Nicole Lapierre : Éloge du déplacement
- Entretien réalisé pour Critique par Anne Lafont
Pages 58 à 69
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- Entretien réalisé pour Critique par LAFONT, Anne,
- Entretien réalisé pour Critique par Lafont, Anne.
- Entretien réalisé pour Critique par Lafont, A.
https://doi.org/10.3917/criti.929.0058
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https://doi.org/10.3917/criti.929.0058
Notes
-
[1]
Voir N. Lapierre, Le Silence de la mémoire [1989], Paris, LGF, coll. « Biblio-Essais », 2001 [NdR].
-
[2]
Voir N. Lapierre, Changer de nom [1995], Paris, Gallimard, coll. « Folio Essais », 2006 [NdR].
-
[3]
Voir E. Goffman, Stigmate. Les usages sociaux des handicaps, Paris, Minuit, 1993, p. 146.
-
[4]
Voir N. Lapierre, Pensons ailleurs [2004], Paris, Gallimard, coll. « Folio Essais », 2006 [NdR].
-
[5]
Voir dans cette même livraison de Critique l’article d’Anne Lafont [NdR].
-
[6]
N. Lapierre, « Le cadre référentiel de la Shoah », Ethnologie française, vol. 37, no 3, 2007, p. 475-482 [NdR].
-
[7]
Voir dans cette même livraison de Critique l’article d’Anne Lafont [NdR].
-
[8]
É. Durkheim, Le Suicide. Étude de sociologie, Paris, Félix Alcan, 1897.
-
[9]
Voir N. Lapierre, Causes communes. Des Juifs et des Noirs, Paris, Stock, 2011 [NdR].
-
[10]
W. E. B. Du Bois, « Le nègre et le ghetto de Varsovie » [1949], Raisons politiques, no 21, février 2006.
Nicole Lapierre est anthropologue. Elle s’est intéressée à la mémoire de l’Holocauste et à sa difficile transmission familiale, en particulier dans son livre Le Silence de la mémoire. À la recherche des Juifs de Plock (Plon, 1989), qui l’a conduite à rencontrer les quelques survivants de cette ville polonaise en différents points du monde. Son œuvre se singularise par une écriture qui mêle souvent l’enquête ethnographique à des considérations plus personnelles, et s’appuie aussi sur des faits d’actualité qui interrogent l’identité, les conflits communautaires et les idéologies d’exclusion. Elle est, par exemple, l’auteure d’un essai sur les stratégies de dissimulation du nom pour échapper à l’assignation identitaire, ou encore l’adoption définitive d’un surnom, notamment acquis dans la clandestinité de la Résistance. Changer de nom (Stock, 1995) a été écrit en écho au choix que fit son père, juif d’origine polonaise, alors qu’elle était adolescente, de troquer Lipsztejn pour Lapierre ; le livre se fonde sur cette expérience biographique pour ouvrir à une étude plus ample sur citoyenneté et identité. Nicole Lapierre pioche également dans la littérature ou interroge ce que dit la psychanalyse de ces trajectoires peu ordinaires du point de vue de la filiation, et s’arrête encore sur l’obsession hostile que le nom peut susciter. Depuis Causes communes. Des Juifs et des Noirs (Stock, 2011), Nicole Lapierre travaille sur les croisements de l’histoire noire et de l’histoire juive, prêtant une attention toute particulière aux temps et aux lieux où des membres de ces deux communautés se sont associés, à leur échelle, pour changer le monde…
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