• Belinda CANONNE, Le Sentiment d’imposture, Calmann-Lévy, 2005.
Pages 496zb à 529zb
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/rdm.030.0496zb
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/rdm.030.0496zb
1 Les débats autour de la lutte pour la reconnaissance gagneraient à prendre en compte ce sentiment d’imposture si finement analysé par B. Canonne : « l’intime conviction de ne pas être celle ou celui qu’il faudrait être pour occuper légitimement la place dans laquelle on se trouve, et la crainte d’être démasqué ». « Suis-je celle ou celui que je devrais être pour me trouver à cette place ? » se demande l’imposteur, bien distinct de l’imposteur sans italiques, le menteur ou trompeur ordinaire, de celui qui souffre d’un sentiment d’infériorité ou de honte. Comment donc pourrait-on jamais être reconnu si on ne se reconnaît pas d’abord soi-même comme légitimé à l’être ? Ce petit livre, qui se lit si aisément, a tout pour devenir un classique. De B. Canonne, on lira également l’article qu’elle avait publié dans La Revue du MAUSS sur Henri Raynal, et l’interview qu’elle a réalisé de ce dernier (sur wwww. journaldumauss.net).