• Revue Tiers-Monde, n° 190 – avril-juin 2007, « Économie solidaire : des initiatives locales à l’action publique ».
Pages 496p à 529p
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/rdm.030.0496p
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1 Dans le même esprit, on lira ce numéro de la revue Tiers-Monde, coordonné par Laurent Fraisse, Isabelle Guérin et Jean-Louis Laville, et qui réunit, sur les expériences d’économie solidaire dans divers pays (Inde, Maroc, Brésil, Bolivie, Afrique noire, etc.) certains des principaux protagonistes du débat, de la réflexion et de l’action en la matière, tels Luis Inàcio Gaiger, Christiane Girard ou José Luis Corragio. « L’économie solidaire, nous disent les coordonnateurs de ce numéro, peut être définie comme l’ensemble des activités de production, d’échange, d’épargne et de consommation contribuant à la démocratisation de l’économie à partir d’engagements citoyens. » Et plus loin : « L’une des originalités majeures de la perspective de l’économie solidaire réside dans l’affirmation de la prédominance du principe de réciprocité sur les principes du marché et de la redistribution. » Difficile d’être plus proche de la perspective du MAUSS. Reste toutefois à clarifier les liens du principe de réciprocité avec, respectivement, l’esprit de la démocratie et l’esprit du don et, pour cela, notamment, reste à clarifier les rapports entre Marcel Mauss et Karl Polanyi. On trouverait des éléments en ce sens dans l’article de Jean-Michel Servet sur le principe de réciprocité chez Polanyi.