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Le prix de la pairie : les évaluations du duché d'Albret ( 1655-1657)

Pages 5 à 26

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  • Blanquie, C.
(2003). Le prix de la pairie : les évaluations du duché d'Albret ( 1655-1657) Revue d’histoire moderne & contemporaine, no50-2(2), 5-26. https://doi.org/10.3917/rhmc.502.0005.

  • Blanquie, Christophe.
« Le prix de la pairie : les évaluations du duché d'Albret ( 1655-1657) ». Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2003/2 no50-2, 2003. p.5-26. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2003-2-page-5?lang=fr.

  • BLANQUIE, Christophe,
2003. Le prix de la pairie : les évaluations du duché d'Albret ( 1655-1657) Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2003/2 no50-2, p.5-26. DOI : 10.3917/rhmc.502.0005. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2003-2-page-5?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhmc.502.0005


Notes

  • [1]
    Françoise BAYARD, Le monde des financiers au XVIIe siècle, Paris, Flammarion, 1988; Daniel DESSERT, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Paris, Fayard, 1984; Denis RICHET, De la réforme à la Révolution, Paris, Aubier, 1991 : voir notamment sa thèse, consacrée aux Séguier et « Carrière et fortune du chancelier Séguier », p. 307-316. Jean-Pierre LABATUT, « Aspects de la fortune de Bullion », XVIIe siècle, n° 60, juillet-septembre 1963, p. 11-39; Les Ducs et Pairs de France au XVIIe siècle. Étude d’histoire sociale, Paris, Presses universitaires de France, 1972.
  • [2]
    Daniel DESSERT, « Pouvoir et fortune au XVIIe siècle : la fortune de Mazarin », Revue d’histoire moderne et contemporaine, n° 23,1976, p. 161-181; Joseph BERGIN, Pouvoir et fortune de Richelieu, Paris, Robert Laffont, 1987 (Yale, 1985); Isabelle ARISTIDE, La fortune de Sully, Paris, Comité pour l’Histoire économique et financière, 1990; Jean VILLAIN, La fortune de Colbert, Paris, Comité pour l’Histoire économique et financière, 1994; Katia BÉGUIN, Les princes de Condé, Seyssel, Champ Vallon, 1999.
  • [3]
    Revue d’histoire moderne et contemporaine, n° 46-1, janvier-mars 1999. REVUE D’HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE 50-2, avril-juin 2003.
  • [4]
    Bernard SCHNAPPER, La rente au XVIe siècle. Histoire d’un instrument de crédit, Paris, S.E.V.P.E.N., 1957. Les travaux récents sur la rente, notamment ceux de Mark Potter, restent au niveau macro-économique et portent sur les tentatives de création d’un marché financier. Denis CROUZET, « Recherches sur la crise de l’aristocratie en France au XVIe siècle : les dettes de la maison de Nevers », Histoire, Économie, Société, 1982, I, p. 7-50; Olivier PONCET, « Une utilisation nouvelle de la rente constituée au XVIe siècle : les membres du Conseil au secours des finances d’Henri III », Bibliothèque de l’École des Chartes, t. 151,1993, p. 307-357.
  • [5]
    Outre les travaux déjà cités, les principales publications sur les fortunes princières sont celles de Daniel ROCHE, « Aperçus sur la fortune et les revenus des princes de Condé à l’aube du XVIIIe siècle », Revue d’histoire moderne et contemporaine, t. XIV, juillet-septembre 1967, p. 217-243 et de Jean DUMA, Les Bourbon-Penthièvre (1678-1793), Paris, Publications de la Sorbonne, 1995, qui souligne « le prestige du titre » (p. 82-85).
  • [6]
    L’analyse de l’apanage du comte d’Artois, par exemple, ignore pratiquement cet enjeu (Sandrine BULA, L’apanage du comte d’Artois ( 1773-1790), Paris, École des Chartes, 1993).
  • [7]
    Francis HABASQUE édit., « Le livre doré du présidial d’Agen », Archives historiques du département de la Gironde, t. XLII, Paris-Bordeaux, 1907.
  • [8]
    Robert DESCIMON, « L’union au domaine royal et le principe d’inaliénabilité. La construction d’une loi fondamentale aux XVIe et XVIIe siècles », Droits, n° 22,1995, p. 79-90.
  • [9]
    Pour une analyse sociale de la notion de dignité développée par les jurisconsultes, voir les travaux de Robert Descimon, en particulier « Saint-Simon et les présidents à mortier », Cahiers Saint-Simon, n° 28,2000, p. 39-47.
  • [10]
    Didier Catarina analyse quatre échanges plus tardifs qui affectent la géographie judiciaire du Languedoc : Belle-Isle, Usez, Conti et Eu (Didier CATARINA, Les justices ordinaires, inférieures et subalternes de Languedoc : essai de géographie judiciaire. 1667-1789, thèse Montpellier III, 1998, p. 208-230).
  • [11]
    Paul LABROUCHE, « Le duché d’Albret », Revue de Béarn, Navarre et Landes, 183, p. 33-48, p. 37.
  • [12]
    Anne ZINK, Pays ou circonscriptions, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 2000, p. 25-34.
  • [13]
    Jean LE BOINDRE, Débats du Parlement de Paris pendant la Minorité de Louis XIV, Robert DESCIMON et Orest RANUM édit., Paris, Champion, 1997, p. 148-149.
  • [14]
    L’auteur des Lettres portugaises saisit cette occasion pour acquérir la seigneurie de Monségur, bastide proche de son château de Saint-Sulpice. Il achète deux maisons voisines du Louvre afin de les échanger contre cette possession du domaine royal que sa famille convoite depuis plusieurs générations (Christophe BLANQUIE, « Guilleragues, seigneur de Monségur », Cahiers du Bazadais, n° 130, 3e trimestre 2000, p. 5-14).
  • [15]
    On en trouve de nombreuses copies : Archives Nationales, Paris (désormais AN), R2 77; Bibl. nat. Fr., Ms Fr. 14309; Chantilly, musée Condé, GE 68… Celle de la Bibliothèque nationale présente l’intérêt de proposer une analyse et d’énumérer des griefs. Les ducs de Bouillon ont fait imprimer le contrat d’échange à de multiples reprises jusqu’à la Révolution.
  • [16]
    Le droit de prélation est le nom bordelais du retrait féodal : Gérard AUBIN, La seigneurie en Bordelaisd’après la pratique notariale (1715-1789), Rouen, Publications de l’université de Rouen, 1989, p. 123.
  • [17]
    C. BLANQUIE, Les présidiaux de Richelieu, Paris, Éditions Christian, 2000, p. 139-140.
  • [18]
    C. BLANQUIE, « Royaux et seigneuriaux, les magistrats présidiaux de Nérac », Cahiers du Centre de Recherches Historiques, n° 27, octobre 2001, p. 125-138.
  • [19]
    Sur les péages, voir AN, R2 93.
  • [20]
    Alain GUERY, « Le roi dépensier », Annales E.S.C., 39/6, nov-déc. 1984, p. 1245-1254.
  • [21]
    Sur cette importante famille du Bazadais, voir « Roquetaillade », Les Cahiers du Bazadais, n° 53-54.
  • [22]
    AN, 273 AP 450, Évaluation du duché d’Albret, p. 8.
  • [23]
    Joseph BERGIN, op. cit., p. 96-116; Jean DUMA, op. cit., p. 125-136.
  • [24]
    AN, R2 90,289.
  • [25]
    AN, 273 AP 452.
  • [26]
    AN, 273 AP 451.
  • [27]
    Sur la sénéchaussée de Tartas, voir H. TARTIÈRE édit., Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Landes, séries A à F, Paris, P. Dupont, 1866, p. 9-11.
  • [28]
    AN, 273 AP 452.
  • [29]
    Sébastien JAHAN, Profession, parenté, identité sociale. Les notaires de Poitiers aux temps modernes, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 1999, p. 141-143.
  • [30]
    AN, E 1192/c, 26 juin 1742 n° 6.
  • [31]
    AN, E 1125/a, 8 mai 1736 n° 49.
  • [32]
    Fanny COSANDEY, La reine de France, Paris, Gallimard, 2000, p. 92-114.
  • [33]
    Parmi les nombreuses dénonciations des usurpations et félonies qu’il leur reproche, on relèvera uniquement cette analyse de l’échange : « il céda, dis-je, ce pot à moineaux et cette souveraineté qui n’avait d’appui ni de fonctions que les révoltes et eut en échange avec son abolition la dignité de duc et pair de France et les apanages de deux princes qui après les avoir possédés, ont l’un après l’autre porté la couronne de France, le dernier des Valois et le premier des Bourbons » (SAINT -SIMON, Traités politiques, Yves COIRAULT édit., Paris, Gallimard, Bibl. Pléiade, 1996, p. 49).
  • [34]
    Luc BOLTANSKI et Laurent THÉVENOT, De la justification, Paris, Gallimard, 1991.
Français

Christophe BLANQUIE Le prix de la pairie: les évaluations du duché d’Albret (1655-1657) En 1651, le duc de Bouillon accepte d’échanger la principauté de Sedan contre les duchés d’Albret et de Château-Thierry. La mise en œuvre du contrat au lendemain de la Fronde permet d’appréhender comment s’évalue une pairie. Les méthodes de calcul des magistrats du parlement de Bordeaux et de la Chambre des comptes de Navarre révè~lent en effet le rôle déterminant de la qualité du seigneur. Les choix ultérieurs du conseil des ducs de Bouillon aident à préciser cette économie de la dignité.


English

In 1651, the duc de Bouillon exchanged the principality of Sedan against the duchies of Albret and Château-Thierry. After the Fronde, magistrates chosen within the Parlement de Bordeaux and the Chambre des comptes de Navarre were given commission to assert a price to Albret peerage. Their methods as well as their figures suggest how much this value depended on the lord’s rank. Following choices by the dukes council yeald additional insights in this economy of dignity. Land contracts concluded with respect to leases and transfers of land rights reveal the originality and paradoxes of rural society in Bourbonnais. At the same time, these contracts enable us to better understand why joint possessions and associative forms of work organization, as well as life and coresi~dence communities, predominated in this region. The central place held by sharecrop~ping and the very particular meaning of this type of contract are emphasized and analy~sed. But beyond this specific type of agree~ment, the wide range of contractual practices display a noteworthy coherence: the relation~ship between the sharecropper and his master, the relationships within family com~munities (not only sharecroppers, but also land owning peasants), and even characteris~tic forms of land tenure reveal significant similarities with respect to access to land and work organization.


Date de mise en ligne : 01/10/2005

https://doi.org/10.3917/rhmc.502.0005

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