Article de revue

Dominique Fourcade : « La page langue monde »

Pages 710 à 718

Citer cet article


  • Valabrègue, F.
(2008). Dominique Fourcade : « La page langue monde » Critique, 735-736(8), 710-718. https://doi.org/10.3917/criti.735.0710.

  • Valabrègue, Frédéric.
« Dominique Fourcade : “La page langue monde” ». Critique, 2008/8-9 n° 735-736, 2008. p.710-718. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-critique-2008-8-page-710?lang=fr.

  • VALABRÈGUE, Frédéric,
2008. Dominique Fourcade : « La page langue monde » Critique, 2008/8-9 n° 735-736, p.710-718. DOI : 10.3917/criti.735.0710. URL : https://shs.cairn.info/revue-critique-2008-8-page-710?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/criti.735.0710


Notes

  • [1]
    « La page langue monde », Tout arrive, Paris, Éd. Michel Chandeigne, 2000, p. 29.
  • [2]
    « Totum video per inane geri res », De rerum natura, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Guillaume Budé », 1924.
  • [3]
    Le ciel pas d’angle. Quarante cinq poèmes pris dans le réel, Paris, P.O.L., 1983, p. 12.
  • [4]
    Élégie L apostrophe E.C, Paris, Éd. Michel Chandeigne, 1986, p. 9.
  • [5]
    R. Lewinter, L’Attrait des choses. Fragment de vie oblique, Paris, Éd. Gérard Lebovici, 1985.
  • [6]
    Outrance utterance et autres élégies. Élégie L apostrophe E.C., Paris, P.O.L., 1990, p. 26.
  • [7]
    Dossier Dominique Fourcade. Un entretien, Marseille, Farrago, Cahier CCP du cipM, 2006, p. 7.
  • [8]
    Tout arrive, op. cit., p. 8.

Publié en 1983, Le ciel pas d’angle de Dominique Fourcade marque la naissance d’une écriture en extension continue dont la caractéristique est la mobilité. Sorti de l’influence de René Char dont l’univers est centré, territorialisé, mais se nourrissant toujours de sa dimension et de son incandescence ­ gardant en tout cas l’influx de ce qu’il appellerait son « smash » ­, Dominique Fourcade a réinjecté dans la poésie française le corps et la voix du monde contemporain qui l’entoure. D’une certaine manière, il s’est attaché à faire tomber les murs autour du bastion poésie et de sa prétention au langage spécifique. Si ce livre inaugural nous a paru au moment de sa parution une remise en mouvement et même une accélération, ce dans le contexte français, c’est parce que s’y manifestait une urgence : désenclaver la poésie en la rendant plurielle. La circulation entre les différentes tentatives de création de notre époque y était rétablie. Une phrase du Ciel pas d’angle constitue, non pas un programme ­ la poésie de Fourcade n’est ni programmatique ni tendancieuse ­, mais une bonne approche de l’intention générale : « Je ne vise pas à la possession, mais à établir la relation entre les parties constitutives de la totalité poétique ».
« La totalité poétique » évoquée est l’ensemble de la création, le faire dans son entier, selon l’acceptation grecque si souvent rappelée. Quand on parle d’art total, dans le cas de Wagner, de Gaudi, c’est pour rappeler la nécessité, non pas d’une fusion, mais d’une articulation entre les différentes pratiques humaines mettant en jeu une investigation…


Date de mise en ligne : 01/12/2011

https://doi.org/10.3917/criti.735.0710

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