La prose à vif
- Par Michaël Ferrier
Pages 70 à 81
Citer cet article
- FERRIER, Michaël,
- Ferrier, Michaël.
- Ferrier, M.
https://doi.org/10.3917/criti.824.0070
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- Ferrier, M.
- Ferrier, Michaël.
- FERRIER, Michaël,
https://doi.org/10.3917/criti.824.0070
Notes
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[1]
Désormais abrégé P.
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[2]
Désormais abrégé LI.
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[3]
P. Guyotat, Explications. Entretiens avec Marianne Alphant, 2000, Paris, Éd. Léo Scheer, rééd., 2010.
-
[4]
P. Guyotat, Vivre, Paris, Denoël, 1984, rééd. Paris, Gallimard, « Folio », 2003 ; Pierre Guyotat. Les grands entretiens d’Artpress, Paris, IMEC/Artpress, 2013.
-
[5]
P. Guyotat, Leçons sur la langue française, Paris, Éd. Léo Scheer, 2011.
-
[6]
« Pierre Guyotat : “J’étais dans l’hébétude” », entretien avec René de Ceccatty, Le Monde des livres, 1er avril 2010.
-
[7]
Voir Arrière-fond, qui participe selon Guyotat lui-même des deux registres (« Pierre Guyotat : “Quand j’écris, j’ai toute la langue française avec moi dans l’oreille” », propos recueillis par Nathalie Crom, Télérama, 6 mars 2010).
-
[8]
P. Guyotat, Musiques, Paris, Éd. Léo Scheer, 2003.
-
[9]
P. Guyotat, Explications, op. cit., p. 150.
-
[10]
P. Guyotat, Vivre, op. cit., p. 69-70.
-
[11]
Ph. Sollers, « La matière et sa phrase », Critique, n° 290, 1971.
-
[12]
M. Foucault, « Il y aura scandale, mais… », Le Nouvel Observateur, 7 septembre 1970, repris dans Littérature interdite, p. 161.
-
[13]
P. Guyotat, « La découverte de la logique » (1977), Vivre, op. cit., p. 168.
-
[14]
P. Guyotat, « … par qui le scandale arrive », Vivre, op. cit., p. 222.
-
[15]
Cité sur l’excellent site pileface.com, par Albert Gauvin, « Pierre Guyotat, tel quel » (voir www.pileface.com/sollers/spip.php?article991, page consultée le 13 septembre 2015).
-
[16]
« Pierre Guyotat, une parole d’avant les mots », texte lu le 11 octobre 2004 à l’université Paris-VIII pour l’ouverture du cours de Pierre Guyotat (voir http://sitehermaphrodite.free.fr/article.php3?id_article=658, page consultée le 13 septembre 2015).
-
[17]
C. Brun, Pierre Guyotat, Paris, Éd. Léo Scheer, 2005.
-
[18]
J. Drigny, « Écrire en langue : langue nouvelle et subversion du français chez Pierre Guyotat », Fabula-LhT, n° 12, 2014 ; dossier « La langue française n’est pas la langue française » (voir www.fabula.org/lht/12/drigny.html, page consultée le 13 septembre 2015).
-
[19]
Voir par exemple le texte d’Éric Hoppenot, « Et Pierre Guyotina lal’angue… Chronique d’une absence de lecture », colloque du GRES, « Stratégies de l’illisible », Barcelone, juin 2003 (voir www.remue.net/cont/Guyotat_Hoppenot.pdf, page consultée le 13 septembre 2015).
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[20]
Ph. Forest, Histoire de Tel Quel. 1960-1982, Paris, Éd. du Seuil, coll. « Fiction & Cie »,1995, p. 374.
En 1975, les éditions Gallimard publient Prostitution, un texte de Pierre Guyotat si troublant que l’éditeur prend la précaution de l’accompagner d’une mise en garde : « Le vrai problème que ce texte à proprement parler inqualifiable pose jusqu’au malaise est celui de sa lecture » (p. 365). Dès la première phrase de cet avertissement, insolite autant qu’embarrassé, tout est dit, du moins dans le contexte de l’époque : « vrai problème », « inqualifiable », « malaise », et jusqu’à l’expression « à proprement parler », tous ces termes indiquent l’énorme bouleversement que, cinq ans après Éden, Éden, Éden, vient à nouveau de provoquer Pierre Guyotat.
Pourtant, trois ans plus tôt, en février 1972, les éditions Gallimard avaient déjà publié Littérature interdite, un recueil de textes et d’entretiens dans lequel l’auteur avait largement commencé à s’expliquer sur son écriture, sur ses motifs et sur ses moyens, sur les rapports qu’elle entretient – ou qu’elle conteste – avec la réalité historique et socio-politique. Lire aujourd’hui ensemble Littérature interdite et Prostitution permet certes de se rendre compte de la fracassante nouveauté du projet de Pierre Guyotat, de sa patience et de sa détermination, de la ténacité avec laquelle, texte après texte, il le poursuit, mais aussi de la variété des moyens intellectuels, matériels et stylistiques qu’il a progressivement su lui prêter, dans l’ouverture d’une parole qui est peut-être « à proprement parler inqualifiable », mais dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est radicalemen…
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