Compte rendu

C. W. THOMPSON, Lamiel, Fille du Feu. Essai sur l’énergie. Paris, L’Harmattan, 1997. Un vol. 13,5 × 21,5 de 158 p.

Pages 191q à 192q

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  • Reid, M.
(2001). C. W. THOMPSON, Lamiel, Fille du Feu. Essai sur l’énergie. Paris, L’Harmattan, 1997. Un vol. 13,5 × 21,5 de 158 p. Revue d'histoire littéraire de la France, . 101(1), 191q-192q. https://doi.org/10.3917/rhlf.011.0191q.

  • Reid, Martine.
« C. W. THOMPSON, Lamiel, Fille du Feu. Essai sur l’énergie. Paris, L’Harmattan, 1997. Un vol. 13,5 × 21,5 de 158 p. ». Revue d'histoire littéraire de la France, 2001/1 Vol. 101, 2001. p.191q-192q. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2001-1-page-191q?lang=fr.

  • REID, Martine,
2001. C. W. THOMPSON, Lamiel, Fille du Feu. Essai sur l’énergie. Paris, L’Harmattan, 1997. Un vol. 13,5 × 21,5 de 158 p. Revue d'histoire littéraire de la France, 2001/1 Vol. 101, p.191q-192q. DOI : 10.3917/rhlf.011.0191q. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2001-1-page-191q?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhlf.011.0191q


Fidèle, entre autres intérêts multiples, à celui qu’il a manifesté de longue date pour Stendhal, C.W.Thompson propose cette fois un bref essai sur le dernier roman de Stendhal, Lamiel. Le propos s’ouvre sur quelques considérations générales où sont donnés les principaux éléments de l’étude : Lamiel en « fille du diable », munie d’une énergie singulière qui lui sert à confondre l’ordre établi, à bafouer la loi jusqu’à songer à brûler le Palais de justice. Pouvoir de l’église, devoir vis-à-vis des parents, décence des demoiselles, rien ne résiste à son envie de conquête, à sa prodigieuse vitalité.Énergique, la jeune fille, en avatar ultime du personnage stendhalien, l’est assurément et l’auteur consacre une bonne partie de son propos à décliner le fonctionnement singulier de cette « qualité ». Pour ce faire, il propose nombre de rapprochements ingénieux, rappelle les grandes figures du libertinage et leur ombre portée dans le texte, pour terminer par des considérations sur le jeu, la danse, le voyage. Lamiel renouvelle ainsi la lecture libertine de l’énergie féminine du XVIIIe siècle et cette audace est réelle dans un siècle devenu singulièrement frileux sur ce chapitre : le corps de l’héroïne est d’ailleurs constamment au centre des regards (p. 110), regards dont elle apprend qu’ils sont eux aussi prisonniers d’une stricte logique de « convenances » (p. 113).
Soucieux par ailleurs de replacer les figures du roman en contexte, l’auteur propose de voir dans la création du personnage de Sanfin la réappropriation par Stendhal d’une grande figure caricaturale de la Monarchie de Juillet, celle de Mayeux, bossu grotesque, bouffon paillard et pitre politique…


Date de mise en ligne : 01/02/2009

https://doi.org/10.3917/rhlf.011.0191q