Compte rendu

Ironies balzaciennes. Études réunies et présentées par ERIC BORDAS. Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Christian Pirot, Collection Balzac, 2003. Un vol. de 288 p.

Pages 709t à 755t

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  • Sangsue, D.
(2006). Ironies balzaciennes. Études réunies et présentées par ERIC BORDAS. Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Christian Pirot, Collection Balzac, 2003. Un vol. de 288 p. Revue d'histoire littéraire de la France, . 106(3), 709t-755t. https://doi.org/10.3917/rhlf.063.0709t.

  • Sangsue, Daniel.
« Ironies balzaciennes. Études réunies et présentées par ERIC BORDAS. Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Christian Pirot, Collection Balzac, 2003. Un vol. de 288 p. ». Revue d'histoire littéraire de la France, 2006/3 Vol. 106, 2006. p.709t-755t. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2006-3-page-709t?lang=fr.

  • SANGSUE, Daniel,
2006. Ironies balzaciennes. Études réunies et présentées par ERIC BORDAS. Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Christian Pirot, Collection Balzac, 2003. Un vol. de 288 p. Revue d'histoire littéraire de la France, 2006/3 Vol. 106, p.709t-755t. DOI : 10.3917/rhlf.063.0709t. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2006-3-page-709t?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhlf.063.0709t


Si l’ironie d’auteurs comme Stendhal ou Flaubert ne fait pas de doute, existe-t-il une ironie balzacienne ? C’est la question à laquelle tente de répondre cet ouvrage, issu d’un colloque organisé en 2002 par Eric Bordas et rassemblant des membres du Groupe international de recherches balzaciennes, des non-spécialistes de Balzac ainsi que deux spécialistes de l’ironie, Philippe Hamon et Pierre Schoentjes. Ce dernier remarque malicieusement que si Balzac a été peu pris en compte par les « ironologues », le fait qu’une éminente société de spécialistes décide d’y consacrer ses travaux tendrait à prouver qu’il existe une ironie balzacienne ! Le problème est qu’elle semble inconciliable avec sa volonté de réalisme, qui implique un discours sérieux, non distancié, et plus largement avec sa volonté de transmettre des certitudes morales et idéologiques en ne « biaisant » pas avec le lecteur. Il n’y a donc pas d’« ironie générale » (Schoentjes) chez Balzac au sens où elle se rencontre chez un Stendhal ou un Flaubert, mais les ironies balzaciennes n’en sont pas pour autant réduites au particulier, circonscrites à des énoncés ponctuels ou à l’antiphrase. Le lecteur le perçoit d’entrée de jeu avec les contributions de Marie de Gandt, qui examine l’ironie de La Peau de chagrin en resituant ce roman par rapport aux conceptions de l’ironie chez les romantiques allemands et chez les romantiques français de 1830, et de Pierre Laforgue, qui montre comment, dans Ursule Mirouët, les calembours sont au service d’un ironique et global renversement des valeurs entre spiritualisme et matérialisme…


Date de mise en ligne : 01/10/2007

https://doi.org/10.3917/rhlf.063.0709t