Foucault et la littérature : une passante
- Par Laurent Jenny
Pages 982 à 992
Citer cet article
- JENNY, Laurent,
- Jenny, Laurent.
- Jenny, L.
https://doi.org/10.3917/criti.835.0982
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- Jenny, L.
- Jenny, Laurent.
- JENNY, Laurent,
https://doi.org/10.3917/criti.835.0982
Notes
-
[1]
La Grande Étrangère, « Présentation », p. 9.
-
[2]
Notamment en décembre 1964 dans la « Seconde séance » de la conférence qu’il donne aux facultés universitaires de Saint-Louis, reprise dans La Grande Étrangère, p. 105-144.
-
[3]
Ibid., p. 120.
-
[4]
Ibid., p. 138.
-
[5]
G. Genette, Figures III, Paris, Éd. du Seuil, coll. « Poétique », 1972.
-
[6]
« Homère, les récits, l’éducation, les discours », p. 113.
-
[7]
Ibid., p. 130.
-
[8]
Ibid., p. 132.
-
[9]
Ibid., p. 133.
-
[10]
Ibid.
-
[11]
La Grande Étrangère, p. 89.
-
[12]
Ibid., p. 52.
-
[13]
Œuvres I, p. 891.
-
[14]
« Homère, les récits, l’éducation, les discours », p. 141.
-
[15]
« Se débarrasser de la philosophie », dans Michel Foucault, entretiens, éd. R.-P. Droit, Paris, Odile Jacob, 2004, p. 78.
-
[16]
« Homère, les récits, l’éducation, les discours », p. 110.
-
[17]
Œuvres II, p. 100.
-
[18]
Œuvres II, p. 1266.
-
[19]
Ibid.
Dans la « Chronologie » des Œuvres de l’édition Pléiade, on découvre incidemment qu’en 1959, à Cracovie et Gdansk, Michel Foucault a donné des conférences sur Apollinaire, écrivain dont le nom n’apparaît par la suite dans aucun de ses écrits. On se plaît à rêver à ce qu’il a bien pu dire d’un poète si cher au cœur des Polonais mais apparemment si éloigné de ses préoccupations. C’est oublier que Foucault, au moins jusqu’à la fin des années 1960, s’est nourri de littérature bien au-delà de la ressource de pensée qu’il y a trouvée. On peut s’en faire une idée assez complète en reparcourant les publications récentes : les Œuvres dans la toute récente édition Pléiade, bien sûr, mais aussi, La Grande Étrangère, recueil de conférences et d’interventions radiophoniques sur la littérature, à quoi il faut ajouter le très étonnant inédit, « Homère, les récits, l’éducation, les discours », découvert par Martin Rueff dans le dossier préparatoire de L’ Archéologie du savoir, et présenté par lui dans le n° 616 de la NRF.
On apprend donc que Foucault « dévore Saint-John Perse en 1950, lit Kafka en 1951, Bataille et Blanchot à partir de 1953, le nouveau roman et Alain Robbe-Grillet, découvre Roussel l’été 1957, lit les auteurs de Tel Quel en 1963, relit Beckett en 1968 ». Si certaines de ses lectures, pourtant passionnées, comme celle de Char, ne transparaissent pas explicitement dans ses écrits, d’autres vont devenir des références centrales : Roussel ou Sade, par exemple. Et Foucault ne se contente pas de lire la littérature, il lit aussi la critique…
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