Compte rendu

SYLVIE THOREL-CAILLETEAU, Splendeurs de la médiocrité. Une idée du roman. Genève, Droz, « Histoire des idées et critique littéraire », n° 442, 2008. Un vol. de 256 p.

Pages 937ze à 989ze

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  • Reid, M.
(2009). SYLVIE THOREL-CAILLETEAU, Splendeurs de la médiocrité. Une idée du roman. Genève, Droz, « Histoire des idées et critique littéraire », n° 442, 2008. Un vol. de 256 p. Revue d'histoire littéraire de la France, . 109(4), 937ze-989ze. https://doi.org/10.3917/rhlf.094.0937ze.

  • Reid, Martine.
« SYLVIE THOREL-CAILLETEAU, Splendeurs de la médiocrité. Une idée du roman. Genève, Droz, “Histoire des idées et critique littéraire”, n° 442, 2008. Un vol. de 256 p. ». Revue d'histoire littéraire de la France, 2009/4 Vol. 109, 2009. p.937ze-989ze. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2009-4-page-937ze?lang=fr.

  • REID, Martine,
2009. SYLVIE THOREL-CAILLETEAU, Splendeurs de la médiocrité. Une idée du roman. Genève, Droz, « Histoire des idées et critique littéraire », n° 442, 2008. Un vol. de 256 p. Revue d'histoire littéraire de la France, 2009/4 Vol. 109, p.937ze-989ze. DOI : 10.3917/rhlf.094.0937ze. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2009-4-page-937ze?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhlf.094.0937ze


Après La Tentation du livre sur rien (Mont-de-Marsan, Éditions interuniversitaires, 1994) et La Pertinence réaliste. Zola (Honoré Champion, 2001), Sylvie Thorel-Cailleteau poursuit son analyse du champ romanesque en quittant cette fois le domaine réaliste et les questions attachées à l’esthétique de la modernité pour un parcours au cadre plus ambitieux. Celui-ci débute par des considérations sur un épisode des Métamorphoses d’Ovide (au cours duquel les filles de Minée racontent des histoires d’amour), épisode fondateur si l’on en croit l’auteur du Traité de l’origine des romans, Pierre-Daniel Huet. Une fois quittée la littérature latine, le parcours embrasse le moyen âge, considère l’âge classique, pense le roman au XVIIIe siècle, mesure tout ce qui fait la différence entre le roman d’Ancien Régime et celui dont accouche l’époque post-révolutionnaire, évalue le genre à l’aune de l’histoire et du réalisme avant de conclure sur quelques références de l’époque contemporaine. Que s’agit-il de faire ? Il s’agit essentiellement de suivre le trajet d’une forme littéraire longtemps dépréciée, très tôt condamnée à n’occuper que le bas de l’échelle dans la fameuse hiérarchie des genres, censée ne traiter que de sujets secondaires, d’individus communs, de destinées peu glorieuses, et de les traiter, le plus généralement, en prose. C’est pourtant dans ce cadre, auquel semble irrémédiablement attachée l’idée de médiocrité (dont la définition dans l’Encyclopédie est donnée p. 84), que trouvent leur place nombre d’œuvres importantes, parfois maîtresses, d’un retentissement souvent considérable…


Date de mise en ligne : 06/01/2010

https://doi.org/10.3917/rhlf.094.0937ze