Article de revue

Doit-on réguler l'appropriation des connaissances ?

Pages 599 à 623

Citer cet article


  • Martin, E.
  • et Stahn, H.
(2012). Doit-on réguler l'appropriation des connaissances ? Revue d'économie politique, . 122(4), 599-623. https://doi.org/10.3917/redp.224.0599.

  • Martin, Elsa.
  • et al.
« Doit-on réguler l'appropriation des connaissances ? ». Revue d'économie politique, 2012/4 Vol. 122, 2012. p.599-623. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-economie-politique-2012-4-page-599?lang=fr.

  • MARTIN, Elsa
  • et STAHN, Hubert,
2012. Doit-on réguler l'appropriation des connaissances ? Revue d'économie politique, 2012/4 Vol. 122, p.599-623. DOI : 10.3917/redp.224.0599. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-economie-politique-2012-4-page-599?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/redp.224.0599


Notes

  • [*]
    Nous voudrions remercier deux rapporteurs anonymes pour leurs commentaires sur la version préalable de ce travail. Nous restons bien évidement seuls responsables des erreurs et omissions.
  • [1]
    Le lecteur pourra également se référer à Cornelli et Schankermann [1999] pour les questions de longeur et de largeur. Pour des considérations plus générales sur la politique des brevets, voir également Encaoua, Guellec et Martinez [2006].
  • [2]
    Voir également Barba Navaretti et al. [1996] ou Carraro et Siniscalco [2003].
  • [3]
    Voir également Adams [1990] ou Narin et al. [1997].
  • [4]
    Par exemple, Audretsch et al. [2005] mettent en avant des considérations géographiques en insistant sur la proximité entre laboratoires privés et Université tandis que Cohen et al. [2005] insistent sur les publications scientifiques et toute forme de ressources en libre accès.
  • [5]
    Par exemple Acs et al. [1994] insistent sur les avantages comparatifs des start-ups, tandis que Link et Rees [1990] considèrent que les grosses entreprises qui disposent d’un département de R& D bénéficient d’avantage des transferts de technologie.
  • [6]
    Le lecteur pourra se référer à Hess et Ostrom [2003, 2007] qui propose une application de l’approche CPR à l’économie de la connaissance.
  • [7]
    En effet, en négligeant la question de la maturation d’une idée, nous éludons aussi le débat visant à évaluer les contributions relatives des secteurs public et privé au processus de développement d’une innovation (voir par exemple Aghion et al. [2008].
  • [8]
    Mais le lecteur remarquera que l’ensemble des arguments exposés dans ce papier restent valides pour tout ? ? [0, 1/2]. Par contre lorsque ? > 1/2, le Hamiltonien obtenu après introduction du contrôle optimal n’est plus concave par rapport à la variable S d’état. Cela remettrait donc en cause les conditions suffisantes d’optimalité.
  • [9]
    Une condition suffisante consiste par exemple à supposer que Description de l'image par IA : S majuscule indice 0 position de base inférieur à début fraction c au carré R majuscule sur n deux points thêta fin fraction point. Nous aurions également pu directement fixer S (0) = 0. Mais cela nous aurait obligé d’activer la contrainte de non-négativité de S (t) en t = 0 et donc de modéliser explicitement la sortie d’une phase de contact d’un problème de contrôle avec contrainte pure d’état.
  • [10]
    Pour plus de précisions, le lecteur pourra se référer à l’ouvrage de Dockner et al. [2006].
  • [11]
    De ce point de vue, cette agence pourrait être assimilée à un cartel de laboratoires. Il s’agit plutôt ici d’introduire une instance de coordination permettant d’internaliser les externalités. Pour appliquer une démarche visant à optimiser le Bien-être, il faudrait introduire explicitement un indice de satisfaction des consommateurs.
  • [12]
    Cela est particulièrement possible dans notre cas car le Hamiltonien n’est pas strictement concave en (x, S). Nous aurions pu restaurer la stricte concavité en optant pour une fonction f (x, S) = (xS)?/2 avec ? < 1 sans fondamentalement changer les résultats mais au prix d’une technicité accrue.
  • [13]
    Voir par exemple Schankerman et Pakes [1985].
Français

Nous proposons dans ce travail de considérer le stock de connaissances exploitables par des laboratoires privés à des fins de dépôts de brevets comme un bien commun dont l’évolution au cours du temps dépend à la fois du nombre de brevets déposés et d’un co-produit des activités de recherche de l’Université. Nous montrons tout d’abord que la compétition entre les laboratoires supposés stratégiques génère, à court terme, une sur-appropriation du stock de connaissances dont l’effet, à long terme, est de réduire les possibilités de dépôts de brevets. Nous montrons ensuite que la taxation des dépôts de brevets constitue un outil efficace de régulation du processus de privatisation des connaissances.

  • Science et technologie
  • brevet
  • ressource en bien commun

Mots-clés éditeurs : brevet, ressource en bien commun, Science et technologie


English

Should we regulate the appropriation of knowledge ?

In this work, we propose to look at the stock of knowledge that can be patented by private labs. We consider this stock as a common. It changes over time according to the number of patents and to a by-product of the University research activity. We first show that the competition between strategic labs generate, in the short run, an over-extraction of the stock of knowledge. This reduces, in the long run, the patent activity. We finally show that the taxation of patents is an efficient tool in order to regulate the knowledge privatization process.

  • Science and Technology
  • Patent
  • Common Resource

Mots-clés éditeurs : Common Resource, Patent, Science and Technology


Date de mise en ligne : 26/10/2012

https://doi.org/10.3917/redp.224.0599

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