Compte rendu

Émile Zola, « J’Accuse...! » Réactions nationales et internationales, études réunies et présentées par Karl Zieger, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2000.

Page XXIII

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  • Leymarie, M.
(2001). Émile Zola, « J’Accuse...! » Réactions nationales et internationales, études réunies et présentées par Karl Zieger, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2000. Revue du Nord, 342(4), XXIII-XXIII. https://doi.org/10.3917/rdn.342.0865w.

  • Leymarie, Michel.
« Émile Zola, “J’Accuse...!” Réactions nationales et internationales, études réunies et présentées par Karl Zieger, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2000. ». Revue du Nord, 2001/4 n° 342, 2001. p.XXIII-XXIII. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-du-nord-2001-4-page-XXIII?lang=fr.

  • LEYMARIE, Michel,
2001. Émile Zola, « J’Accuse...! » Réactions nationales et internationales, études réunies et présentées par Karl Zieger, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2000. Revue du Nord, 2001/4 n° 342, p.XXIII-XXIII. DOI : 10.3917/rdn.342.0865w. URL : https://shs.cairn.info/revue-du-nord-2001-4-page-XXIII?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rdn.342.0865w


1 Deux mois avant le colloque qui réunit à Médan, autour du J’Accuse de Zola et des Preuves de Jaurès, quelques-uns des meilleurs spécialistes de l’affaire Dreyfus (Jean Jaurès cahiers trimestriels, 2000, n° 151), avait été organisée le 27 mars 1998, à l’Université de Valenciennes, une journée d’études dont Karl Zieger publie aujourd’hui les actes dans la série des Recherches valenciennoises.

2 Alain Pagès reprend ici les remarques de son 13 janvier 1898. J’Accuse et analyse le texte de Zola ainsi que la spécificité de l’engagement du romancier. Philippe Oriol étudie les réactions des hommes politiques, de Méline (« Il n’y a pas d’affaire Dreyfus », 4 décembre 1897) à de Mun et dans les différents courants socialistes ; il montre, comme le fit Éric Cahm, la place longtemps négligée d’un dreyfusisme et d’un antidreyfusisme modérés et le triomphe d’une ligne moyenne avec le procès de Rennes, la grâce et l’amnistie. Pour Danielle Delmaire, la réaction à J’Accuse, « au pays de Germinal », est plus lente à droite qu’à gauche et Zola n’obtient pas là ses plus fervents soutiens ; les socialistes sont déstabilisés, l’affaire renforce les clivages déjà établis et « Valenciennes se montre plus antidreyfusarde que toute autre ville du département ». Éric Cahm montre le caractère instantané des réactions aux États-Unis ou en Angleterre, où le courage de Zola est salué d’emblée par la presse libérale. Karl Zieger marque les grandes orientations de la presse allemande, « très rapidement au courant de l’action de Zola », et s’attache aux réactions de la presse autrichienne, « entre mépris et glorification » : pour la Neue Freie Presse, « Marianne brise avec mauvaise humeur le miroir qui lui renvoie les rides de son visage » (26 février 1899).

3 Ce volume d’études offre, outre la publication in extenso de J’Accuse, celle — inédite depuis un siècle et retrouvée par Philippe Oriol — des Impressions d’audience que Séverine envoya en février 1898 au quotidien bruxellois Le Petit Bleu. Une utile bibliographie du centenaire complète celles parues dans Les Cahiers naturalistes (n° 72) et le bulletin de la Société internationale d’histoire de l’affaire Dreyfus.

4 Michel Leymarie


Date de mise en ligne : 29/11/2014

https://doi.org/10.3917/rdn.342.0865w