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Article de revue

Le Système monétaire international et l'Union monétaire européenne

Pages 167 à 181

Citer cet article


  • Fitoussi, J.-P.
  • et Flandreau, M.
(1994). Le Système monétaire international et l'Union monétaire européenne. Revue de l'OFCE, 51(4), 167-181. https://doi.org/10.3917/reof.p1994.51n1.0167.

  • Fitoussi, Jean-Paul.
  • et al.
« Le Système monétaire international et l'Union monétaire européenne ». Revue de l'OFCE, 1994/4 n° 51, 1994. p.167-181. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-1994-4-page-167?lang=fr.

  • FITOUSSI, Jean-Paul
  • et FLANDREAU, Marc,
1994. Le Système monétaire international et l'Union monétaire européenne. Revue de l'OFCE, 1994/4 n° 51, p.167-181. DOI : 10.3917/reof.p1994.51n1.0167. URL : https://shs.cairn.info/revue-de-l-ofce-1994-4-page-167?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/reof.p1994.51n1.0167


Français

Résumé

La célébration du cinquantième anniversaire de la création du système de Bretton Woods invite à replacer les évolutions récentes du Système Monétaire Européen dans une perspective historique. Dans le passé, les arrangements monétaires internationaux ont été de trois types. A un pôle, on trouve les systèmes qu'on propose d'appeler « décentralisés sans contrainte », où la souveraineté des politiques monétaires est totale (systèmes de changes flottants). A l'autre pôle, on trouve les systèmes complètement centralisés, où chaque participant a transféré son pouvoir monétaire à une organisation centrale qui définit la politique de l'union (Federal Reserve System aux Etats-Unis). Entre les deux enfin, on trouve les systèmes « décentralisés avec contrainte » (comme par exemple le SME, ou Bretton Woods), où les politiques domestiques sont définies individuellement mais doivent prendre en compte les politiques des autres membres. Cet article se propose de faire le point sur ces options en soulignant leurs avantages et leurs inconvénients respectifs. Deux conclusions principales se dégagent. D'abord, l'autonomie que confère un système de changes flottants est probablement illusoire, car le flottement neutralise une grande partie des avantages de la souveraineté monétaire. La deuxième conclusion est que les systèmes décentralisés avec contrainte, du type SME, contiennent un biais déflationniste qui les rend coûteux et difficilement soutenables. Au confluent de ces deux problèmes se trouve le dilemme fondamental des systèmes internationaux pour lesquels il n'est pas d'équilibre stable sans construction d'une certaine forme de supranationalité.


eng

Résumé

La célébration du cinquantième anniversaire de la création du système de Bretton Woods invite à replacer les évolutions récentes du Système Monétaire Européen dans une perspective historique. Dans le passé, les arrangements monétaires internationaux ont été de trois types. A un pôle, on trouve les systèmes qu'on propose d'appeler « décentralisés sans contrainte », où la souveraineté des politiques monétaires est totale (systèmes de changes flottants). A l'autre pôle, on trouve les systèmes complètement centralisés, où chaque participant a transféré son pouvoir monétaire à une organisation centrale qui définit la politique de l'union (Federal Reserve System aux Etats-Unis). Entre les deux enfin, on trouve les systèmes « décentralisés avec contrainte » (comme par exemple le SME, ou Bretton Woods), où les politiques domestiques sont définies individuellement mais doivent prendre en compte les politiques des autres membres. Cet article se propose de faire le point sur ces options en soulignant leurs avantages et leurs inconvénients respectifs. Deux conclusions principales se dégagent. D'abord, l'autonomie que confère un système de changes flottants est probablement illusoire, car le flottement neutralise une grande partie des avantages de la souveraineté monétaire. La deuxième conclusion est que les systèmes décentralisés avec contrainte, du type SME, contiennent un biais déflationniste qui les rend coûteux et difficilement soutenables. Au confluent de ces deux problèmes se trouve le dilemme fondamental des systèmes internationaux pour lesquels il n'est pas d'équilibre stable sans construction d'une certaine forme de supranationalité.


Date de mise en ligne : 01/12/2010

https://doi.org/10.3917/reof.p1994.51n1.0167

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