the limits between the various Merlovingian dioceses shows, however, that, on the margins, borders remained largely to be defined. This situation may have benefited monastic foundations by an aristocracy seeking a certain independance.
Van de antieke civitas tot het middeleeuwse bisdom. Opmerkingen over de kerkelijke geografie in het noorden van Merovingisch Gallië
From Antique City to Mediaeval Diocese. A few Observations on the Ecclesiastical Geography of the North of Merlovingian Gaul
The organization of the north of the ecclesiastical province of Reims took the shape, in Merlovingian times, of the uniting of ancient Roman cities under the authority of a single bishop (Arras and Cambrai, Noyon and Tournai, Boulogne and Thérouanne) that historians have interpreted as an adaptation to a society still ill christianized. This paper aims at showing that other factors may have played a part, as the concern of the monarchy of the Frankish kingdom of Neustria to ensure a better control of the region just out of the civil war (613). What we can understand of the limits between the various Merlovingian dioceses shows, however, that, on the margins, borders remained largely to be defined. This situation may have benefited monastic foundations by an aristocracy seeking a certain independance.