Compte rendu

• Lahire Bernard, 2023, Les structures fondamentales des sociétés humaines, Paris, La Découverte.

Pages 372e à 377e

Citer cet article


(2024). • Lahire Bernard, 2023, Les structures fondamentales des sociétés humaines, Paris, La Découverte. Revue du MAUSS, 63(1), 372e-377e. https://doi.org/10.3917/rdm1.063.0372e.

« • Lahire Bernard, 2023, Les structures fondamentales des sociétés humaines, Paris, La Découverte. ». Revue du MAUSS, 2024/1 n° 63, 2024. p.372e-377e. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-du-mauss1-2024-1-page-372e?lang=fr.

2024. • Lahire Bernard, 2023, Les structures fondamentales des sociétés humaines, Paris, La Découverte. Revue du MAUSS, 2024/1 n° 63, p.372e-377e. DOI : 10.3917/rdm1.063.0372e. URL : https://shs.cairn.info/revue-du-mauss1-2024-1-page-372e?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rdm1.063.0372e


On reste perplexe devant ce très gros livre (près de mille grandes pages bien remplies), très ambitieux : il ne s’agit de rien moins que de jeter les fondements d’une science sociale générale en prenant sérieusement en compte le soubassement biologique et animal des sociétés humaines. Ce n’est pas en tant qu’ils vivent en société que les humains se différencient du monde animal, lui aussi largement organisé en sociétés, mais par l’importance majeure de la culture. Celle-ci n’empêche pas que nous héritons de notre animalité tout un ensemble de contraintes et de déterminations. L’évitement de l’inceste, par exemple, est déjà présent dans le règne animal. Mais le déterminant biologique majeur est le fait que les petits d’humains viennent au monde particulièrement désarmés et qu’il leur faudra beaucoup plus longtemps que dans n’importe quelle autre espèce animale pour accéder à un début d’autonomie. De ce fait premier dérivent trois conséquences majeures qui s’imposent à toutes les sociétés humaines (sauf un peu la nôtre depuis trois ou quatre décennies). Aucune, tout d’abord, ne peut se reproduire si elle ne s’organise pas avant tout pour permettre que soit prodiguée l’énorme quantité de soins dont ont besoin les enfants en bas âge. Deuxième conséquence : seules les femmes peuvent les prodiguer. Et c’est dans leur assignation à ces tâches que résident les sources de leur infantilisation et de leur subordination aux hommes (et donc, réciproquement, de la domination masculine). Enfin, cette extrême dépendance des nourrissons et des jeunes enfants va de pair avec la domination des adultes, et, plus généralement (sauf dans notre société depuis quelques décennies), des aînés sur les cadets…


Date de mise en ligne : 25/06/2024

https://doi.org/10.3917/rdm1.063.0372e

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