Compte rendu

JEAN-PIERRE CHAUSSERIE-LAPRÉE, L’Écriture gouvernée : l’organisation complète du poème chez Mallarmé et Valéry. Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2003, coll. « Textuelles poésie ». Un vol. 13 × 21 de 348 p.

Pages 655zr à 764zr

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  • Mattiussi, L.
(2005). JEAN-PIERRE CHAUSSERIE-LAPRÉE, L’Écriture gouvernée : l’organisation complète du poème chez Mallarmé et Valéry. Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2003, coll. « Textuelles poésie ». Un vol. 13 × 21 de 348 p. Revue d'histoire littéraire de la France, . 105(3), 655zr-764zr. https://doi.org/10.3917/rhlf.053.0655zr.

  • Mattiussi, Laurent.
« JEAN-PIERRE CHAUSSERIE-LAPRÉE, L’Écriture gouvernée : l’organisation complète du poème chez Mallarmé et Valéry. Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2003, coll. “Textuelles poésie”. Un vol. 13 × 21 de 348 p. ». Revue d'histoire littéraire de la France, 2005/3 Vol. 105, 2005. p.655zr-764zr. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-3-page-655zr?lang=fr.

  • MATTIUSSI, Laurent,
2005. JEAN-PIERRE CHAUSSERIE-LAPRÉE, L’Écriture gouvernée : l’organisation complète du poème chez Mallarmé et Valéry. Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2003, coll. « Textuelles poésie ». Un vol. 13 × 21 de 348 p. Revue d'histoire littéraire de la France, 2005/3 Vol. 105, p.655zr-764zr. DOI : 10.3917/rhlf.053.0655zr. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-3-page-655zr?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhlf.053.0655zr


Mallarmé conçoit l’œuvre comme le résultat de « puissants calculs et subtils » (réponse à l’enquête sur Poe), Valéry s’accorde avec lui sur la nécessité d’une écriture très consciente de ses moyens et de ses effets, rude combat livré contre les hasards du langage et de la pensée. Il serait surprenant que la production des deux poètes ne porte pas les traces sensibles de cet idéal. Jean-Pierre Chausserie-Laprée scrute six pièces de Mallarmé (Apparition, Brise marine, L’Azur, la « Scène » et l’«  Ouverture ancienne » d’Hérodiade, Toast funèbre) et quatre de Valéry (Le Rameur, La Jeune Parque, Le Cimetière marin, Fragments du Narcisse) pour mettre en évidence la disposition concertée et l’interdépendance de leurs éléments sémantiques, phoniques et syntaxiques. Le modèle musical invoqué par les deux poètes ne se réduit pas à l’orchestration d’effets sonores. Il concerne les pouvoirs de l’expression dans leur ensemble. Il implique leur « agencement » général, leur « composition » totale. Ce livre le montre excellemment, qui trouve son origine dans une double hypothèse : l’architecture du poème est préméditée; elle ne se livre qu’à une analyse apte à dépasser la « structure manifeste » du texte pour atteindre son « organisation cachée », dont l’« unité rythmique invariable » est le « module de 12,14 ou 16 vers » (p. 18), sous-jacent aux divisions strophiques du poème.
L’analyse met au jour des rappels, des reprises, des parallélismes pour faire apparaître ces articulations invisibles du poème…


Date de mise en ligne : 01/10/2007

https://doi.org/10.3917/rhlf.053.0655zr