Article de revue

Andrea Branzi

Le design, une affaire d’énergie ?

Pages 653 à 664

Citer cet article


  • Entretien mené en avril 2018 par Geel, C.,
  • Fehlinger, S.
  • et Peyricot, O.
(2021). Andrea Branzi Le design, une affaire d’énergie ? Critique, 891-892(8), 653-664. https://doi.org/10.3917/criti.891.0653.

  • Entretien mené en avril 2018 par Geel, Catherine.,
  • et al.
« Andrea Branzi : Le design, une affaire d’énergie ? ». Critique, 2021/8 n° 891-892, 2021. p.653-664. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-critique-2021-8-page-653?lang=fr.

  • Entretien mené en avril 2018 par GEEL, Catherine,
  • FEHLINGER, Simone
  • et PEYRICOT, Olivier,
2021. Andrea Branzi Le design, une affaire d’énergie ? Critique, 2021/8 n° 891-892, p.653-664. DOI : 10.3917/criti.891.0653. URL : https://shs.cairn.info/revue-critique-2021-8-page-653?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/criti.891.0653


Notes

  • [1]
    A. Branzi, E=mc2. Il Progetto nell’epoca della relatività / E=mc2. The Project at The Age of Relativity , préface de C. Waldheim, textes traduits de l’italien pour l’édition en anglais par E. C. Cattaneo et S. Carwin, New York, Actar, 2020.
  • [2]
    Manifeste de la seconde exposition « Superarchitettura » (Galleria della Sala di Cultura del Comune, Modena, 19 mars – 12 avril 1967).
  • [3]
    Mouvement de pensée né en Italie dans le courant des années 1960 et associé notamment à la figure d’Aldo Rossi. Réagissant à l’orientation utopiste des avant-gardes et annonçant le « postmodernisme », il prend une ampleur internationale et irrigue le débat architectural en Italie, mais aussi en Suisse, en Espagne, et jusqu’aux États-Unis.
  • [4]
    Sur cet événement, voir dans ce même numéro la contribution d’Anthony Vidler : « Domestique et domestiqué : l’entrée du design au MoMA en 1972 ».
  • [5]
    Tomas Maldonado (1922-2018), artiste et théoricien argentin, reste peu connu en France. Élève de Max Bill, il s’établit à Milan après la fermeture de la Gestaltung Hochschule de Ulm. Une longue carrière universitaire, entre sémiotique et design environnemental, le mène à Princeton, puis Harvard. Il sera aussi professeur à l’université de Bologne.
  • [6]
    La Hochschule für Gestaltung Ulm (HfG Ulm), dite « École d’Ulm », ouvre officiellement en 1953. Professant un design responsable et rationnel, elle est une des écoles les plus influentes de l’après-guerre.
  • [7]
    Andrea Branzi mentionne ici des entités que l’on peut considérer comme de petits centres de recherche et de développement internes aux entreprises : ils financent des recherches, des expositions et proposent également des produits, la plupart du temps en série limitée.
  • [8]
    La Casa calda explique, à partir du futurisme italien, les orientations radicales du design italien et du « nouveau design ». Ce livre a paru en français sous le titre Le Design italien (trad. F. Brun, Bruxelles, L’Équerre, coll. « L’objet en question », 1985).

Andrea Branzi, né en 1938, est, avec Ettore Sottsass Jr (1917-2007) et Alessandro Mendini (1931-2019), l’une des figures tutélaires du design italien de la seconde partie du xxe siècle. Il a mené une carrière où alternent activités de production théorique et réalisations plastiques / artistiques. Nous l’avons rencontré à Milan alors qu’il travaillait à rassembler, pour la parution de l’ouvrage-somme E=mc 2. The Project at The Age of Relativity (2020), l’ensemble de ses travaux théoriques, entamés dès 1965 avec une thèse à la faculté d’architecture de Florence – où il eut, entre autres, pour professeur Leonardo Benovolo, historien et théoricien de l’architecture. Andrea Branzi fut l’un des membres fondateurs d’Archizoom (1966-1974) qui rassembla de jeunes architectes et émergea en même temps qu’un autre groupe, Superstudio (1966-1982), lors de l’exposition « Superarchittetura » tenue à Florence en 1966. Ces groupes florentins, devançant Milan – lieu central des affaires, de l’industrie et du design italien –, animeront le moment dit « radical » par des questions nouvelles posées à la modernité architecturale, doublées d’une réflexion politique sur l’aménagement des territoires et sur la place du design dans la société de consommation. Théoricien dès lors reconnu, Andrea Branzi publie dans Casabella de courts textes polémiques connus sous le nom de « Radical Notes » entre 1972 et 1976. Il appartiendra également aux groupes Alchimia (1976-1992) et Memphis (1980-1988), et sera, pendant une dizaine d’année, le directeur culturel d’une école privée originale, la Domus Academy…


Date de mise en ligne : 02/09/2021

https://doi.org/10.3917/criti.891.0653

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