• Geneviève KRICK, Janine REICHSTADT et Jean-Pierre Terrail, Apprendre à lire. La querelle des méthodes, Gallimard, 2007.
Pages 496x à 529x
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/rdm.030.0496x
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1 Non, montrait éloquemment J.-P. Terrail dans son article de La Revue du MAUSS n° 28, défendre la méthode syllabique d’apprentissage de la lecture n’est ni superflu (au motif qu’existeraient aujourd’hui des méthodes mixtes) ni réactionnaire, bien au contraire. Il est de plus en plus permis en effet, et même nécessaire et urgent, de se demander si une sorte de catastrophe pédagogique ne s’est pas abattue sur notre système scolaire, l’abandon de la méthode syllabique allant de pair avec celui de l’enseignement de la grammaire, mal remplacée par une pseudolinguistique, et de l’histoire de la littérature ou de la philosophie remplacée par l’étude de morceaux choisis inintelligibles. Enrichi et accompagné des expériences relatées par G. Krick et J. Reichstadt, l’article de J.-P. Terrail, ici repris, permet de conclure que « la syllabique n’est ni de droite ni de gauche : elle est juste efficace ».