Article de revue

La Catharsis selon Pierre Corneille : la purgation des passions et la force de l’exemple

Pages 261 à 286

Citer cet article


  • Greiner, F.
(2016). La Catharsis selon Pierre Corneille : la purgation des passions et la force de l’exemple. Revue d'histoire littéraire de la France, . 116(2), 261-286. https://doi.org/10.3917/rhlf.162.0261.

  • Greiner, Frank.
« La Catharsis selon Pierre Corneille : la purgation des passions et la force de l’exemple ». Revue d'histoire littéraire de la France, 2016/2 Vol. 116, 2016. p.261-286. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2016-2-page-261?lang=fr.

  • GREINER, Frank,
2016. La Catharsis selon Pierre Corneille : la purgation des passions et la force de l’exemple. Revue d'histoire littéraire de la France, 2016/2 Vol. 116, p.261-286. DOI : 10.3917/rhlf.162.0261. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2016-2-page-261?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhlf.162.0261


Notes

  • [1]
    Dédicace à l’empereur Maximilien II, dans La Poetica d’Aristotele vulgarizzata e sposta, Vienne, Gaspar Stainhofer, 1570.
  • [2]
    Jules Lemaître, Corneille et la poétique d’Aristote, Paris, H. Lecène et H. Oudin, 1888, p. 33-34.
  • [3]
    Pour les xviii e et xix e siècles voir principalement Gotthold Ephraim Lessing, Dramaturgie de Hambourg, quarante huitième soirée, Paris, Didier, [1767-1769], 1869 et Jules Lemaître, ibid. Parmi les études contemporaines, consacrées partiellement ou en totalité aux questions de la catharsis et de l’exemplarité chez Corneille, voir notamment Jacques Maurens, La Tragédie sans tragique. Le Néo-stoïcisme dans l’œuvre de Corneille, Paris, Armand Colin, 1966 ; P. J. Conradie, « Pierre Corneille and the Poetics of Aristotle », dans Acta Classica 18, 1975, p. 47-60 ; Walter Belardi, « Corneille, Racine e la catarsi tragica », dans Scritti in onore di G. Macchia, Milano, Mondadori, 1983, t. 2, p. 11-24 ; Hugh M. Davidson, « Corneille interprète d’Aristote dans les trois “Discours” », dans Pierre Corneille, Actes du Colloque de Rouen (2-6 octobre 1984) (dir. A. Niderst), Puf, Paris, 1985, p. 129-136 ; Susan Read Baker, « The Problematic of Exemplarity in Corneille’s Theoritical Texts », dans Actes de Las Vegas, Paris-Seattle-Tübingen, PFSCL Biblio-17, 1991, p. 53-61 ; Jean Émelina, « Le plaisir tragique », dans Littératures classiques, n° 16, 1992, p. 35-47 ; Georges Forestier, Essai de génétique théâtrale. Corneille à l’œuvre, Paris, Klincksieck, 1996, spécialement les p. 102-109 ; Jean Émelina, « Les Avatars de la catharsis », dans Australian Journal of French Studies, vol XXXIII, n° 3, sept.-déc. 1996, p. 308-329 ; Christian Biet, « Plaisirs et dangers de l’admiration », dans Littératures classiques, n° 32, 1997, p. 121-134 et « Cinna, Rodogune, Nicomède : la spectaculaire conversion du désordre », dans revue Op. Cit., n° 9, novembre 1997, p. 63-73 ; Bradley Rubidge, « Catharsis through Admiration : Corneille, Le Moyne, and the Social Uses of Emotion », dans Modern Philology, vol. 95, n° 3 (Feb., 1998), p. 316-333 ; John D. Lyons, Kingdom of Disorder : The Theory of Tragedy in Classical France, Purdue Studies in Romance Literature 17, West Lafayette, IN : Purdue UP, 1999 ; Jean Émelina, « Corneille et la catharsis », dans Littératures classiques, n° 32 : Corneille, Cinna, Rodogune, Nicomède, janvier 1998, p. 105-120 ; Déborah Blocker et de Dinah Ribard, « Figures de l’instruction dans L’Illusion comique : la purgation par l’exemple », dans Lectures du jeune Corneille. L’Illusion comique et Le Cid (dir. Jean-Yves Vialleton), Presses Universitaires de Rennes, 2001, p. 127-142 ; Thomas Hunkeler, « Tragédie cornélienne et pouvoir cathartique : l’exemple d’Horace », dans Versants, revue suisse des littératures romanes, n° 55, 2007, p. 47-66 ; Christophe Angebault, « L’Éclat de la vertu dans Cinna et Nicomède, ou le dépassement de la censure dans les pratiques de l’exemplarité », dans Pratiques de Corneille (dir. Myriam Dufour-Maître), Publications des universités de Rouen et du Havre, 2012, p. 615-630.
  • [4]
    Aristote, Poétique, trad. M. Magnien, Paris, Le Livre de Poche, 2014, chap. VI, 1450 a, p. 92-93.
  • [5]
    Pierre Somville, Essai sur la Poétique d’Aristote, Paris, Vrin, 1975, p. 69.
  • [6]
    Pierre Destrée, « Education morale et catharsis tragique », dans Études philosophiques, n° 67, 2003/2004, p. 525 : « Deux arguments de nature purement philologique peuvent étayer cette lecture. Mon premier tient à l’utilisation de l’adjectif toioutôn dans notre expression : “La catharsis de tels pathêmata.” En effet, avec le choix de la première possibilité, c’est-à-dire si l’on prend pathêma au sens d’émotion, on est obligé de comprendre ce toioutôn en un sens distributif : la tragédie doit être la purification ou la purgation de toutes nos émotions dont la peur et la pitié ne sont qu’un exemple. »
  • [7]
    Ibid.
  • [8]
    Poétique, trad. M. Magnien, chap. XIII, 1453 a, p. 103.
  • [9]
    Sur ce point voir par exemple Mary-Anne Zagdoun, L’Esthétique d’Aristote, Paris, CNRS éditions, 2011, p. 171.
  • [10]
    L’expression est de Pierre Somville, op. cit., p. 78.
  • [11]
    Ibid., p. 167.
  • [12]
    « Tragoedia ergo est seria, absolutae, et quae justam magnitudinem habeat, actionis imitiatio ; sermone constans ad voluptatem facto : ita ut singula genera in singulis partibus habeant locum : utque non enarrando, sed per misericordiam et metum inducat similium perturbationum expiationem. » dans Aristotelis de Poetica liber, Leyde, J. Baudouin, 1611, p. 11. Voir la traduction de M. Magnien en tête de la rubrique consacrée à la Poétique d’Aristote.
  • [13]
    La Tragédie classique. Histoire, théorie, anthologie (1550-1793), Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 109.
  • [14]
    La Poétique, Paris, A. de Sommaville, t. 1, p. 23.
  • [15]
    Op. cit., p. 8.
  • [16]
    Sans doute le pseudonyme de Jean-François Sarasin.
  • [17]
    « Discours de la tragédie ou Remarques sur L’Amour tyrannique » dans L’Amour tyrannique Tragi-comedie par Monsieur de Scudéry, Paris, Augustin Courbé, 1639, p. 2.
  • [18]
    La tragédie sans tragique, Paris, Armand Colin, 1966, p. 217
  • [19]
    Apologie du théâtre, Paris, Augustin Courbé, 1639, p. 23-24.
  • [20]
    Voir chapitre V de la 3e partie : « Des discours didactiques ou instructions », éd. P. Martino, Alger, J. Carbonel, 1927, p. 313-322. On peut aussi se reporter à l’édition de La Pratique du théâtre donnée par H. Baby (Paris, H. Champion, 2011).
  • [21]
    Ibid., p. 319.
  • [22]
    Ibid.
  • [23]
    Ibid.
  • [24]
    Ibid.
  • [25]
    Op. cit., p. 99.
  • [26]
    Pour une approche historique des emplois logiques et rhétoriques de l’exemple, voir la mise au point synthétique de G. Jeanmart, « L’efficacité de l’exemple (1) », article en ligne : http://popups.ulg.ac.be/2031-4981/index.php?id=1100#ftn15.
  • [27]
    Rhétorique, II, chap. 20, 1393 a, trad. française par M. Dufour, Paris, Les Belles Lettres, 1967, vol. 2, p. 104.
  • [28]
    Les Vies des Hommes illustres et romains, comparees l’une avec l’autre par Plutarque de Chaeronee,… Paris, Michel de Vascosan, 1565, « Aux Lecteurs », f° A iiiij.
  • [29]
    Ibid.
  • [30]
    Sur la force de l’exemple, voir Ullrich Langer, Vertu du discours, discours de la vertu : littérature et philosophie morale au xvi e siècle en France, Genève, Droz, 1999, p. 97-122.
  • [31]
    Vies des Hommes Illustres, f° A iiiij.
  • [32]
    L’idée de fable : théories de la fiction poétique à la Renaissance, Genève, Droz, 2007, p. 245.
  • [33]
    Francesco Buonamici, Discorsi poetici nella Accademia fiorentina in difesa d’Aristotile, Florence, 1597, p. 34.
  • [34]
    Corneille, Œuvres complètes, éd. Georges Couton, Paris, Gallimard, Pléiade, 1987, t. 3 : texte établi à partir de l’édition de 1682. En parallèle de l’édition de Georges Couton, notons celles de Louis Forestier, Paris, SEDES, 1982 et de Bénédicte Louvat et Marc Escola, Paris, Flammarion, GF, 1999.
  • [35]
    Sur ce point voir notamment l’article de Déborah Blocker et de Dinah Ribard. Voir bibliographie en note 3.
  • [36]
    Discours de la tragédie, éd. Couton, p. 142.
  • [37]
    Éd. Couton, p. 142-143.
  • [38]
    La même idée revient dans l’épître ouvrant Dom Sanche d’Aragon : « La crainte tragique ne devance pas le malheur du héros, elle suit ; elle n’est pas pour lui, elle est pour nous ; et, se produisant par une prompte application que la vue de ses malheurs nous fait faire pour nous-mêmes, elle purge en nous les passions que nous en voyons être la cause. » Corneille, Œuvres complètes, éd. G. Couton, t. 2, 1984, p. 552.
  • [39]
    « Corneille et la catharsis », p. 107. Voir bibliographie en note 3. Le même auteur observe que « la confusion entre “passions” et “émotions” a été entretenue par le fait que le terme grec pathéma – tout ce qui affecte le corps ou l’âme – a pu être traduit tour à tour par l’un ou l’autre terme. » Ibid.
  • [40]
    Le terme purger revêt un sens assez proche de celui de réprimer, voire d’anéantir, comme le montrent explicitement d’autres emplois cornéliens du mot, essentiellement dans des textes religieux : « Ah ! qu’il vaudrait bien mieux par de saints exercices / Purger nos passions, déraciner nos vices. » (L’Imitation de Jésus Christ, éd. G. Couton, t. 2, p. 872, liv. I, chap. XXIV, v. 2290-2291. Voir aussi liv. III, chap. V, p. 943, v. 460-466) ; « Toi seule as dans ta main / De quoi du vieil Adam purger toute l’offense » (Louanges de la Vierge, éd. G. Couton, t. 3, p. 548).
  • [41]
    Ibid., p. 145.
  • [42]
    Ibid., p. 144.
  • [43]
    Ibid., p. 145.
  • [44]
    Ibid., p. 146.
  • [45]
    Ibid.
  • [46]
    Ibid.
  • [47]
    Ibid., p. 146.
  • [48]
    Ibid.
  • [49]
    Rhétorique à Herennius, trad. Guy Achard, Paris, « Les Belles Lettres », p. 127, 212 et 128.
  • [50]
    Ibid., p. 147.
  • [51]
    Ibid.
  • [52]
    Voir la citation donnée dans la note 35. Notons que dans la Poétique, le spectateur craint pour lui-même et pour le héros tragique. Voir sur ce point M.-A. Zagdoun, op. cit., p. 171.
  • [53]
    Ibid.
  • [54]
    Sur les liens de l’exemple avec les genres délibératif et épidictique, voir Gaëlle Jeanmart, art. cit.
  • [55]
    Discours de l’utilité et des parties du poème dramatique, p. 122.
  • [56]
    Poétique, trad. M. Magnien, chap. XIV, 1453 b, p. 105.
  • [57]
    Discours de la tragédie, op. cit., p. 149.
  • [58]
    Ibid., p. 148.
  • [59]
    Ibid., p. 147.
  • [60]
    Ibid., p. 148.
  • [61]
    Nous citons une note de l’éd. de M. Escola et B. Louvat, op. cit., p. 173, n. 19.
  • [62]
    Op. cit., p. 149. Dans Rodogune le spectateur est amené à éprouver de la pitié pour Antiochus, Seleucus et pour Rodogune, et à éprouver de la crainte devant la fin sinistre de Cléopâtre venant sanctionner ses crimes.
  • [63]
    Ibid., p. 150.
  • [64]
    Ibid., p. 1404, note b de la p. 149.
  • [65]
    Ibid., p. 149.
  • [66]
    Ibid., p. 147.
  • [67]
    Sur l’admiration, voir les analyses Chr. Angebault évoquant « une catharsis dont l’efficace serait renouvelée par la représentation des vertus princières. », p. 628 de l’article cité en note 3.
  • [68]
    Op. cit., éd. Couton, t. 2, p. 643. Il est remarquable de voir Corneille se contredire dans le Discours de la tragédie où il déclare d’Héraclius et de Nicomède qu’ils « ne nous donnent rien à craindre, ni aucune passion à purger ». Op. cit., t. 3, p. 147.
  • [69]
    Lettre à Perrault de 1700, in Œuvres complètes, éd. Gidel, Paris, Garnier, 1873-1874, t. IV, p. 212.
  • [70]
    Remarques sur Pompée, in Œuvres complètes, Paris, Garnier, 1877-1885, t. XXXI, p. 467.
  • [71]
    Voir Alexander F. B. Clark, Jean Racine, Harvard Studies in Comparative Literature, XVI, Cambridge, Harvard University Press, 1939, p. 48 et George May, Tragédie cornélienne, tragédie racinienne. Étude sur les sources de l’intérêt dramatique, Urbana, The University of Illinois Press, 1948, p. 25.
  • [72]
    Discours de l’utilité et des parties du poème dramatique, p. 129.
  • [73]
    La Poétique, éd. M. Magnien, chap. XIV, 1453 b, p. 105.
  • [74]
    Op. cit., p. 151, cf. La Poétique, chap. XIV, 1453 b 20, p. 105 : « Les cas où l’événement pathétique survient au sein d’une alliance, par exemple l’assassinat, l’intention d’assassiner ou toute autre action de ce genre entreprise par un frère contre son frère, par un fils contre son père, par une mère contre son fils ou par un fils contre sa mère, ce sont ces cas qu’il faut rechercher. »
  • [75]
    La Poétique, chap. XIV, 1453 b, p. 106.
  • [76]
    Ibid., 1453 b, p. 106.
  • [77]
    Ibid.
  • [78]
    Discours de la tragédie, p. 153.
  • [79]
    Ibid., p. 154.
  • [80]
    Essai de génétique théâtrale, p. 109.
  • [81]
    Corneille, Œuvres complètes, t. 1, p. 702.
  • [82]
    Discours de la tragédie, p. 154. Il revient plus haut sur ces mêmes conflits moraux en affirmant qu’ils « forment de puissantes agitations, qui sont reçues de l’auditeur avec plaisir » : cf. p. 151.
  • [83]
    De L’Orateur, trad. É. Courbaud, Paris, « Les Belles Lettres », 1966, liv. II, IX, p. 21.
  • [84]
    Art. cit., p. 109.
  • [85]
    Corneille définit toutes « les actions qui composent la tragédie » en fonction de leur relation avec l’Histoire qui est, de son point de vue, le principal garant de la vraisemblance, et permet donc de « rendre croyable[s] » les inventions du dramaturge. Op. cit., p. 166.
  • [86]
    Scédase ou l’hospitalité violée, publiée en 1624.
  • [87]
    Op. cit., p. 144.
  • [88]
    Ibid., p. 143.
  • [89]
    Cf. Art poétique, v. 183-188 : « […] soustrais aux regards certains faits, que viendra raconter un témoin oculaire. Ce n’est pas devant le public que Médée doit massacrer ses enfants, l’exécrable Atrée faire cuire les membres de ses fils, Procné se changer en oiseau, Cadmus en dragon. Je n’ajoute aucune foi à de tels spectacles et je ne les admets pas. » Horace, Odes, chant séculaire, épodes, satires, épîtres, art poétique, trad. François Richard, Paris, Garnier Flammarion, 1967, p. 264.
  • [90]
    Ibid., p. 159-160.
  • [91]
    Ibid., p. 161.
  • [92]
    Ibid., p. 160.
  • [93]
    Ibid.
  • [94]
    Ibid.
  • [95]
    Ibid., p. 121.
  • [96]
    Point de vue développé par Susan Baker.
  • [97]
    Selon l’expression de Déborah Blocker et de Dinah Ribard. Voir bibliographie en note 3.

Il en va de la catharsis comme d’une légende qui aurait peu à peu pris corps à partir d’un événement ténu amplifié par la rumeur, interprété et déformé mille fois avant de s’imposer à tous comme une réalité incontestable. Son auteur ne s’explique pas précisément sur le fond de sa pensée dans les quelques lignes qu’il lui consacre. Peut-être s’agissait-il seulement pour lui, comme l’observait déjà Castelvetro, d’une note lacunaire, un memento appelant des développements ultérieurs, qui ne sont jamais venus sinon par la voix des autres. Car il apparaît a posteriori, le fait étant mis en perspective à presque vingt cinq siècles de distance dans la longue histoire de la civilisation occidentale, que la catharsis a moins été l’affaire d’Aristote que de ses multiples commentateurs.
Il n’est pas une phrase dans l’Antiquité ni dans les temps modernes, qui ait fait couler tant de flots d’encre, qui ait été tant et si inutilement commentée, qui ait fait perdre tant d’heures à d’honnêtes gens, qui leur ait fait dire tant de sottises, ni qui ait été l’occasion d’une si profonde et d’une si vaine mobilisation des cervelles d’érudits,
déclarait jadis, non sans humour, Jules Lemaître. Il n’avait pas forcément raison, car si « nous ne faisons que nous entre-gloser », la vérité se trouve aussi dans les gloses intarissables. Rien n’illustre mieux peut-être ce transfert de la vérité de sa source première vers les lointains affluents que le commentaire ajouté par Corneille aux « flots d’encre » évoqués par Lemaître…


Date de mise en ligne : 25/05/2016

https://doi.org/10.3917/rhlf.162.0261