Lire La Solitude de Sorel : une propédeutique en action
- Par Olivier Roux
Pages 433 à 444
Citer cet article
- ROUX, Olivier,
- Roux, Olivier.
- Roux, O.
https://doi.org/10.3917/dss.183.0433
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Notes
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[1]
La Solitude et l’Amour philosophique de Cléomède, premier sujet des exercices moraux de M. Ch. Sorel, Paris, Antoine de Sommaville, 1640. L’ouvrage sera désormais désigné : La Solitude.
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[2]
Le premier volume, consacré à La Science des choses corporelles, a été publié par Pierre Billaine – l’éditeur du Francion – en 1634 ; le deuxième, Première Partie de la Science universelle, en réalité complément du premier et dont la seconde moitié est consacrée à la Science des choses spirituelles, a paru en 1637 à la même adresse. Billaine est mort en 1639, Toussaint Quinet prend le relais et s’apprête à publier en 1641 La Science universelle, reprise des deux premiers volumes, complétée par un troisième intitulé De l’Usage et de la Perfection de toutes les choses du monde. Un dernier tome paraîtra en 1644, toujours chez Quinet : La Perfection de l’âme. Le tout sera republié et complété en 1668. Nous citerons l’édition de 1641, celle qu’annonce La Solitude, en la désignant simplement par son titre abrégé : Science.
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[3]
Dans ce cas, Sorel illustrerait l’hypothèse de Richard Gerrig qui voit dans la lecture de la fiction un voyage modifiant celui qui l’effectue (Richard Gerrig, Experiencing Narrative Worlds. On the Psychological Activities of Reading, New Heaven (CT), Yale University Press, 1993, cité par Françoise Lavocat in Fait et Fiction : pour une frontière, Paris, Seuil, 2016, p. 156).
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[4]
Charles Sorel, De la Connoissance des bons livres, Paris, André Pralard, 1671.
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[5]
Claudine Poulouin, « La dynamique de l’imagination dans La Science universelle de Charles Sorel », in Emmanuel Bury et Éric Van der Schueren (dir.), Charles Sorel polygraphe, Québec, Presses de l’université Laval, 2006, p. 137-153.
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[6]
Ch. Sorel, La Perfection de l’âme, op. cit., p. 11.
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[7]
On connaît les personnages soréliens rendus presque fous à cause de leurs lectures : « [Francion] croyai[t] que toutes les fables des poètes fussent des choses véritables, et [s]’imaginai[t] qu’il y eût des sylvains et des dryades aux forêts, des naïades aux fontaines, des néréides dans la mer » (Ch. Sorel, Histoire comique de Francion, éd. Fausta Garavini, Paris, Gallimard, « Folio classique », 1996, p. 223). Lysis abandonne tout pour vivre le rêve littéraire qu’il a construit à partir de L’Astrée (voir la très belle édition de L’Anti-Roman par Anne-Élisabeth Spica, Paris, H. Champion, 2014). Les silhouettes de ces deux personnages réapparaissent dans le traité de La Connaissance des bons livres : « À quoi sert de se représenter ce qui n’est point, et ce qui ne peut être ? Quels bons exemples trouve-t-on en ce qui ne peut arriver ? » Lire de tels ouvrages, c’est courir le risque de devenir aliéné : « De là vient que plusieurs jeunes hommes sont prêts de perdre l’esprit par cette lecture » (op. cit., p. 96-97). Voir Olivier Roux, Charles Sorel : la figure, la ligne et l’invention de l’auteur, Paris, H. Champion, 2014, p. 250-255.
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[8]
La Solitude, op. cit., p. 21. La référence – comme toutes celles qui suivront dans ce texte – renvoie à la pagination de l’édition originale. Une édition critique de l’ouvrage vient de paraître aux éditions Classiques Garnier et indique cette pagination entre crochets dans le texte.
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[9]
Ibidem, p. 227-228.
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[10]
Ibidem, p. 193.
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[11]
Ibidem, p. 4.
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[12]
Ibidem, p. 6-7.
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[13]
Ibidem, p. 234.
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[14]
Voir Michèle Rosellini, « Les erreurs de Cléomède », in Charles Sorel Polygraphe, op. cit., p. 93-119.
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[15]
Cléomède explique qu’« il l’avait invent[é] il y avait déjà assez longtemps, sans autre intention que d’y arranger des aventures merveilleuses et divertissantes, et que [,] depuis [,] pour peu de chose qu’il y avait changé ou ajouté, il en avait fait une pièce mystérieuse sur laquelle il trouvait à chaque moment de nouvelles explications » (La Solitude, op. cit., p. 241).
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[16]
Ibidem, p. 346.
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[17]
Ibidem, p. 105-106.
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[18]
Ce troisième tome est alors inédit. Physis est évidemment l’allégorie de la Nature, Technès celle des « arts » et techniques.
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[19]
Ibidem, p. 50-51.
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[20]
Ibidem, p. 64.
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[21]
Ibidem, p. 7.
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[22]
Ibidem, p. 8.
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[23]
Ibidem, p. 8-46.
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[24]
Ibidem, p. 47-103.
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[25]
Ibidem, p. 104 sq.
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[26]
Cléomède a écrit à peu près les mêmes ouvrages que Sorel (ibidem, p. 221-224). Il porte aussi le même patronyme.
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[27]
Sorel évoque La Science universelle dans un avertissement figurant à la fin du premier tome de celle-ci : « Il a mis au jour le commencement d’un ouvrage qui fera bien connaître qu’il est autre que l’on n’a pensé [sic] et qui en étonnera plusieurs. Il fera possible tellement perdre la mémoire de ses petits essais de jeunesse, que l’on ne le considérera plus que par là [“par lui” en 1634, l’avertissement était alors rédigé à la première personne du singulier (p. 421 dans l’édition de 1634)] » (Ch. Sorel, Science, t. I, p. 369 dans l’édition de 1641).
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[28]
« Charles Sorel nommé science universelle, / Vous nous avez quittés trop tôt pour notre bien, / Modeste, vertueux, d’un si doux entretien, / Philosophe, orateur, historien fidèle », voir Portraits en quatrains, du Roi, des personnes de la cour qui sont de la première qualité, et quelques-uns de la noblesse qui ont aimé les lettres, ou qui s’y sont signalés par quelques ouvrages considérables, par Michel de Marolles, Abbé de Villeloin, s.l.s.d., p. 40.
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[29]
Ces structures géométriques d’un récit littéraire trouvent leur origine dans les travaux de Fernand Hallyn, notamment dans Les Structures rhétoriques de la science, Paris, Seuil, 2004.
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[30]
La Solitude, op. cit., p. 47.
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[31]
Idem.
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[32]
Ibidem, p. 105.
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[33]
Ibidem, p. 243.
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[34]
Ibidem, p. 248.
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[35]
Nous avons rappelé dans la préface de La Solitude éditée chez Classiques Garnier la généalogie du motif qui apparaît chez les auteurs antiques et dans la Bible, puis qui est repris dans de nombreux récits religieux (p. 51-57 de l’édition critique).
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[36]
La Solitude, op. cit., p. 284.
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[37]
Ibidem, p. 294-300.
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[38]
Grégoire de Nysse christianise le symbole platonicien dans son Homélie sur la IVe béatitude.
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[39]
Fabienne Pomel, Les Voies de l’au-delà et l’essor de l’allégorie au Moyen Âge, Paris, H. Champion, 2001, p. 138. Voir aussi Armand Strubel, La Rose, Renart et le Graal, Paris, H. Champion, 1999, p. 32.
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[40]
La Solitude, op. cit., p. 102.
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[41]
Ibidem, p. 8.
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[42]
Ibidem, p. 301.
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[43]
Ibidem, p. 19-20. Les accents pythagoriciens sont perceptibles. Les « Remarques morales et historiques » que Sorel a ajoutées à la fin du texte de La Solitude renvoient à Francesco Giorgio, à Robert Fludd et à Marin Mersenne (ibidem, p. 320).
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[44]
Ibidem, p. 18.
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[45]
Ibidem, p. 24-29.
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[46]
Ibidem, p. 213.
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[47]
Ibidem, p. 49.
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[48]
Ibidem, p. 84.
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[49]
Ibidem, p. 109-113. L’Histoire de Barlaam et de Josaphat, roi des Indes, composée par saint Jean Damascène, est à l’origine un récit bouddhiste dont une version française apparaît dans La Légende dorée de Voragine. Un prince est éduqué en étant tenu à l’écart des misères de l’existence mais il finit par les découvrir, ce qui le conduit à se convertir à la religion chrétienne, alors que son père voulait à tout prix éviter cette conversion. Dans sa version, Sorel gomme la dimension religieuse de ce récit.
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[50]
La version qu’en donne Sorel se limite au récit de la rupture de son isolement par le prince Josaphat.
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[51]
Gilles Polizzi, « Un paysage philosophique dans le Cléomède de Charles Sorel », in Arlette Bouloumié et Isabelle Trivisani-Moreau (dir.), Le Génie du lieu : des paysages en littérature, Paris, Imago, 2005, p. 77.
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[52]
La Solitude, op. cit., p. 36.
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[53]
Ibidem, p. 100.
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[54]
Ibidem, p. 294.
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[55]
F. Pomel, Les Voies de l’au-delà et l’essor de l’allégorie au Moyen Âge, op. cit., p. 174-175.
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[56]
Il s’agit de la courbe obtenue par le parcours d’un segment prolongeant le rayon d’un disque roulant le long d’un autre disque ; en d’autres termes, d’un cercle formé de boucles régulières, figure que trace une planète tournant autour d’une autre planète elle-même en mouvement circulaire, comme la Lune autour de la Terre. L’exposition Pascal, le cœur et la raison, organisée en 2016-2017 à la BnF sous la direction de Jean-Marc Chatelain, en donnait de beaux exemples sur des écrans vidéo, afin d’illustrer le débat sur la cycloïde.
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[57]
Anne-Julia Iung-Appel définit le récit comme le « complément fictionnel » de l’encyclopédie (« La Solitude et l’Amour philosophique de Charles Sorel, vertu des “sciences contemplatives” ou déboires de la représentation ? », Libertinage et Philosophie au xvii e siècle, 2008, n° 10, Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, p. 195). A.-J. Iung-Appel utilise également les formules : « exemplification » et « mise en forme littéraire » (p. 196).
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[58]
Ch. Sorel, Science, t. I, p. 115.
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[59]
Voir notre préface à La Solitude et « La Solitude de Cléomède et l’amour de l’anamorphose de Charles Sorel », dans les Actes de la journée d’étude organisée à Lille en juin 2015 et consacrée au Roman au temps de Louis xiii, à paraître aux éditions Classiques Garnier sous la direction de Frank Greiner.
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[60]
Cléomède imagine le monde à connaître avant l’épiphanie. Il est prêt à voir… en prévoyant ce qu’il va voir. De la même façon, lire La Solitude permet au lecteur de pré-voir le savoir sorélien. Voir F. Hallyn, Les Structures rhétoriques de la science, op. cit., p. 45.
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[61]
La Solitude, op. cit., p. 89-90.
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[62]
Martine Alet, Charles Sorel et son monde, Paris, H. Champion, 2014.
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[63]
La Solitude, op. cit., p. 68.
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[64]
Ch. Sorel, Science, op. cit., t. III, p. 195.
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[65]
C’est la lecture que propose Martine Alet dans Charles Sorel et son monde, op. cit., p. 82 sq.
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[66]
La Solitude, op. cit., p. 241.
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[67]
L’imagination peut « porter la marque de cette mise en liberté de l’esprit qui permettra de “vivre comme des dieux” » (Cl. Poulouin, « La dynamique de l’imagination dans La Science universelle de Charles Sorel », art. cit., p. 151).
La Solitude et l’Amour philosophique de Cléomède de Sorel, publiée en 1640, est un roman allégorique dont certaines parties retranscrivent dans une fiction onirique le contenu savant de La Science universelle du même auteur. L’étude présentée se propose d’analyser en quoi la lecture du roman peut agir sur l’esprit de son lecteur de façon à le préparer à accepter la démarche mais aussi le contenu de l’encyclopédie sorélienne, tous deux marqués par une hétérodoxie baroque et libertine. L’identification aux personnages et l’assimilation de la structure de leur parcours apparaissent comme les opérations mentales permettant à Sorel de modifier l’esprit de son lecteur.
Mots-clés
- Charles Sorel
- propédeutique
- lecture
- structures
- baroque
- libertin
Mots-clés éditeurs : baroque, Charles Sorel, lecture, libertin, propédeutique, structures
Reading Sorel’s La Solitude: a propaedeutic Approach.
Published in 1640, Sorel’s La Solitude et l’Amour philosophique de Cléomède is an allegorical novel certain sections of which see the scholarly content of his own La Science universelle transcribed as part of a dreamlike fiction. This paper proposes to analyze how the reading of the novel might affect the reader’s mind so as to prepare him or her to accept not only the approach but also the content of Sorel’s encyclopedia—both of which are marked by a baroque libertine heterodoxy. In this light, identification with the novel’s characters and assimilation of the structure of their trajectories appear to be mental operations allowing Sorel to modify his reader’s mind.
Keywords
- Charles Sorel
- propaedeutics
- reading
- structures
- baroque
- libertine
Mots-clés éditeurs : baroque, Charles Sorel, libertine, propaedeutics, reading, structures