Article de revue

Au c œur de la culture somatique

Pages 311 à 324

Citer cet article


  • Laneyrie-Dagen, N.
(2006). Au c œur de la culture somatique. Critique, 707(4), 311-324. https://doi.org/10.3917/criti.707.0311.

  • Laneyrie-Dagen, Nadeije.
« Au c œur de la culture somatique ». Critique, 2006/4 n° 707, 2006. p.311-324. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-critique-2006-4-page-311?lang=fr.

  • LANEYRIE-DAGEN, Nadeije,
2006. Au c œur de la culture somatique. Critique, 2006/4 n° 707, p.311-324. DOI : 10.3917/criti.707.0311. URL : https://shs.cairn.info/revue-critique-2006-4-page-311?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/criti.707.0311


Notes

  • [1]
    Paris, Éd. du Seuil, 2004.
  • [2]
    Le Miasme et la Jonquille, Paris, Aubier-Montaigne, 1982.
  • [3]
    Les Cloches de la terre : paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au xixe siècle, Paris, Albin Michel, 1994.
  • [4]
    Histoire du visage. Exprimer et taire ses émotions du xvie au début du xixe siècle, avec C. Haroche, Paris, Payot/Rivages, 1988.
  • [5]
    La Civilisation des moeurs, Paris, Calmann-Lévy, 1991.

Écrire l’histoire du corps relève du paradoxe. Le corps – le corps humain, celui qui intéresse les auteurs de l’Histoire du corps – n’a pas d’histoire : les lois de l’évolution font qu’il n’a pas changé, pas notablement du moins, depuis l’avènement de Sapiens Sapiens. Le champ chronologique couvert par les volumes de cette Histoire est d’ailleurs restreint et proche de nous : la période moderne depuis la Renaissance. Il est pourtant clair que le corps est devenu objet d’histoire, toujours davantage, au cours de la seconde moitié du xxe siècle. Dénaturalisation ou re-historisation, cette émergence s’est faite d’abord par la multiplication des approches périphériques. L’histoire de la médecine, celle de l’assistance, après avoir longtemps tenu lieu d’histoire du corps, ont été relayées par des démarches soucieuses d’analyser le corps sain. L’alimentation, le vêtement, les exercices engageant le corps par forme de distraction (sport) ou par nécessité (travail), la sexualité, les rapports avec la mort, les âges de la vie, ont fait l’objet de thèses : on y trouvait le corps « en creux », présent partout mais dissimulé sous une épaisseur de scories, commentaires sur des questions liées et cependant distinctes : anatomie, techniques agricoles, histoires de la mode, des jeux ou du travail, etc. L’Histoire du corps dirigée par Georges Vigarello, Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine inverse le point de vue. Les auteurs (une vingtaine pour les trois volumes) ont voulu éviter les développements portant sur ce qui ne concernait pas directement leur sujet : le corps et seulement le corps…


Date de mise en ligne : 25/02/2012

https://doi.org/10.3917/criti.707.0311

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