Article de revue

François JARRIGE, Au temps des « tueuses de bras ». Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860)

collection Carnot, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009, 369 p. ISBN : 978-2-7535-0926-9. 18 euros.

Pages 227 à 229

Citer cet article


  • Prothero, I.,
  • Traduction Colantonio, L.
(2012). François JARRIGE, Au temps des « tueuses de bras ». Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860) collection Carnot, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009, 369 p. ISBN : 978-2-7535-0926-9. 18 euros. Revue d’histoire du XIXe siècle, 44(1), 227-229. https://doi.org/10.4000/rh19.4293.

  • Prothero, Iorwerth.,
  • et al.
« François JARRIGE, Au temps des “tueuses de bras”. Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860) : collection Carnot, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009, 369 p. ISBN : 978-2-7535-0926-9. 18 euros. ». Revue d’histoire du XIXe siècle, 2012/1 n° 44, 2012. p.227-229. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2012-1-page-227?lang=fr.

  • PROTHERO, Iorwerth,
  • Traduction COLANTONIO, Laurent,
2012. François JARRIGE, Au temps des « tueuses de bras ». Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860) collection Carnot, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009, 369 p. ISBN : 978-2-7535-0926-9. 18 euros. Revue d’histoire du XIXe siècle, 2012/1 n° 44, p.227-229. DOI : 10.4000/rh19.4293. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2012-1-page-227?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/rh19.4293


Notes

  • [1]
    Traduit de l’anglais par Laurent Colantonio

Cette étude très complète de l’introduction du machinisme et des résistances qu’il a suscitées fait le choix d’examiner le phénomène en s’interrogeant principalement sur les bris de machines, une pratique assez répandue en Europe au cours des premières décennies de l’industrialisation, en particulier en Angleterre, France, Belgique, Catalogne, Bohème et Allemagne. Le travail de François Jarrige montre à quel point les interprétations de ces violences, proposées par les contemporains et les premiers historiens de la « révolution industrielle », comme étant de simples réactions « technophobes » résultant de l’obscurantisme et de l’ignorance des acteurs, sont désormais insuffisantes, même si elles demeurent solidement ancrées dans le grand public. L’approche proposée est ample. L’auteur fait le récit des destructions, analyse les valeurs, les logiques et les stratégies qui les guident, ainsi que les réactions et les interprétations des employeurs, des autorités et du public. L’étude se déploie sur une vaste zone géographique? : la France, l’Angleterre et la Belgique.
La première partie, la plus longue, examine une centaine de cas de destructions, pour la plupart éphémères et infructueuses, qui se sont déroulés dans des contextes industriels divers, d’abord dans le secteur textile (coton, laine et bonneterie), mais aussi dans l’agriculture (battage mécanique) ou encore dans les métiers de l’artisanat (imprimerie, scierie, cordonnerie, chapellerie, habillement). Remontant à la fin du XVIIIe siècle, l’auteur poursuit sa quête jusqu’en 1830 pour la Belgique et l’Angleterre (il sous-estime les actions menées en Angleterre par les scieurs de long dans les années 1830 et celles des briquetiers dans les années 1850) et jusqu’à la fin des années 1850 en France…


Date de mise en ligne : 04/12/2012

https://doi.org/10.4000/rh19.4293

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